La pieta de Michel Ange dans la basilique saint Pierre à Rome
Par Stanislav Traykov — Edited version of (cloned object out of background) Image:Michelangelo’s Pieta 5450 cropncleaned.jpg), CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3653602

Les chrétiens pensent que Dieu existe.

Pour eux, Jésus, le fils de Dieu  s’est fait homme, est né en – 6 ou – 7 de notre ère à Bethléem, en Judée, alors sous occupation romaine et serait mort le 7 Avril 30*, condamné à être crucifié par les occupants romains, pour satisfaire à une demande des Autorités juives de l’époque, croyant leur pouvoir menacé. Il aurait donc vécu 36 ou 37 ans. Sa mère, Marie, l’a conçu par intervention divine**. Les chrétiens pensent même que Jésus est ressuscité trois jours après sa mort, avant de « repartir » vers son Père, préfiguration de notre propre résurrection à nous, lorsque Jésus reviendra sur terre sonner la fin de ce monde et en ouvrir un nouveau, éternel celui là.  Même si les historiens s’accordent pour considérer que le Jésus historique a bien existé (Son disciple Paul affirme qu’au moins 500 personnes l’ont vu après sa résurrection), c’est surtout la foi en Dieu qui ne met pas en doute la croyance chrétienne en Jésus et sa résurrection.

Dans une société française largement sécularisée, la question de la preuve de Dieu demeure

Or, une occasion nous est donnée d’y croire ; je veux parler d’un phénomène qu’on appelle « les Apparitions » : la mère de Jésus, Marie, revient nous visiter régulièrement en différentes parties du monde. Des phénomènes supra-naturels étonnants accompagnent ces apparitions ; Marie prononce des prédictions qui s’avèrent exactes et des guérisons inexpliquées sont constatées chez des personnes buvant une certaine eau bénie par Marie, ou qui lui adressent leurs prières.

Olivia Hussey
« Marie » dans le film « Jésus de Nazareth » de Franco Zeffirelli

J’ai rassemblé les 20 apparitions les plus importantes de Marie, entre 1531 et 2002. Ce qui en fait le site le plus complet sur le thème !

Dix huit ont fait l’objet d’enquêtes minutieuses, y compris de la part de personnes qualifiées (médecins, psychologues) non croyantes, et la véracité des phénomènes constatés peut difficilement être mise en doute. Deux sont en cours d’examen : Medjugorje ( Bosnie Herzégovine) et l’Escorial ( Madrid) Les articles figurant sur ce site sont tirés de mes 2 livres :  » La Preuve de Dieu » et  » La nouvelle arche de Noé », disponibles sur Amazon. L’analyse comparée de toutes ces apparitions figure dans mon livre : « La nouvelle Arche de Noé ».

* L’un des mystères essentiels du christianisme est le sacrifice de Jésus sur la croix, afin de permettre au monde d’être sauvé, c’est-à-dire de ne pas être définitivement vaincu par le Mal. On appelle ce fait « La Rédemption ». 

** L’Esprit de Dieu aurait fécondé Marie afin qu’elle enfante du Fils de Dieu.

Lc, 54b

Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

ICONE VIERGE MARIE ET SON ENFANT - EDITIONS RESIAC

Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vide
s.

C’est l’histoire extraordinaire d’une robe, qui ne l’est pas moins. Une parure de brocard, créée par un des plus grands couturiers français pour une figure hors du commun : la Vierge de Notre-Dame de Compassion (17e). Nous sommes en 1983, et le P. Jean-Louis Ducamp vient d’être nommé dans cette chapelle, construite par la famille d’Orléans. À la demande du Comte de Paris, dont la grand-mère espagnole vénérait la Vierge d’El Rocio, près de Séville, il fait sculpter en Espagne l’exacte réplique du visage de la Madone, et le rapporte à Paris. « Je me suis posé la question : qui pour habiller la Vierge ? » raconte-t-il aujourd’hui. Pour ce prêtre très introduit dans les milieux intellectuels et artistiques parisiens, un nom s’impose rapidement : Yves Saint Laurent. « J’avais mes entrées chez lui, grâce à des amis. J’ai donc décroché mon téléphone et joint le standard qui m’a mis en relation avec Pierre Bergé, le président de la maison Saint Laurent. Je lui ai expliqué mon histoire. Il m’a dit alors : “Monsieur Saint Laurent vous écoute. Il veut vous parler.” » Quelques jours après, les trois hommes se rencontrent. « Yves Saint Laurent a appelé Hector Pascual, responsable de l’activité costumes de la maison de haute couture, qui s’est occupé de tout. » L’homme est argentin, catholique et croyant. Avec Monsieur Gaby, chef d’atelier, la création est lancée et une structure en bois, dotée de mains, est construite. Un mois et demi après, la robe est prête. La confection de la couronne et des bijoux est confiée par Yves Saint Laurent à la maison Goossens. Durant 32 ans, la Vierge parée de lumière est exposée dans la chapelle, et sortie régulièrement en procession. Pour ménager la robe, une deuxième tenue est confectionnée par un paroissien, puis une troisième, par des Espagnols. Au fil des ans, sans être vraiment oubliée, l’histoire de cette tenue se perd. Jusqu’à ce que le Metropolitan museum of Art de New York lance, fin 2017, l’idée d’une exposition baptisée Heavenly Bodies, sur la mode et la religion catholique. Comme d’autres maisons, celle d’Yves Saint Laurent est sollicitée par le commissaire de l’exposition, Andrew Bolton. Laurence Neveu, chargée des collections textiles et accessoires au musée Saint Laurent Paris raconte : « J’avais entendu parler de la robe, sans l’avoir vue. Et puis je l’ai aperçue lors d’une messe d’hommage. Quand Andrew Bolton a appelé, je lui en ai parlé et la Vierge lui a tout de suite plu. » Elle contacte alors le P. Christian Lancrey-Javal, curé de N.-D. de Compassion. Si le prêt de la robe ne pose pas de problème, celui de la couronne est plus ardu. « Heureusement, la Providence s’en est mêlée en la personne d’Inès Jourde », sourit le P. Lancrey-Javal. Paroissienne de N.-D. de Compassion et consultante en mode à l’IESEG, elle se fait le relais entre la paroisse et la maison de haute couture, deux mondes qui ont parfois du mal à se comprendre. « Elle a su démêler les discussions que nous avions entamées, poursuit-il. » Une convention est finalement signée entre la paroisse, le diocèse et la maison Yves Saint Laurent. La robe et la couronne partent à New York en avril dernier. Le 8 octobre, à l’issue de l’exposition new-yorkaise, la robe ne réintègrera pas les placards de N.-D. de Compassion, mais les coffres-forts de la maison Yves Saint Laurent, pour y être stockée dans des conditions optimales. « Mais que les paroissiens se rassurent, poursuit le P. Lancrey-Javal, la Vierge retrouvera sa robe pour les grandes occasions. »

Priscilia de Selve

Le 7 juin 1660, le jour même où Louis XIV accueille l’Infante d’Espagne pour leur prochain mariage à Saint-Jean-de-Luz, un homme d’imposante stature apparaît au Bessillon et vient au secours du berger Gaspard Ricard assoiffé, en lui désignant un lourd rocher.

Joseph-a-Cotignac.jpg

Sur le Mont Bessillon, le 7 juin 1660, un jeune berger Gaspard Ricard faisait paître ses moutons par une intense chaleur. Épuisé de soif il s’allongea sur le sol brûlant et voici qu’un homme d’imposante stature se tint soudain là près de lui et lui indiqua un rocher en lui disant : « Je suis Joseph, enlève-le et tu boiras » .

La pierre était lourde. Plus tard, huit hommes pourront à peine la soulever. Gaspard crut à une plaisanterie, mais le « vénérable vieillard » comme disent les récits de l’époque, réitéra son ordre. Gaspard obéit, déplaça sans peine le rocher et découvrit une eau fraîche qui commençait à ruisseler. Il but avec avidité, mais quand il se releva, il était seul.

« C’est tout ; comme dans l’Évangile, saint Joseph n’est pas bavard. Rien de plus simple, de plus pauvre que cette intervention, qui est, à ma connaissance, la seule apparition de ce genre de saint Joseph dans l’histoire de l’Église, sur une terre que s’était réservée Notre-Dame » . 

(Mgr Barthe, évêque de Fréjus-Toulon. Lettre pastorale du 1er février 1971)

Gaspard ne doute pas de la réalité du fait, les habitants de Cotignac non plus. Avec une extraordinaire rapidité la nouvelle se répand, les pèlerins se rendent à la fontaine de tous les endroits de la province et des pays environnants, des infirmes et des malades de toutes sortes dont la plupart s’en retournent guéris ou bien consolés dans leurs infirmités. Les rassemblements sont considérables et après la construction immédiate d’un oratoire sur le lieu même de l’apparition, une chapelle plus vaste est consacrée en 1663, celle que nous voyons aujourd’hui avec sa poutre de gloire portant le texte du Prophète Isaïe si évocateur en ce lieu :

« Venez puiser avec joie aux sources du Sauveur »,
« Haurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris ».

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Éden de l’ancienne tendresse oubliée.

Dont le regard trouve le cœur tout à fait et fait jaillir les larmes accumulées.

Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France.

Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense.

Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue.

Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus.

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui.

Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que
vous êtes Marie, simplement parce que vous existez
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel (1868-1955)

de Valérie Manuel

https://vodeus.tv//video/dou-viens-tu-marie-de-valerie-manuel-452

La Vierge à midi

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n’ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela Que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. Midi ! Etre avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, mais seulement chanter Parce qu’on a le coeur trop plein, Comme le merle qui suit son idée En ces espèces de couplets soudains. Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, La femme dans la Grâce enfin restituée, La créature dans son honneur premier Et dans son épanouissement final, Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin De sa splendeur originale. Intacte ineffablement parce que vous êtes La Mère de Jésus-Christ, Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance Et le seul fruit. Parce que vous êtes la femme, L’Eden de l’ancienne tendresse oubliée, Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir Les larmes accumulées, Parce qu’il est midi, Parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui, Parce que vous êtes là pour toujours, Simplement parce que vous êtes Marie, Simplement parce que vous existez, Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

PAUL CLAUDEL

La Salute, Grande Fête Votive de l’automne

Les Vénitiens lors de la fête de la Madonna della Salute à Venise
Les Vénitiens à la fête de la Salute

Depuis plus de trois siècles, le 21 novembre, les Vénitiens font leur pèlerinage en l’église de la Salute pour prier la Vierge Marie et pour lui rendre grâce. Comme leurs ancêtres l’ont toujours fait depuis la peste de 1630-1631 qui ravagea leur ville, ils traversent le grand canal sur un pont flottant qui relie directement San Marco à la Salute. Aujourd’hui, le pont votif de la fête de la Salute franchit le grand canal depuis le Campo del Tragheto (à côté du palazzo Gritti, dans le Sestier de San Marco) pour arriver en face, calle del Tragheto dans le Dorsoduro. Une foule énorme le traverse calmement pendant toute la journée, avec les poussettes d’enfants et les fauteuils roulants. Tous participent à ce rite qui les relie à leur histoire et à leur destin commun : c’est Venise tout entière qui se retrouve à la Salute, et qui défile devant la superbe icône de la Vierge noire trônant au dessus du maître autel. Cette icône est une icône byzantine du XIII ème siècle rapportée de Crète par Francesco Morosini en 1672, peu de temps après la conquête de la Crète par les Turcs. L’imposante église de la Salute dédiée à la Vierge Marie avec sa façade immaculée, ses deux campaniles et sa haute coupole flanquée d’une plus petite qui se voient de loin. Ainsi, l’église était un parfait symbole de grandeur et de puissance propre à redonner confiance aux Vénitiens durement éprouvés par la peste, et par la lutte pour maintenir leurs positions en orient.

L'icône de la Vierge noire au-dessus du maître autel dans l'église de la Madonna de la Salute à Venise
L’icône de la Vierge noire de la Salute

Grandeur et style nouveau, voici la nouvelle Venise ayant vaincu la peste qui se dresse devant vous !

On y trouve tout ce qu’il faut pour les gourmands et les enfants. Fritelles (petits beignets) pinocade (gâteaux à l’anis avec des pignons), châtaignes grillées, nougats, friandises de toutes les couleurs qui ressemblent à de gros salamis, barbes à papa… Venise pleine de vie qui se retrouve à la sortie de la Salute, massée autour des marchands de toutes sortes de gourmandises qui font le plaisir des petits et des grands. Sans oublier les gros ballons gonflés à l’hélium aux formes les plus variées, les préférés des enfants, qui dominent toute cette foule de gens qui marchent tranquillement tout en riant et en bavardant avec ceux qu’ils retrouvent sur le chemin du retour.


Le pont votif de la Fête de la Salute qui traverse le Grand Canal de Venise
Le pont votif à la Fête de la Salute

Ensuite, on prend la première à gauche pour traverser le Campo San Gregorio. On passe alors sous un sotoportego qui débouche sur le ponte de l’Abazia, aux pieds de la Salute. Et là, les marchands de cierges de toutes tailles attendent la foule des pèlerins de pied ferme pour faire leurs affaires… Les cierges une fois achetés, les fidèles entrent lentement dans l’église.

L'achat des cierges à la fête de la Salute à Venise
L’achat des cierges

La, depuis le matin, les messes se suivent en continu pendant toute la journée, et où ils pourront enfin les allumer en demandant la protection de la Madone pour tous ceux qui leur sont chers. Ils s’approchent en silence, serrés les uns contre les autres, leurs visages déjà éclairés par la lumière de tous ces cierges brûlant devant l’autel, chacun attendant de pouvoir joindre sa prière à toutes celles de ceux qui l’ont précédé en accomplissant le même rituel. Moment de recueillement qui renouvelle les liens profonds des Vénitiens avec leur passé et leur foi religieuse.

Source VODEUS

https://www.e-venise.com/fetes_venise/fete-de-la-madonna-de-la-salute-venise-1.htm

Par Enguerrand Quarton — The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=149244
Peint en 1453/1454

Le Couronnement de la Vierge est un tableau peint par Enguerrand Quarton conservé au Musée Pierre-de-Luxembourg à Villeneuve-lès-Avignon.

Le tableau comprend un registre supérieur, représentant le Paradis avec le Couronnement proprement dit et les anges et saints, et un registre inférieur montrant la Terre, le Purgatoire et l’Enfer.

Son thème est celui du salut de l’humanité grâce à l’intercession de la Vierge Marie. Le prix-fait précisait « le paradiz et en ce paradiz on doit voir la sainte trinité, et du père au fils ne doit avoir aucune différence, et le saint esperit en forme d’une colombe, et nostre dame devant à laquelle la sainte trinité mettra la couronne sur la teste ».

Le Père et le Fils sont représentés de la même forme, en quasi symétrie par rapport au Saint-Esprit, rappelant que le décret d’union Laetentur Coeli du 6 juillet 1439 avait proclamé que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils pour réconcilier les églises grecque et latine. Plusieurs chartreux ont participé aux débats, dont Niccolò Albergati.

Le tracé en cercles sécants permet de faire apparaître le sens symbolique du tableau.

Les apparions de Marie jouent-elles un rôle dans le déroulement des évènements de l’histoire?

Non, pour la plupart, mais oui pour un certain nombre. Voir à ce sujet le numéro de Pèlerin du 13-20 Août 2020 N° 7185-7186, les anthropologues Elizabeth Claverie, Emma Aubin-Boltanski, William Christian,  » la très petite image de Notre dame de Soufanieh »( archives des sciences sociales des religions) N° 174 , André Vauchez, « Prophètes et prophétisme » éditions du Seuil et « le Dictionnaire des Apparitions de la vierge Marie » de l’historien Joachim Bouflet, enfin, les 2 livres  » La preuve de Dieu et  » La nouvelle arche de Noé » de Jean Bretin chez Amazon.

Le but des apparitions mariales n’est pas de compléter le message de la Révélation du Christ comme le dit le Catéchisme de l’Eglise catholique mais d’aider à en vivre plus pleinement, à une certaine époque de l’Histoire ( CEC 67) Les voyants bénéficiaires de ces apparitions exercent une forme de prophétisme, explique Gilles Berceville dominicain professeur de spiritualité à l’Institut Catholique de Paris. Non seulement en annonçant mais aussi en témoignant à travers leur vie, comme les prophètes de la Bible !

FATIMA (13 MAI 1917) l’attentat contre le pape Jean Paul II et la chute de l’URSS

Le pape Jean paul II reconnaît la vision prophétique annonçant son attentat en se rendant à Fatima le 12 Mai 1982 et remerciera la Vierge de l’avoir sauvé.

Consécration de La Russie au coeur de Marie

Dans la nuit du 13 juin 1929, alors que sœur Lucie est en prière dans la chapelle du couvent de Tuy, elle aurait été témoin d’une apparition mariale. Au cours de cette apparition, la Vierge Marie, qui se tenait à côté de l’autel selon ses dires, lui aurait dit :

« Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie »

Dès 1930, le pape Pie XI est informé des demandes que la Vierge aurait faites aux trois bergers de Fátima, qu’elle aurait renouvelées auprès de Lucie devenue religieuse, mais il ne consacre pas la Russie au Cœur immaculé.

Le 1er août 1935, le Christ aurait demandé à une mystique portugaise, la bienheureuse Alexandrina de Balazar, que le pape consacre le monde au Cœur immaculé de Marie. En septembre 1936, son confesseur, le Père Pinho, écrit une lettre au cardinal Eugenio Pacelli, futur pape Pie XII. Toutefois, la demande n’est encore une fois pas exécutée par Pie XI. En décembre 1940, sœur Lucie, unique survivante des apparitions de Fátima, écrit une lettre au nouveau pape Pie XII, dans laquelle elle lui demande de « daigner étendre et de bénir cette dévotion [au Cœur Immaculé de Marie] dans le monde entier » ainsi que « la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, avec une mention spéciale de la Russie » . Il faudra attendre le 31 octobre 1942, quand le pape Pie XII, au milieu de la Seconde Guerre mondiale, consacre solennellement le monde au Cœur immaculé de Marie, sans toutefois nommer la Russie, évènement retransmis par la radio.

Cette consécration est notamment renouvelée par le pape Jean-Paul II le 25 mars 1984place Saint-Pierre devant 250 000 personnes, en union avec tous les évêques du monde, et en faisant une mention spéciale pour la Russie. Dans une lettre datée du 8 novembre 1989, sœur Lucie, encore vivante, déclare que la consécration de 1984 est valide et complète. Un an après la consécration de Jean-Paul II débute la Perestroïka en Russie, qui amena à la chute de l’URSS en 1991 et à la destruction du mur de Berlin en 1989.

Pour une majorité de fidèles catholiques, la consécration du monde et de la Russie au Cœur immaculé en 1984 est à l’origine de la chute du communisme.

Medjugorje / 24 Juin 1981 et la guerre de Bosnie – Herzégovine 1992/1996

Le 24 Juin 1981 deux adolecentes s’éloignent du village pour fumer en cachette. Elles voient sur la colline une lueur qu’ellres identifient oey-u après comme la cilhouette de la vierge Marie. Le lendemain, le groupe de jeunes croates catholiqsues s’est étoffé. ils sont six, dont Marija, à retourner sur les lieux. A partir de ce moment, la Gospa ( notre dame en serbo croate) parle. Hormis les classiques appels à la prière et à la foi, Gospa dit à Marija seule :  » le 26 juin,  » Paix, paix, paix! réconciliez vous , allez dans la paix de Dieu ! » le 4 Août 1941 sur l’autre flanc de la colline plus de 500 chrétiens orthodoxes ont été massacrés par des miliciens oustachis dont certains venaient du hameau de Medjugorje ! 10 ans après ce message marial, les chrétiens serbes et croates s’entretuent ! la guerre civile de Bosnie fera 100 000 morts de 1992 à 1996. Malheureusement, le message initial a été brouillé par l’inflation de paroles rapportées par les voyants dans la décennie suivant les évènements de 1981. Gospa avait elle même annoncé la fin des apparitions pour le 3 Juillet 1981 !

Après beaucoup de controverses, Le 7 février 2020, le journaliste italien David Murgia, ayant eu connaissance du rapport final d’une trentaine de pages, demandé par le pape François, en divulgue sur son blog certains éléments qui sont repris dans la presse italienne. Le rapport, tenu secret depuis 2014, est publié le 21 février 2020 aux éditions italiennes San Paolo par le journaliste de Famiglia Cristiana, Saverio Gaeta. Selon le rapport publié, dont l’authenticité n’est pas confirmée par le Saint-Siège,  « les sept premières apparitions apparaissent intrinsèquement crédibles », mais la Commission se montre réservée pour les apparitions suivantes, « qui constituent un vrai problème » mettant en doute « la vérité des apparitions répétées à présent de façon programmée». Le rapport critique également un « rapport ambigu avec l’argent » et « le manque d’accompagnement spirituel et humain » des voyants. La Commission se prononce pour la levée de l’interdiction des pélerinages et l’encadrement pontifical du sanctuaire. Nul doute que si l’on s’en était tenu au message initial, les apparitions auraient bénéficié d’une appréciation positive de l’évêque du lieu. ( Wikipedia)

DAMAS le 22 Novembre 1982 Myrna Nazzour et la guerre civile de Syrie

La Vierge se serait manifestée à deux reprises en décembre 1982 puis à trois reprises, en janvier, février et mars 1983 à une jeune femme grecque-catholique du nom de Myrna Nazzour, qui manifeste des stigmates. Une icône aurait aussi suinté de l’huile pure. L’archevêque syrien-catholique d’Hassaké-Nisibe, Jacques Georges Habib Hafouri, après une enquête confiée à des experts, a reconnu le caractère surnaturel des faits le 15 janvier 1987. Le thème majeur des apparitions est l’Unité des chrétiens d’Orient et d’Occident. L’Église catholique n’a pas reconnu ces apparitions.

Extrait du magazine Pèlerin du 13-20 Août 2020.

« Myrna habite le quartier de Soufanieh dans la banlieue nord de la capitale. La jeune femme es grecque catholique . Le 22 Novembre 1982, lors d’une réunion de prière pour sa belle soeur malade, ses mains exsudent de l’huile. Quelques jours plus tard, de l’huile coule également d’une reproduction bon marché d’une icône de la Vierge à l’enfant offerte par son mari, non croyant à l’époque. Des malades oints de cette huile guérissent. Myrna bénéficie de plusieurs apparitions de la Vierge jusqu’au 24 Mars 1983. Quelques mois avant, Hafez el Hassad a mis fin à la rébellion islamiste en lançant ses troupes spéciales sur Hama, la quatrième ville du pays, faisant 30 000 victimes. Hama est ville ‘origine de la mère de Myrna.

Myrna Nazzour

L’anthropologue Emma Aubin -Boltanski a enquêté sur les évènements en Syrie en 2006-2008. :  » Aucune allusion n’est faite à la situation politique dans les messages transmis par la voyante. Ce sont des appels à prier, à espérer, à travailler à l’union des chrétiens. Mais la nouvelle de l’exsudation d’huile chez Myrna suscite une émotion considérable. On se presse à sa porte. Trois agents du renseignement font irruption . Ils manipulent l’image sans ménagement, l’essuient avec un chiffon, brisent son cadre plastique et exigent que Myrna se lave les mains en leur présence. Mais sous leurs yeux, l’huile coule à nouveau et ils repartent ébranlés. Myrna, elle se tient dans une attitude évangélique.  » Le Vendredi saint 2011, on entendait des tirs dans Damas. Je ne le savais pas et me suis rendu chez elle. Nous avons prié. Je l’ai entendue affirmer simplement :  » Jésus est du côté des faibles, des opprimés »., témoigne l’islamologue Pierre Lory , directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études.

Myrna Nazzour

L’ÎLE BOUCHARD / 8 Décembre 1947

 » Dites aux petits enfants de prier pour la France »

L’année 1947 est d’une grande instabilité politique en France. En Avril, l’URSS a rejeté le plan Marshall d’aide à la reconstruction après la guerre. le mois suivant, les ministres communistes quittent le gouvernement. Grèves massives, attentats : le climat est insurrectionnel.

A l’Île Bouchard, ( Indre et Loire) le 8 Décembre, trois petites filles ( 12, 10, et 7 ans ) passent prier à l’église pour la fête de l’Immaculée Conception. Elles voient la Sainte Vierge et l’ange Gabriel qui la contemple, un genou à terre. A l’école, leur récit leur attire les moqueries des religieuses et du curé. Elles retournent à l’Eglise où avec une quatrième voyante, elles reçoivent ce message :  » Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin! »

Les Enfants témoins de l’apparition

KIBEHO / RWANDA / 28 Novembre 1981

Le 28 Novembre 1981, Alphonsine ( 16 ans) pensionnaire dans un établissement pauvre de Kibeho, au sud du Rwanda, est de service au réfectoire quand elle entend une voix l’appeler. Elle s’agenouille et se signe devant une femme d’une grande beauté qui se présente : » je suis la mère du Verbe ». Au cours des mois suivants, plusieurs autres visionnaires se manifestent. Les apparitions, tantôt publiques, tantôt privées , entrainent un renouveau spirituel dans le pays, des conversions nombreuses, des guérisons inexpliquées. Classiquement, les messages transmis par les voyants appellent à la foi, à la conversion, à la pénitence :  » Repentez vous , repentez vous, repentez vous ! »  » Convertissez -vous quand il est encore temps. » « Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent. » Mais aussi :  » Soyez comme des petits-enfants avec moi, car moi aussi j’aime vous cajoler. »

File:Brandberg – Friedhofskapelle – Mosaik über der Tür der Friedhofskapelle.jpg

Le 19 Août 1983, les voyants ont une apparition longue de près de 8 heures en présence de 20.000 personnes. On les voit trembler, pleurer, claquer des dents. Certains s’effondrent.  » Les enfants voyaient des images terrifiantes , un fleuve de sang, des gens qui s’entretuaient, des cadavres abandonnés », rapporte un prêtre français en mission au Rwanda, dans un livre paru l’année suivante, cité par Joachim Bouflet.

Onze années plus tard, une folie meurtrière déferle sur le pays. 800.000 rwandais , en majorité tutsis, sont assassinés en l’espace de trois mois, entre le 7 Avril et le 17 juillet 1994. Une semaine après le début des massacres, plusieurs milliers de personnes qui cherchaient refuge dans l’église de Kibeho, y sont tuées. Avant ces évènements terribles, l’évêque du lieu avait reconnu le culte de la Vierge à Kibeho sous le vocable de Notre-Dame des Douleurs. En 2001, il a reconnu le caractère surnaturel des apparitions.

Notre Dame des Douleurs

Mulevala / Mozambique / 18 Décembre 1987

Des manifestations de Notre Dame sont parfois signalées non pas avant mais en pleine crise, comme pour accompagner les croyants dans leurs épreuves. Ainsi au Mozambique, en 1987. A peine indépendant, le pays d’Afrique australe entre dans une longue guerre civile ( 1977 à 1992) au cours de laquelle 900.000 personnes perdent la vie. Le 18 Décembre 1987, des habitants de cinq villages du district de Mulevala voient simultanément la vierge Marie portant l’enfant Jésus et tenant un rosaire. L’apparition est silencieuse. Les témoins sont animistes, protestants ou catholiques. Deux missionnaires italiens ont recueilli 22 témoignages. Mulevala, dans les années suivantes, sera épargné par la guerre.

PONTMAIN / 1871

Mi janvier 1871, les troupes françaises sont défaites. Les prussiens approchent de Laval ( Mayenne). Le 17 Janvier , Marie apparaît dans un village du nord du département à Pontmain, à quatre enfants. Il fait nuit, la  » belle dame », vêtue d’une tunique bleue semée d’étoiles et entourée de trois grosses étoiles, sourit. On appelle le curé. Le village eassemblé prie le chapelet et les litanies à Marie. Les enfants déchiffrent lettre après lettre l’inscription apparaissant en majuscules dans l’étincelant ciel d’hiver :  » MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS MON FILS SE LAISSE TOUCHER ». L’évêque, informé une semaine plus tard, fait le rapprochement avec le retrait subit des Prussiens.

NOTRE DAME DE PONTMAIN
Les petits voyants
Jeanne Marie Lebossé, Françoise Richer, Eugène et Joseph Barbedette

La Vierge à l’enfant de la sainte chapelle de Paris

La Vierge à l’Enfant du trumeau du portail inférieur était réputée miraculeuse : Vers 1304, le théologien Jean Duns Scot aurait prié devant cette statue, et elle aurait penché sa tête comme signe d’approbation de la théorie de l’Immaculée Conception enseignée par ce docteur.

La Sainte-Chapelle, dite aussi Sainte-Chapelle du Palais, est une chapelle palatine édifiée sur l’île de la Cité, à Paris, à la demande de saint Louis afin d’abriter la Sainte Couronne d’épines, un morceau de la Vraie Croix, ainsi que diverses autres reliques de la Passion qu’il avait acquises à partir de 1239. Elle est la première construite des Saintes chapelles, conçue comme une vaste châsse presque entièrement vitrée, et se distingue par l’élégance et la hardiesse de son architecture, qui se manifeste dans une élévation importante et la suppression quasi totale des murs au niveau des fenêtres de la chapelle haute. Bien qu’édifiée dans un bref délai ne dépassant pas sept ans, l’on n’a pas relevé de défauts de construction, et la décoration n’a pas été négligée. Elle fait notamment appel à la sculpture, la peinture et l’art du vitrail : ce sont ses immenses vitraux historiés d’origine qui font aujourd’hui la richesse de la Sainte-Chapelle, 

Par Pierre Poschadel — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=29975122