Une statue de Notre-Dame, réalisée entre la fin du xve siècle et le début du XVIe siècle, fait dès l’origine l’objet d’une dévotion entraînant un afflux de pèlerins au Pouy.

Pendant les guerres de religion, Gabriel Ier de Montgommery et ses troupes se ruent sur la région, entraînant le saccage de lieux de cultes catholiques et de religieux. Le village du Pouy fait l’objet d’attaques en 1570 et la statue de Notre-Dame est cachée dans un marais voisin, échappant ainsi de peu à la destruction. Oubliée, elle y demeure cinquante ans, jusqu’à un jour de 1620 où un paysan, qui labourait son champs avec ses deux bœufs, voit ceux-ci s’arrêter pour lécher un rocher qui se révèle être la statue de la Vierge, enfoncée dans la vase et recouverte par les joncs. La statue est immédiatement sortie de là et déposée sur un autel improvisé (l’actuelle chapelle Notre-Dame de Buglose, dite « chapelle des miracles »), à l’endroit de sa découverte. Cette chapelle est aujourd’hui enchâssée dans une architecture moderne érigée pour le centenaire du couronnement de Notre-Dame. La chapelle aurait initialement dû être provisoire et la statue transportée jusqu’à l’église paroissiale de Pouy, mais les bœufs chargés de tirer le chariot où l’on avait déposé la statue refusèrent d’avancer plus loin que les vestiges de l’ancienne église. Voyant là un signe de la volonté divine, on décide alors de reconstruire le sanctuaire.

Notre dame de Buglose

Une première chapelle est édifiée et inaugurée le lundi de Pentecôte 1622 par Mgr du Sault, évêque de Dax, au milieu d’une foule immense. La notoriété de Buglose grandit rapidement et se répand, attirant des pèlerins en quête de miracles venant du diocèse de Dax et des diocèses voisins d’Aire, Bordeaux, Auch, Lescar ou Oloron1.Même la reine douairière d’Espagne, Marie-Anne de Neubourg, vint prier à Buglose en 1709 et obtint la guérison.

Devenue trop petite et vétuste, la chapelle primitive est remplacée au XIXe siècle par l’édifice actuel. La première pierre est posée le 30 juillet 1850, la bénédiction et l’inauguration ont lieu en 1855, alors que les travaux ne prennent réellement fin qu’en 1865.

Au nom du pape Pie IX, Mgr Louis-Marie Épivent, évêque d’Aire de 1859 à 1876, couronne solennellement Notre-Dame de Buglose le 9 septembre 1866. Son successeur, Mgr Victor-Jean-François-Paulin Delannoyévêque d’Aire de 1876 à 1905, décide d’installer le carillon dans la grande tour.

Le chanoine Maisonnave invente la machine à carillonner encore en fonction actuellement. La fonte des cloches est confiée à la maison Paccard d’Annecy. Inauguré le 8 septembre 1895, avec 23 cloches, le carillon est complété ultérieurement jusqu’en 1926, et comprend 60 cloches pour 34 notes de nos jours.

Cent ans après sa construction, l’église Notre-Dame de Buglose est consacrée par Mgr Lefebvre, archevêque de Bourges, le 6 septembre 1965. À la demande de Mgr Bezac, évêque d’Aire et Dax de 1963 à 1978, le pape Paul VI accorde en septembre 1966 à l’église du Sanctuaire Notre-Dame de Buglose le titre de Basilique mineure, lors des fêtes du centenaire du couronnement de la statue.

Notre Dame de Buglose et le Berceau de Saint Vincent de Paul ...

Homélie du Saint-Père / Messe dans la Basilique de Guadalupe

BASILIQUE DE GUADALUPE / Samedi 13 février 2016

Nous avons entendu comment Marie a été à la rencontre de sa cousine Elisabeth. En hâte, sans hésiter, sans tarder, elle va assister sa parente dans les derniers mois de sa grossesse.

La rencontre avec l’ange ne retient pas Marie, car elle ne s’est pas sentie privilégiée, ni ne devait s’éloigner de la vie de ses proches. Au contraire, cette rencontre a ravivé et suscité une attitude qui fait et fera se souvenir toujours de Marie : la femme du oui, un oui du don d’elle-même à Dieu, et en en même temps, un oui du don à ses frères. C’est le oui qui l’a poussée à donner le meilleur en se mettant en route vers les autres.

Marie : la femme du « OUI »

Ecouter ce passage évangélique dans cette maison a une saveur spéciale. Marie, la femme du oui, a voulu également visiter les habitants de cette terre d’Amérique à travers la personne de l’indio saint Juan Diego. Tout comme elle a parcouru les routes de Judée et de Galilée, de la même manière, elle a sillonné le Tepeyac, revêtant ses costumes, utilisant sa langue, pour servir cette grande Nation. Tout comme elle a offert sa compagnie durant la grossesse d’Elisabeth, de même elle a accompagné et accompagne la gestation de cette terre mexicaine bénie. Tout comme elle s’est fait présente au petit Juan, de la même manière, elle continue d’être présente à nous tous ; surtout à ceux qui, comme lui, sentent « qu’ils ne valaient rien » (cf. Nican Mopohua, 55).  Ce choix particulier, disons préférentiel, n’a été contre personne mais en faveur de tous. Le petit indio Juan qui se désignait lui-même comme « mecapal, cacaxtle, queue, aile, entièrement dépendant d’autrui » (cf. Ibid, 55), devenait « l’ambassadeur, vraiment digne de confiance ».

Ce matin de décembre 1531, se produisait le premier miracle qui sera ensuite la mémoire vivante de tout ce que Sanctuaire protège. Ce matin-là, lors de cette rencontre, Dieu a éveillé l’espérance de son enfant Juan, l’espérance de son peuple. Ce matin, Dieu a réveillé et réveille l’espérance des petits, des souffrants, des déplacés et des marginalisés, de tous ceux qui sentent qu’ils n’ont pas une place digne sur cette terre. Ce matin, Dieu s’est approché et s’approche du cœur souffrant mais endurant de tant de mères, pères, grands-parents, qui ont vu leurs enfants partir, se perdre, voire être arrachés de manière criminelle.

Ce matin-là, le petit Juan expérimente dans sa propre vie ce qu’est l’espérance, ce qu’est la miséricorde de Dieu. Il est choisi pour superviser, soigner, protéger et encourager la construction de ce Sanctuaire. A plusieurs occasions, il a dit à la Vierge qu’il n’était pas la personne indiquée, qu’au contraire, si elle voulait mener à bien cette œuvre, elle devrait choisir d’autres personnes, puisqu’il n’était pas cultivé, instruit ou qu’il ne faisait pas partie de ceux qui pouvaient le faire. Marie, obstinée – de cette obstination qui naît du cœur miséricordieux du Père – lui dit non, qu’il sera, lui, son ambassadeur.

Le sanctuaire de Dieu est la vie de Tous, surtout les oubliés

Ainsi, elle réussit à éveiller une chose qu’il ne savait pas exprimer, un vrai étendard d’amour et de justice : dans la construction de cet autre sanctuaire, celui de la vie, celui de nos communautés, de nos sociétés et de nos cultures, personne ne peut être marginalisé. Nous sommes tous nécessaires, surtout ceux qui normalement ne comptent pas parce qu’ils ne sont pas ‘‘à la hauteur des circonstances’’ ou n’ ‘‘apportent pas le capital nécessaire’’ à ces constructions. Le Sanctuaire de Dieu est la vie de ses enfants, de tous et dans toutes leurs conditions, surtout celle des jeunes sans avenir, exposés à d’interminables situations douloureuses, risquées, et celle des personnes âgées non reconnues, oubliées à tant d’endroits. Le Sanctuaire de Dieu, ce sont nos familles qui ont besoin du minimum nécessaire pour pouvoir se construire et grandir. Le Sanctuaire de Dieu, c’est le visage de tant de personnes qui croisent nos chemins…

En venant à  ce Sanctuaire, il peut nous arriver la même chose qu’à Juan Diego. Regarder la Mère avec nos douleurs, nos peurs, nos désespoirs, nos tristesses et lui dire :  ‘‘Que puis-je apporter si je ne suis pas instruit ?’’ Regardons la mère avec des yeux qui disent : les situations qui nous ôtent la force sont si nombreuse, qui font sentir qu’il n’y a pas de place pour l’espérance, pour le changement, pour la transformation.

Voilà pourquoi, un peu de silence peut nous faire du bien ; tout comme la regarder, elle, la regarder longuement et calmement, et lui dire comme l’a fait l’autre enfant qui l’aimait beaucoup : ‘‘te regarder simplement – Mère -, laisser ouvert uniquement le regard ; te regarder entièrement sans rien te dire, tout te dire, sans paroles et avec respect. Ne pas perturber le vent de ton visage ; uniquement bercer ma solitude violée, dans tes yeux de Mère amoureuses et dans ton nid de terre transparente.

Que se passe-t-il mon fils le plus petit ?

Les heures s’évanouissent ; secoués, les hommes insensés mordent  les déchets de la vie et de la mort, bruyamment. Te regarder, Mère ; rien que te contempler, le cœur muet dans ta tendresse, dans ton silence chaste de lys’’ (Hymne liturgique). Et dans cette contemplation, l’écouter une fois de plus nous redire : ‘‘que se passe-t-il mon fils le plus petit ? qu’est-ce qui attriste ton cœur’’ (cf. Nican Mopohua, 107.118) ‘‘Ne suis-je pas ici moi, moi qui ai l’honneur d’être ta mère ?’’ (Ibid, 119).

Elle nous dit qu’elle a l’‘honneur’’ d’être notre mère. Cela nous donne la certitude que les larmes de ceux qui souffrent ne sont pas stériles.  Elles sont une prière silencieuse qui monte vers le ciel et qui trouve toujours chez Marie une place sous son manteau. En elle et avec elle, Dieu se fait frère et compagnon de route, partage avec nous la croix pour que ne soyons pas écrasés par nos douleurs.

Sois mon ambassadeur !

Ne suis-je moi, ta mère ? Ne suis-je pas présente ? Ne te laisse pas vaincre par tes douleurs, tes tristesses, nous dit-elle. Aujourd’hui, elle nous envoie de nouveau ; aujourd’hui, elle nous redit: sois mon ambassadeur, sois mon envoyé pour construire de nombreux et nouveaux sanctuaires, pour accompagner de nombreuses vies, pour essuyer de nombreuses larmes. Va simplement par les chemins du voisinage, de ta communauté, de ta paroisse comme mon ambassadeur ; bâtis des sanctuaires en partageant la joie de savoir que nous ne sommes pas seuls, qu’elle chemine avec nous. Sois mon ambassadeur, nous dit-elle, en donnant à manger à l’affamé, à boire à celui qui a soif, accueille celui qui est dans le besoin, habille celui qui est nu et visite le malade.  Va au secours du prisonnier, pardonne à celui qui t’a offensé, console celui qui est triste, sois patient avec les autres et surtout supplie et prie notre Dieu.

‘‘Ne suis-je pas ta mère ? Ne suis-je pas là ?’’, nous redit Marie. Va construire mon sanctuaire, aide-moi à bâtir la vie de mes enfants, tes frères.

L’Hodigitria (du grec ancien οδηγεώ /odigeô : je conduis, je guide) est un des types d’icônes les plus répandus et populaires de la Vierge MarieMère de Dieu avec son fils Jésus, enfant. Elle a été peinte ainsi, selon la légende, par l’évangéliste Saint Luc. Elle est debout avec l’enfant Jésus sur la bras gauche. C’est la Vierge qui conduit, qui montre le chemin, selon l’étymologie du mot. Le terme peut désigner par extension, une église dédiée à la Vierge Odigitria ou en possédant une icône vénérée.

Icône byzantine Odigitria – début du xve siècle

L’enfant ou l’adolescent Jésus est assis dans les bras de la Mère de Dieu (appelée aussi Notre-Dame par les catholiques). Il bénit de la main droite, et tient un livre-rouleau de la main gauche. Cette représentation, ces gestes, correspondent à ceux du Christ pantocrator dans l’iconographie traditionnelle du Christ. Le plus souvent, la figure de Notre-Dame tient tout entière dans un cadre. Mais il existe des variantes révérées, comme Notre-Dame de Kazan, où le nimbe dépasse le cadre central. La taille et l’âge de Jésus peuvent également varier. Quand la Vierge porte son enfant sur le bras droit elle peut être appelée de Jérusalem (Ierousalimskaïa)3.

Les icônes représentant le même sujet mais appelées « Éléousas »(mot repris de la racine en grec ancien du mot έλεος/éléos, la compassion, la tendresse), sont assez proches des odigitrias mais la relation entre la mère et l’enfant devient le sujet principal de l’icône. Les éléousas expriment l’amour infini existant entre Marie et son fils Jésus. Les odigitrias donnent une place plus importante à Jésus lui-même plutôt qu’à ce lien mère-fils. Jésus apparaît dans ces dernières, davantage comme l’image centrale de la composition. Jésus s’y adresse au spectateur de l’icône. La Vierge Marie y est représentée de face et la tête droite ou très légèrement inclinée. Dans les deux types d’icônes, elle montre souvent son fils de la main droite. Comme pour guider les âmes vers son divin fils.

Au point de vue dogmatique cette imagerie représente le monde du « Christ Roi et Juge céleste » et fait référence à l’« enfant-Dieu et Roi » ou encore à l’Enfant Jésus. Source Wikipedia

Pourquoi prier Marie, puisque Jésus nous dit que pour aller vers le Père il faut passer par lui et qu’il est le seul chemin ?
Chapelle dédiée à la Vierge Marie MMANDREUPOLLET CC

Nous sommes juste après la Cène. Jésus prépare ses disciples à son départ. Il leur fait ses dernières recommandations. Et eux ne comprennent pas grand-chose. C’est Thomas qui, avec sa question : «Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ?», s’attire cette réponse un peu lasse de Jésus : «Personne ne va vers le Père sans passer par moi. Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.»

Il sent monter l’inquiétude de ses amis et les invite à la paix : «Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. […] Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin.»

Jésus, la seule voie vers Dieu 

Dans un autre passage, à peine plus loin, Jésus réitère cet enseignement. À son disciple Philippe, qui lui demande, avec semble-t-il un peu d’impatience, de lui montrer le Père et que cela leur suffira, Jésus répond : «Voilà si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père» (14,9). Et de longuement développer par la suite la façon dont lui et le Père sont unis, le Père en lui et lui dans le Père. Et de  signifier encore plus loin : «Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.»

Nous voilà donc avertis. Jésus affirme qu’il est seul digne que nous le suivions et qu’il est le seul à permettre la rencontre avec Dieu, son Père. Bien sûr, ce passage peut être lu comme une fermeture. Il paraît très exclusif. Si personne, à part Jésus, ne peut conduire au Père, pourquoi alors se tourner vers Marie et les saints pour connaître Dieu ?

On n’a pas tort de se poser la question de l’utilité de la dévotion mariale. Et d’ailleurs, bien des chrétiens dans l’histoire se la sont posée. 

Marie nous précède sur le chemin 

Mais encore faut-il s’interroger sur ce «chemin» à prendre, sur cette «vérité» à découvrir, cette «vie» à expérimenter, ce «Père» à connaître.

Jésus ne veut pas dire qu’il s’agit de rester là, béat d’admiration devant lui, sans questionnement. Toute sa prédication dément cette manière d’être. Jésus détestait l’immobilisme. Son seul désir est que nous avancions avec lui. Car qui dit chemin, dit dynamique de vie, comme d’ailleurs il en donne l’exemple à ses disciples juste avant ce dernier enseignement. Le maître quitte ses vêtements et se met, comme un serviteur, à laver les pieds des disciples attablés.

Pour voir Dieu vraiment, il faudrait donc faire comme lui, choisir le service de l’autre, humblement. Voilà le vrai chemin… Et ce n’est pas un chemin tranquille mais escarpé, tortueux, plein de surprises et de nouveautés aussi. Et c’est sur ce chemin que Marie intervient. Elle n’est pas le chemin, mais elle le connaît et accompagne le pèlerin.

Elle s’y est engagée bien avant lui, elle l’y précède, en connaît les découragements et les embûches. Marie est déjà au port. Dans les évangiles, sa présence est très discrète. Elle apprend, comme les apôtres, à suivre son Fils, parfois dans l’obscurité la plus totale («Mais où étais-tu ? Ton père et moi nous te cherchions… ») mais aussi parfois, au fur et à mesure que le temps passe, dans des éclairs de grande intelligence spirituelle. Son «faites tout ce qu’il vous dira» des Noces de Cana ne s’adresse pas qu’aux serviteurs, mais à nous tous. Elle a compris qu’en faisant «sa» volonté, on accédait à une autre dimension. 

«Dans les Évangiles, Marie n’a pas une place salvifique, mais elle est indicateur, elle nous aide à accéder au mystère du Christ», explique Agnès von Kirchbach, théologienne protestante. 

Une «maîtresse» intérieure

On comprend mieux alors pourquoi tant de grands saints, mais aussi tant de simples chrétiens, ont pour Marie une dévotion qui pourrait parfois sembler un peu trop familière à certains. Bien sûr, il y a ce rôle maternel, féminin, protecteur, que Jésus sur la croix lui a confié : «Mère, voici ton Fils, Fils, voici ta mère». Mais Marie n’est pas que le réceptacle de nos angoisses et de nos prières de demandes. Elle est mère certes, et en cela elle nous entend, mais d’une maternité qui n’exclut pas la fermeté. Elle est aussi une  «maîtresse» intérieure. On le sait, la Vierge fut au coeur de la spiritualité de Karol Wojtyla. Les notes personnelles du pape polonais lui font référence continuellement. Pour le jeune séminariste, tout comme pour le vieux pape affaibli par la maladie, Marie est celle qui lui a tout appris. Mais il n’est pas le seul. Dès les premiers siècles, Marie est à l’honneur.

Saint Bernard, saint Dominique, saint Louis-Marie Grignon de Montfort, entre autres, ont profondément marqué la foi chrétienne par leur dévotion mariale et ont fait de Marie une figure incontournable de la prière chrétienne.

«Ôtez ce soleil (le Christ) qui éclaire notre monde temporel : fera-t-il encore jour ? Ôtez Marie, cette étoile de la mer immense, que restera-t-il sinon la nuit profonde, l’ombre de la mort, les plus épaisses ténèbres ?» écrivait saint Bernard. 

Le père Maurice Zundel, grande figure spirituelle du XXe siècle, aimait à dire que «C’est toujours par Marie que le Christ entrera dans notre âme», et il ajoutait : «Marie est tout entière transparente à Dieu comme un ostensoir de Dieu, elle ne peut que conduire à Dieu parce qu’elle ne respire que Dieu». Dans ses nombreuses apparitions, Marie ne parle pas d’elle, mais de son Fils. À Lourdes, elle demande la construction d’une chapelle, à la rue du Bac elle dit souffrir du «mépris» dans lequel on tient la croix de son Fils. À Pontmain, c’est la phrase : «Mon Fils se laisse toucher» qui se détache sur la banderole avant que Marie ne présente un crucifix aux enfants.

«Une place sous son manteau»

Certes, seul le Christ mène au Père, mais Marie nous introduit, de tout son être et de toute son intelligence, dans le mystère divin. Elle instruit, conduit, explique, enseigne, éclaire. La spiritualité orthodoxe, très mariale, a depuis l’origine représenté Marie montrant la voie vers Jésus. L’icône de la Vierge «hodigitria», «elle qui conduit», date de 1535 et se trouve au monastère d’Iveron au Mont Athos. Elle est bien connue aujourd’hui dans notre monde occidental. 

La Vierge, mère de Dieu, «mater theou» comme le dit l’inscription, apparaît portant l’Enfant Jésus sur le bras et le désignant de l’autre main comme «voie, vérité et vie». Son geste semble dire à chacun : «C’est lui le chemin». Il invite à le regarder,  à l’aimer à demeurer en sa présence, à faire «tout ce qu’il dira».

Bien sûr, la relation à Jésus est unique et qu’elle seule est source de salut. Mais cela ne veut pas dire que Marie est absente de cette relation. Elle y participe à sa manière, maternelle et sage. Profondément humaine et absolument maternelle, elle nous a été donnée par le Christ pour que nous comprenions que « les larmes de ceux qui souffrent ne sont pas stériles. Elles sont une prière silencieuse qui monte vers le ciel et qui trouve toujours chez Marie une place sous son manteau. En elle et avec elle, Dieu se fait frère et compagnon de route, partage avec nous la croix
pour que ne soyons pas écrasés par nos douleurs » (pape François). 

Sophie de Villeneuve( Site Croire.fr

https://croire.la-croix.com/Abonnes/Formation-biblique/Nouveau-Testament/Pourquoi-prier-Marie

Saint Bernard de clairvaux ( 1090/1153)

à la Sainte Vierge


 « Le nom de la Vierge était Marie » 


« Marie est la noble étoile, dont les rayons illuminent le monde entier, dont la splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers ;

Elle illumine le monde et échauffe les âmes, Elle enflamme les vertus et consume les vices. Elle brille par ses mérites et éclaire par ses exemples.

Ô toi qui te vois ballotté dans le courant de ce siècle, au milieu des orages et des tempêtes de manière plus périlleuse que si tu marchais sur terre, ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre si tu ne veux pas sombrer dans les tempêtes.

Si les vents de la tentation s’élèvent, si tu rencontres les récifs des tribulations, regarde l’étoile, invoque Marie. Si tu es submergé par l’orgueil, l’ambition, le dénigrement et la jalousie, regarde l’étoile, crie vers Marie.

Si la colère, l’avarice ou les fantasmes de la chair secouent le navire de ton esprit, regarde Marie.

Si, accablé par l’énormité de tes crimes, confus de la laideur de ta conscience, effrayé par l’horreur du jugement, tu commences à t’enfoncer dans le gouffre de la tristesse, dans l’abîme du désespoir, pense à Marie.

Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton cœur et, pour obtenir la faveur de ses prières, n’oublies pas les exemples de sa vie.

En suivant Marie, on ne dévie pas, en la priant on ne désespère pas, en pensant à elle, on ne se trompe pas. Si elle te tient par la main, tu ne tomberas pas ;

si elle te protège, tu ne craindras pas ; si elle te guide, tu ne connaîtras pas la fatigue ; si elle est avec toi, tu es sûr d’arriver au but : ainsi tu comprendras, par ta propre expérience, combien cette parole est juste : « Le nom de la Vierge était MARIE » (Lc 1, 27). Amen ! »



Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153)

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Lire également de Saint Bernard de Clairvaux :
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux : « SOUVENEZ-VOUS, ô très miséricordieuse Vierge Marie »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux : « Par Toi, notre Dame, que Dieu nous reçoive ! »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux : « Invoquez Marie »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux « Ô toi, qui que tu sois, appelle Marie »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux : « Le nom de la Vierge était Marie »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux : « Tu es bon, Seigneur, pour l’âme qui te cherche »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux « Mère du Christ, Fils unique et souverain du Père suprême »
La Prière de confession de Saint Bernard de Clairvaux « Ô seigneur Jésus, je Vous confesse tous mes péchés »
La Prière de St Bernard de Clairvaux « Cœur du souverain Roi, attirez à Vous mon amour »
La Prière de St Bernard de Clairvaux « Tête ensanglantée couronnée d’épines, ne me dédaignez pas, moi qui ne suis qu’un pécheur »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux du Christ qui parle à l’homme du haut de sa Croix « Homme, vois ce que je souffre pour toi »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux « Mon Dieu, je T’aimerai autant que Tu m’en donneras le pouvoir »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux « Je Te remercie du Regard de splendeur que Tu m’adresses »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux « Laisse-toi combler par Dieu avant de pouvoir partager avec les autres »
La Prière Mariale de Saint Bernard de Clairvaux « Mère de miséricorde »
La Prière pour Noël de Saint Bernard de Clairvaux « Seigneur, voici que la Paix n’est plus promise mais envoyée »
La Prière de l’Abbé de Clairvaux « Ô Notre-Dame Médiatrice couronnée de douze Étoiles, revêtue du Soleil avec la lune sous Tes pas »
La Prière de l’Abbé de Clairvaux pour l’Assomption de Notre-Dame « Que par Toi, Reine clémente, Jésus-Christ, ton fils, Notre-Seigneur, accorde les dons de sa Grâce »
La Prière de Saint Bernard de Clairvaux « Ô mon Dieu et mon Amour, que Vous m’aimez ! »

Les 5 Mystères Douloureux du Chapelet de Saint Bernard de Clairvaux :
« L’Agonie de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« La Flagellation de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« Le Couronnement d’épines de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« Le Portement de la Croix de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux
« Le Crucifiement de Jésus-Christ » avec Saint Bernard de Clairvaux

Et aussi :
Le Mystère Joyeux de l’ « Annonciation » avec Saint Bernard de Clairvaux
Le Mystère Joyeux de la « Nativité » avec Saint Bernard de Clairvaux

Et enfin :
Le Sermon XXXIV sur l’humilité et la patience de Saint Bernard de Clairvaux « Humble est celui qui tourne l’humiliation en humilité »
La Méditation de Saint Bernard de Clairvaux sur la Miséricorde de la Très Sainte Vierge Marie « Qui donc pourra de Ta miséricorde, ô Bénie, mesurer la longueur et la largeur, la sublimité et la profondeur ? »



« Le sourire de Marie »

C’est le 13 mai 1883, qu’au terme d’une neuvaine de messes à Notre-Dame des Victoires, demandée par son père, Monsieur Martin, Thérèse, âgée alors de 10 ans, fut guérie d’une grave maladie par le sourire de la Vierge Marie. Comme elle l’écrira dans son premier manuscrit :
« Ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues. Il fallait un miracle et ce fut Notre-Dame des Victoires qui le fit. »

« Ce sourire de Marie est pour tous ; il s’adresse cependant tout spécialement à ceux qui souffrent. Ce sourire, vrai reflet de la tendresse de Dieu, est la source d’une espérance invincible.

Dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie. En cette manifestation toute simple de tendresse qu’est un sourire, nous saisissons que notre seule richesse est l’amour que Dieu nous porte et qui passe par le cœur de celle qui est devenue notre Mère.

Marie vous confie son sourire, pour que vous deveniez vous-mêmes, dans la fidélité à son Fils, source d’eau vive. Puissiez-vous porter son sourire à tous ! » Benoit XVI

Notre Dame des victoires

Un poème de Paul Claudel

La Vierge à Midi
Auteur : Paul Claudel
Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi ! Etre avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, mais seulement chanter
Parce qu’on a le coeur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée
En ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier
Et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin
De sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes
La Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance
Et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme,
L’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le coeur tout à coup et fait jaillir
Les larmes accumulées,

Parce qu’il est midi,
Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours,
Simplement parce que vous êtes Marie,
Simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

La Prière de Georges Brassens

https://www.youtube.com/watch?v=1xTHNXIcOCws

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s’amusent au parterre
Et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s’ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie

Par les gosses battus, par l’ivrogne qui rentre
Par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l’humiliation de l’innocent châtié
Par la vierge vendue qu’on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S’écrie « mon Dieu ! » par le malheureux dont les bras
Ne purent s’appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu’il traîne
Je vous salue, Marie

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l’on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid
Par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée
Par le baiser perdu par l’amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie

Je vous salue Marie !


Je vous salue, MarieSource : LyricFindParoliers : Georges Charles Brassens / Francis Jammes / Oswald Antoine Marie D’AndreaParoles de La Prière © Warner Chappell Music France

Certaines apparitions mariales et leurs statues respectives ont reçu un couronnement canonique du pape,

Un couronnement canonique (latin : « coronatio canonica ») est un acte religieux institutionnel réalisé par le pape via la publication d’une bulle pontificale. Cet acte religieux consiste à remettre une couronne, une tiare ou auréolestellaire à une image (statue, peinture, …) du Christ ou de la Vierge Marie (voire très exceptionnellement de saint Joseph) ayant une dévotion et une vénération spécifique dans un diocèse ou une localité donnés. Il est fréquent qu’un légat du pape ou un nonce apostolique et à de rares occasions le pape lui-même se rendent sur place pour déposer solennellement (et en personne) la couronne sur la tête de la statue (ou du tableau, …).

Le pape Benoît XVI couronnant la statue de Notre-Dame de Lourdes durant la journée mondiale des malades le 11 février 2007.
Par SICDAMNOME — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45114950

Ainsi : Notre-Dame de LourdesNotre-Dame de FátimaNotre-Dame de GuadalupeNotre-Dame du Perpétuel SecoursNotre-Dame de Manaoag (en)Notre-Dame du PilierNotre-Dame de Walsingham…ainsi que de nombreuses autres.

Notre Dame de Lourdes

Notre Dame de Lourdes et sa couronne

La statue actuelle est en place depuis 1877. Elle a été exécutée par la Maison Raffl de Paris pour rappeler le couronnement de Notre-Dame de Lourdes. Celui-ci s’est fait en deux temps : d’abord
sur l’esplanade a été couronnée une statue sculptée par le Père Piboumic ; dans un deuxième temps la maquette de la statue de
Cabuchet a été couronnée dans la basilique de l’Immaculée Conception. Récemment, la statue de Cabuchet a été reproduite dans un matériau moderne pour être portée en tête de la procession du soir. L’œuvre de Cabuchet est, incontestablement, plus gracieuse que celle de Fabish. Qui dit « couronnement » dit « couronne ». Celle de Lourdes est l’œuvre de Mellerio, le plus grand joaillier de l’époque. Les pierres précieuses et les
sommes nécessaires pour réaliser ce trésor furent recueillies, par ses soins, grâce à une souscription nationale, par
voie de presse, qui eut grand succès. ( lettre pour le 150ème anniversaire des apparitions dans  » Message de Lourdes » )

Notre dame de Guadalupe

Notre Dame de Guadalupe

En 1887, le pape Léon XIII rédige une bulle papale autorisant le couronnement canonique de l’image. Le couronnement canonique de l’image de Notre-Dame de Guadalupe se déroule en 1895. Le 12 octobre 1945, le pape Pie XII renouvelle le couronnement canonique de la Vierge la déclarant « Reine et Mère » pour le Mexique et l’Amérique. En 1966, le pape Paul VI offre une rose d’or à l’image de Notre-Dame. En 2013, le pape François accorde une seconde rose d’or à l’image de la Vierge. En 2016, le pape François fait don d’une nouvelle couronne en argent plaqué or accompagnée d’une prière à l’image lors de sa visite apostolique à la basilique.

Notre Dame de Fatima

Notre Dame de Fatima

La statue de Notre-Dame de Fátima, installée devant la chapelle des apparitions a été réalisée par un sculpteur en cèdre du Brésil sur les indications de Lúcia dos Santos (seule voyante de Fátima survivante) en 1920.

Cette statue, représentant Notre-Dame de Fátima est solennellement couronnée le 13 mai 1946 par le cardinal Benedetto Aloisi Masella, légat du pape Pie XII.

La statue effectue quelques voyages au Portugal et au Vatican, mais pour répondre aux très nombreuses sollicitations, une copie est réalisée : « la Vierge pèlerine de Fátima ». Cette statue pèlerine fait le tour du monde et visite 64 pays en 50 ans. La statue « pèlerine » est maintenant installée dans la basilique de Notre-Dame du Rosaire de Fatima. Douze nouvelles copies ont été réalisées, poursuivant les voyages autour du monde.

Fatima : la balle de 9 mm est devenue le joyau de la couronne de la Vierge

Le 13 mai 1981, jour anniversaire de la première apparition de la vierge à Fatima, le pape Jean Paul II est victime d’une tentative d’assassinat place Saint-Pierre à Rome. Mehmet Ali Ağca est déjà un tireur confirmé lorsqu’il empoigne dans sa sacoche un pistolet semi-automatique Browning calibre 9 mm, au passage de la papamobile.

Mehmet Ali Ağca a accompli son funeste apprentissage parmi les gangs d’Europe de l’Est à la main du KGB et l’organisation islamiste et nationaliste turque des « Loups gris ». Le véhicule du Saint-Père est grand ouvert ce jour là et les fidèles portent leurs enfants à bout de bras jusqu’au successeur de Pierre qui distribue les bénédictions et les accolades, souriant. Lorsque le Pape passe à trois mètres du tueur, il ouvre le feu à deux ou six reprises selon les versions. Un complice, Oral Çelik, situé à vingt mètres de là, est chargé de semer la confusion en lançant une grenade et en tirant à son tour. À la faveur de la panique, les deux tueurs devaient trouver refuge à l’ambassade bulgare. Mais deux femmes se sont mises en travers de ce plan macabre.

La révélation de Fatima devient réalité

Oral Çelik ne tire qu’un seul coup de feu et s’enfuit, sans lancer sa grenade. La course de Mehmet Ali Ağca est arrêtée par une religieuse qui le plaque au sol… Mais une balle a frappé le pape Jean Paul II de plein fouet. Une seconde l’effleure au coude et touche deux autres personnes, l’américaine Ann Odre et la jamaïcaine Rose Hill. L’événement présente des similitudes troublantes avec la révélation de Fatima.

En 1917, la Vierge Marie montrait aux trois bergers : « Un évêque vêtu de blanc (…) tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches »… Avant que la religieuse ne plaque l’assassin et l’empêche de vider son chargeur, une autre, jamais identifiée aurait levé la main, bousculé le tireur ou modifié la trajectoire des balles. Un geste mystérieux mais providentiel.

Le Pape est opéré pendant cinq heures, dans un état critique, tandis qu’une foule en prière se presse devant son hôpital. Il survit à l’attentat, à la grande surprise de Mehmet Ali Ağca. Le 27 décembre 1983, lorsque Jean Paul II rend visite au tueur en prison, celui-ci lui demande : « Pourquoi êtes-vous encore en vie ? Je sais que j’ai visé juste et que la balle était puissante et mortelle. » Le Saint-Père lui répond : « Une main a tiré, une autre a guidé », faisant référence à la « main invisible de la Vierge Marie », qui aurait dévié la balle.

L’objet de mort dans la couronne de la Reine de la Paix

Le projectile qui a blessé grièvement Jean-Paul II est ensuite, à sa demande, enchâssé dans la couronne de la statue de Notre-Dame de Fatima. Puisqu’elle a été touchée par la « main invisible de la Vierge », elle est devenue une relique.

3 mai 1982 : Lors de sa visite le pape Jean-Paul II remercie la Vierge de l’avoir sauvé lors de l’attentat du 13 mai 1981. Fatima, Portugal.

Notre-Dame du Perpétuel Secours 

Our Mother of Perpetual Help, a 15th Century Marian Byzantine icon. Has METER THEOU (« Mother of God ») monograms.Par Inconnu — old Byzantine icon, Domaine public, Lien

Notre Dame du perpétuel secours est une icône« miraculeuse » (Imago Beatae Mariae Virginis miraculis illustris) datant du XIVe siècle, de type byzantin dite Strastnaya (« aux instruments de la Passion »). D’origine crétoise d’après la légende, son type iconographique fut attribué à Andréas Ritzos vers 1492. Elle serait parvenue à Rome en 1480. Selon la tradition elle aurait appartenu à un riche marchand crétois qui, en voyage vers Rome mais se sentant proche de la mort la confia à un ami. L’épouse de cet ami garda ce tableau qui lui plaisait, jusqu’à ce que la Vierge leur apparaisse pour leur demander d’être placée en la basilique Saint-Jean-de-Latran.

Notre Dame de Mananoag :

Icône de Notre Dame de Mananoag
Philippines

Des documents datant de 1610 attestent qu’un agriculteurs d’ âge moyen a entendu la voix mystérieuse d’une femme. Il regarda autour et vit au sommet d’un nuage recouvert d’un nuage, une apparition de la Vierge Marie , tenant un chapelet dans sa main droite et l’enfant Jésus dans son bras gauche ; le tout au milieu d’ une lueur céleste. La Vierge lui a dit qu’elle voulait qu’une église soit construite ; une chapelle a été construite sur le sommet de la colline de l’apparition, formant le noyau de la ville. actuelle

L’image en ivoire date du 16ème siècle et est actuellement au sein de la basilique mineure de Notre – Dame du Très Saint Rosaire de Manaoag. Le sanctuaire est un lieu de pèlerinage dans le pays et est administré par l’ Ordre des prêcheurs dans les archidiocèse de Lingayen-Dagupan . Le pape Pie XI a accordé un couronnement canonique à l’image le 22 Avril 1926.

La basilique de Nuestra Señora del Pilar, ou basilique Notre-Dame du Pilier,

La basilique de Nuestra Senora del PIlar est un édifice religieux situé à Saragosse, capitale de la Communauté autonome d’Aragon en Espagne. On y conserve et vénère la colonne (pilar en castillan) sur laquelle la Vierge Marie serait apparue à l’apôtre saint Jacques en 40 ap. J.-C. Le pape Clément XII fixa la date de la fête de la ‘Virgen del Pilar’ au 12 octobre. Elle est également fêtée le 2 janvier à Saragosse.

Notre Dame du pilier de Notre Dame de Paris

La vierge du pilier de Notre Dame de Paris

C’est auprès de cette statue que Paul Claudel se convertit au catholicisme, religion de son enfance, en assistant, en curieux, aux vêpres à Notre-Dame de Paris, le 25 décembre 1886, jour de Noël.

« J’étais debout, près du deuxième pilier, à droite, du côté de la sacristie. Les enfants de la maîtrise étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. En un instant mon cœur fut touché et je crus ».

Notre Dame de Walsingham , le « Nazareth » de l’Angleterre, situé à Norwich, comté de Norfolk

L’histoire de Notre Dame de Walsingham dont on ne peut mesurer la réalité, est la suivante : un vieux manuscrit de la fin du XVesiècle raconte que Notre Dame serait apparue, en 1061, à deux reprises, à une noble veuve, Lady Richedis de Faverches, qui désirait l’honorer. Par trois fois, la Vierge aurait conduit Lady Richedis, « en esprit » à Nazareth pour lui montrer sa maison de Nazareth et l’emplacement où Elle se tenait lorsqu’Elle reçut l’ange Gabriel.

Lady Richedis prit les mesures de la maison pour la reproduire à Walsingham. La Vierge Marie voulait, en effet, que le peuple de Grande Bretagne célèbre l’Annonciation, source de la Rédemption de l’humanité.   Richedis de Faverches entreprit donc de faire construire une chapelle ; après pas mal de difficultés, la maison fut construite en bois et ornée d’une statue de la Vierge Marie tenant l’Enfant Jésus assis dans ses bras. Walsingham resta, durant tout le Moyen Âge, l’un des plus grands pèlerinages d’Europe du Nord. Malheureusement, le 4 août 1538, le roi Henri VIII le fit détruire après avoir rompu avec Rome en 1533, parce que le pape refusait de bénir son nouveau mariage.

Notre Dame de Walsingham

Depuis 1922, à l’initiative du prêtre anglican Alfred Hope Patten, un sanctuaire anglican fut rétabli à Walsingham, et des pèlerinages organisés. En 1950, le sanctuaire catholique de l’Annonciation fut consacré. En 1954 la nouvelle statue Notre Dame de Walsingham était couronnée. En 1968 le sanctuaire catholique fut confié aux pères maristes. Enfin, en 1973 un autel en plein air fut construit. 

Claudel : l’annonce faite à Marie
Illustration

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ( Lc1,26-38)

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.

L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. 

À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »

L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

25 mars 2020