Lc, 54b

Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

ICONE VIERGE MARIE ET SON ENFANT - EDITIONS RESIAC

Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vide
s.

C’est l’histoire extraordinaire d’une robe, qui ne l’est pas moins. Une parure de brocard, créée par un des plus grands couturiers français pour une figure hors du commun : la Vierge de Notre-Dame de Compassion (17e). Nous sommes en 1983, et le P. Jean-Louis Ducamp vient d’être nommé dans cette chapelle, construite par la famille d’Orléans. À la demande du Comte de Paris, dont la grand-mère espagnole vénérait la Vierge d’El Rocio, près de Séville, il fait sculpter en Espagne l’exacte réplique du visage de la Madone, et le rapporte à Paris. « Je me suis posé la question : qui pour habiller la Vierge ? » raconte-t-il aujourd’hui. Pour ce prêtre très introduit dans les milieux intellectuels et artistiques parisiens, un nom s’impose rapidement : Yves Saint Laurent. « J’avais mes entrées chez lui, grâce à des amis. J’ai donc décroché mon téléphone et joint le standard qui m’a mis en relation avec Pierre Bergé, le président de la maison Saint Laurent. Je lui ai expliqué mon histoire. Il m’a dit alors : “Monsieur Saint Laurent vous écoute. Il veut vous parler.” » Quelques jours après, les trois hommes se rencontrent. « Yves Saint Laurent a appelé Hector Pascual, responsable de l’activité costumes de la maison de haute couture, qui s’est occupé de tout. » L’homme est argentin, catholique et croyant. Avec Monsieur Gaby, chef d’atelier, la création est lancée et une structure en bois, dotée de mains, est construite. Un mois et demi après, la robe est prête. La confection de la couronne et des bijoux est confiée par Yves Saint Laurent à la maison Goossens. Durant 32 ans, la Vierge parée de lumière est exposée dans la chapelle, et sortie régulièrement en procession. Pour ménager la robe, une deuxième tenue est confectionnée par un paroissien, puis une troisième, par des Espagnols. Au fil des ans, sans être vraiment oubliée, l’histoire de cette tenue se perd. Jusqu’à ce que le Metropolitan museum of Art de New York lance, fin 2017, l’idée d’une exposition baptisée Heavenly Bodies, sur la mode et la religion catholique. Comme d’autres maisons, celle d’Yves Saint Laurent est sollicitée par le commissaire de l’exposition, Andrew Bolton. Laurence Neveu, chargée des collections textiles et accessoires au musée Saint Laurent Paris raconte : « J’avais entendu parler de la robe, sans l’avoir vue. Et puis je l’ai aperçue lors d’une messe d’hommage. Quand Andrew Bolton a appelé, je lui en ai parlé et la Vierge lui a tout de suite plu. » Elle contacte alors le P. Christian Lancrey-Javal, curé de N.-D. de Compassion. Si le prêt de la robe ne pose pas de problème, celui de la couronne est plus ardu. « Heureusement, la Providence s’en est mêlée en la personne d’Inès Jourde », sourit le P. Lancrey-Javal. Paroissienne de N.-D. de Compassion et consultante en mode à l’IESEG, elle se fait le relais entre la paroisse et la maison de haute couture, deux mondes qui ont parfois du mal à se comprendre. « Elle a su démêler les discussions que nous avions entamées, poursuit-il. » Une convention est finalement signée entre la paroisse, le diocèse et la maison Yves Saint Laurent. La robe et la couronne partent à New York en avril dernier. Le 8 octobre, à l’issue de l’exposition new-yorkaise, la robe ne réintègrera pas les placards de N.-D. de Compassion, mais les coffres-forts de la maison Yves Saint Laurent, pour y être stockée dans des conditions optimales. « Mais que les paroissiens se rassurent, poursuit le P. Lancrey-Javal, la Vierge retrouvera sa robe pour les grandes occasions. »

Priscilia de Selve

Le 7 juin 1660, le jour même où Louis XIV accueille l’Infante d’Espagne pour leur prochain mariage à Saint-Jean-de-Luz, un homme d’imposante stature apparaît au Bessillon et vient au secours du berger Gaspard Ricard assoiffé, en lui désignant un lourd rocher.

Joseph-a-Cotignac.jpg

Sur le Mont Bessillon, le 7 juin 1660, un jeune berger Gaspard Ricard faisait paître ses moutons par une intense chaleur. Épuisé de soif il s’allongea sur le sol brûlant et voici qu’un homme d’imposante stature se tint soudain là près de lui et lui indiqua un rocher en lui disant : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras » .

La pierre était lourde. Plus tard, huit hommes pourront à peine la soulever. Gaspard crut à une plaisanterie, mais le « vénérable vieillard » comme disent les récits de l’époque, réitéra son ordre. Gaspard obéit, déplaça sans peine le rocher et découvrit une eau fraîche qui commençait à ruisseler. Il but avec avidité, mais quand il se releva, il était seul.

« C’est tout ; comme dans l’Évangile, saint Joseph n’est pas bavard. Rien de plus simple, de plus pauvre que cette intervention, qui est, à ma connaissance, la seule apparition de ce genre de saint Joseph dans l’histoire de l’Église, sur une terre que s’était réservée Notre-Dame » . 

(Mgr Barthe, évêque de Fréjus-Toulon. Lettre pastorale du 1er février 1971)

Gaspard ne doute pas de la réalité du fait, les habitants de Cotignac non plus. Avec une extraordinaire rapidité la nouvelle se répand, les pèlerins se rendent à la fontaine de tous les endroits de la province et des pays environnants, des infirmes et des malades de toutes sortes dont la plupart s’en retournent guéris ou bien consolés dans leurs infirmités. Les rassemblements sont considérables et après la construction immédiate d’un oratoire sur le lieu même de l’apparition, une chapelle plus vaste est consacrée en 1663, celle que nous voyons aujourd’hui avec sa poutre de gloire portant le texte du Prophète Isaïe si évocateur en ce lieu :

« Venez puiser avec joie aux sources du Sauveur »,
« Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris ».

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Éden de l’ancienne tendresse oubliée.

Dont le regard trouve le cœur tout à fait et fait jaillir les larmes accumulées.

Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France.

Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense.

Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue.

Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus.

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui.

Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que
vous êtes Marie, simplement parce que vous existez
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel (1868-1955)

de Valérie Manuel

https://vodeus.tv//video/dou-viens-tu-marie-de-valerie-manuel-452

La Vierge à midi

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela Que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi ! Etre avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, mais seulement chanter Parce qu’on a le coeur trop plein, Comme le merle qui suit son idée En ces espèces de couplets soudains. Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, La femme dans la Grâce enfin restituée, La créature dans son honneur premier Et dans son épanouissement final, Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin De sa splendeur originale. Intacte ineffablement parce que vous êtes La Mère de Jésus-Christ, Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance Et le seul fruit. Parce que vous êtes la femme, L’Eden de l’ancienne tendresse oubliée, Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir Les larmes accumulées, Parce qu’il est midi, Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui, Parce que vous êtes là pour toujours, Simplement parce que vous êtes Marie, Simplement parce que vous existez, Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

PAUL CLAUDEL

La Salute, Grande Fête Votive de l’automne

Les Vénitiens lors de la fête de la Madonna della Salute à Venise
Les Vénitiens à la fête de la Salute

Depuis plus de trois siècles, le 21 novembre, les Vénitiens font leur pèlerinage en l’église de la Salute pour prier la Vierge Marie et pour lui rendre grâce. Comme leurs ancêtres l’ont toujours fait depuis la peste de 1630-1631 qui ravagea leur ville, ils traversent le grand canal sur un pont flottant qui relie directement San Marco à la Salute. Aujourd’hui, le pont votif de la fête de la Salute franchit le grand canal depuis le Campo del Tragheto (à côté du palazzo Gritti, dans le Sestier de San Marco) pour arriver en face, calle del Tragheto dans le Dorsoduro. Une foule énorme le traverse calmement pendant toute la journée, avec les poussettes d’enfants et les fauteuils roulants. Tous participent à ce rite qui les relie à leur histoire et à leur destin commun : c’est Venise tout entière qui se retrouve à la Salute, et qui défile devant la superbe icône de la Vierge noire trônant au dessus du maître autel. Cette icône est une icône byzantine du XIII ème siècle rapportée de Crète par Francesco Morosini en 1672, peu de temps après la conquête de la Crète par les Turcs. L’imposante église de la Salute dédiée à la Vierge Marie avec sa façade immaculée, ses deux campaniles et sa haute coupole flanquée d’une plus petite qui se voient de loin. Ainsi, l’église était un parfait symbole de grandeur et de puissance propre à redonner confiance aux Vénitiens durement éprouvés par la peste, et par la lutte pour maintenir leurs positions en orient.

L'icône de la Vierge noire au-dessus du maître autel dans l'église de la Madonna de la Salute à Venise
L’icône de la Vierge noire de la Salute

Grandeur et style nouveau, voici la nouvelle Venise ayant vaincu la peste qui se dresse devant vous !

On y trouve tout ce qu’il faut pour les gourmands et les enfants. Fritelles (petits beignets) pinocade (gâteaux à l’anis avec des pignons), châtaignes grillées, nougats, friandises de toutes les couleurs qui ressemblent à de gros salamis, barbes à papa… Venise pleine de vie qui se retrouve à la sortie de la Salute, massée autour des marchands de toutes sortes de gourmandises qui font le plaisir des petits et des grands. Sans oublier les gros ballons gonflés à l’hélium aux formes les plus variées, les préférés des enfants, qui dominent toute cette foule de gens qui marchent tranquillement tout en riant et en bavardant avec ceux qu’ils retrouvent sur le chemin du retour.


Le pont votif de la Fête de la Salute qui traverse le Grand Canal de Venise
Le pont votif à la Fête de la Salute

Ensuite, on prend la première à gauche pour traverser le Campo San Gregorio. On passe alors sous un sotoportego qui débouche sur le ponte de l’Abazia, aux pieds de la Salute. Et là, les marchands de cierges de toutes tailles attendent la foule des pèlerins de pied ferme pour faire leurs affaires… Les cierges une fois achetés, les fidèles entrent lentement dans l’église.

L'achat des cierges à la fête de la Salute à Venise
L’achat des cierges

La, depuis le matin, les messes se suivent en continu pendant toute la journée, et où ils pourront enfin les allumer en demandant la protection de la Madone pour tous ceux qui leur sont chers. Ils s’approchent en silence, serrés les uns contre les autres, leurs visages déjà éclairés par la lumière de tous ces cierges brûlant devant l’autel, chacun attendant de pouvoir joindre sa prière à toutes celles de ceux qui l’ont précédé en accomplissant le même rituel. Moment de recueillement qui renouvelle les liens profonds des Vénitiens avec leur passé et leur foi religieuse.

Source VODEUS

https://www.e-venise.com/fetes_venise/fete-de-la-madonna-de-la-salute-venise-1.htm

La Vierge à l’enfant de la sainte chapelle de Paris

La Vierge à l’Enfant du trumeau du portail inférieur était réputée miraculeuse : Vers 1304, le théologien Jean Duns Scot aurait prié devant cette statue, et elle aurait penché sa tête comme signe d’approbation de la théorie de l’Immaculée Conception enseignée par ce docteur.

La Sainte-Chapelle, dite aussi Sainte-Chapelle du Palais, est une chapelle palatine édifiée sur l’île de la Cité, à Paris, à la demande de saint Louis afin d’abriter la Sainte Couronne d’épines, un morceau de la Vraie Croix, ainsi que diverses autres reliques de la Passion qu’il avait acquises à partir de 1239. Elle est la première construite des Saintes chapelles, conçue comme une vaste châsse presque entièrement vitrée, et se distingue par l’élégance et la hardiesse de son architecture, qui se manifeste dans une élévation importante et la suppression quasi totale des murs au niveau des fenêtres de la chapelle haute. Bien qu’édifiée dans un bref délai ne dépassant pas sept ans, l’on n’a pas relevé de défauts de construction, et la décoration n’a pas été négligée. Elle fait notamment appel à la sculpture, la peinture et l’art du vitrail : ce sont ses immenses vitraux historiés d’origine qui font aujourd’hui la richesse de la Sainte-Chapelle, 

Par Pierre Poschadel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29975122

Notre-Dame de Hanswijk (en néerlandais : Onze-Lieve-Vrouw van Hanswijk) est une basilique située à Malines en Belgique.

Histoire

Au Xe siècle, lorsque Hanswijk était un hameau de Malines, un bateau s’ensabla sur les berges de la Dyle. L’embarcation était chargée de marchandises, mais transportait également une statue de la Vierge Marie. Malgré les efforts des mariniers, il fut impossible de dégager l’embarcation, jusqu’à ce qu’une personne eut l’idée d’amener la statue de la Vierge sur la berge. Le bateau se dégagea et pu poursuivre sa route. Les habitants de Hanswijk y virent le souhait de la Sainte Vierge d’être honorée à cet endroit. La statue fut transportée à une chapelle tout proche, dédiée aux saints Lambert et Catherine.

Rapidement la chapelle devint un lieu de pelérinage renommé parmi les croyants. Elle fut mentionnée en 1263 par Thomas de Cantimpré, un dominicain brabançon originaire de Cambrai, enseignant à Louvain1.

Une épidémie de peste frappa la ville de Malines en 1272. Les habitants du hameau de Hanswijk transportèrent la statue de la Vierge à la cathédrale Saint-Rombaut. Peu après la peste fut vaincue. Depuis en reconnaissance de cet événement, une procession est organisée chaque année.

En 1738, une grande fête fut organisée pour les 750 ans de la dévotion à la Vierge Marie d’Hanswijk. Depuis, tous les 25 ans, défile un cortège historique appelé la cavalcade d’Hanswijk.

Notre-Dame de Hanswijk

La statue d’originie disparut au XVIe siècle. La statue actuelle, d’une hauteur de 1,45 m, est réalisée en noyer. Les tresses bouclées retombent dans le dos et partiellement devant les épaules. La Vierge Marie tient un sceptre dans la main droite, tandis qu’elle porte l’enfant Jésus dans son bras gauche. L’enfant se tient contre la poitrine de sa mère et tient une pomme dans la main droite.

La statue est en bon état et porte encore les traces de l’ancienne polychromie. Au dos de la statue figurent deux triangles emboîtés, le symbole d’un artiste resté jusqu’à ce jour anonyme.

La statue de la Vierge Marie est transportée chaque année lors de la procession de Hanswijk. Elle reçut le couronnement canonique le 30 juillet 1876 du cardinal Victor-Auguste Dechamps, au nom du pape Pie IX.

Par Trougnouf (Benoit Brummer) — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=74105193 of Our Lady of Hanswijk and the Dijle in Mechelen, Belgium

Notre-Dame de Soufanieh (arabe : ﺳﯾدة اﻟﺻوﻓﺎﻧﯾﺔ) est le nom d’une prétendue apparition mariale non reconnue par l’Église catholique. Elle se situe dans la banlieue de DamasSoufanieh, en Syrie.

La Vierge se serait manifestée à deux reprises en décembre 1982 puis à trois reprises, en janvier, février et mars 1983 à une jeune femme grecque-catholique du nom de Myrna Nazzour, qui manifeste des stigmates. Une icône aurait aussi suinté de l’huile pure. L’archevêque syrien-catholique d’Hassaké-Nisibe, Jacques Georges Habib Hafouri, après une enquête confiée à des experts, a reconnu le caractère surnaturel des faits le 15 janvier 1987. Le thème majeur des apparitions est l’Unité des chrétiens d’Orient et d’Occident. L’Église catholique n’a pas reconnu ces apparitions.

L’icône qui suinte de l’huile

Par E melaney — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22841909

Alors que le sang coule en Syrie depuis bientôt sept ans, l’huile de la Vierge Marie de Soufanieh continue à couler à Damas, la capitale syrienne, depuis plus de 35 ans. ( Site Aleteia)

C’est une histoire relativement peu connue en Occident. En novembre 1982, dans un modeste quartier du nord de Damas proche de « La porte de Thomas », une huile odorante a coulé d’une petite icône de la Vierge Marie portant l’enfant Jésus, une reproduction de la Vierge de Kazan. Cette huile est apparue pour la première fois sur les mains de la jeune mariée de la famille, Myrna Nazzour, le 22 novembre de la même année.

« N’aie pas peur ma fille, je suis avec toi. Ouvre les portes et ne prive personne de ma vue ! »

C’est en ces termes que la Vierge Marie est apparue pour la première fois à Myrna. Les larmes aux yeux et toute émue, la jeune fille a témoigné : « Surprise, peur, joie ou émotion, je ne peux décrire mes sentiments tellement j’étais confuse, mais la question qui rode depuis toujours dans ma tête : pourquoi moi ? ».

Soufanieh, c’est cette huile pure qui suinte de l’image de la Vierge, mais aussi des mains, des yeux et du front de Myrna. La jeune fille a également eu des stigmates sur ses mains, ses pieds et son front durant toute la Semaine sainte, lorsque la fête de Pâques des deux communautés chrétiennes, orthodoxes et catholiques, a été unifiée. Ce fut le cas à cinq reprises : 1984, 1987, 1990, 2001 et 2004.

Soufanieh, ce sont aussi ces messages délivrés par Jésus-Christ et la Vierge Marie pour la première fois en langue arabe. Des messages du même esprit que l’Évangile et la sainte Église, auxquels Myrna a avoué ne rien comprendre sur le moment mais qui sont devenus plus limpides par la suite, à la lumière des tragiques évènements.