14 – AKITA, 1973

Japon ; 6 Juillet au 13 Octobre 1974 / 4 Janvier 1975 au 15 Septembre 1981 : Notre Dame d’Akita

I – Généralités

Pays de l’apparition

Japon

Akita au Japon

Site 

Akita. Akita est une municipalité japonaise ayant le statut de ville dans la préfecture d’Akita au Japon. La ville elle-même n’a été fondée officiellement qu’en 1889, mais Akita est une des plus importantes villes de la région de Tōhoku, depuis la période médiévale. Si depuis l’époque Heian, Akita était connue pour ses Bijin (belles femmes), c’est maintenant une ville industrielle (pétrole, chimie, bois, etc.) et universitaire.

Elle est surtout connue des touristes pour son festival des lanternes, qui a lieu chaque année au mois d’août. Akita possède un aéroport et est desservie par le Shinkansen à la gare d’Akita. La ville d’Akita, au Japon, est la capitale de la région Tôhoku, dans l’ile de Honshu. Elle est bordée à l’ouest par la mer du Japon. 

La ville d’Akita

Désignation  

Notre-Dame d’Akita est le vocable sous lequel est invoquée la Vierge Marie ayant délivré trois messages à une religieuse japonaise, Sœur Agnès Sasagawa Katsuko, les 6 juillet, 3 août et 13 octobre 1973, à Akita au Japon. 

Contexte historique : l’année 1973

1er janvier 1973 : C’est l’Europe des Neuf, en application du traité de Bruxelles.

27 janvier : accords de paix de Paris, accords d’armistice dans la guerre du Viêt Nam, qui se poursuit jusqu’à la chute de Saïgon le 30 avril 1975.

11 septembre : coup d’État militaire au Chili.

6 octobre – 24 octobre : guerre du Kippour ou quatrième guerre israélo-arabe.

16 – 17 octobre : premier choc pétrolier résultant du conflit israélo-palestinien. Les pays arabes membres de l’OPEP (OPAEP) décident une augmentation de 70 % des prix et une réduction mensuelle de 5 % de la production pétrolière jusqu’à évacuation des territoires palestiniens occupés.

23 décembre : l’OPEP annonce à Téhéran le doublement des prix du pétrole.

II – Le ou les voyants (es) : Identité et destinée

Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931, avait été opérée d’une appendicite, mais lors de l’anesthésie, une injection abusive provoqua la paralysie; Agnès a 19 ans. Son père, homme de grande noblesse, ne voulut pas attaquer le corps médical. Une infirmière catholique lui fait connaître alors le Christ. La conversion d’Agnès s’accomplit dans la paix, en dialogue avec un moine bouddhiste, respectueux de sa conscience. En 1956, son état empire : elle est dans le coma. Les sœurs de Nagasaki envoient de l’eau de Lourdes à la clinique de Myôkô.

A peine l’eau est-elle entrée dans la bouche d’Agnès qu’elle reprend connaissance : ses membres figés retrouvent leur mobilité. Alors âgée de vingt-cinq ans, elle travaille de tout son cœur comme catéchiste à l’église de Myôkô-Kogen. Mais, devenue sourde, elle met fin à ses tâches de catéchiste, puis entre chez les Servantes de l’Eucharistie à Yuzawada – sœurs contemplatives dont la communauté avait été fondée par Mgr Jean Shojiro Itô, évêque de Niigata. La Vierge la guérira de sa surdité. La voyante Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931 a 87 ans en 2018.

III – L’Apparition (généralités) 

Date

6 Juillet, 3 août et 13 octobre 1973.

Lacrimations entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981.

Nombre et durée des apparitions

La Vierge Marie a délivré trois messages à une religieuse japonaise, Sœur Agnès Sasagawa Katsuko, À la suite de ces messages, une statue de la Vierge Marie eut 101 lacrimations inexpliquées entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981.

Emplacement des apparitions

L’événement se déroule dans une ferme convertie en couvent à Yuzawada, à proximité d’Akita, dans la chapelle de sœurs contemplatives (les Servantes de l’Eucharistie) au pied d’une statue en bois.

Récit 

Le 12 juin 1973, et pendant deux jours consécutifs, sœur Agnès voit une grande lumière émaner du tabernacle de la chapelle du couvent, et en fait part à sa mère supérieure.

Le 28 juin1973, alors que sœur Agnès est en prière, elle ressent dans le creux de sa main gauche une blessure de deux centimètres de large sur trois centimètres de long, en forme de croix : en apparence, c’est une égratignure, mais la sensation d’une piqûre profonde, comme d’une aiguille, l’empêche de dormir. C’est une petite plaie en forme de croix lui procurant une grande douleur. Elle ne disparaitra qu’en Septembre 1973.

Nuit du 5 au 6 Juillet 1973

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, la douleur est insupportable et sœur Agnès prie Dieu de lui venir en aide. Vers 3 heures du matin, elle aurait alors entendu une voix qui venait de je ne sais d’où et lui disait : « Ne crains pas. Ne prie pas seulement à cause de tes péchés, mais en réparation de ceux de tous les hommes. Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde et douloureuse que la tienne. Allons prier ensemble à la chapelle. »

« La personne qui s’exprimait ainsi était la jolie personne qui avait dit la prière avec moi dans la chapelle. Sans doute m’étais-je un peu habituée à elle. Toujours est-il que je me suis enhardie pour la première fois à regarder le visage de celle qui se tenait si près de mon épaule droite. En la voyant, la ressemblance était tellement frappante que j’ai prononcé instinctivement le nom de ma sœur aimée. Celle-ci était décédée quelques années auparavant après avoir reçu la grâce du baptême. Alors, elle m’a souri avec douceur et m’a fait un léger « non » de la tête : « Je suis celui qui est avec toi et qui veille sur toi. »

« En même temps, elle m’a fait signe de sortir et a disparu à mes yeux. Je me suis vite rhabillée et quand je suis sortie dans le corridor, elle se trouvait à quelques pas devant moi. Je l’ai suivie à travers le long couloir, à pas rapides, habitée d’un sentiment de sécurité tout à fait comparable à celui du petit enfant qu’on tient par la main. Dès que j’ai mis le pied dans la chapelle, celle qui était si près de moi comme une présence rassurante disparut à mes yeux. Me trouvant seule, j’ai fait un salut en direction de l’autel, puis je me suis dirigée vers la statue de la Sainte Vierge. Les paroles de la « femme » résonnaient encore dans mon esprit :  » La blessure de Marie est beaucoup plus profonde et douloureuse… »

« A l’époque, la statue était installée à droite au fond de l’autel, lequel était surélevé. Lorsque j’ai mis le pied sur la marche de l’autel, j’ai senti soudain que la statue de bois prenait vie et qu’elle était sur le point de m’adresser la parole. J’ai regardé : elle était baignée d’une lumière éblouissante. Instinctivement, je me suis prosternée à terre et au même moment, une voix d’une beauté indescriptible a frappé mes oreilles totalement sourdes :  » Ma fille, ma novice,….. »

Alors qu’Elle commençait la prière, l’ange qui m’avait conduit à la chapelle réapparut à côté de moi et se joignit à nos voix. Toujours prosternée et l’esprit vide de toute autre pensée, je venais d’entamer la phrase « Jésus présent dans l’Eucharistie » quand la voix m’interrompit : « réellement présent », et comme pour mieux l’imprégner dans mon esprit troublé, la voix compléta: « Dorénavant, tu ajouteras réellement »,dit-elle en insistant sur le mot réellement. » Ai-je même trouvé le temps de répondre oui? Tout ce que je sais, c’est que je ne pensais plus à rien d’autre en m’unissant à la voix dont la beauté inexprimable semblait venir du Ciel.

J’étais aidée par la douce voix qui parlait à mes côtés : « Ô Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à Votre Cœur adorable immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, dans la louange du Père, implorant la venue de votre Règne, et je vous fait l’oblation totale de mon corps et de mon âme. Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois jamais séparée de votre Divin Fils et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen. « 

Quand la prière fut terminée, la voix reprit :  » Prie beaucoup pour le pape…« . La voix se tut et après un court instant, l’ange entama une prière qui nous est familière. Je repris aussitôt avec lui: « Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père…  » Quand cette prière fut terminée, j’ai relevé timidement la tête : la splendeur lumineuse avait complètement disparu. Un ange n’était plus visible et la statue avait retrouvé son aspect habituel. « 

3 août 1973, premier vendredi du mois

Une semaine a passé. Sœur Agnès commence la journée par un temps de prière plus long que d’habitude à la chapelle. La matinée s’écoule sans événement particulier. L’après-midi, pendant la visite au Saint Sacrement, elle raconte ce qui arriva :  » Je suis restée à méditer la Passion de Notre-Seigneur à partir de deux heures et demie de l’après-midi et j’ai récité un chapelet. S’était-il écoulé plus d’une heure depuis mon arrivée à la chapelle? Ce jour-là, l’ange gardien est apparu, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, et il a récité le chapelet avec moi. Pendant ce temps, j’avais à l’esprit les questions de Monseigneur et je priais secrètement que l’occasion me soit donnée de les formuler. L’ange avait-il deviné mon désir?

L’occasion me fut donnée rapidement :  » Tu as quelque chose à demander? Vas-y, tu n’as pas à te gêner », dit-il avec un sourire en penchant un peu la tête. Alors, prenant mon courage à deux mains, très impressionnée, j’entamai le premier mot, quand soudain, de la statue de Marie, j’entendis comme la première fois la voix d’une indicible beauté  : « ma fille, ma novice, aimes-tu le Seigneur?….  » C’était une voix d’une beauté indéfinissable, comme il ne peut y en avoir qu’au ciel.

J’étais beaucoup trop impressionnée. Cependant, au cours de l’office du soir se produisit un phénomène inhabituel qui porta la métamorphose de la main à la connaissance de toutes. L’office allait bientôt se terminer quand la statue devint à nouveau resplendissante de lumière. L’une des Sœurs, qui se trouvait au premier rang, aperçut un liquide ruisselant comme de la sueur et sortit en informer les absentes. Sœur Agnès qui avait la tête baissée et ne se doutait de rien, sentit soudain quelqu’un à côté d’elle. Elle leva les yeux et vit l’ange qui lui parla : »Marie est encore plus triste que lorsqu’elle versait du sang. Essuie la sueur.  »

Elle se joignit aux autres qui avaient apporté un sac de coton hydrophile. A cinq, elles épongèrent la sueur avec beaucoup de précaution et de dévotion. Tout le corps en était trempé. Elles avaient beau essuyer, essuyer… Un liquide semblable à de la sueur graisseuse suintait sans arrêt, surtout sur le front et sur le cou. A la stupéfaction générale se mêlait un chagrin partagé par toutes. Sœur K. pria avec des larmes dans la voix : « Sainte Marie, pardonnez-nous de vous causer tant de tristesse et de douleur. Nous vous demandons pardon pour nos péchés et nos fautes. Protégez-nous, aidez-nous!  »

Et chacune de s’appliquer à essuyer avec les autres l’endroit qui se présente devant ses yeux dans une commune intention de réparation et de vénération. Les cotons sont trempés à tordre. Après le dîner, on retourne voir la statue : elle est à nouveau en sueur. Affolées, les Sœurs recommencent à essuyer. On entend même Sœur 0., qui n’est pas d’un naturel bavard, murmurer d’une voix triste:  » Mon coton ne s’imbibe pas. On dirait que cela ne boit pas quand j’essuie.  » Aussitôt, comme en réponse à ses paroles angoissées, le coton qu’elle tient se met à boire comme une éponge trempée dans l’eau, ce qui l’impressionne beaucoup.

Au bout d’un moment, l’une des Sœurs fait remarquer que les cotons sentent bon. Chacune se met à sentir le sien : il s’en dégage une essence subtile dont on ne peut dire si elle tient de la rose, de la violette ou du lys. C’est le ravissement général, on n’a jamais senti une essence aussi merveilleuse. Quand Sœur 0. déclare que le plus subtil des parfums ne peut exhaler une telle suavité, et c’est bien l’avis de tout le monde, on se demande si ce ne serait pas le parfum du paradis.

Le dimanche suivant, quand elles entrent dans la chapelle, elles sont frappées par le même parfum. La Supérieure va s’assurer qu’il vient bien de la statue tandis que les autres, restées à leur place, se sentent comme enveloppées dans les délicieuses effluves. L’abattement de la veille au soir causé par la découverte de la sueur, fait place à la paix et à la joie qui rayonnent sur tous les visages. Le parfum resta longtemps dans la chapelle. A chaque fois qu’on y allait, on avait l’impression d’être comme transporté au Ciel.

13 Octobre 1973

Peu après, ses compagnes lui confient la garde de la maison pendant qu’elles sortent en ville. Elle en profite pour se rendre à la chapelle où elle décide de dire le chapelet. Elle raconte : »Sortant mon chapelet, je me suis agenouillée et j’ai fait le signe de croix. A peine ce geste était-il achevé que la Voix d’une indicible beauté parvint de la statue à mes oreilles sourdes. Dès le premier mot, je me suis prosternée à terre en concentrant toute mon attention :  » Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire.

Tu en informeras ton Supérieur. « . Après un court silence : « Comme je te l’ai déjà dit, si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, ……Avec courage, parle à ton Supérieur. Il saura encourager chacune d’entre vous à prier et à accomplir des œuvres de réparation. »

Soeur Agnès Sasagawa après sa prise de voile

La statue de Marie verse des larmes

C’était le 4 janvier 1975, premier samedi du mois, vers neuf heures du matin, alors que les esprits étaient encore tout imprégnés de l’atmosphère joyeuse des festivités qui rythment les trois premiers jours de l’année, je me trouvais au presbytère quand la nouvelle me fut annoncée précipitamment:  » La statue de la Vierge pleure! « . Comme c’était le dernier jour d’une retraite prêchée aux Sœurs, j’avais commencé à préparer le sermon, mais j’ai tout de suite déposé mon stylo pour aller voir. Il était normal d’espérer qu’un signe du Ciel viendrait authentifier les messages donnés à trois reprises par la Vierge à Sœur Agnès. Je m’attendais plus ou moins à la venue prochaine d’un nouveau miracle. En y réfléchissant bien, ce genre de prodige auquel personne ne s’attendait devait être sans aucun doute le miracle le plus approprié pour une telle cause

Les notes et souvenirs de Sœur Agnès, qui fut l’un des premiers témoins oculaires, évoquent le jour de la première lacrimation :

« C’était après le temps de prière qui succède au petit déjeuner. Sœur K., qui mettait de l’ordre dans la chapelle, vint m’appeler en courant, alors que j’étais dans le couloir » : « Agnès, viens voir!  » Me demandant ce qui se passait, je l’ai suivie dans la chapelle. Elle m’a montré du doigt la statue de la Vierge. « Qu’y a-t-il ? lui ai-je demandé en regardant son visage qui avait pris une couleur terreuse. Le doigt qu’elle tendait tremblait comme une feuille. Me rapprochant de la statue, j’ai eu un choc en voyant son visage : il y avait de l’eau accumulée dans les deux yeux. »

« Oh! de l’eau…. » me suis-je dit quand l’eau s’est mise tout à coup à dégouliner. De l’eau qui coule des yeux… Mais alors, ce sont des larmes! Ai-je pensé en moi-même. « Est-ce que ce seraient les larmes de la Sainte Vierge? », ai-je demandé à Sœur K., mais celle-ci restait figée et ses lèvres étaient agitées d’un tremblement nerveux. « Sentant mes genoux plier, je me suis prosternée. Puis reprenant mes esprits et me disant qu’il fallait faire quelque chose, je me suis précipitée au téléphone pour avertir le Père qui se trouvait au presbytère à ce moment-là. »

Ensuite, ce fut l’affolement général. Le Père est arrivé aussitôt et toute la communauté s’est retrouvée dans la chapelle en l’espace de quelques instants. Prosternée dans le fond, je n’avais pas le courage de m’approcher de la statue. Je priais en moi-même de toutes mes forces : sainte Marie, pardonnez-moi. C’est moi qui vous fais pleurer. Pardon! Seigneur, pardonnez-moi parce que je suis pécheresse. Marie pleure parce qu’on n’a pas tenu compte de toutes les grâces obtenues par son intercession! J’étais abattue par le poids du regret. »

Les larmes de Notre dame d’Akita
photographiées

Ce jour-là, les larmes sont apparues encore deux fois. La deuxième fois, il était une heure de l’après-midi. Comme deux Sœurs retraitantes devaient repartir plus tôt, je suis allée reprendre des médailles exposées en offrande devant la statue de Marie, car j’étais de service à la sacristie ce jour-là. Quand j’ai regardé son visage pour la saluer, après les avoir retiré de la tablette, je fus stupéfaite de voir que les larmes s’étaient remises à couler.

Je me suis sentie secouée par une émotion encore plus forte que la première fois, sans doute parce que je les avais découvertes moi-même et de tout près. Mais je me suis ressaisie et j’en ai informé une sœur qui se trouvait à l’autre extrémité, puis je me suis dépêchée d’aller le dire aux autres. Elles sont arrivées aussitôt avec le Père et nous avons récité un chapelet. « A quatre heures, le Père a commencé la causerie. J’ai été touchée quand il a expliqué que ces larmes étaient la preuve de l’authenticité des messages. L’émotion que j’avais refoulée jusque-là m’a assaillie subitement et j’ai senti mon corps se vider de toutes ses énergies. »Après le sermon, le Père s’est aperçu que j’étais dans un état d’affaiblissement tel que j’étais incapable de me lever, tandis que mes compagnes semblaient avoir cru simplement que je m’attardais à prier. »

La troisième fois, les larmes se sont mises à couler alors que j’étais restée ainsi pendant un long moment absorbée dans la prière. Vers six heures et demie du soir, la sœur venue battre le rappel pour le dîner s’en est aperçue et c’est elle qui nous l’a fait remarquer. Nous étions deux à prier dans la chapelle. » Cette fois-ci, les larmesne s’écoulaient plus par accumulation et débordement, elles ruisselaient les unes après les autres. Elles affluaient, affluaient… En un flux continuel, elles formaient des filets sur les joues, le menton, jusque sur la poitrine, et tombaient goutte à goutte. » J’ai trouvé tout juste la force de me prosterner, me répétant en moi-même sans pouvoir remuer les lèvres : « Sainte Marie, Sainte Marie, pourquoi à ce point… ? »

Les Sœurs qui étaient accourues semblaient elles aussi fortement impressionnées. Mêmes celles qui étaient restées perplexes les deux premières fois, peut-être parce qu’elles n’avaient pas bien vu, paraissaient convaincues cette fois-ci de l’évidence du miracle. » Monseigneur qui était arrivé entre temps et voyait les larmes pour la première fois a fait apporter de l’ouate et a essuyé lui-même au fur et à mesure. » Vingt personnes furent témoins de ces trois lacrymatoires successives. D’ordinaire, il y avait moins de dix Sœurs présentes dans le couvent, mais des membres de branches régionales s’étaient jointes à nous pour la retraite du nouvel an. Quant à moi qui ai observé le phénomène minutieusement à chaque fois, j’en ai été profondément touchée.

Les deux yeux de la statue de bois brillaient, le liquide s’accumulait, débordait, ruisselait, tout à fait comme ceux d’un être humain. Chacun en reparla ensuite comme s’il avait assisté aux larmes d’une personne vivante. Les larmes apparaissaient sur le bord intérieur des yeux où se trouvent les glandes lacrymales, coulaient le long du nez, sur les joues, puis tombaient goutte à goutte, exactement comme une personne humaine qui pleurerait toutes les larmes de son corps en conservant la même position. Les gouttes s’arrêtaient sous le menton comme de petites perles, s’accumulaient sur le col du vêtement, roulaient sur la ceinture, suivaient les plis de la robe et tombaient sur le globe. Qui pourrait prétendre donner une explication naturelle à un tel phénomène? 

Les analyses scientifiques du liquide effectuées par la suite ont montré qu’il s’agissait bien de « larmes humaines ».Quand on voit sortir un liquide des yeux d’une statue de bois, alors que celui-ci est si sec qu’il est déjà craquelé par endroits, on ne peut s’empêcher de penser que ce sont les vraies larmes de Marie suscitées une nouvelle fois par la puissance créatrice de Dieu. Qu’ils croient à la sur-naturalité des faits ou qu’ils n’y croient pas, tous les témoins disent avoir été profondément touchés, car ils avaient vraiment eu l’impression de voir pleurer Marie en personne. Avec le temps, il semble que le doute se soit pourtant installé chez certains. Mais quand on tente d’éclairer le miracle avec les seules lumières de l’intelligence humaine on ne comprend rien et on ne solutionne rien ; il est évident que c’est la porte ouverte au scepticisme.

Si l’on considère que le miracle transcende toutes les lois naturelles et ne peut être provoqué que par la toute-puissance de Dieu, se demander s’il s’agit d’un petit miracle ou d’un grand miracle n’a pas de sens. On ne peut que s’incliner devant le mystère en se gardant de toute argumentation creuse. Il y a encore des gens qui non seulement prennent les faits à la légère, mais essayent par tous les moyens de faire valoir la thèse de facultés ectoplasmiques chez Sœur Agnès alors qu’ils ne peuvent avancer aucune preuve à l’appui de leurs affirmations. Or, les études scientifiques menées au cours des dix dernières années n’ont pas permis de nier le caractère surnaturel de ces phénomènes. Il est à mon sens tout aussi impossible à l’homme de faire sortir des larmes humaines d’un morceau de bois que de changer de l’eau en vin. J’ai le sentiment d’être en présence d’un prodige aussi inouï que celui des noces de Cana dans l’Évangile de Jean où Jésus transforme l’eau en vin.

La statue réalisée dans du bois d’arbre de Judée plus de dix ans auparavant par M. Saburô Wakasa, un sculpteur renommé de la région, avait complètement séché depuis sa réalisation et de petites fissures commençaient à apparaître. Il est déjà miraculeux que de l’eau soit sortie d’un tel matériau, mais il est encore plus prodigieux qu’un liquide légèrement salé, de vraies larmes humaines se soient écoulées précisément des yeux. Au début, la stupéfaction était telle que personne n’aurait eu l’idée de prendre des photos, mais on le fit par la suite et les preuves objectives restent ainsi conservées. Comment peut-on persister à taxer ces réalités d’illusion ou d’hallucination?

Ainsi, les lacrymatoires qui ont commencé le 4 janvier 1975 se sont succédées à des intervalles plus ou moins réguliers, parfois jour après jour, jusqu’au 15 septembre 1981, jour où les larmes coulèrent pour la dernière fois. Le phénomène s’est reproduit cent une fois.Dans ses Apparitions au Japon de 1973 à 1981, la statue représentant la Dame de tous les peuples d’Amsterdam, pleurera 101 fois du 4 janvier 1975 au 15 septembre 1981. 

IV – Analyse de l’Apparition

Apparence de la Vierge

« J’ai senti soudain que la statue de bois prenait vie et qu’elle était sur le point de m’adresser la parole. J’ai regardé : elle était baignée d’une lumière éblouissante. Au même moment une voix d’une beauté indescriptible a frappé mes oreilles totalement sourdes.  C’était une voix d’une beauté indéfinissable. L’office allait bientôt se terminer quand la statue devint à nouveau resplendissante de lumière. Comme dans les autres apparitions, une lumière éblouissante baigne l’atmosphère. Dans cette apparition, la sœur insiste à plusieurs reprises sur la voix d’une beauté indescriptible de la Vierge. 

Our Lady of Akita – Japan
Par SICDAMNOME — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45165719

Attitudes de la Vierge

Elle leva les yeux et vit l’ange qui lui parla : « Marie est encore plus triste que lorsqu’elle versait du sang. Essuie la sueur. » Après le dîner, on retourne voir la statue : elle est à nouveau en sueur. Je me trouvais au presbytère quand la nouvelle me fut annoncée précipitamment:  » La statue de la Vierge pleure! « .Cette fois-ci, les larmes ne s’écoulaient plus par accumulation et débordement, elles ruisselaient les unes après les autres. Elles affluaient, affluaient… En un flux continuel, elles formaient des filets sur les joues, le menton, jusque sur la poitrine, et tombaient goutte à goutte. »

Paroles de la Vierge

Vendredi 6 Juillet 1973 

« Ma fille, ma novice, tu m’as bien obéi en abandonnant tout pour me suivre. L’infirmité de tes oreilles est-elle pénible ? Elles guériront, sois-en sûre. Sois patiente. C’est la dernière épreuve. La blessure de la main te fait-elle mal ? Prie en réparation des péchés de l’humanité. Chaque personne de cette communauté est ma fille irremplaçable.  Dis-tu bien la Prière des Servantes de l’Eucharistie ? Allons, prions ensemble. »

Je venais d’entamer la phrase « Jésus présent dans l’Eucharistie » quand la voix m’interrompit : « réellement présent« , et comme pour mieux l’imprégner dans mon esprit troublé, la voix compléta : « Dorénavant, tu ajouteras réellement« , en insistant sur le mot réellement. » Quand la prière fut terminée, la voix reprit :  » Prie beaucoup pour le Pape, les Évêques et les prêtres. Depuis ton baptême, tu as toujours prié fidèlement pour eux. Continue de prier beaucoup, beaucoup. Transmets à ton Supérieur ce qui s’est passé aujourd’hui et obéis-lui dans tout ce qu’il te dira. Présentement, il demande qu’on prie avec ferveur ».

3 août 1973, premier vendredi du mois

J’entamai le premier mot, quand soudain, de la statue de Marie, j’entendis comme la première fois la voix d’une indicible beauté :

 » Ma fille, ma novice, aimes-tu le Seigneur? Si tu aimes le Seigneur, écoute ce que j’ai à te dire. C’est très important. Tu le transmettras à ton Supérieur. Beaucoup d’hommes en ce monde affligent le Seigneur. Je souhaite des âmes pour Le consoler. Pour adoucir la colère du Père Céleste, je souhaite, avec mon Fils, des âmes qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, celle des pécheurs et les ingrats. Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s’apprête à infliger un grand châtiment à l’humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père. J’ai empêché la venue de calamités en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang, les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes. Prière, pénitence et sacrifices courageux peuvent adoucir la colère du Père. Je le désire aussi de ta communauté. Qu’elle aime la pauvreté, se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des outrages de tant d’hommes.

Récitez la Prière des Servantes de l’Eucharistie en prenant bien conscience de son contenu ; mettez-la en pratique; offrez en réparation des péchés. Que chacune s’efforce, selon ses capacités et sa position, de s’offrir entièrement au Seigneur. Même dans un Ordre séculier, la prière est nécessaire. Déjà, les âmes qui veulent prier sont en train d’être rassemblées. Sans trop vous attacher à la forme, soyez fidèles et ferventes à la prière pour consoler le Maître.  » Après un silence:  » Ce que tu penses dans ton cœur, est-ce vrai? Es-tu vraiment décidée à devenir la pierre rejetée? Ma novice, toi qui veux être sans partage au Seigneur, pour devenir l’épouse digne de l’Époux, prononce tes vœux en sachant que tu dois être fixée sur la croix avec trois clous. Ces trois clous sont la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Des trois, l’obéissance est le fondement. Dans un total abandon, laisse-toi conduire par ton Supérieur. Il saura te comprendre et te diriger. « 

Les Servantes de Jésus dans l’Eucharistie (Congregatio Sororum Ancillarum Jesu in Eucharistia) forment une congrégation féminine catholique fondée en 1923 par le bienheureux Georges Matulewicz, évêque de Wilno.

13 Octobre 1976

« Sortant mon chapelet, je me suis agenouillée et j’ai fait le signe de croix. A peine ce geste était-il achevé que la Voix d’une indicible beauté parvint de la statue à mes oreilles sourdes. Dès le premier mot, je me suis prosternée à terre en concentrant toute mon attention : 

 » Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire. Tu en informeras ton Supérieur.  » Après un court silence : « Comme je te l’ai déjà dit, si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, le Père infligera un châtiment terrible à l’humanité entière. Ce sera alors un châtiment plus grave que le déluge, tel qu’il n’y en a jamais eu auparavant. Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité, les bons comme les méchants, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se trouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui nous resteront alors seront le Rosaire et le Signe laissé par le Fils. Récitez chaque jour les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Évêques et les prêtres. L’action du diable s’infiltrera même dans l Église, de sorte qu’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, des évêques contre d’autres évêques.

Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères, les églises, les autels saccagés, l’Église sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera beaucoup de prêtres et de consacrés à quitter le service du Seigneur. Le démon s’acharne surtout contre les âmes consacrées à Dieu. La perspective de la perte de nombreuses âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés croissent en nombre et en gravité, il n’y aura plus de pardon pour ceux-ci. Avec courage, parle à ton Supérieur. » Il saura encourager chacune d’entre vous à prier et à accomplir des œuvres de réparation. » 

Messages de la Vierge  

La vierge insiste sur la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie confirmant les visions d’Ida Peerdeman à Amsterdam. « Dorénavant, tu ajouteras réellement », dit-elle en insistant sur le mot réellement. »

A plusieurs reprises, la vierge demande à la sœur de prier pour le clergé  et d’obéir à son supérieur.  Comme à Amsterdam, la vierge parle du courroux causé au Père par l’attitude des hommes, laisse planer la menace d’un grand châtiment (plus grand que le déluge) n’épargnant personne, et souhaite des âmes pour Le consoler, qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, l’ingratitude des pécheurs.

Elle précise qu’avec son Fils, elle est intervenue souvent pour apaiser le courroux du Père en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang ; les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes y contribuent aussi.

Une fois de plus, elle rappelle l’importance de la prière, « même sans trop vous attacher à la forme », de la pénitence, des sacrifices pour adoucir la colère du Père, de la récitation du Rosaire et de l’Eucharistie. Même dans un Ordre séculier, dit -elle, la prière est nécessaire. Elle la prévient qu’en prononçant ses vœux, ce sont les trois clous de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance qu’elle s’inflige, sachant que l’obéissance est le fondement.

Enfin, la Vierge dénonce l’action du diable, vigoureuse « surtout à l’égard des âmes consacrées à Dieu, » qui s’infiltre même dans l’église et oppose les membres du clergé entre eux et les conduit à des « compromis » ! 

Autres Visions et/ou éléments supra-naturels

L’ange

La présence d’un ange qui s’exprime et déambule, dénote des autres apparitions où l’ange est plutôt passif (sauf à l’île bouchard). La soeur dit, après l’avoir regardée, qu’il s’agissait d’une jolie personne qu’elle prend d’abord pour sa sœur déjà décédée. Mais la personne lui fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’elle : « Alors, elle m’a souri avec douceur et m’a fait un léger « non » de la tête : « Je suis celui qui est avec toi et qui veille sur toi. » En même temps, elle m’a fait signe de sortir et a disparu à mes yeux. Plus tard, Agnès reparlera de ce « personnage », mais en utilisant le « Il » et non plus le « Elle ». Que faut-il comprendre ? Il s’agit clairement de l’ange gardien d’Agnès, mais celui-ci peut sans doute se manifester sous des traits plutôt féminins ou masculins, puisque le sexe n’existe pas chez les anges. 

L’histoire du sculpteur de Notre Dame d’Akita : M. Saburô Wakasa

Le sculpteur, bouddhiste de confession, qui avait réalisé la statue de la Vierge, réalisa également une statue de saint Joseph qui fut installée dans la chapelle des sœurs.  Quelques jours après, il se rendit avec sa femme à une procession dans le jardin du sanctuaire en l’honneur de la nouvelle statue. Pendant cette procession, la statue de la vierge d’Akita qui n’avait plus pleuré pendant deux ans se remit à pleurer.

C’était de joie d’avoir enfin une belle statue de saint Joseph, pensa tout le monde. M. H, impressionné par ces larmes qu’il n’avait jamais vues, proposa à sa femme en rentrant de la procession, d’aller prier dorénavant tous les jours au sanctuaire. Mais le lendemain, en faisant une partie de golf, il sentit soudain une douleur brutale et violente dans le cou (sans cause extérieure apparente) et le même jour, il mourut d’une crise cardiaque, en recevant le Baptême avant sa mort. Ce monsieur s’était converti la veille, grâce aux lacrimations de Notre-Dame d’Akita. 

Eléments conformes aux autres apparitions 

Une lumière éblouissante ; une voix d’une beauté indescriptible. Les effluves d’un parfum très suave. La présence d’un ange. L’appel insistant à la prière et au sacrifice. Les prédictions douloureuses voire apocalyptiques, comme à Amsterdam.  L’apparition dans une chapelle comme à Paris (rue du Bac) et à l’île Bouchard. 

Eléments spécifiques

  • L’élément extraordinaire, outre la guérison de la surdité de la sœur et ses stigmates, c’est bien évidemment la sudation et les pleurs émanant d’une statue en bois : c’est la seule apparition où la Vierge utilise une statue en bois la représentant pour exprimer son origine céleste et son état d’âme : tendresse pour la sœur, grande tristesse pour le monde. De plus, c’est une statue « vivante » qui exprime des émotions : la sueur, abondante, qui la parcourt, le fait que les cotons qui servent à les essuyer « sentent bon » et « répandent dans la chapelle une essence subtile dont on ne peut dire si elle tient de la rose, de la violette ou du lys ».  Le sang sur les mains et bien évidemment les pleurs abondants, constituent une singularité forte de la présence de la Vierge à Akita. 
  • Le rôle actif de l’ange : l’ange joue un grand rôle dans cette apparition, adopte une attitude très familière avec elle, prie avec elle, lui dit même : « Tu as quelque chose à demander? Vas-y, tu n’as pas à te gêner, dit-il avec un sourire en penchant un peu la tête. Alors qu’Elle commençait la prière, l’ange qui m’avait conduit à la chapelle réapparut à côté de moi et se joignit à nos voix. L’attitude et la simplicité de cet ange manifestent de manière éclatante l’existence de celui que les catholiques appellent leur  » ange gardien » et dont chacun est doté de sa naissance à sa mort !
  • Le fait que la Vierge se manifeste après des « Servantes de l’Eucharistie » n’est pas neutre quand on sait l’importance que Marie accorde à ce « miracle quotidien » donné aux hommes qu’est l’Eucharistie, comme elle l’a dit à Amsterdam. 
  • Les phénomènes de sudation, d’ôdeurs de parfum et de pleurs sont visibles par tous et non réservés à la seule voyante. 
  • Sœur Sasagawa est la première voyante qui n’est pas chrétienne de culture, mais bouddhiste. Elle se convertit sous l’influence d’une infirmière chrétienne. 

Lien avec d’autres apparitions 

La statue objet des phénomènes est une reproduction de la Dame de tous les peuples demandée par la Vierge à Ida Peerdeman à Amsterdam. 

A la fin des années 60, la mère supérieure de l’Institut des Servantes de l’Eucharistie, Sr Kotake tombe sérieusement malade. Elle est guérie avec de l’eau de Lourdes et décide alors de faire faire une statue à la sainte Vierge en action de grâces. L’une des sœurs du couvent possédant une image de Notre-Dame de tous les peuples, apparition d’Amsterdam condamnée alors par l’Église, la mère supérieure trouve cette image jolie et décide qu’elle sera le modèle de la statue. L’évêque d’Akita a influé puissamment pour faire reconnaître l’apparition de Notre-Dame de tous les peuples. 

Notre Dame de tous les peuples
Amsterdam 1945/59

Voici ce que dit un spécialiste et fervent partisan de Notre-Dame de tous les peuples, le Père Paul Sigl lors de la troisième journée internationale de prières à Amsterdam, en 1999 : « Le message d’Akita a été reconnu par l’Église. Il est inséparablement lié à celui de la Dame de tous les Peuples à Amsterdam. 

Mgr Ito d’Akita a très bien saisi le lien spirituel qui rattache les deux lieux d’apparition. Aussi, le 24 juin 1984, il s’est rendu personnellement à Amsterdam et a célébré la sainte Messe en présence de la voyante, Mère Ida Peerdeman, dans la chapelle de la Dame de tous les Peuples. Il y exprima sa conviction que par la reconnaissance officielle des évènements d’Akita, Dieu a voulu entériner les apparitions d’Amsterdam. »

V- Reconnaissance et sanctuaires 

Reconnaissance

Le 20 avril 1984, jour de la fête de Pâques, Mgr Itô, évêque de Niigata au Japon, reconnaissait la surnaturalité des « évènements » d’Akita qui furent également approuvés par le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, en juin 1988.

Sanctuaire (s)

La chapelle des sœurs contemplatives (les Servantes de l’Eucharistie), dans leur couvent, à Yuzawada, à proximité d’Akita. 

Couvent de Yuzawada
Autel du couvent de Yuzawada

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