Le magistère de la Vierge, sa tâche d’enseignement,  s’appuie sur la matière première constituée par l’analyse de la totalité de ses messages. Nous en donnons ci après une synthèse ; « tentative de synthèse » serait plus approprié, tant ils sont denses et peuvent parfois contenir une signification qui nous échappe, du fait de leur symbolisme et de difficultés de transmission ; mais ils restent, dans l’ensemble, d’une grande clarté. Si besoin, leur forte redondance empêche qu’on commette beaucoup d’erreurs. 

SYNTHESE GENERALE DES MESSAGES

1 – L’Homme est sur la mauvaise pente et doit urgemment se convertir.  

La Vierge en profite pour admonester les membres du clergé qui ont trahi leur vocation. 

2 – Le manque d’amour et les péchés sont la cause des malheurs de l’Homme.

C’est, par exemple, le manque d’amour entre conjoints qui dissout les liens ; ce sont les péchés et en particulier le péché d’orgueil qui est cause de la corruption de l’homme ; Satan sait à merveille utiliser les faiblesses de cet homme détaché de Dieu qui a perdu sa boussole et s’abandonne. Corollaire : il faut revenir à l’humilité et à la modestie. Dieu aime les modestes. 

3 – La prière est capitale. 

C’est elle qui permet à l’Esprit de nous améliorer et surtout qui permet de sauver les âmes ; corollaire : il faut construire des lieux de prière et pratiquer assidument le Rosaire. 

4 – La pratique des sacrements ( et en particulier celui de l’Eucharistie) est indispensable

Elle est indispensable pour permettre à l’Esprit de Dieu de nous « nourrir » et de nous accorder sa force. Le respect des commandements de Dieu et l’obéissance à Rome doivent être effectifs.

5 – L’essentiel n’est pas notre vie sur terre ; l’âme est donc l’élément le plus important de notre vie !

Le corps est second.

6 – Les femmes doivent retrouver leur dignité ;

7 – l’Eglise de Rome est la « seule » église, mais doit absolument se moderniser, tout en préservant la doctrine

6 – La Vierge nous entoure de toutes les façons possibles :

Si nous nous adressons à elle, Marie nous aide, nous soutient, transforme nos cœurs et même les modèle, pour laisser mieux entrer l’Esprit ; elle apporte la paix, protège,, encourage, éduque ; comme le ferait une mère,  elle nous  entoure de son affection et avoue même vouloir nous « bercer » dans ses bras ! 

7 – Marie rappelle ses rôles essentiels de médiatrice des grâces et d’avocate de l’humanité ;

La synthèse ultime des messages de la Vierge pourrait être contenue dans les 4 verbes utilisés par le pape saint Jean Paul II à propos de la carmélite sainte Thérèse des Andes (1900/1920) : aimer, souffrir, prier, servir. 

SYNTHESE DES MESSAGES SELON LES LIEUX D’APPARITION

Le Laus

Il faut construire un lieu de prière pour la conversion des pécheurs

Paris / rue du Bac

Suivre les commandements est chemin de perfection ; il faut obéir aux ecclésiastiques et observer les Règles parce que l’obéissance au Père est chemin de perfection (He 5,7-9) .

Lourdes

Marie est l’Immaculée conception. Il faut faire pénitence pour se sauver car le salut de l’âme passe bien avant celui du corps. Importance du silence. Marie, médiatrice de toutes les grâces, guérit Catherine Latapie et 70 autres personnes (jusqu’en 2018) avec de l’eau de Lourdes (c’est l’eau du baptême qui sauve l’âme). Le bonheur n’est pas de ce monde, mais de l’Autre.

Champion/ USA

Marie se présente comme la Reine du Ciel. La mission d’Adèle Brise est de prier pour la conversion des pécheurs, mais c’est tout le monde qui doit travailler à la vigne du Seigneur, c’est à dire se mettre à son service, collaborer à son œuvre, se faire catéchiste, afin de recevoir le salaire de la vie éternelle. La Vierge nous incite à recourir aux sacrements afin que l’Esprit de Dieu nous pénètre et travaille à notre perfection. Elle promet de nous apporter son aide.

Pontmain

Marie se montre comme une mère sensible et humaine : les émotions de Marie, sa douleur (frémissement des lèvres) au moment où elle brandit la croix, rappellent sa participation au sacrifice du Fils, qu’il ne faut pas oublier, en se comportant à son exemple. La prière est le moyen de recevoir du Fils : il faut prier pour recevoir : « Si on prie mon fils, il vous exaucera en peu de temps. »

Gietrzwald

La prière est la condition pour que les choses aillent mieux (réciter le Rosaire). Marie apparaît sur un trône : elle est bien la reine de la Terre et des cieux. 

Fatima

Visions de l’enfer, du ciel et du purgatoire. La souffrance offerte, les sacrifices et la prière intense sont les moyens de guérir les malades et d’obtenir la paix, parce qu’ils réparent les offenses faites à Dieu. La prière sauve les âmes qui souffrent en attente du Paradis. La dévotion à Marie est une voie de salut ainsi que la dévotion d’un pays (Russie) au cœur de Marie. Si les hommes ne se convertissent pas, ils périront.

Beauraing

La Vierge se présente comme la mère de Dieu et la Reine des cieux. Elle réclame qu’on l’aime et même qu’on se sacrifie pour elle parce qu’elle fait « Un » avec son Fils. (cf co-rédemptrice)

Banneux

Marie appelle à l’unité des chrétiens : une seule et grande Eglise (fait allusion à l’église d’Angleterre). Elle insiste sur l’Eucharistie et la présence réelle du Christ. La Vierge vient pour vaincre la corruption et le déclin spirituel ; afin qu’elle soit plus efficace, il faut lui reconnaître le titre de co-rédemptrice. Elle invite les églises et les catholiques à de profonds changements. Il faut s’appuyer sur Rome qui est la seule église et qui a « une chance à saisir », mais des changements sont nécessaires. Il faut observer les encycliques, écouter sa conscience, les prêtres et les pasteurs. Il faut appeler l’Esprit saint en pratiquant les sacrements et surtout celui de l’Eucharistie.

Il faut éduquer les enfants dans la Foi et adopter une formation des prêtres plus moderne. Il faut changer les lois mais garder la doctrine. Il faut revenir à une foi simple parce que Dieu cherche toujours ce qui est petit et simple. Les femmes doivent donner l’exemple, retourner à la femme qui est en elles. L’Europe doit s’unir, les blancs respecter les noirs. Le combat à mener est spirituel (est dans les têtes). Il faut y faire pénétrer l’Esprit ; c’est lui qui sauve le monde. La paix passe par le retour à la Croix ! La Vierge dessine l’essentiel : 

  1. Être reconnaissant aux Christ d’être mort pour nous sauver
  2. Suivre son exemple
  3. Pratiquer les sacrements parce que c’est à travers eux que l’Esprit dispense sa grâce
  4. L’Eglise de Rome a un rôle primordial

L’Île Bouchard

Marie parle pas moins de 11 fois de la prière. Elle rappelle qu’elle a été conçue sans péché. Elle montre son attachement à la France. Elle inscrit ses apparitions dans l’histoire humaine et se moque du temps : création humaine. (Par exemple en invoquant Jeanne Delanoue ou la ville du sacrement),

Betania 

Marie, comme à Amsterdam, vient pour réconcilier les peuples et leur donner les conditions de la vraie paix qui suppose la miséricorde : une générosité conduisant au pardon et beaucoup de volonté. Elle redit l’importance du rôle capital de la famille et du respect de la vie. Elle vante la beauté du monde. Elle appuie sur la réalité des apparitions et nous demande de la « sentir » physiquement pour que la grâce de l’Esprit nous pénètre. C’est à travers Marie, aussi, que passe la grâce de l’Esprit et que nous arrive la Foi. Marie se veut mère protectrice et encore plus de ceux qui souffrent. Elle se veut mère éducatrice et se compare à un semeur. La Vierge encourage à l’optimisme et à l’engagement, y compris dans les médias. Message d’espoir : même si la spiritualité baisse, rien n’est perdu si on observe le commandement d’amour ; à la fin, tout le monde sera sauvé mais il faut se convertir et pratiquer l’Eucharistie. Elle rappelle l’importance de l’Eucharistie et de la prière pour réparer les infidélités des pécheurs.

Kibeho

« Je suis la Mère du Verbe ». Marie nous adresse un appel urgent au repentir et à la conversion des cœurs. « Le monde court à sa perte car il est en rébellion contre Dieu. » L’incroyance vient sans qu’on s’en aperçoive : appel à la vigilance.  Personne n’arrive au ciel sans souffrir ; il faut accepter la souffrance dans la Foi et la joie.  Il faut prier sans cesse et surtout pour ceux qui ne prient pas. Il faut faire acte de dévotion envers Marie en récitant le chapelet (des 7 douleurs)  Marie associe la prière et le sacrifice à la capacité à recevoir l’Esprit saint.  Elle désire qu’on lui construise une chapelle. Elle appelle à l’humilité. Elle fait toucher du doigt la réalité de l’enfer, du purgatoire et du Paradis. 

Saint Nicolas de Los Arroyos

L’humanité est en train de se perdre ; Marie souhaite que personne ne soit condamné et que nos âmes vivent pour toujours en nous guérissant du matérialisme, en faisant découvrir le Christ. Le travail de Dieu s’accomplit et la Justice de Dieu sauvera le Juste. Satan sait que sa fin est proche  et dispense ses dernières forces. Il faut que le monde se convertisse et récite le Rosaire. L’homme doit puiser la force de se convertir dans l’Eucharistie, suivre le pape, prier et jeûner. Le Fils rédempteur offre à l’humanité sa mère médiatrice de toutes les grâces

ANALYSE DETAILLEE DES MESSAGES SELON LES LIEUX D’APPARITION

Tepeyac

Marie se déclare mère aimante, attentive à nos peines. « …parce que je suis votre mère miséricordieuse, à vous, à tous les habitants de cette terre et à tous ceux qui m’aiment, m’invoquent et ont confiance en moi. J’écoute leurs lamentations et je remédie à leurs misères, leurs détresses et leurs peines. » 

  • Marie souhaite que soit édifié un lieu de prière, lieu « d’échange d‘amour réciproque » avec nous « Afin d’accomplir ce qu’exige ma clémence, va au palais de l’évêque de Mexico et tu lui diras que je manifeste un grand désir qu’ici, sur cette plaine, une église soit construite en mon honneur afin que je puisse vous montrer et vous donner mon amour.»
  • Marie a choisi « un petit » pour porter se demande de construction d’une église. « Tu dois comprendre que j’ai de nombreux serviteurs et messagers à qui je peux confier l’accomplissement de mon message et l’exécution de mon désir, mais c’est toi précisément que je sollicite et demande de m’aider afin que, par ta médiation, mon voeu soit accompli. »
  • Marie insiste sur « sa » Virginité (qui lui est parfois contestée) : « Dis-lui aussi que c’est Moi, en personne, la toujours-vierge, Sainte Marie, Mère de Dieu qui t’ai envoyé”…le voyant doit révéler à l’évêque ce qu’il a vu et lui expliquer de quelle façon elle l’avait guéri miraculeusement ; il doit également lui dire qu’ elle voulait être appelée « La toujours vierge Sainte Marie de Guadalupe »

Le Laus

Marie demande la construction d’un lieu de prière « pour la conversion des pécheurs » et prône la réconciliation : « Laissez vous réconcilier ! »

Rue du Bac, Paris

  • La Vierge regrette que la règle ne soit pas observée dans les deux communautés de saint Vincent de Paul et des Filles de la Charité. Marie insistera plusieurs fois, dans ses apparitions, sur l’importance de l’obéissance*des voyants envers les ecclésiastiques du lieu.  Je me suis beaucoup interrogé pour savoir pourquoi Marie insistait autant sur l’obéissance, J’ai trouvé la réponse dans l’épître aux hébreux (He 5,7-9) relatant l’agonie de Jésus, à Gethsémani « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances, l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel. » L’obéissance au Père est vertu en ce qu’elle est chemin de perfection !
  • La Vierge annonce rue du Bac, que pendant les évènements difficiles qui s’annoncent (journées de Juillet et guerre franco allemande de 1870) elle sera présente et dispensera ses grâces. Elle invite grands et petits à venir « au pied de cet autel recevoir les grâces qui seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur ! » (L’iconographie de la médaille miraculeuse montre la vierge mains tendues répandre ses grâces sur le monde et à contrario elle explique l’absence de rayons du fait des grâces qu’on ne lui demande pas !) L’apparition de la rue du Bac inaugure un des grands rôles que Marie ambitionne de jouer : celle de médiatrice de toutes les grâces.

Lourdes

  • A Lourdes, Marie révèle au monde pour la première fois qu’elle est née préservée de la faute originelle. « Que soy era immaculada councepciou : Je suis l’Immaculée conception ! »
  • Elle rappelle avec force la nécessité de faire pénitence, pour se sauver, mais surtout sauver l’âme des pécheurs.
  • Les gestes qui nous paraissent effarants, qu’elle demande à Bernadette : ramper, manger de l’herbe….nous disent que l’important sur terre n’est pas, à travers la symbolique de ces gestes, notre corps et le monde physique, mais le salut de notre âme et celui des autres. Ils disent aussi l’importance de l’attitude d’humilité ;
  • En demandant la construction d’une église, elle souligne l’importance de la prière.
  • Dans l’économie de ses mots, la Vierge nous signifie en creux l’importance du silence (donc de la méditation).
  • Cette fois encore – comme à toutes les Apparitions – la Vierge fait preuve de caractère et répond, à sa manière, aux questions ou requêtes qu’on lui pose. Non ! Elle n’écrira pas son nom ; non, l’églantier ne fleurira pas, mais Catherine Latapie verra son bras déboîté reprendre sa souplesse dans l’eau de la source, à la douzième apparition. Car la Vierge est aussi médiatrice de toutes les grâces et pas seulement spirituelles.
  • La Vierge rappelle à Bernadette que la vie humaine n’est pas le lieu du bonheur : « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre.» Bernadette mourra à 35 ans, après avoir passé l’essentiel de sa vie à l’infirmerie du couvent.
  • Par les guérisons miraculeuses opérées par l’eau de Lourdes, la Vierge indique qu’elle se préoccupe de notre bonheur terrestre, mais c’est surtout un rappel qui nous est envoyé de nous souvenir que c’est l’eau du baptême qui sauve et que les baptisés doivent honorer les promesses de leur baptême d’aimer Dieu et d’aimer les autres « comme soi-même. » 

Champion

La Vierge se présente comme la Reine du Ciel. Elle confirme sa mission à Adèle : prier pour la conversion des pécheurs. Elle demande à Adèle (et à nous) de faire plus que de communier : il nous faut travailler à la vigne du Seigneur (dont il est question dans la parabole de la vigne (Mt 20, 1-16a), c’est à dire se mettre à son service, collaborer à son œuvre, afin de recevoir notre salaire : la vie éternelle.

Car « le patron » ne tolère pas que nous ne travaillions pas à ouvrir les portes du Royaume à tous nos semblables. Marie rappelle aussi la parole de Jésus à Thomas qui voulait vérifier qu’il était bien ressuscité : « Heureux ceux qui croient sans voir ». Elle demande à Adèle de se faire catéchiste et d’inciter ses semblables à recourir aux sacrements, nous rappelant que c’est par les sacrements que l’Esprit de Dieu nous pénètre et travaille à notre perfection. Elle promet de nous apporter son  aide.

Pontmain

Une fois de plus, la vierge demande de prier et atteste de l’efficacité de la prière : si on le prie, son fils nous exaucera en peu de temps ! La croix brandie devant les enfants par la Vierge rappelle l’importance du sacrifice de son fils et, sans doute, la nécessité de commémorer ce sacrifice en pratiquant le rite de l’Eucharistie et la prière du Vendredi de la Passion, tous les 1er vendredis du mois. 

L’Eucharistie signifie aussi que le sacrifice de son fils Jésus, sur la croix, a toujours tout son sens, au cas où les hommes sembleraient l’oublier. 

La phrase écrite « mon fils se laisse toucher » insiste sur la capacité de compassion de son Fils Jésus à l’égard de ceux qui invoquent son pardon. 

L’émotion et les attitudes de la Vierge nous rappellent qu’elle est profondément humaine. Elle sourit à plusieurs reprises et bat même des mains en mesure au rythme du cantique ; puis, elle devient triste avant de sourire à nouveau et redevenir triste un peu plus tard 

Le frémissement au coin des lèvres devant la croix du Fils, souligne que sa douleur de mère est toujours aussi intense et que c’est à aussi à ce titre qu’elle a participé au travail de rédemption du Fils. 

Gietrzwald

La prière est la condition pour que les « choses aillent mieux ! » Le 30 juin 1877, l’apparition dit, en polonais : « je désire que vous récitiez le rosaire*  tous les jours ». Sollicitée, la réponse de la Vierge Marie fut toujours : « Priez et récitez le rosaire ; les prêtres seront libérés ; les malades guériront ; la Pologne regagnera son indépendance. »

Fatima

Le message de Fatima porte sur la prière* et les fins dernières**.

Notre Dame de la Prière

Notre Dame du Rosaire est dans le catholicisme une des nombreuses dénominations de la Vierge Marie, donnée depuis qu’elle s’est présentée sous ce vocable à saint Dominique, au XIIIe siècle à Prouille. L’Ordre dominicain en fut un ardent propagateur. Tout commence lorsque saint Dominique, originaire d’Espagne, entame ses prédications dans le pays cathare et décide pour cela de se fixer dans la ville proche de Fanjeaux. Il a en 1208 une apparition de la Vierge Marie qui se présente sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire et qui lui tend un chapelet. Les dominicains seront d’ardents propagateurs du Rosaire

** Les fins dernières 

Cette expression concerne les questions, parfois regroupées sous le vocable général d’eschatologie : la fin des temps, le jugement, le ciel, le purgatoire, l’enfer et la résurrection de la chair. A Fatima, la Vierge confirme l’existence du ciel et du purgatoire. Deux notions qui, après avoir effrayé les chrétiens des siècles précédents, avaient pratiquement disparu du culte chrétien contemporain. La souffrance offerte, les sacrifices et la prière intense, sont le moyen de guérir les malades, d’obtenir la paix, de sauver les âmes de l’enfer, parce qu’ils interviennent en réparation des offenses commises envers Dieu. La dévotion à Marie est un moyen d’obtenir le salut : Marie déclare en effet que non seulement son fils veut se servir de Lucie Dos Santos         (voyante de Fatima) pour faire connaître et aimer la Vierge, mais aussi « veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. À ceux qui s’y adonneront, je promets le salut et ces âmes seront chéries par Dieu. Les malades peuvent guérir, mais ils doivent se convertir et demander pardon. 

Le message religieux de Fatima

Selon sœur Lucie (dans son dernier livre publié en 2006), tout le message sous-jacent aux apparitions de Notre-Dame de Fatima est le suivant : « Pendant l’intégralité du message, en commençant par les « apparitions de l’Ange », nous trouvons un appel à la prière et au sacrifice offerts à Dieu par amour et pour la conversion des pécheurs. » En 1967, le pape Paul VI exprimait cette même idée dans l’Exhortation apostolique Signum Magnum : « La contemplation de Marie nous encourage, en fait, à la prière confiante, à la pratique de la pénitence, à la crainte de Dieu et nous rappelle souvent ces paroles par lesquelles Jésus-Christ a annoncé que le royaume des cieux est proche : « repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 15 ; Mt 3, 2 ; Mt 4, 17), et son avertissement sévère : « à moins que vous vous repentiez, vous périrez tous de même » (Lc 13, 5). »

La consécration de la Russie et du monde à Marie, demandée par sœur Lucie, en 1940, au pape Pie XII, est considérée par l’Église catholique comme une demande émanant de Notre-Dame de Fátima. Si l’on confie la Russie au cœur de Marie et si l’on communie « les premiers samedis », la Russie se convertira. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde et une autre guerre (1939/45) commencera. Le pape Pie XII répond à cette demande et consacre le monde en 1942 au Cœur immaculé de Marie. Le pape Jean-Paul II réitère cette consécration en 1982, 1982 et 1984. Le pape François le fait à son tour en 2013. Le 16 juin 2010, le Liban et le Moyen-Orient sont consacrés au Cœur Immaculé de Marie. Cette célébration s’est déroulée au sanctuaire de Notre-Dame du Liban en présence de représentants de l’épiscopat libanais, du nonce apostolique Mgr Gabriele Giordano Caccia, ainsi que de personnalités politiques. 

A travers les révélations de ce qu’on nomme le secret de Fatima, Dieu nous rappelle que si les hommes ne se convertissent pas et ne reviennent pas à l’Evangile, ils périront (vision de l’enfer*) ou subiront les affres de régimes athées (communisme). Il nous rappelle aussi que seules la prière (voir prière de l’ange de Fatima**) la pénitence et l’intercession de la Vierge, (consécration d’un pays au cœur de Marie), peuvent conduire au salut et à la paix, et « sauver » les pécheurs, sachant que ce sont les hommes qui préparent eux-mêmes leur châtiment. (Dieu nous incite seulement à prendre le bon chemin, mais respecte la liberté qu’il nous a donnée). 

La Vierge sous entend que les prières peuvent sauver les âmes qui souffrent en enfer (au Purgatoire) : « Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs ; pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et il y aura la paix. »

Le message de l’ange de Fatima

Les apparitions de la Vierge ont été précédées de trois apparitions d’un ange en 1915 et 1916. Cet ange qui s’est présenté aux voyants sous le titre de « l’ange du Portugal » invite les enfants à prier et leur enseigne une prière : la prière de l’ange de Fatima.


Statue de « l’Ange du Portugal »sur le lieu des apparitions de Fátima.
Par Castinçal — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=26653733

Cette « prière » est composée de deux courtes phrases. « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas. » D’autres prières rapportées par les enfants, et qu’ils ont dit être communiquées par la Vierge Marie sont parfois associées ou confondues avec la prière de l’ange.

Les secrets de Fatima

Les secrets de Fátima sont trois révélations, ou visions, qui auraient été adressées en 1917 par la Vierge Marie à Lúcia dos Santos et ses cousins Jacinta et Francisco Marto dans la petite ville de Fátima au Portugal. Le terme des trois secrets de Fátima est régulièrement utilisé, mais il s’agit en fait des trois parties d’une unique révélation (ou vision) donnée le 13 juillet 1917, révélation que la Vierge Marie aurait demandé de ne pas divulguer immédiatement. En juillet-août 1941, rédigeant son troisième Mémoire sur les apparitions, Lúcia dos Santos (devenue sœur Lucie) précise, pour la première fois, que ce secret comprend trois éléments différents : « Le secret comprend trois choses distinctes, écrit-elle, et j’en dévoilerai deux ». Les deux premiers secrets sont officiellement publiés en 1941, le troisième n’est révélé qu’en l’an 2000 par le pape Jean-Paul II. Celui-ci, révélé tardivement, a entraîné de nombreux débats avant et après sa divulgation. 

Les trois parties du secret de Fatima

La première partie est une vision de l’enfer. « Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions morts d’épouvante et de peur. Puis nous avons levé les yeux vers Notre Dame qui nous a dit si gentiment et si tristement : « vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs, pour les sauver*, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et il y aura la paix. »

Commentaire : est-ce à dire qu’on peut sauver les âmes condamnées à l’enfer par la prière ou est ce que la Vierge utilise ici le sens du mot « enfers » dans celui qu’il avait à l’époque judaïque de royaume de la Mort ?

La deuxième partie du secret concerne une révélation privée faite oralement par la Vierge aux trois enfants. Ce secret concerne la Russie et la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie –  la guerre va finir, nous sommes en 1917 – mais si l’on ne cesse d’offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI*, en commencera une autre pire encore. « Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnuesachez que c’est le grand signe que Dieu vous donne, qu’Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour empêcher cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés ; le Saint-Père aura beaucoup à souffrir ; diverses nations seront détruites. À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi, etc. »

* Pie XI

Né Ambrogio Damiano Achille Ratti le 31 mai 1857 à Desio, dans le royaume de Lombardie-Vénitie, dans la province de Monza et de la Brianza (Italie) est le 259e pape de l’Église catholique. Élu le 6 février 1922, son pontificat est marqué par le règlement de la question romaine, avec la reconnaissance et l’institution de l’État de la Cité du Vatican, par les accords du Latran, en 1929. Il est confronté à la montée du communisme, du fascisme et du nazisme en Europe. Il meurt au Vatican le 10 février 1939. Le 2 Février, Benito Mussolini accepte la proposition d’Adolf Hitler de transformer le pacte anti-Komintern en une alliance militaire défensive. Le 6 Février, Neuville Chalmberlain déclare aux Communes que toute menace contre les intérêts vitaux de la France entraînera l’assistance du Royaume-Uni.

La troisième partie du secret se présente comme une vision allégorique susceptible de diverses interprétations. Sœur Lucie écrit au pape Jean-Paul II,  le 12 mai 1982, son interprétation du secret : « La troisième partie du secret se réfère aux paroles d’avertissement de la Vierge contenues dans le deuxième secret : « Sinon la Russie répandra ses erreurs à travers le monde, favorisant guerres et persécutions envers l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites« . ».

La religieuse estime que cette vision était conditionnée par le fait que nous acceptions la demande de la Vierge de consacrer la Russie à son Cœur Immaculé. Sœur Lucie conclut : « Comme nous n’avons par tenu compte de cet appel du message*, nous constatons qu’il s’est réalisé ». Mais dans son courrier, elle précise bien que, pour elle, ce n’est pas Dieu qui a puni le monde, mais que les malheurs sont les conséquences des actes des hommes. Elle écrit : « Et ne disons pas que c’est Dieu qui ainsi nous punit ; au contraire, ce sont les hommes qui préparent eux-mêmes leur châtiment. Dans sa sollicitude, Dieu nous avertit et nous incite à prendre le bon chemin, respectant la liberté qu’il nous a donnée ; c’est pourquoi les hommes sont responsables. 

PS) En 1942, le pape Pie XII avait bien consacré le monde au coeur de Marie, mais pas la Russie ; il faudra attendre Jean Paul II et les papes suivants.

Que faut-il en penser ?

D’après le Cardinal Bertone, les deux premiers secrets, dévoilés depuis longtemps, ne posent pas de problème d’interprétation et « concernent avant tout la vision épouvantable de l’enfer, la dévotion au Cœur immaculé de Marie, la deuxième Guerre mondiale, ainsi que la prédiction des très graves dommages que la Russie, abandonnant la foi chrétienne et adhérant au totalitarisme communiste, devait apporter à l’humanité.

D’après le cardinal Ratzinger, les enfants ont fait l’expérience d’une vision de l’enfer pendant « un instant terrible » ; le but de cette vision était de leur permettre de (ou les aider à) « sauver les âmes des pécheurs ». Ratzinger précise que le « critère pour la vérité et pour la valeur d’une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même ». Ce type de message est crédible uniquement s’il renvoie « à l’unique révélation publique » qui est Jésus-Christ. Il ajoute que dans les révélations privées reconnues par l’Église (et donc aussi dans celle de Fatima) leur but est de nous aider à comprendre les signes des temps et à trouver pour eux la juste réponse dans la foi.

Toujours selon le cardinal, « les visions ne décrivent pas de manière photographique les détails des événements à venir, mais résument et condensent sur un même arrière-plan, des faits qui se répartissent dans le temps en une succession et une durée qui ne sont pas précisées ». Ainsi, pour l’Église, les visions sont un condensé « de temps et d’espace en une image unique » qui, en règle générale, ne peuvent être déchiffrées qu’a posteriori. C’est pourquoi les éléments visuels de la vision n’ont pas un sens historique concret : c’est la vision dans son ensemble qui compte, et celle-ci ne peut être comprise qu’après coup. 

Dans le déroulement des événements de l’attentat dont il a été victime, le pape Jean-Paul II voit « une main maternelle (de la Vierge Marie) pour guider la trajectoire du projectile », permettant au « Pape agonisant » de s’arrêter « au seuil de la mort », et ainsi éviter que la mort du pape, vue par des enfants de Fatima, ne se réalise jusqu’au bout. Pour le pape, « les situations auxquelles fait référence la troisième partie du secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé ».

Mais il ajoute : « l’appel de la Vierge de Fatima à la conversion et à la pénitence, lancé au début du XXe siècle, demeure encore aujourd’hui d’une actualité stimulante. L’invitation insistante de la très Sainte Vierge Marie à la pénitence n’est que la manifestation de sa sollicitude maternelle pour le sort de la famille humaine, qui a besoin de conversion et de pardon. 

Beauraing

La Vierge se présente avec le titre de mère de Dieu et Reine des cieux. Elle promet de convertir les pécheurs. Elle réclame qu’on l’aime et qu’on aime son fils et même qu’on se sacrifie pour elle. Cet amour et ce sacrifice qu’elle réclame pour elle et son fils peuvent être interprétés comme le souhait de la Vierge de considérer qu’elle fait « Un »avec son fils, de la même manière qu’à Amsterdam, plus tard, elle réclamera d’être co-rédemptrice de l’humanité avec son fils.  

Banneux

La Vierge déclare son identité : mère du sauveur, mère de Dieu. Au nombre des qualificatifs qu’elle choisit au cours de ses apparitions, ici, elle se déclare vierge des pauvres et vient pour soulager la souffrance.  Comme à chaque apparition, elle insiste sur la prière. La Vierge demande qu’on croit en elle ! Elle, croit en Mariette Beco. Enfin, comme presque à chaque fois, elle désigne une source et demande une chapelle : une source pour guérir les souffrances, une chapelle pour prier.

L’île Bouchard

La Vierge invite pas moins de 11 fois à la prière récitée ou chantée et mentionne le fait qu’elle est bien conçue sans péché, l’Immaculée conception. En demandant de prier pour la France, Marie marque son attachement à la « fille aînée de l’Eglise ». En rappelant que Jeanne Delanoue*  a implanté ici une congrégation des sœurs, et qu’il faut prier pour la France, Marie signifie qu’elle s’inscrit dans l’histoire humaine et dans l’histoire chrétienne de la France. 

Betania / Paroles et messages de la Vierge

 (Traduction effectuée à partir de l’anglais sur le site miracle hunter)

  • Marie, comme à Amsterdam, vient pour réconcilier les peuples et leur donner les conditions de la vraie paix ; mais la tâche est ardue et suppose la miséricorde : générosité entraînant le pardon et beaucoup de volonté.  « Je viens les réconcilier, les rechercher, leur donner la foi qui a disparu dans les bruits et le fracas d’une ère atomique qui est sur le point d’éclater. Mon message est un don de foi, d’amour et d’espoir ; plus que tout, il apporte la réconciliation entre peuples et nations. C’est la seule chose qui peut sauver ce siècle de la guerre et de la fin éternelle ; si un changement ne s’opère pas et qu’il n’y a pas de conversion, le monde périra sous le feu, la guerre et la mort » ( 1984 )
  • Betania au Venezuela, c’est un lieu pour tous, même ceux qui ne sont pas catholiques. 
  • « Je suis la réconciliatrice des peuples … Je viens vous réconcilier (25 Mars 76). Ma fille, je souhaite que vous leur fassiez sentir ….l’importance de ma nouvelle apparition en tant que réconciliatrice des peuples et des nations (22 /8 76). Ta tâche est ardue de transmettre mon message d’amour et de réconciliation à tous les peuples  (25 3 78). Je viens appeler l’humanité à se réconcilier avec ses frères … Je viens donner la paix au monde » (8 12 86)
  • « C’est de miséricorde dont ce pays a besoin … c’est ce dont les familles ont besoin … c’est aussi ce dont les enfants et les mères abandonnées ont besoin … »
  • « Voici qu’ils naviguent contre le courant divin de la paix, de l’amour et de l’unité fraternelle ..! Pensez qu’il suffit de construire l’amour dans chaque acte. Beaucoup de volonté est nécessaire. »
  • « Enfants, je touche le cœur de mes fils et de mes filles afin qu’ils puissent augmenter leur foi, afin qu’ils puissent ouvrir leur cœur à l’amour de mon divin fils, et à la grâce de l’Esprit Saint. Les enfants, celui qui sait vivre selon la doctrine de « mon Jésus » a trouvé son trésor et en le trouvant, il brisera les chaînes du passé qui l’ont embourbé … laissant la lumière s’approcher de lui … ouvrant les yeux … pour commencer à fraterniser avec tous ses frères ..!  » 8 11 89
  • La Vierge redit l’importance capitale de la famille et du respect de la vie et attire l’attention sur la préservation de l’innocence des enfants et le sort des mères célibataires. 
  • « Mes petits, comme la créature innocente est belle … aidez les enfants, souriez aux mères solitaires… mais elles ne sont pas seules, je suis avec elles. »  (25 5 89) …car la famille sera l’espoir d’un monde nouveau ..! »  (25 3 76) … » Ainsi, avec courage, efforcez-vous d’accomplir vos actes avec la vérité de l’amour qui exprime le respect envers la vie et envers la dignité de la famille ..  »  (13 5 89) 
  • Profitant du cadre paysager de l’apparition, Marie vante la beauté du monde et la nécessité de la préserver. « Que la nature est belle ! » (25 5 89) « Je vous invite, au crépuscule, à la prière, à méditer, à penser et sentir dans vos âmes la beauté de l’amour, la beauté de la vie, et celle des couleurs variées des plantes, des fleurs et les fruits …Fils et filles, vous êtes pèlerins … prenez soin de notre terre avec dévotion » (2 4 89)
  • Marie insiste pour nous dire que son apparition est bien réelle et non le fruit de notre imagination ; mais nous ne connaîtrons la vérité de certaines choses « qu’au fil du temps ».
  • « Ma présence parmi vous n’est pas un rêve, elle est réelle. Il y a quelques secondes, vous m’avez vue monter au ciel avec mes bras ouverts, avec une pluie de roses, de couleur rouge, qui représentent le cœur de mon divin Jésus. Fils et filles, tout cela vous semble un rêve … mais c’est une vérité vivante, et unique »  (15 8 89)
  • « Ma fille, mes enfants, Je vois qu’il est très difficile pour vous de comprendre certaines choses, mais au fil du temps, vous comprendrez la vérité. »
  • Marie est notre mère protectrice et encore plus de ceux qui souffrent et utilise les mots d’une mère. Mère éducatrice, elle compare aussi son rôle à celui du semeur, une image qu’on retrouve dans les évangiles ; de manière très poétique, elle nous demande de la « sentir » afin de laisser  la grâce de l’Esprit nous atteindre. (les gens témoignent d’effluves très agréables). Ses apparitions sont comme la graine du semeur. Le 13 mai … « Je vais vous bercer dans mes bras ( 27 11 78) Je vous laisse me sentir … ainsi la grâce du Saint-Esprit peut entrer pleinement en chacun de vous ( 25 1 85). Mon chagrin est le chagrin de chacun d’eux, leur chagrin est mon chagrin … leur joie est ma joie, leur peine est ma tristesse. »  (25 5 89)
  • « Enfants, je suis la mère des affamés … Je suis l’espoir des assoiffés … et des affligés qui ont besoin d’aide et de protection. » ( 21 6 89 ) 
  • « Oui, fils et filles, je veux vous protéger des tentations du monde, afin que vous puissiez suivre la volonté de Dieu pour être digne de sa miséricorde et de son amour infini. » (8 9 89) 
  • « La seule vérité existante devrait être de pratiquer ce qui est bon et de mener une vie généreuse ..! Je te garde ici dans mon coeur ..! » ( 5 1 90) 
  • « Fille, partout où je place mes pieds, c’est comme semer la graine … »
  • Marie nous prodigue ses conseils avec beaucoup de franchise, de liberté et de modernité et nous encourage à l’optimisme et à l‘engagement, y compris dans les médias.  Elle rappelle l’importance de l’Eucharistie et de la prière pour réparer les infidélités des pécheurs.  
  • « Voici venir le grand moment du grand jour de la lumière ; la conscience de ce peuple bien aimé doit être violemment secouée afin que les gens mettent de l’ordre dans leur maison et offrent à Jésus la juste réparation pour les infidélités journalières qui sont perpétuées par les pécheurs. » 
  • « Vous êtes ici pour apprendre et me laisser entrer dans vos coeurs pour les modeler et les rendre dignes du corps mystique ..! »  (21 6 87) 
  • « N’arrêtez pas de porter ma médaille miraculeuse afin d’être protégés … distribuez-la, aussi, généreusement, afin que les pécheurs soient convertis ; les malades peuvent être guéris et les valeurs morales du monde d’aujourd’hui peuvent être rétablies ..! »  (6 7 87)
  • « Mes enfants, je prie chacun d’entre vous de réparer vos vies, avec la pénitence et la prière nécessaires pour mériter la justice de Dieu, offensée de nos jours par les hommes … de l’autre, il est très important pour vous d’assister fréquemment à la sainte messe et de recevoir l’Eucharistie … afin que la nourriture de mon divin fils puisse vous aider de telle sorte que vous vous sentiez éclairé intérieurement par une lumière inconnue. » (28 3  89)
  • « Vous devez vous préparer le plus tôt possible … par exemple : semer la doctrine, le catéchisme, pratiquer les exercices spirituels, l’évangile et surtout l’Eucharistie. La communion est la nourriture de l’âme » (1 4 89)
  • « Enfants, je suis encore ici parmi vous pour vous appeler à être optimistes, constructifs, 9 4 89, votre tâche doit être de transmettre la foi, de prier, d’être charitables  de prendre des positions claires dans les médias des communications sociales … » 
  • « Votre position doit être libérée du conditionnement humain, de votre jugement de base sur la vie, de votre activité personnelle, pour être un témoignage de foi, d’espoir et de la charité. » 
  • « Ma fille, je souhaite que vous leur fassiez sentir la valeur de la prière. »
  • Marie nous livre un message d’espoir : bien que la spiritualité ait baissé, rien n’est perdu si on observe le commandements d’amour du Fils. Ce fils qui est venu surtout pour les rebelles et qui aime chacun pareillement « quelle que soit sa caste,  sa race ou sa religion ! ».
  • A la fin, nous dit la Vierge : « Vous serez tous sauvés ! » mais il faudra nous laver (nous convertir) et pratiquer l’Eucharistie. C’est à travers Marie que nous bénéficions de la grâce de l’Esprit et que nous arrive la foi. 
  • « Les hommes ont diminué leur potentiel, en ce qui concerne leur spiritualité ..! C’est pourquoi, obéissez humblement aux enseignements des commandements de mon Fils. Il vient redonner la vie ..! N’importe qui, indépendamment de sa race, de sa caste, de sa religion, est pour Lui,  le même … « 
  • « La doctrine et l’Évangile sont accomplis par la foi qui vient du cœur de ceux qui me cherchent .. Et je vous le dis, vous serez tous sauvés ; le Seigneur vous répète :  » Celui qui mange Mon Corps et boit Mon Sang sera sain et sauf … » 
  • « Il ne vient pas pour rassembler seulement les bons, mais aussi les rebelles, pour les faire boire à la fontaine des eaux saintes afin qu’ils puissent laver leurs têtes, leurs mains et leurs pieds, pour leur conversion ..! »  (6 3 88) 
  • « Jésus, mon fils bien-aimé, souhaite que vous viviez tous dans mon cœur maternel, avec les charismes et les grâces du Saint-Esprit. » (16 2 89) 

Kibeho

La Vierge se présente en disant «Ndi Nyina wa Jambo» (Je suis la Mère du Verbe) : ce qui est synonyme de «Umubyeyl w’Imana» c’est à dire «Mère de Dieu». Les paroles et messages de la Vierge, à Kibeho, peuvent être condensés ainsi :

1° Un urgent appel au repentir et à la conversion des cœurs : « Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous ! » «Convertissez-vous quand il en est encore temps ! »« Si vous ne vous repentez pas et ne convertissez pas vos cœurs, vous allez tous tomber dans un gouffre ».

2° Un diagnostic de l’état moral du monde : «Le monde se porte très mal » (« Ngo isi imeze nabi cyane »). « Le monde court à sa perte, il risque de tomber dans un gouffre («Ngo isi igiye kugwa mu rwobo »), c’est-à-dire « être plongé dans des malheurs innombrables et incessants ». Le monde est en rébellion contre Dieu, (ubu isi yarigometse), trop de péchés s’y commettent. Il n’y a pas d’amour ni de paix ». 

3° Appel à la vigilance : « L’incroyance vient sans qu’on s’en aperçoive. » (Ngo ukwemera n’ubuhakanyi bizaza mu mayeri). C’est une des paroles mystérieuses dites plus d’une fois par la Vierge à Alphonsine dans les débuts des apparitions, avec demande de la répéter aux hommes.

4° La souffrance salvifique  

Ce thème est un des plus importants dans l’histoire des apparitions de Kibeho. Surtout chez Nathalie Mukamazimpaka. Pour un chrétien, la souffrance, par ailleurs inévitable dans la vie d’ici-bas, est un chemin obligé pour parvenir à la gloire céleste. La Vierge a dit à ses voyantes, notamment à Nathalie le 15 mai 1982 : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ». Ou encore : « L’enfant de Marie ne se sépare pas de la souffrance ». Mais la souffrance est aussi un moyen d’expier pour le péché du monde, de participer aux souffrances de Jésus et de Marie pour le salut du monde. Les voyants ont été invités à vivre ce message d’une façon concrète, à accepter la souffrance dans la foi et dans la joie, à se mortifier (« kwibabaza ») et à renoncer aux plaisirs (kwigomwa) pour la conversion du monde. Kibeho est ainsi un rappel de la place de la croix dans la vie du chrétien et de l’Eglise.

5° Priez sans cesse et sans hypocrisie

Les hommes ne prient pas ; et même parmi ceux qui prient, beaucoup ne prient pas comme il faut. La Vierge demande aux voyantes de prier beaucoup pour le monde, apprendre aux autres à prier, et prier à la place de ceux qui ne prient pas. La Vierge nous demande de mettre plus de zèle à prier, et à prier sans hypocrisie. « Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent. » Ainsi parlait la Vierge à Alphonsine, le 15 août 1983, puis le 28 novembre 1983.Marie lance également des appels à la conversion, à l’humilité et à l’amour du prochain.

6° Il faut faire acte de dévotion envers Marie, 

Celle ci est concrétisée notamment par une récitation régulière et sincère du chapelet et en particulier le chapelet des sept douleurs*. La voyante Marie Claire Mukangango dit avoir reçu des révélations au sujet de ce chapelet. La Vierge aime ce chapelet. Connu autrefois, celui-ci était tombé dans l’oubli. Notre-Dame de Kibeho désire qu’il soit remis en honneur et répandu dans l’Eglise. (Mais le Chapelet des Douleurs ne supplante pas le Saint Rosaire).  Marie associe une fois de plus la prière et le sacrifice à la capacité des hommes à recevoir la grâce de l’Esprit qui leur permettra de surmonter les tribulations du monde. Le titre souligne l’association de la mère à la souffrance de son fils et vient conforter sa demande à Ida Peerdeman, à Amsterdam, à être reconnue comme co-rédemptrice.

7° La Vierge désire qu’on lui construise une chapelle en souvenir de son apparition à Kibeho. Ce thème remonte à l’apparition du 16 janvier 1982 à Alphonsine et revient à plusieurs reprises au cours de cette année-là, surtout chez Nathalie avec de nouveaux développements.

San Nicolas de los Arroyos

1 – L’humanité est en train de se perdre 

« En ce moment, l’humanité tient à un fil. Beaucoup de coeurs n’acceptent pas mon invitation à la prière et à la conversion. Je veux guérir mes enfants de cette maladie qu’est le matérialisme ; toute l’humanité est contaminée. Partout où mes messages ont été rapportés, il semblerait que l’on ait prêché aux cimetières. Il n’y a pas eu la réaction attendue. Il y a l’obscurité partout et des « distractions» qui se répandent. L’athéisme inonde les nations. Partout, Dieu est absent. Aujourd’hui, tant de cœurs sont victimes de Satan ! Mes visites se prolongent car l’humanité est entrée dans une période dramatique. L’homme n’a-t-il pas compris qu’il doit être au service de Dieu ? Beaucoup d’entre vous se détruisent dans le péché. Quand Il était sur la terre, mon Fils vivait seulement des choses du Ciel. Jonas 4 :11 : «Et moi je n’aurai pas pitié de Ninive la grande ville où il y en a plus de cent mille êtres humains qui ne savent distinguer la droite de leur gauche et des bêtes sans nombre»

2 – Ce n’est pas ce que souhaite Marie

« Que personne ne soit condamné et puisse chercher la force du Seigneur. Je veux guérir mes enfants de cette maladie qu’est le matérialisme ; Je veux les aider à découvrir le Christ et je veux leur faire connaître que le Christ l’emporte sur tout. Que personne ne soit condamné et puisse chercher la force du Seigneur. Mais le travail de Dieu s’accomplira. La justice de Dieu sauvera le juste. Mes pauvres enfants, mon cœur désire que vos âmes vivent pour toujours.

3 – Satan, qui sait sa fin proche, dépense ses dernières forces

« Le prince du mal sait que son triste royaume arrive à sa fin. C’est pourquoi il répand son poison avec toute sa force. Il en aura encore un peu. Sa fin approche. L’ennemi a déjà été combattu ; sa fin est proche. Il profite de sa dernière chance qui réside dans la faiblesse de l’homme orgueil. »

– Il faut que le monde se convertisse

« Vous avez été choisie pour rapporter la demande urgente du Christ Jésus pour que le monde se convertisse. Mon Fils Jésus demande la conversion. Récitez le Rosaire, et faites savoir au Seigneur que votre conversion l’accompagne. » 

5 – L’homme doit puiser sa force pour se convertir dans l’Eucharistie, l’obéissance au pape, la prière et le jeûne.

« C’est dans l’Eucharistie qu’il devient encore Sang et Corps. Les prêtres doivent suivre le pape, car marcher avec lui c’est marcher avec mon Fils lui-même. C’est seulement par la prière et la conversion que vous retournerez à Dieu. Je demande d’eux la prière, le jeûne et la conversion. Vous êtes tous une partie du corps mystique qui est l’Eglise dont la tête est le Christ. Sur terre, le vicaire de mon Fils est responsable de la continuité de ce Corps. C’est pourquoi vous devez suivre votre pape. Voilà ce que je dis à ceux qui me sont consacrés. Renouvelez-vous par la prière, une prière intense. Beaucoup d’âmes refusent mon invitation à la prière et à la conversion. »

6 – Marie confirme les propos de son fils : « Le Rédempteur offre à l’humanité sa propre Mère, Médiatrice de toutes les grâces. 

Mon cœur de mère a déjà préparé les cœurs pour les convertir. Je viens du Ciel afin de vous guider vers le Christ. Je viens du ciel afin de vous conduire vers le Christ. Faites-le savoir. »

La Salette 

Le Fils est courroucé par l’attitude « du peuple ». Objet du « courroux » du Fils : les gens travaillent le dimanche et offensent le nom de Dieu par leurs jurons. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion. Le carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens. » 

      A quoi servent les apparitions ?  Que nous apprend Marie ?

      Le mot magistère désigne le pouvoir d’enseignement, l’autorité doctrinale ou ceux qui les détiennent. Dans l’église catholique, le magistère désigne l’autorité en matière de morale et de foi de l’ensemble des évêques et spécialement du pape, sur  les fidèles catholiques.

      On suppose que déclarée « Mère de l’Eglise catholique », Marie a l’autorité nécessaire pour exercer ce magistère.

      Ci-après, nous allons voir ce que Marie, à travers ses Apparitions, fait de ce « pouvoir de nous enseigner » qui lui est donné. D’aucuns ne voient pas beaucoup l’intérêt spirituel de « s’intéresser » à Marie, qui selon eux, n’a été qu’une instrument exemplaire permettant l’incarnation de Jésus. Pourtant, l’examen des apparitions de Marie révèle beaucoup de choses intéressantes :

      • Marie confirme d’abord les quatre dogmes mariaux
      • Ensuite, elle précise son rôle dans l’Eglise. Mère éducatrice et mère de l’Eglise, elle met le focus sur des vérités évangéliques qu’on a tendance à oublier.
      • Les Evangiles parlent peu de Marie et ne lui prêtent que peu de prises de parole : sept en tout !  Au contraire, ils nous vantent ses qualités de silence et de méditation : « Marie méditait ces paroles en son cœur ». Dans les Apparitions privées, c’est tout le contraire, Marie parle beaucoup et il nous a fallu nous livrer à un difficile exercice de synthèse pour les analyser toutes. Les Apparitions constituent un apport décisif à la mariologie*. 

        *La mariologie est la branche de la théologie chrétienne qui étudie la place de Marie, mère de Jésus-Christ, dans le mystère du salut du monde**. 

      1 – Rappel : les sept prises de parole de Marie, dans les évangiles

      Deux de ces paroles mariales s’adressent à l’Ange, deux à Elisabeth, deux à Jésus et une aux serviteurs des Noces de Cana.

      La première parole de Marie est prononcée lorsque l’ange lui annonce la conception de Jésus et que Marie lui répond : « Comment cela se fera-t-il, je connais point d’homme ».

      La deuxième parole de Marie à l’Ange suit la première : « Voici la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ».

      Les troisième et quatrième paroles de Marie sont prononcées lors de la visite à sa cousine Elizabeth.  Marie salua sa cousine Elisabeth à la manière dont on se disait bonjour chez les Juifs : « La Paix soit avec Toi !» La quatrième parole de Marie est aussi prononcée à ce moment, c’est le Magnificat. Egalement intitulé « Cantique de Marie » ou « Cantique de la Vierge »; le Magnificat est tiré de l’Évangile de Luc, 1, 46-56  

      « Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge
      sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. »

      La Cinquième Parole de Marie a été prononcée après les trois jours d’absence de Jésus et son recouvrement au Temple. C’est l’amour des retrouvailles, de l’inquiétude qui s’apaise : « Mon enfant pourquoi avoir agi ainsi envers nous ? »

      Les deux dernières paroles de Marie ont été prononcées aux Noces de Cana. D’abord à l’adresse de son Fils Jésus : « Ils n’ont plus de vin ». Puis, à l’adresse des serviteurs : « quoiqu’il vous dise, faites-le ». 

      ** L’Histoire du salut

      L’histoire du salut est le dessein bienveillant du Père (Ep 1, 9-14) se poursuivant dans le temps, avant de s’achever dans la Gloire. Elle est, en définitive, l’histoire des alliances (cf. Prière eucharisti­que 4). La création est son point de départ, vite déconcerté par le péché originel, refus de l’alliance première ; l’alliance avec Noé fonde, pour ainsi dire, les valeurs positives des religions natu­relles, et donc de leur liturgie, en dépit de leurs plus ou moins grandes dégradations. L’alliance avec Abraham est, historiquement, le vrai départ des relations d’amitié entre Dieu et les hommes ; elle aboutit à l’Alliance du Sinaï, acte de naissance du Peuple de Dieu, dans la grande liturgie du désert. Les infidélités d’Israël, dès le Veau d’or et dans toute l’histoire de l’Exode, dans celle des juges et des rois, amènent les prophètes à annoncer une Alliance nouvelle que le Fils de Dieu incarné scellera lui-même dans son sang. Après le Calvaire, l’histoire du salut intègre progressivement les fils adoptifs engendrés par l’Église, grâce à l’Esprit du Fils, dans la vie de Dieu, jusqu’à ce que la Jérusalem céleste soit au complet : « Lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 28). Le Sinaï, le Calvaire et la Jérusalem céleste sont les repères essen­tiels de l’histoire du salut.

      2 – La Vierge confirme les quatre dogmes mariaux*. 

      A pratiquement chacune de ses apparitions, Marie rappelle qu’elle est la mère de Dieu, reine de la terre et du ciel, vierge et conçue sans péché. A Tepeyac : « Je suis la toujours Vierge sainte et Mère de Dieu ». A Lourdes, Marie confirme son immaculée conception. A l’Île Bouchard, elle rappelle qu’elle a été conçue sans péché et montre son attachement à la FranceA Champion, Marie se présente comme la reine du ciel. A Beauraing, la Vierge se présente comme la mère de Dieu et la Reine des cieux. A Kibeho : « Je suis la Mère du Verbe. » A Lourdes, Champion, Gietrzwald, Beauraing, L’Île Bouchard et Kibeho, Marie se déclare reine de la Terre et du ciel. Enfin, elle avoue à une voyante que son corps n’avait pas subi la corruptibilité. 

      * Les quatre Dogmes mariaux

      En 431, le concile d’Ephèse proclame le dogme de la maternité divine. En 649, le pape Martin 1er, au synode de Latran, proclame le dogme de sa virginité perpétuelle. En 854, Pie IX définit le dogme de l’Immaculée conception : Marie n’a pas été atteinte par le péché originel. En 1950, Pie XII définit le dogme de l’Assomption. 

      3 – Au cours des apparitions, Marie précise son rôle

      Marie, mère de l’église

      « Le pape François a décidé l’inscription au calendrier romain de la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, « Mère de l’Eglise », a annoncé le Bureau de presse du Saint-Siège, le 3 mars 2018. Cette décision, établie par un décret publié par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a pour objectif de développer la “vraie piété mariale“. A partir de cette année, tous les diocèses et les paroisses célébreront tous les ans la fête de “la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise“, le lundi de la Pentecôte.

      Cette célébration officielle souligne une caractéristique de la Vierge Marie, qui est à la fois mère du Christ et de l’Eglise. Déjà présente dans la foi chrétienne des premiers siècles, avec saint Augustin et saint Léon le Grand, puis reprise par les auteurs spirituels et les papes, cette qualification de la Vierge Marie comme Mère de l’Eglise avait été établie officiellement par Paul VI en 1964, à la fin du concile Vatican II.

      Marie, avocate de l’humanité auprès du Fils

      Comme le dit le « je vous salue Marie » (la prière à Marie) Marie, à qui on demande de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort », Marie est notre irremplaçable avocate auprès de son Fils. A Fatima, il apparaît clairement que la dévotion à Marie est une voie essentielle de notre salut, et la dévotion à son cœur, la source du salut d’une nation (Russie). La prière et notamment la récitation du Rosaire (ou du chapelet des 7 douleurs) est le moyen le plus sûr de nous assurer son soutien. 

      Marie, dispensatrice de grâces 

      Marie, parce qu’elle est « pleine de grâces », nous les dispense généreusement. A Lourdes, et San Nicolas de Los Arroyos, elle nous rappelle ce rôle de dispensatrice de grâces. A Betania, elle demande de la « sentir » physiquement pour que la grâce de l’Esprit nous pénètre, car c’est à travers elle, aussi, que passe la grâce de l’Esprit et que nous arrive la Foi. A San Nicolas de los Arroyos, dans un message, le Fils rédempteur offre à l’humanité sa mère « médiatrice de toutes les grâces ».

      Marie éducatrice

      Mère se fait éducatrice pour guider les âmes vers le salut ; elle se compare à un semeur, une comparaison que ne renierait pas le Fils !  

      Marie réconciliatrice en qualité de « Dame de tous les peuples« 

      A Betania, Marie vient pour réconcilier les peuples et leur donner les conditions de la vraie paix ; la Vierge dit à Maria Esperanza Medrano ce qu’elle devait dire quand des gens mettaient en cause sa mission :

      « Si on vous demande quels messages vous avez reçus, répondez textuellement : “Notre Mère est venue sous le nom de Marie, Vierge et mère, réconciliatrice de peuples et nations, et son message est de nous engager pour rendre un meilleur service à l’Eglise catholique. Nous tous chrétiens nous devons accomplir ce service en nous réconciliant les uns les autres, car la réconciliation est promotrice des droits humains, de justice sociale, de renouvellement et de charisme. Et la réconciliation postule la vérité, l’amour, la réparation et la liberté de conscience, pour que nous puissions vivre en suivant la doctrine que Jésus nous a laissée” ».

      Marie, prophétesse des temps modernes

      D’une façon générale, les chrétiens ne croient que ce qui les intéresse dans la Bible. Celle-ci révèle que « Dieu est amour », qu’il envoya Son Fils mourir pour les péchés de l’humanité (Jean 3 :16). Jésus enseigna que nous devons aimer Dieu et notre prochain, y compris nos ennemis (Matthieu 5 :44 ; 22 :36-40). Au cours des siècles, ces nobles enseignements ont été accueillis, mais pas toujours suivis par ceux qui se disent chrétiens. Cependant, ce même Dieu a envoyé des prophètes pour avertir Son peuple, et le monde, que s’ils ignoraient Ses instructions et violaient Ses lois, ils en subiraient les terribles conséquences (voir Deutéronome 28). Cet aspect crucial des enseignements bibliques n’a jamais été populaire. 

      Malheureusement, la plupart des avertissements que Dieu donna par Ses prophètes n’ont pas été pris en compte. Notre monde moderne devrait être prudent et tenir compte des prophéties bibliques, car leurs avertissements sont essentiellement focalisés sur la fin des temps – sur l’époque où nous vivons. Certains critiques affirment que le Dieu de l’Ancien Testament était un tyran sanguinaire, qui prit plaisir à détruire le monde par un déluge ; ils ignorent à quel point l’humanité était méchante et corrompue ; ils ne voient pas que Dieu cherchait, pour le bien des hommes à stopper leur mauvais comportement (Genèse 6 : 5-13).

      Avant d’envoyer le déluge, Il envoya Noé, un prédicateur de la justice (2 Pierre 2 : 5), pour avertir le monde de ce qui aller arriver. Les avertissements de Noé durèrent environ cent ans (Genèse 5 : 32 ; 7 : 6). Cela s’accorde avec la façon d’agir d’un Dieu d’amour. Les Écritures proclament : « Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3 : 7). Bien que Dieu ait donné un avertissement pendant tout un siècle, seuls Noé et sa famille tinrent compte du message. Les autres continuèrent à « vivre comme ils l’entendaient », jusqu’à ce qu’il fût trop tard et qu’ils périrent dans le déluge (Matthieu 24 : 36-39).

      Plus tard, Dieu choisit de travailler avec la nation d’Israël. Il bénit les Israélites et Il leur donna Ses lois, afin qu’ils soient un exemple pour le monde (Deutéronome 4 :1-8). Cependant, les Israélites, à l’esprit rebelle et indépendant, oublièrent Dieu ; ils violèrent Ses lois et ils suivirent d’autres religions (Jérémie 7 :22-26). Loin de Se désintéresser de Son peuple choisi, Dieu envoya une série de prophètes pour les avertir que, s’ils ne changeaient pas leurs voies, ils récolteraient de graves conséquences, y compris de terribles défaites et la captivité.

      Les prophètes de Dieu avaient reçu pour instructions : « Crie à plein gosier […] annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés » (Ésaïe 58 : 1). Au lieu d’être attentifs aux avertissements divins, les Israélites ignorèrent, s’en moquèrent, persécutèrent et même assassinèrent les prophètes de Dieu. Ils demandèrent à Ésaïe : « Ne nous prophétise pas des vérités [des vérités désagréables] ; dis-nous des choses flatteuses » (Ésaïe 30 :10) – et par la suite, Ésaïe fut scié en deux par ses compatriotes.

      Ils menacèrent aussi Jérémie : « Ne prophétise pas au nom de l’Éternel, ou tu mourras de notre main » (Jérémie 11 :21). Plusieurs fois, il fut jeté dans un cachot par son propre peuple (Jérémie 37 :14-16 ; 38 : 6). Pour avoir violé les lois de Dieu et méprisé Ses prophètes, les nations d’Israël et de Juda perdirent la protection divine ; ils furent vaincus par leurs ennemis et emmenés en captivité en Assyrie et à Babylone. Ils payèrent un lourd tribu pour ne pas avoir tenu compte des avertissements divins.

      Mais quel rapport y a-t-il avec nous, aujourd’hui ? Jésus n’a pas seulement mandaté Ses disciples de prêcher l’Évangile au monde entier (Marc 16 :15), Il leur a aussi donné un message pour les « brebis perdues » de la maison d’Israël (Matthieu 10 : 6) Jésus a aussi dit à Ses disciples que ce ne serait pas un message populaire (Matthieu 10 :16-20). La plupart de ceux qui se disent chrétiens, aujourd’hui, croient à tort que les prophéties de l’Ancien Testament ont été accomplies, et qu’elles ne sont plus d’actualité. Jérémie appela cette époque « un temps d’angoisse pour Jacob », et il ajouta : « Vous le comprendrez dans la suite des temps » (Jérémie 30 : 7, 24).

      Dieu veut que ce message d’avertissement soit délivré à Son peuple, parce qu’Il a déclaré : « Ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure » (Ézéchiel 33 :11).

      D’autres voix commencent à sentir la dangereuse direction vers laquelle nos nations se dirigent. Des douzaines de livres et d’articles ont été publiés, ces dernières années, révélant le stupéfiant déclin dans la moralité, et l’augmentation du crime, de la violence, des divorces, de l’abus de drogues et de la confusion religieuse. Ces mêmes problèmes affligèrent les anciens empires grec et romain, avant leur effondrement.

      Dieu envoie Marie nous prévenir de l’urgence que le monde a changé et qu’il faut mettre ses pas dans ceux du Seigneur, s’il veut s’épargner « corruption, calamités et guerre » et échapper au « châtiment final » dont elle montre à voir des images horribles aux voyantes, à plusieurs reprises (visions du purgatoire et de l’enfer). Tiendrons-nous compte de ces avertissements ou répèterons-nous les erreurs de nos ancêtres ? 

      4 – Marie éducatrice rappelle avec force que le Monde risque de passer à côté du Salut

      1 – Le monde court à sa perte. Si les hommes ne se convertissent pas ils périront. 

      Le XXème siècle est le premier siècle où se produit une déchristianisation massive, particulièrement en Europe et qui se poursuit au début du XXI ème. C’est sans doute la raison pour laquelle les apparitions de la Vierge se font plus nombreuses et que ses messages prennent souvent la tonalité grave d’un avertissement sévère au Monde !  

      Le monde est corrompu et court à sa perte ; c’est la corruption de l’humanité qui est la cause de nos malheurs.

      Notre monde a divergé du chemin tracé par le Fils 

      Le diagnostic de l’état du monde dressé par Marie rejoint un constat que tout le monde peut faire. Avec le triomphe du modèle capitaliste et de la société de consommation, le monde devient de plus en plus matérialiste et délaisse une spiritualité chrétienne s’inscrivant à contre courant des valeurs que cette société mondialisée promeut : réussite sociale, richesse, individualisme, égoïsme, matérialisme, jouissances diverses….ce faisant, les gens ne se rendent pas compte qu’ils ont bifurqué du chemin qui conduit à leur éternité ! Et si jamais ils conservent une spiritualité, celle ci ne se traduit pas assez souvent en actes. « Les chrétiens ne le sont que de nom », se désespère la Vierge.

      La politique de la Russie, dont la Vierge demandait la conversion à Fatima en 1917, représente une réalité politique inspirant l’inquiétude, en 2018.

      « La Russie est le fléau de l’humanité ; priez pour qu’elle se convertisse. Ma fille, offre tes douleurs pour la conversion de la Russie. La Russie, la Russie détruira tout. » Depuis Fatima, le destin de la Russie semble suspendu à sa dévotion au cœur de Marie. Tous les papes, depuis cette date, ont satisfait à cette demande de la Vierge.

      Commentaire : l’actualité, en ce milieu d’année 2018, nous permet de comprendre pourquoi la Vierge, et même Jésus, ont dénoncé la Russie comme un fléau. Après les années du communisme, son athéisme, sa persécution religieuse et ses millions de morts,  c’est à un nationalisme ardent que la Russie semble s’être abandonnée sous Poutine, menaçant la paix mondiale : main basse sur la Crimée, guerre de Syrie, manœuvres permanentes d’intimidation aux frontières européennes, tentatives d’influencer le jeu démocratique au moment des élections. Curieusement, nous remarquerons qu’à aucun moment au cours de ses apparitions, la Vierge ne fait mention de l’Orthodoxie. Le patriarcat de Moscou, proche du pouvoir russe, ne lui donne sans doute pas très envie d’en parler…

      Comme le dit la mystique Adrienne Von Speyr, le monde ne veut pas se laisser transformer !

      Résultat : le père est courroucé !

      Marie nous dit qu’elle doit intervenir souvent, avec le Fils, pour calmer la colère du PèreDans la Bible, Yahvé était déjà souvent en colère contre le peuple élu !

      Les raisons qu’a Dieu d’être courroucé ! 

      • Déchristianisation de l’Europe ; évanouissement du spirituel ; laïcisme en France.      
      • Mariage gay et lesbien
      • Travail le dimanche
      • Matérialisme et consommation effrénée, produisant égoïsme et individualisme.
      • Pornographie et violences sexuelles, y compris dès l’école.
      • Pma et Gpa / eugénisme : qu’il s’agisse de femmes seules ou de couples de femmes, l’institutionnalisation par la société d’une prise en charge médicale de procréation à travers un don de sperme anonyme soulève de nombreuses questions d’ordre éthique. Tout comme le marché des gamètes : le New York Fertility Institute, qui vise le « service premium », recrute des donneuses à l’université Columbia, de préférence brillantes et de taille élancée. La London Sperm bank a créé une application vous alertant quand le donneur idéal correspondant au profil enregistré a été trouvé…(Le Point du 31 Mai 2018). Cependant, la vérité commande de dire, qu’en 2018, 95% des dons ne sont pas le fait d’un tiers, mais de l’un ou l’autre des parents. La gestation pour autrui qui fait disparaître la dimension co-créatrice puisée dans l’amour d’un homme et d’une femme et promeut la marchandisation du corps, soulève pareillement de graves problèmes éthiques. La sélection des embryons, le choix du sexe notamment, est déjà une première étape vers l’eugénisme. Grave aussi le problème des embryons surnuméraires ; ces vies, mises en conserve, sont bien plus qu’un phénomène biologique ; l’homme, doté par Dieu du pouvoir invraisemblable de pouvoir faire naître la vie, les congéler ou les détruire, c’est « congeler ou détruire » l’union sacrée qui s‘est nouée entre Dieu et les deux parents, co-créateurs de toute vie.    
      • Suicide assisté. 
      • Divorce et éclatement des familles
      • Evanouissement de l’éducation religieuse dans les familles (en Europe), 
      • Persécution des chrétiens dans de nombreux pays 
      • Militarisation et budgets d’armement colossaux, alors que règnent encore le manque d’éducation, la pauvreté, la maladies la faim…
      • Spéculation en tout genre. L’argent roi.
      • Racisme, sexisme, homophobie, harcèlements physiques et psychologiques 
      • Extrémisme des religions : excision, terrorisme religieux en tout genre
      • Politiques migratoires contredisant l’accueil chrétien aux déracinés et aux persécutés.
      • Maltraitance des enfants et des personnes âgées 
      • Personnes laissées sans toit (SDF) 
      • Chômage évacuant la dignité de l’homme, empêchant son épanouissement et le privant de ses moyens de subsistance.
      • Esclavagisme et exploitation de l’homme par l’homme
      • Pédérastie (dont celle du clergé)
      • Insuffisante attention portée aux plus faibles et aux handicapés.
      • Politiques ne protégeant pas assez la famille 
      • Politiques pro-avortement sachant que Dieu est seul maître de la vie.
      • Travail des enfants 
      • Comportement de certains prélats (Curie romaine) 
      • Lotos et jeux d’argent 
      • Manipulations génétiques d’embryons
      • Violence gratuite dans les films, les séries TV, les jeux vidéo.
      • Incivilités touchant tous les aspects de la vie et signifiant un recul proportionnel du respect dû à l’autre. 
      • Mise en avant, comme une normalité, de la théorie du genre et des pratiques sexuelles déviantes, même si certaines sont à la source de vraies souffrances et méritent compréhension et tolérance.   
      • Ecarts de richesse en augmentation entre les pays et les individus
      • Manque de respect envers Dieu, ses prêtres et ses croyants

      L’Auteur de cette corruption est Satan ; il a même réussi à s’introduire dans l’Eglise ; mais à la fin, Satan sera vaincu !

      « L’Auteur de cette corruption est Satan. » (à Kibeho). A San Nicolas de los Arroyos : « Satan sait que sa fin est proche et dispense ses dernières forces. » « A la fin, Satan sera vaincu parce que le Père sait tout et peut tout en une seconde ; lui seul permet ce qui se produit dans le monde. »

      Oui, l’enfer et le purgatoire existent et il y aura bien jugement !

      A Fatima, Beauraing, Kibeho, et San Nicolas de los Arroyos, la Vierge appelle à la conversion et prévient du pire si les hommes ne changent pas. A Fatima et Kibeho, à travers des visions, Marie fait toucher du doigt aux voyants la réalité de l’enfer, du purgatoire et du Paradis. 

      5 – Mais comment faire ? 

      5-1- D’abord prendre conscience que l’âme est le plus important !

      « Occupez vous plutôt de vos âmes et mon fils s‘occupera de vos affaires ! Vous rendez vous compte que l’âme est le plus important ? » Marie nous dit qu’il faut privilégier l’âme, car elle seule compte, et pas le corps ni le Monde ! A Lourdes : « Il faut faire pénitence pour se sauver, car seule l’âme compte et que le bonheur n’est pas de ce monde ; le salut de l’âme passe bien avant celui du corps ;  le bonheur n’est pas de ce monde mais de l’autre. »

      Saint Paul, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens (2Co 4,13-5,1) nous dit en écho des propos de la Vierge, que l’important est « un édifice construit par Dieu », qui ne se voit pas, et non notre « tente » terrestre, qui se voit, mais n’est que du provisoire : « Même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour ….et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas. Ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel…même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes. » 

      Marie nous rappelle l’ordre des priorités dans notre vie

      Beaucoup prêtent à l’église catholique une sorte d’aversion pour le corps. En réalité, il s’agit, bien plus que du corps, de tout ce qui tire l’homme vers le bas. Si Marie force le trait en réduisant le corps à pas grand chose (saint Paul ne nous dit-il pas qu’il est le Temple de l’Esprit et Jésus, qu’il ressuscitera), c’est pour mieux souligner l’ordre des priorités.

      C’est de notre âme dont il faut se préoccuper d’abord, et si nous le faisons, « Dieu s’occupera de nos affaires ». Jésus nous l’avait déjà dit dans une parabole à propos du lis des champs. Mais il est bon de nous le rappeler. A partir du moment où on comprend que ce qui est premier est le salut de notre âme et que Dieu s’occupe de nos affaires, il est clair qu’on ne peut plus vivre comme avant !  Dans l’histoire où Jésus est accueilli par deux soeurs appelées Marthe et Marie, Jésus préfère Marie, qui l’écoute, à Marthe qui s’affaire à préparer le repas, pour nous confirmer cette priorité. (Luc 10, 38-42) 

      * La parabole du lis des champs 

      « Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » Mathieu 6, 28-34

      5-2- Redécouvrir le chemin qui mène au Père et au Salut 

      5-2-1- Obéir aux commandements et recevoir la force de l’Esprit 

      A Catherine Labouré (Paris)  : « Il faut obéir aux ecclésiastiques et observer les règles parce que l’obéissance au Père est chemin de perfection (He 5,7-9) ».

      L’obéissance, nous dit la lettre aux hébreux, (He 5,7-9) est chemin de perfection. La religion catholique n’est pas «  à la carte ». On ne peut pas prendre ce qui nous plaît et laisser le reste. Par exemple s’éviter d’aller se confesser ou de communier, parce que ces pratiques nous paraissent désuètes ou sans intérêt. La phrase mille fois entendue : « Je suis croyant, non pratiquant » n’a pas de sens pour celui qui a compris que le Christ, en rejoignant son père, a laissé aux croyants l’Eglise et les sacrements afin de les guider et leur faire bénéficier de la Force de l’Esprit de Dieu. Sans prêtres, pas de sacrements ; sans sacrements, pas d’Esprit saint. Sans prêtres et sans Esprit Saint, pas de guide pour discerner sa vie et avancer sur le chemin qui conduit au Père.

      Lettre aux hébreux He 5,7-9

      « Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit avec un grand cri, et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances, l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel. » 

      5-2-2- Prier, parce que la prière est l’aliment de l’âme et l’arme privilégiée du chrétien

      Pratiquement partout, Marie rappelle la nécessité de la prière. (Gietrzwald, Banneux, L’Île Bouchard, Betania, San Nicolas de los Arroyos). Ce faisant, elle ne fait que confirmer les propos de Jésus. (Mc 11,11-25) : « Ma maison sera appelée maison de prière…tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu et cela vous sera accordé. »  

      • Prier Dieu est la plus importante des actions humaines.

      Comme beaucoup sans doute,  je n’ai pas compris, jusqu’à aujourd’hui, l’importance de la prière. Je ne voyais pas en quoi la furie récitatoire de formules, observée aux couvents, processions et pèlerinages, pouvait amener Dieu ou la Vierge à octroyer quoique ce soit à ses récitants. Cela heurtait ma rationalité ; c’était comme se mettre des amulettes, dans un autre genre. Rosaire et chapelet m’apparaissaient désuets. Pourtant, à force d’entendre la Vierge demander aux voyantes et voyants de prier instamment, je me suis mis à douter, au point que maintenant, moi même, je prie autant que je peux ! C’est aussi parce que j’ai compris une mécanique qui m’était restée voilée : ce sont les vivants qui, par leurs prières, peuvent sortir les morts du mauvais endroit où ils sont tombés. Effectivement, si on souhaite agir pour le bonheur éternel d’êtres qui nous sont chers, la prière se charge d’un intérêt tout différent ! Mais pas besoin d’être mort pour bénéficier des bienfaits de la prière ! La prière est aussi décisive pour les vivants.

      C’est elle qui permet de bénéficier de l’aide de Dieu, directement ou par l’intermédiaire de la Vierge, pour débloquer des situations apparemment sans issue. Je présume que cette aide est plus facilement obtenue pour des avancées spirituelles que matérielles, mais Dieu qui veut notre bonheur tout court, s’il ne nous rendra jamais riche, peut favoriser des situations contribuant à notre bonheur terrestre. Surtout, la dévotion à Marie, par la prière, est une voie de Salut et doit donc être priorisée par rapport à d’autres actions humaines. C’est par la prière des vivants que les âmes du Purgatoire (de l’enfer ?) sont sauvées. Marie nous dit haut et fort que si les actes sont importants, (entendre les œuvres destinées à aider son prochain), le mieux qu’ait à faire un chrétien est de prier.

      Pourquoi ? Parce que si n’importe quel homme généreux peut agir pour le bien de son prochain sur terre, seul un  chrétien, par sa prière, peut sauver une âme du Purgatoire et de l’enfer. Et le salut d’une âme, qui donne accès au bonheur éternel, est d’un prix sans commune mesure avec les améliorations apportées à la condition humaine ; même si, au nom de l’amour, il nous est interdit de les négliger, car le bien qu’on fait à nos semblables, c’est à Jésus qu’on le fait ! 

      C’est la prière qui conduit à la conversion des pécheurs et qui sauve les âmes 

      Au Laus : « Il faut construire un lieu de prière pour la conversion des pécheurs. » A Champion, la mission d’Adèle Brise est de prier pour la conversion des pécheurs. A Fatima, la prière peut sauver les âmes qui souffrent en enfer ; la dévotion à Marie est une voie de salut ( ainsi que la dévotion d’un pays (Russie) au cœur de Marie.) A Betania, Marie rappelle l’importance de l’Eucharistie et de la prière pour réparer les infidélités des pécheurs. A la fin, tout le monde sera sauvé, mais il faut se convertir et pratiquer l’Eucharistie. A Kibeho, il faut prier sans cesse et surtout pour ceux qui ne prient pas.

      La prière catholique du « je vous confesse à Dieu » – on n’y fait plus attention – demande bien que la vierge, les anges et les saints et même nos semblables, prient le Seigneur en réparation de nos péchés ! 

      Je confesse à Dieu tout puissant ; je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en paroles, par action et par omission ; oui j’ai vraiment péché ; c’est pourquoi je supplie la bienheureuse vierge Marie, les anges et tous les saints, tt vous aussi mes frères de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

      La prière à Marie est assurément une voie de salut, ainsi que la dévotion d’un pays (Russie) à son cœur. (Fatima) Il faut prier sans cesse et faire acte de dévotion envers Marie en récitant le Rosaire (ou le chapelet des 7 douleurs). On demande à la Vierge de prier pour nous, parce que c’est l’arme principale de son intercession. Pourquoi lui répète- t-on à chacune des prières que nous lui adressons (le « Je vous salue Marie »), de « prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », si ce n’est que c’est la prière qui est notre meilleure arme pour obtenir le pardon de Dieu, Père et Fils.   

      Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
      Le Seigneur est avec vous.
      Vous êtes bénie entre toutes les femmes
      Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
      Sainte Marie, Mère de Dieu,
      Priez pour nous pauvres pécheurs,
      Maintenant et à l’heure de notre mort.

      En conséquence, la vierge demande de construire des lieux de prière !  Le Laus, Banneux, Kibeho,

      On comprend mieux maintenant l’importance de tous ceux qui se sont retirés du monde, dans des monastères et les couvents, afin de se vouer à une vie de prière. Par sa pratique assidue, ils sauvent les âmes. Il importe de distinguer le clergé régulier et le clergé séculier* même si tous prient, bien évidemment ! 

      * Le clergé régulier et séculier 

      Le clergé séculier est le clergé qui vit « dans le « siècle » » (du latin : sæcularis) au milieu des laïcs, par opposition au clergé régulier qui vit « selon une « règle » de vie » (du latin : regularis) dans une abbaye, un couvent, ou un prieuré, et qui ont prononcé des vœux et vivent en communauté  (moines et religieux). Les membres du clergé séculier ont pris des engagements religieux, mais leur principale caractéristique est d’être engagés dans la vie séculière et non en communauté.

      Alors que le clergé régulier s’engage dans les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, le clergé séculier ne prononce aucun vœu, seulement les engagements de célibat (de ne pas vivre en couple) et d’obéissance (de manière générale à l’Église, par l’intermédiaire de chaque supérieur hiérarchique). Les membres du clergé séculier sont soumis à la règle canonique et sont tenus de réciter les différentes prières de l’Office divin. Cependant il se peut qu’un clerc séculier, comme un prêtre, décide d’entrer dans une congrégation religieuse, et donc, en plus de ses engagements, s’ajoutent et se mêlent les vœux religieux. Ce clergé séculier est composé des diacres, des prêtres et des évêques diocésains.

      5-2-3- Revenir à une foi simple et se faire humble.

      Dieu cherche toujours ce qui est petit et simple. « Le péché d’orgueil conduit à tous les péchés du monde ; l’humilité est le principal fondement de tout ; seuls les humbles peuvent me plaire » ; « l’enfer est rempli d’êtres orgueilleux ; obéis à ton père spirituel ; baise le sol en acte d’humilité. » (Kibeho, Lourdes…).

      La vraie lutte qui traverse le cœur humain, nous dit Monseigneur Luciano Alimandi, est celle entre l’humilité et l’orgueil. Jésus connaît parfaitement le cœur humain, c’est pourquoi son évangile, du début à la fin, est une exhortation à devenir petits, à « se faire pauvres en esprit », comme le proclament les Béatitudes, parce que les premiers seront les derniers ! Parce que celui qui s’exalte sera humilié et celui qui s’humilie, exalté ; parce que celui qui veut être le premier parmi vous doit être le serviteur de tous ; parce que « apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » (Mathieu 20,16 ; Luc 14,11 ; Marc 10,14 ; Mathieu 11,29). Parce que Marie dit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

      5-2-4- Il faut œuvrer par des actes car l’Amour est premier.

      L’amour est premier et il faut agir plus ! 

      Il faut suivre l’exemple du Fils qui a montré comment vivre, combattre le matérialisme (Saint Nicolas de Los Arroyos), servir Dieu avant les plaisirs du monde et l’humanisme (qui fait de l’homme son but) ; « il importe de ne pas être chrétiens que de nom ! » Il faut éduquer les enfants dans la Foi. Au nom des actes, à Champion, Marie rappelle : «Tout le monde doit travailler à la vigne du Seigneur, c’est à dire se mettre à son service, collaborer à son œuvre afin de recevoir le salaire de la vie éternelle, se faire catéchiste. » 

      Les familles doivent retrouver le moyen de leur plénitude 

      Marie redit l’importance de la famille et du respect de la vie. « Dans les familles, il faut montrer plus d’amour et de respect réciproque entre homme et femme ; plus de mansuétude l’un pour l’autre, aussi. Homme et femme doivent fuir le péché de la chair et la luxure. Le péché d’impureté offense beaucoup le Seigneur. »

      5-2-5- Accepter la souffrance dans la Foi et l’offrir à Dieu

      Le rôle de la souffrance dans la religion catholique est ambigüe ; d’une part, comment Dieu pourrait-il avoir soif de notre souffrance s’il nous aime ? D’autre part, c’est bien par la croix, donc par la souffrance, que s’est manifesté l’amour du Fils pour ceux qu’il est venu sauver. Il nous a sauvés jusqu’à offrir sa vie en souffrance.

      Il ne s’agit, bien sûr, pas de rechercher la souffrance, mais de porter un autre regard sur elle lorsqu’elle se présente. La vertu de la souffrance salvatrice de Jésus sur la croix*, cause de scandale pour beaucoup d’hommes d’aujourd’hui et mystère de Dieu, est rappelée par Marie.

      A Kibeho : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ; il faut accepter la souffrance dans la Foi et dans la joie. Il faut offrir sa souffrance à Dieu. » « Offre tes souffrances, ma fille …ceux qui sont fils de Dieu devront souffrir avec lui pour partager sa gloire. Il est très important de sauver l’âme ; le corps n’a pas d’importance ; il vaut la peine de souffrir pour jouir, ici, éternellement. » La souffrance offerte et les sacrifices sont les moyens de guérir les malades, d’obtenir la paix, et de sauver les âmes, parce qu’ils réparent les offenses faites à Dieu.

      Commentaire autour de la souffrance

      Au delà de l’amour porté jusqu’au niveau d’une souffrance offerte, mériter le bonheur est une constante de la vie humaine. Dans le Bouddhisme, on paye dans la vie suivante ce qu’on a mal fait pendant la vie précédente. Et le principe d’éducation anglo-saxon : « no pain, no gain », nous rappelle avec bon sens que sans souffrance, il n’y a pas de gain. La Vierge nous informe qu’elle souffre (continue à souffrir) beaucoup pour le monde, afin d’atténuer la colère du Père et sauver les âmes. Elle nous invite à joindre notre souffrance à la sienne et, à défaut, nos prières, jeûnes et sacrifices.

      Marie confirme une chose qu’on voudrait ne pas avoir entendu : on n’arrive pas au ciel sans souffrir ! J’avoue avoir été surpris d’entendre la Vierge répéter que nous parvenions au Ciel par la croix. Je croyais ce vocabulaire, utilisé longtemps par l’Eglise, dépassé. Or cette insistance de la Vierge ne peut être fortuite.  On constate d’ailleurs que c’est un véritable chemin de croix que nombre de voyantes et voyants ont dû emprunter toute leur vie ! Le petit voyant de Fatima, saint Francisco Marto, n’en est qu’un exemple parmi d’autres.

      Ce qu’il faut comprendre c’est que les voyantes ont été choisies en raison de leur capacité à comprendre que leur souffrance avait un sens, celui de sauver nombre d’âmes ; elles sont aidées constamment dans cette tâche par Marie, qui les assure en permanence de son soutien. Mais toutes les voyantes n’ont pas été appelées à participer à cette « offrande ». Car être invité à joindre sa souffrance à celle du Christ est ….un honneur ! Je comprends ce que cette observation peut avoir d’inaudible dans notre société de confort et de jouissance et pourtant cela est ! Adrienne von Speyr** et Chiara Luce Badiano***  pour prendre deux exemples récents, illustrent bien l’alliance mystérieuse qui se noue, dans la souffrance, avec Dieu.

      A leur propos, si Dieu a créé l’homme libre, un certain nombre d’humains est « élu par Dieu », c’est à dire destiné à une mission à laquelle ils peuvent se soustraire dans l’absolu, probablement, mais ne s’en soustraient généralement pas : ainsi de certaines personnes élues pour joindre leur souffrance à celles du Christ, parce que le Christ sait, à l’avance, qu’elles ont les moyens d’accepter et supporter cette épreuve. Mais nous ne sommes pas tous appelés à souffrir, dans notre chair, comme ces grands témoins.

      En disant tout cela, j’ai bien conscience que les théologiens m’objecteront que je n’ai rien compris à la souffrance chrétienne ; mais je suis un  » petit » et comprends, « comme un petit », ce que dit Marie, qui ne s’adresse pas aux théologiens, mais bien à des gens comme moi et leur parle de manière à être comprise d’eux !

      Le bouddhisme tibétain, aussi, accorde valeur à la souffrance ; la pratique du Tong-Len

      Victor Frankl, un psychiate juif, emprisonné par les nazis durant la seconde guerre mondiale, déclara un jour:  » l’homme est prêt à toutes les souffrances, tant qu’il peut y déceler un sens. » il a déterminé que la survie ne reposait pas sur la jeunesse ou la force physique, mais sur cette force qui découle de la volonté et la faculté de trouver du sens ; dans le bouddhisme et l’hindouisme, la souffrance est le résultat de nos actions négatives passées ; Dans le Talmud, puisque  » Tout ce que Dieu fait, il le fait pour le mieux ! », la souffrance est une des voies mystérieuses de Dieu, pour notre bien ! la souffrance aguerrit et renforce, mais rend plus sensible, aussi, ouvre plus vers les autres ; la pratique bouddhique du Tong-Len, ( donner/recevoir), permet de prendre en charge la douleur de l’autre, y compris physiquement : par l’aspiration, on aspire la douleur de l’autre et par l’expiration, on lui redonne de la bienveillance et de la paix ;

      Et si la souffrance était l’élément le plus fondamental qui nous lie aux autres ?

      Quand Dieu choisit la souffrance de son fils comme moyen d’expiation de la faute originelle des hommes ( bien que les théologiens nous expliquent que Dieu ne fait qu’abandonner le corps de son fils à la méchanceté humaine) ne nous indique-t-il pas, en même temps, que souffrir est ce qui nous rapproche le plus les uns des autres ? C’est en souffrant que le Christ est le plus profondément homme et c’est en partageant notre souffrance avec lui, qu’on est, sans doute, le plus en communion avec lui.

      Dieu se satisfait de notre souffrance à supporter avec amour et patience les difficultés que la vie nous ménage ! 

      Pour la plupart d’entre nous, le chemin de croix dont parle la Vierge est à entendre comme nos efforts quotidiens pour vivre avec amour et patience, toutes les difficultés que la vie nous ménage – et elles sont nombreuses ! Mais pourquoi s’étonner de cette phrase de la Vierge, puisque l’apôtre Paul (Rm8,14-17) nous dit bien que puisque nous sommes devenus enfants de Dieu par l’Esprit saint (baptême et confirmation), nous sommes aussi ses héritiers, avec le Christ, « ….si du moins nous souffrons avec lui, pour être avec lui dans la gloire ». 

      La mort de Jésus en croix est à la fois scandaleuse et le plus beau signe de l’amour d’un père pour ses  » autres enfants » que nous sommes !

      Ce thème de la souffrance m’a beaucoup interrogé, car enfin, il y avait mille autres moyens pour Dieu de faire payer aux hommes le prix de leur rupture avec lui !

      A-t-Il choisi d’imposer cette souffrance à une personne à laquelle n’importe quel père humain n’aurait jamais consenti : son  fils ? Le théologien Bernard Sesboüé dit plutôt que Dieu a laissé son fils libre de manifester son amour jusqu’à l’extrême de la souffrance et de la mort ; ce sont les hommes qui l’ont crucifié et l’agneau de Dieu a accepté de leur abandonner son corps en sacrifice ; et le pire n’est encore pas là ; il ne lui a pas demandé seulement de souffrir, il lui a demandé bien plus : d’abandonner son statut de fils de Dieu pour vivre comme un homme.

      Ne faut-il pas qu’un tel Père nous aime plus que tout, pour s’imposer une telle épreuve à lui- même, et l’autoriser à Son unique Fils ? La légende de saint Augustin et l’ange* nous dit bien que le mystère de la Trinité, et donc de l’amour divin, est incompréhensible pour la raison humaine. Et comme l’Eglise est un même corps, ses branches que nous sommes – et c’est quand même un minimum – sommes invités à participer au sacrifice du Fils qui en est la tête, en joignant nos souffrances, même modestes, à la Sienne ! J’ai développé ce thème de la souffrance dans mon livre : « Souffrance, Sagesses et  Religions ».

      Et ne faut-il pas que Jésus nous aime plus que tout pour consentir, par une mort aussi cruelle, à donner l’exemple de l’amour le plus parfait ?

      Saint Augustin et l’ange : Augustin, originaire de Thagaste, fils de sainte Monique, fut maître de rhétorique à Milan où il menait une vie dissolue. Puis la Parole de l’évêque, le futur saint Ambroise, l’amena à se convertir et il fut baptisé à 33 ans. Revenu en Afrique, il fut sacré évêque d’Hippone en 395 ; c’est là qu’il mourut en 430. Sur la plage d’Hippone, Augustin réfléchissait un jour au mystère de la Trinité. Il repéra un enfant -était-ce un ange ?- qui, avec une coquille, s’appliquait à verser l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable. « O PVER QV/ ID HIC AG/IS, [ô enfant, que fais-tu ?] ET PUER RESPONDENS – TOTAM RIPAR/IAM IN FONTEM AP/PONERE PROPOSUI [Et l’enfant répondit : J’ai décidé de mettre toute l’eau de la mer dans ce trou] » L’évêque lui fit remarquer, en souriant, la vanité de ses efforts. L’ange lui répliqua qu’il était tout aussi déraisonnable de sa part de chercher l’explication du mystère de la Sainte Trinité. On ne peut pas en effet enfermer le mystère infini dans une formule, obligatoirement réductrice.

      ** Adrienne von Speyr

      Adrienne von Speyr in Langenbruck, Switzerland
      Par Photographe inconnu — http://www.ignatius.com/promotions/bookofallsaints/images.htm (see also http://www.vatican.va/news_services/or/or_quo/225q01.pdf pag. 9), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31538448

      Adrienne von Speyr, née le 20 septembre 1902 à La Chaux-de-Fonds et morte le 17 septembre 1967 à Bâle, est un médecin suisse, auteur de plus d’une soixantaine de livres sur la spiritualité et la théologie. Seconde fille d’une famille protestante de quatre enfants, Adrienne von Speyr était très pieuse, du fait de sa proximité avec sa mère et sa grand-mère. Elle se marie en 1927 avec Emile Dürr, un historien veuf, père de deux jeunes enfants. Il meurt en 1934. Entre-temps elle est devenue la première femme suisse à devenir médecinl’aboutissement d’études entamées avant son mariage.

      En 1936, elle se remarie avec Werner Kaegi. Aucun enfant ne naît de ces deux unions. Elle se convertit à la foi catholique après sa rencontre avec le théologien Hans Urs von Balthasar, qui demeura son confesseur tout au long de sa vie, et le confident auquel elle dicta la majeure partie de ses ouvrages. Elle reçut le baptême le jour de la Toussaint 1940. Avec le théologien, elle fonde l’Institut Saint-Jean, un institut séculier chargé de réinterpréter et de transmettre l’enseignement de saint Jean chez les Jésuites.

      En 1954, la maladie la terrassant, elle cesse son activité médicale, et meurt en 1967. Mystique catholique, stigmatisée à partir de 1942, elle décrit dans ses ouvrages de nombreuses visions de la Trinité, de la Vierge Marie et des saints. Sa conversion est le point de départ d’une vie spirituelle remplie de grâces inouïes, de visions, de révélations, de souffrances offertes (elle reçoit les stigmates en 1942). Cette vie mystique lui apporta une remarquable connaissance de Dieu. L’œuvre d’Adrienne est d’une parfaite sobriété, mais aussi d’une grande beauté. Commentaires scripturaires, exposés théologiques ou spirituels, rien ne semble dicté par l’extase. Le merveilleux n’abonde pas dans son œuvre. Directement « initiée » par le ciel, Adrienne parle sous « l’action mystérieuse et impressionnante du Seigneur » (Jean-Paul II). Malade, épuisée, elle mène dès 1954 une vie recluse de prière, de souffrance et de silence. Elle meurt à Bâle en 1967. 

      *** Chiara Luce Badiano

      Chiara Badano dite Chiara Luce (Sassello29 octobre 1971 – Sassello7 octobre 1990) est une jeune femme ayant appartenu au Mouvement des Focolari, morte à 18 ans d’un cancer des os. Déclarée vénérable par l’Église catholique romaine le 3 juillet 2008, elle a été proclamée bienheureuse le 25 septembre 2010 au Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, à Rome

      À la fin des vacances d’été de 1988, à la suite d’une partie de tennis, Claire, âgé alors de 17 ans, ressent une vive douleur à l’épaule. On croit alors à une déchirure musculaire, mais après trois mois la douleur s’amplifie et devient de plus en plus douloureuse. En 1989, les douleurs osseuses s’étant accrues, elle est admise à l’hôpital où on lui diagnostique une simple ostéosarcome en janvier 1989.

      Mais les douleurs augmentant encore, de nouveaux tests sont faits et en février 1989, on lui diagnostique finalement une forme de cancer des os parmi les plus graves et les plus douloureuses ; ses parents lui cachent la maladie dans un premier temps. Ce n’est que le 14 mars 1989- elle n’a pas encore 18 ans quand elle part pour sa première chimiothérapie- qu’elle découvre la gravité de sa maladie. Les soins sont de plus en plus intensifs, les métastases cancéreuses se multipliant. En avril 1989 sa maladie empire et elle devient paralysée des jambes. Le 5 juin Chiara est de nouveau opérée pour laminectomie dorsale, les médecins et infirmiers sont marqués par son attitude, elle ne cherche pas à fuir la souffrance, elle y voit une occasion d’être avec Dieu ; après l’opération priant à voix haute elle dit : « Pourquoi Jésus? Si tu le veux je le veux aussi ».

      Le 19 juillet 1989 elle est victime d’une hémorragie interne. Malgré sa maladie, elle reçoit des visites de ses amis et continue à suivre les activités des Focolari. Elle rencontre un ingénieur qui vit au Bénin et qui développe une mission pour les enfants ; Chiara se passionne pour son entreprise et fait don de toutes ses économies pour cette œuvre. Quand la souffrance diminue elle confectionne des petits objets qu’elle donne ou vend pour la mission au Bénin. Elle rentre chez elle et reste alitée chez ses parents à Sassello. Elle a alors une vie de prière importante, priant le rosaire et suivant la messe. Elle est convaincue que toute souffrance offerte à Dieu « porte du fruit », et décide alors de renoncer aux antidouleurs. Deux jours avant Noël 1989, elle a une crise et doit repartir à l’hôpital. Elle reçoit dans le même temps le sacrement des malades. Le 24 janvier elle est de nouveau opérée mais l’opération se révèle inutile. 

      Par Davide Papalini — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20663378

      Elle écrit alors sa vision de la souffrance : « Chaque instant est précieux et il ne faut donc pas le gaspiller. Si l’on vit ainsi, tout est pourvu de sens. Tout trouve sa juste dimension une fois qu’on l’offre à Jésus, même les moments les plus affreux. Donc, il ne faut pas laisser s’échapper la douleur : elle acquiert tout son sens en devenant une offrande à Lui ». Au cours des mois qui suivent, les douleurs aux jambes s’amplifient, au point qu’elle les appelle « mes jambes folles ». Peu de temps après les médecins considérant son cas désespéré décident de mettre un terme aux soins et le 18 juin elle sort de la clinique et rentre chez elle à Sasselo. Cependant Chiara Luce a souvent des moments de difficultés, elle répète souvent à ses amis : « Qu’il est difficile de vivre le christianisme jusqu’au bout ». De retour chez elle, elle reçoit une lettre de Chiara Lubich qui lui donne un nouveau nom focolari, celui de Luce (Lumière en italien). Cette amitié épistolaire est essentielle dans la vie de Chiara Luce Badano ; elle écrit à Chiara Lubich : « je dois tout à toi et à Dieu ».

      La souffrance continue d’être importante, souffrance qu’elle trouve difficile à vivre. Avec sa maladie elle regrette de ne pas pouvoir faire don de ses organes, mais obtient de pouvoir tout de même faire don de sa cornée. Chiara sachant sa mort proche décide de préparer minutieusement ses obsèques, les considérant comme un mariage. Elle demande d’être vêtue de blanc avec une ceinture rose, et choisit les chants de messe. Le 10 septembre, elle envoie une dernière lettre de salutations à tous les membres de la communauté des Focolari, par le biais d’un enregistrement sur une cassette audio. Les derniers mots qu’elle dit à sa mère sont : « Maman, au revoir. Sois heureuse parce que moi je le suis ». Elle meurt le 7 octobre 1990, à 4 h 10, après une nuit d’agonie, à l’âge de 18 ans. .

      5-3- Marie nous dispense un message d’espoir 

      A Betania, elle encourage à l’optimisme et à l’engagement y compris dans les médias. Même si la spiritualité baisse, rien n’est perdu si on observe le commandement d’amour ; « à la fin, tout le monde sera sauvé » 

      Mais il faut se convertir et pratiquer l’Eucharistie. Marie appelle à la miséricorde : une générosité conduisant au pardon et beaucoup de volonté. A San Nicolas de los Arroyos, Marie souhaite que personne ne soit condamné et que nos âmes vivent pour toujours en nous guérissant du matérialisme, en faisant découvrir le Christ. « Le travail de Dieu s’accomplit et la Justice de Dieu sauvera le Juste. »

      Marie rappelle opportunément qu’après notre mort, un monde existe. Nous devons vivre de manière qu’on mérite d’y habiter « au meilleur endroit ». 

      Comme beaucoup, je crois au ciel et enfant chrétien, j’avais peur de l’enfer dont les représentations m’effrayaient. Puis l’église catholique a semblé mettre en doute la réalité du Purgatoire et de l’enfer, peut être sous l’influence protestante (?) Et puis, catastrophe ! Dans plusieurs de ses apparitions la Vierge « emmène » avec elle des voyantes pour leur montrer le ciel, le purgatoire et l’enfer ! (Fatima, Kibeho)

      L’enfer existerait donc et il y aura jugement ! Car, nous dit Jésus, si le Père est miséricordieux, il est juste !  Le ciel, cet endroit où tout chrétien, et même tout musulman, rêve de finir, est resté longtemps une abstraction. Ici, la Vierge lui donne de la consistance.

      Premier humain ressuscité, elle est « montée au ciel » aussitôt, avec son corps, (dogme de l’Assomption) car, exempte du péché originel, son corps ne pouvait connaître la corruption.  En parlant de ceux qui meurent et qui désormais « font partie des nôtres », Marie donne un contour à cette communauté qu’est l’Eglise, ensemble de croyants vivants et morts.

      Elle montre aux voyantes des endroits magnifiques, et reprend les termes de versets bibliques évoquant le Paradis.

      A Fatima, Marie donne aux enfants qui la questionnent, des nouvelles de personnes déjà décédées : celle ci, grâce à leurs prières, se trouve bien au Paradis ; mais cette autre restera au Purgatoire jusqu’à la fin du monde ! Faut-il comprendre qu’à la seconde venue du Christ sur Terre (Parousie), les âmes qui sont encore au Purgatoire à cette date auront « automatiquement » accès au Paradis ? Dans cette hypothèse, j’espère pour eux (pour nous) que le Purgatoire n’est pas un endroit trop « invivable » et que le temps du purgatoire n’est pas le temps humain…J’ai déduit des exigences de la Vierge que peu, sans doute, accédaient directement au Ciel et que la majeure partie des humains faisait au moins un petit tour au Purgatoire ; en fait, je n’en sais rien ! 

      Le Monde est dans les mains de Dieu. On l’avait presque oublié. C’est rassurant ! 

      Ne vous énervez pas ! Le Monde est sous contrôle. Quand Marie dit que « Satan sera vaincu et que Dieu permet tout ce qui arrive et peut tout en une seconde », elle nous remet (si nous en étions sortis) dans une situation confiante vis à vis du futur de l’humanité. Ceci a aussi pour conséquence de nous faire regarder, d’un œil amusé, les tentatives humaines de l’Homme pour se soustraire au doigt de Dieu et son orgueil démesuré le conduisant à jouer au créateur d’un homme nouveau  et si possible éternel !

      En conclusion,

      En conclusion, c’est à une « révolution spirituelle » que nous appelle Marie. Sous entendu, l’économie comme la politique ne sont pas premiers comme moyens d’action, mais la spiritualité !  

      Si nous chassons le péché de nos vies, (qui entraîne corruption, guerres et calamités) et retournons à Dieu, Marie l’affirme et le répète « Lui s’occupera du bon déroulement de nos affaires ». Le combat à mener est donc spirituel.

      Par la prière intense, il faut faire pénétrer l’Esprit dans le cœur des peuples, car seul le coeur des hommes, pénétré de l’amour divin, agira de telle sorte que la corruption (entendre les mauvaises actions des hommes ) disparaîtra et que les conséquences de ces mauvaises actions posées par les hommes, guerres et calamités, disparaîtront, également ! Deuxième enseignement : pour « aller au ciel », il faut imiter le Christ et observer l’évangile. « Ou vous êtes de Dieu ou vous êtes du Monde ! » On vous donnera selon vos œuvres et cent pour un. «Regarde la place privilégiée de tous ceux qui ont tout abandonné pour Dieu ! » dit Marie aux voyantes, en leur montrant « le paradis ».

      Extraits

      Première apparition: 25 mars 1976 – 8h30

      « Ma fille…. voici la graine de gloire que je t’offre comme » Marie réconciliatrice des peuples et des nations « , car je viens vous réconcilier, vous tous ; la réconciliation est l’héritage de la fraternité divine de mon divin Fils ; ma fille, transmettez mon message à tous ; je vous garderai ici dans mon cœur à partir d’aujourd’hui et pour toujours!

      Deuxième apparition: 22 août 1976 – 13h30

      « Ma fille, quand tous les hommes sur la terre viendront porter leur croix avec amour, il n’y aura plus de douleur ni de pleurs car ils vivront chaque jour avec Mon Fils bien-aimé dans un alléluia constant et vivant … alléluia … alléluia. .!  » « Ma fille, je souhaite que vous leur fassiez sentir la valeur de la prière et l’importance de ma nouvelle Apparition en tant que réconciliatrice des peuples et des nations, car sous ce titre ils trouveront des conditions essentielles et déterminantes pour préparer leurs âmes à recevoir la grâce du Saint-Esprit 

      Troisième apparition: 25 mars 1977 – 11h00

      « Fille, enfants, dorénavant, vous devriez vous revêtir de spiritualité divine … car cela vous aidera, en tant que source de pureté, à mener une vie exemplaire, à accomplir de bonnes actions dédiées au Seigneur … Son nom est lumière, vérité et amour ..! « Le Patriarche Saint Joseph a également dit : « Avec Jésus et Marie, je veillerai sur cette source d’amour, afin que ce peuple soit sauvé, car la Famille sera l’espoir d’un monde nouveau ..!

      Quatrième apparition: 3 mai 1977 – 11h00

      « Fille, continue ton chemin, nous l’avons préparé ..! Fille, l’obéissance doit être la base de ta vie intérieure … reste en contact et en union avec le Seigneur ..! Sois bonne, spontanée, naturelle … cela rendra votre vie plus facile et plus heureuse ..! Fille, enfants : aidez-moi à conquérir le cœur de tous vos frères ..! « 

      Cinquième apparition: 25 mars 1978 – 10h30

      « Ma fille, ma présence parmi vous n’est pas un rêve, elle est réelle, obéissez et continuez à être fidèle à cette Mère. « Ta tâche est ardue » de transmettre mon message d’amour et de réconciliation à tous les peuples et nations … Tu souffriras, mais quelle joie et quel bonheur de te voir ma fille fidèle. Marie Réconciliatrice du Peuple!

      Sixième apparition: 27 novembre 1978 – 9h00

      Une marche qui unit, rétablit, apaise les multitudes qui vont commencer à venir à cet endroit choisi. Le 13 mai … Je vais vous bercer dans mes bras … Parmi ceux qui sont là présents, certains me sentiront … d’autres me verront … leurs cœurs seront touchés ..! 

      Septième apparition: 25 mars 1984 – 15h00 à 18h30

      Huitième apparition: 27 mars 1984 – 11h30

      Neuvième apparition: 25 janvier 1985 – 15h00

      « Enfants, de cette sainte montagne, de ce lieu béni, parmi ces arbres, je vous regarde de ma grotte et dans le silence et la solitude je vous laisse me sentir … ainsi la grâce du Saint-Esprit peut entrer pleinement en chacun de vous, et tous peuvent recevoir la vocation divine de servir et peuvent être capables de travailler avec douceur pour l’amour de Mon Fils Bien-Aimé …! Heureux ceux qui offrent leur vie au service du Seigneur 

      Dixième apparition: 27 novembre 1985 – 10h30

      « Fille, enfants, les fruits de ce jour sont des grâces sanctifiantes pour vos âmes … ils sont gage de vie surnaturelle, de jours meilleurs, dans la montagne escarpée que vous montez ..! Aux rayons qui viennent du soleil de la justice de mon Divin Fils, éblouis-toi ; sois fidèle à sa doctrine, conduis une vie évangélique, séculière et apostolique … Et évalue la foi, l’amour et l’unité des bienheureux … Regarde maintenant le soleil resplendissant derrière les nuages.

      Onzième apparition: 8 décembre 1986 – 11h00

      « Fille, enfants, je suis comme je l’ai déjà annoncé, certains me sentiront … d’autres me verront entre les arbustes … d’autres percevront les roses parfumées de mon jardin du ciel. Certains, qui sont malades, buvant de l’eau de ma grotte de prière, seront soulagés, d’autres, seront guéris, atteignant la santé et la paix ..! Fille, partout où je place mes pieds, c’est comme semer la graine … La doctrine et l’Évangile sont accomplis par la foi qui vient du cœur de ceux qui me cherchent ..

      Et je vous le dis, vous serez tous sauvés ….. quand ses enfants s’approchent du troupeau de Mon Divin Fils … pour se nourrir de Son Corps Mystique …! Aujourd’hui, il y a une Fête des Anges dans le monde entier, et ici, dans ma terre promise, je viens appeler l’humanité à se réconcilier avec ses frères … Je viens donner la paix au monde et le calme aux peuples et aux nations ..! Je viens régner dans le cœur des plus humbles … et je viens pour adoucir les plus fiers et les plus arrogants … afin qu’ils puissent modifier leurs actions.

      Douzième Apparition: 21 juin 1987 – 16h30

      « Oui, les enfants, maintenant, attendez sereinement avec la clé qui ouvre la porte du salut … et dites tranquillement :  » Seigneur Jésus nous t’attendons, car tu as promis de venir … et les promesses de Dieu ne peuvent être ignorées ; et nous sommes ici pour vous tenir, vous aimer et toujours vivre à vos côtés avec votre mère ..! « Le Seigneur vous répète :  » Celui qui mange Mon Corps et boit Mon Sang sera sain et sauf … entrant pour demeurer éternellement dans la Maison de Mon Père ..! Vous êtes ici pour apprendre, et j’entre dans vos coeurs pour les modeler et les rendre dignes du corps mystique ..! « 

      Treizième apparition: 6 juillet 1987 – 11h30

      « Mes enfants, réaffirmez votre confiance dans l’adorable cœur de mon Jésus. Reposez-vous sur les promesses du Seigneur qui entend les prières de ses enfants…Ne vous inquiétez pas, car les vocations religieuses se multiplieront … Remplissez-vous de gratitude … Fils et filles, n’arrêtez pas de porter ma médaille miraculeuse afin d’être protégé … distribuez-la aussi généreusement afin que les pécheurs soient convertis ; les malades peuvent être guéris et les valeurs morales du monde d’aujourd’hui peuvent être rétablies ..! « 

      Quatorzième apparition: 6 mars 1988 – 11h00

      Oui, les enfants, notre rencontre aujourd’hui a pour but d’ouvrir de larges chemins dans la connaissance de Jésus mon divin fils ; sa parole de sagesse, sa justice et sa pureté. Il ressuscite encore ces jours-ci, ici à Béthanie…. Il ne vient pas pour rassembler seulement les bons, mais aussi les rebelles, pour les faire boire à la fontaine des eaux saintes afin qu’ils puissent laver leurs têtes, leurs les mains et les pieds, pour leur conversion ..! Chers enfants, je vous supplie de profiter des jours, des heures, des minutes, des secondes pour vous préparer! 

      Quinzième apparition: 16 février 1989 – 16h00

      Jésus, mon fils bien-aimé, souhaite que vous viviez tous dans mon cœur maternel, avec les charismes et les grâces du Saint-Esprit. Mes enfants peuvent se tenir par la main sur la base du commandement, «  aimer vous les uns les autres..! C’est la seule vérité qui peut sauver l’humanité d’une guerre entre frères … 

      Dix-septième apparition: 4 mars 1989 – 16h00

      Les Enfants, mon divin fils vous aime tellement … Il vous invite à entrer pleinement dans ses principes de l’amour ; la ferveur chrétienne peut vous guider … 

      Dix-huitième apparition: 28 mars 1989 – 17h00

      « Ma fille, Mes enfants, je prie chacun d’entre vous de réparer vos vies, avec la pénitence et la prière nécessaires pour mériter la justice de Dieu, offensée de nos jours par les hommes … de l’autre, il est très important pour vous d’assister fréquemment à la sainte messe et de recevoir l’Eucharistie … afin que la nourriture de Mon divin Fils puisse vous aider de telle sorte que vous vous sentiez éclairé intérieurement par une lumière inconnue. « Enfants, je vous aime beaucoup, et mon amour est si grand que j’appelle chacun de vous à ma grotte de prière, afin que vous puissiez méditer et vivre l’Evangile … protégé par la grâce de l’Esprit Saint !  » Je vous garde ..! « 

      Dix-neuvième apparition: 1er avril 1989 – 16h30

      « Fille, enfants, j’essaye de vous dire que je vous conduis par la main, couvrant vos épaules de mon manteau maternel … Fils et filles, je vous appelle sur le site de ma nouvelle apparition Marie Réconciliatrice des Peuples et des Nations … afin que vous puissiez commencer à travailler sur la moisson que vous sèmerez dans le cœur des enfants innocents … Vous devez vous préparer le plus tôt possible … par exemple : semer la doctrine, le catéchisme, les exercices spirituels, l’évangile et surtout l’Eucharistie. La communion est la nourriture de l’âme. Il faut sauver beaucoup d’âmes…Je te garde..! »

      Vingtième Apparition: 2 avril 1989 – 13h30

      « Enfants, je vous appelle tous … afin que vous puissiez recevoir des grâces infinies du Ciel de notre Royaume … et je souhaite la paix à vos jours … la paix à vos esprits , à vos familles. .. au peuple vénézuélien et à toutes les nations … Que la paix couvre toute la terre sanctifiée du Seigneur ..! Fils et filles, vous êtes pèlerins … prenez soin de notre terre avec dévotion … ne l’oubliez pas … unissez toutes vos mains pour élever votre prière à Dieu … dans un « Merci, mon dieu  » 

      Vingt et unième Apparition: 9 avril 1989 – 14h00

      « Enfants, je suis encore ici parmi vous pour vous appeler à être optimistes, constructifs, afin d’être bâtisseurs et de vous surpasser … votre vision doit être altruiste….. »Ainsi, si vous m’obéissez, il y aura de la joie dans vos coeurs … car vous vous dirigez vers la construction de votre propre paradis … et d’un monde de bonheur et de paix ..! »

      Vingt-deuxième apparition: le 13 mai 1989 à 19 heures.

      Votre tâche doit être de transmettre la foi, de prier, d’être charitables à travers le catéchisme … et encore ce qui est plus grand et plus beau, à travers  la vie sacramentelle pour protéger et aider vos frères ..! «  »Ma fille, l’évangélisation prend racine dans ton âme ; prends des positions claires dans les médias des communications sociales … Votre position doit être libérée du conditionnement humain, de votre jugement de base sur la vie, de votre activité personnelle, pour être un témoignage de foi, d’espoir et de la charité. Ainsi, avec courage, efforcez-vous d’accomplir vos actes avec la vérité de l’amour qui exprime le respect envers la vie et envers la dignité de la famille .. « 

      Vingt-troisième Apparition: 25 mai 1989 (Corpus Christi) – 18h00

      « Ma fille, Je t’ai appelé aujourd’hui pour confirmer ma présence parmi vous, car je suis la Mère de la Miséricorde … et c’est de miséricorde dont ce pays a besoin … c’est ce dont les familles ont besoin … c’est aussi ce que les enfants et les mères abandonnés besoin … comme certains de ceux qui sont venus aujourd’hui vous rencontrer … mon chagrin est le chagrin de chacun d’eux, leur chagrin est  mon chagrin … leur joie est ma joie, leur peine est ma tristesse .. La solitude et la souffrance sont comme les vents des ouragans, comme les passions des hommes sans éducation religieuse … Voilà comment les créatures sont détruites et les enfants souffrent, mais dorénavant, ces enfants ressentiront la douceur et l’amour de mon divin Fils. .. avec vous, unis dans la merveilleuse ambiance de ce crépuscule … Que la nature est belle !  » « Enfants, je vous invite à la fête des anges de mon Fils bien-aimé … assis à la table en tant qu’invités d’honneur ..!

      Mes petits, comme la créature innocente est belle … aidez les enfants, souriez aux mères solitaires… mais elles ne sont pas seules, je suis avec elles ..! «  »Enfants, vous êtes ici pour apprendre les enseignements de mon Fils Jésus ; il utilise ses prêtres pour réaffirmer que ses paroles ne passeront jamais  et qu’ils sont ceux qui sont chargés de les donner

      Vingt-quatrième Apparition: 21 juin 1989 – 21h30

      « Enfants, je suis la mère des affamés … Je suis l’espoir des assoiffés … et des affligés qui ont besoin d’aide et de protection ..!  » Avec la volonté tu pourras prendre part au banquet d’amour de Mon Divin Fils. «Et maintenant les enfants, je vous recommande de crier tous à l’unisson: » Béni soit le Seigneur ..! « Je vous garde ici dans mon coeur ..! »

      Vingt-cinquième apparition: 16 juillet 1989 – 18h30

      Oui, fils et filles, il y a un endroit sur terre où tous les enfants peuvent se réfugier, cachés dans la montagne bénie, cherchant les trésors de Dieu. Il est clair que c’est dans la réclusion de la prière, vivant avec simplicité et humilité qu’on peut se défendre de la violence des hommes sur terre et avoir la force de proclamer la Parole du Seigneur avec sérénité.

      « Enfants, je suis la Mère du Mont Carmel, qui avec mes scapulaires vient pour sauver chacun de vous … pour que vous viviez selon la volonté divine … remplis de paix et de calme ; ici il n’y a pas de place pour les ombres, les tempêtes, les passions, les erreurs … Enfants, ici je vous offre l’arc de la liberté d’un jour puissant ! Mère du Mont Carmel!

      Vingt-sixième Apparition: 15 août 1989 – 17h00

      « Ma fille, je t’ai donné mon coeur et je te le donne pour toujours ..! Les enfants, je parle à tous ceux qui m’ont  vu, il y a quelques secondes, monter au ciel avec mes bras ouverts, avec une pluie de roses  de couleur rouge, qui représentent le cœur de Mon Divin Jésus. Fils et filles, tout cela vous semble un rêve … mais c’est une vérité vivante, et unique en ces temps de grande calamité pour les hommes ..! « 

      Vingt-septième apparition: le 8 septembre 1989 à 18 h 30

      « Ma fille, Mes enfants, en ce jour où ma naissance est commémorée … » Je te conduirai vers les eaux dormantes, où l’eau est plus claire, car elle vient des sources de ma grotte de prière … Oui, fils et filles, je veux vous protéger des tentations du monde, afin que vous puissiez suivre la volonté de Dieu pour être digne de sa miséricorde et de son amour infini.

      « Enfants, je vous en supplie, appréciez le message d’une mère … qui sous différents titres apparaît à ses enfants pour les appeler à la conversion ..! « Tous les endroits où je suis apparue sont remplis de spiritualité, de compréhension et d’amour pour mes enfants afin que tous puissent être sauvés … C’est pourquoi vous devriez faire confiance à votre mère … et continuer sur le chemin qui mène à la sainte Montagne ..! Je vous garde ici dans mon coeur ..!  » Marie de Coromoto, Patronne du Venezuela!

      Vingt-huitième apparition: 22 octobre 1989 – 14h30 à 15h00

      Vingt neuvième apparition: 8 novembre 1989 – 18h00

      « Ma fille, Mes enfants, je suis parmi vous, je vous invite, au crépuscule, à la prière, à méditer, à penser et sentir dans vos âmes la beauté de l’amour, la beauté de la vie, à fraterniser avec les couleurs variées des plantes, des fleurs et les fruits … « Enfants, je touche le cœur de mes fils et de mes filles afin qu’ils puissent augmenter leur foi, afin qu’ils puissent ouvrir leur cœur à l’amour de son divin fils, et à la grâce de l’Esprit Saint. Les enfants, celui qui sait vivre selon à la doctrine de mon Jésus a trouvé son trésor et en le trouvant, il brisera les chaînes du passé qui l’ont embourbé … laissant la lumière s’approcher de lui … ouvrant les yeux … pour commencer à fraterniser avec tous ses frères ..! « 

      Trente première apparition: 5 janvier 1990 – 18h00

      « Ma fille, mes enfants, ici, je regarde votre préparation spirituelle en ce nouveau jour du début des années 1990 … Je vois qu’il est très difficile pour vous de comprendre certaines choses, mais au fil du temps, vous comprendrez la vérité. Voici, vous allez ressusciter pour évoluer et prendre conscience du temps que le monde vit … pour vous surpasser et obtenir les résultats des vertus qui vous font prendre conscience de la valeur des hommes d’aujourd’hui. Il n’y a pas d’autre chose à essayer. Les hommes ont diminué leur potentiel, en ce qui concerne leur spiritualité ; voici qu’ils naviguent contre le courant divin de la paix, de l’amour et de l’unité fraternelle ..! « 

      « C’est pourquoi, je vous laisse me sentir et sentir mon fils divin … ainsi mes enfants peuvent sentir dans leur coeur notre doux toucher et ainsi ils peuvent écouter l’annonce que: » Le temps de leur liberté est arrivé … puissent-ils continuer leur chemin en cherchant la lumière … et ainsi, leurs pensées recevront la grâce du Saint-Esprit ! Pensez qu’il suffit de construire l’amour dans chaque acte. Beaucoup de volonté est nécessaire ..! C’est pourquoi, obéissez humblement aux enseignements des commandements de mon Fils bien-aimé, afin que les hommes puissent s’élever au stade de la « grande vérité de Dieu rencontrant ses enfants ..! » Il vient redonner la vie ..! N’importe qui, indépendamment de sa race, de sa caste, de sa religion, est pour Lui  le même … la seule vérité existante devrait être de pratiquer ce qui est bon et de mener une vie généreuse ..! Je te garde ici dans Mon Coeur ..! « 

      Notre Dame de Pellevoisin en 1876, France

      L’Église cathlique reconnaît le sanctuaire et le culte marial à Pellevoisin; reconnaît la guérison d’Estelle Faguette comme miraculeuse; ne reconnaît pas le caractère surnaturel des apparitions elles-mêmes

      Notre-Dame de Pellevoisin est un vocable de la Vierge Marie telle qu’elle serait apparue à Estelle Faguette, jeune femme de 32 ans atteinte d’une maladie incurable, dans le village de Pellevoisin (Indre) à quinze reprises au cours de l’année 1876. Les apparitions portent essentiellement sur la prière et la dévotion au scapulaire du Sacré-Cœur.

      La même année, Mgr de La Tour d’Auvergne, archevêque de Bourges autorise de placer une statue et de transformer en un petit oratoire privé le lieu des visions mais les apparitions en tant que telles n’ont jamais été reconnues.

      Sanctuaire de Pellevoisin
      Par Majella1851 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=63395469

      Estelle Faguette est née le 12 septembre 1843 à Saint-Memmie (Marne) d’une famille extrêmement pauvre. Très attirée par les pauvres et les malades, elle entre en 1860 au noviciat des Augustines hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Paris. En 1863, une grave chute dans un escalier l’oblige à renoncer à la vie religieuse. En 1865, elle entre au service de la comtesse de La Rochefoucauld. Dès lors, elle suivit les allées et venues de ses employeurs, de Paris au château de Montbel, à 3 km de Pellevoisin..

      Tout au long de 1876Notre-Dame de Pellevoisin apparaît quinze fois à Estelle Faguette, lui accorde la guérison et lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Dès 1877, l’archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin.

      En 1875, Estelle Faguette, qui a 32 ans, est atteinte d’une péritonite chronique devenue tuberculeuse ayant atteint l’estomac et les poumons. Le 29 août 1875, le professeur Bucquoy, de la faculté de médecine de Paris, la déclare irrémédiablement perdue. Estelle écrit une lettre à la Vierge pour obtenir sa guérison et demande à une amie de la déposer à la petite réplique de la grotte de Notre-Dame de Lourdes que la famille de La Rochefoucauld a fait construire dans le parc du château de Montbel. L’état de santé d’Estelle devenant extrême, elle est ramenée auprès de ses parents dans une maison près de l’église de Pellevoisin. Le 14 février 1876, le médecin déclare qu’elle n’en a plus que pour quelques heures.

      Le lundi 14 février 1876, Estelle est dans un état proche de la mort. Tout à coup Estelle aperçoit au pied de son lit la face grimaçante du diable, mais immédiatement Marie apparaît de l’autre côté du lit et dit au diable : « Que fais-tu là ? Ne vois-tu pas qu’elle porte ma livrée et celle de mon Fils ? » le diable disparaît et la Vierge se tourne vers Estelle en disant : « Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille. Courage, prends patience, mon Fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours en l’honneur des cinq plaies de mon Fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire. »

      Estelle demande comment faire et aussitôt, une plaque de marbre comme un ex-voto se dresse alors entre Marie et Estelle qui demande de nouveau : « Mais ma bonne Mère, où faudra-t-il le faire poser ? Est-ce à Notre-Dame des Victoires, à Paris ou à Pellevoi.. ? » L’apparition ne donne pas le temps d’achever le mot Pellevoisin. « À Notre-Dame des Victoires, ils ont bien assez de marques de ma puissance, alors qu’à Pellevoisin, il n’y a rien. Ils ont besoin de stimulant. » Estelle promet de faire ce qu’elle peut pour sa gloire. La vierge dit encore : « Courage, mais je veux que tu tiennes ta promesse. » 

      Le 15 février, toujours la nuit, le diable se manifeste de nouveau mais la Vierge apparaît presque en même temps que lui et dit à Estelle : « N’aie donc pas peur, je suis là. Cette fois, mon Fils s’est laissé attendrir, il te laisse la vie. Tu seras guérie samedi. »

      L’expression  » mon fils se laisse toucher » sera reprise par la Vierge lors de son Apparition aux enfants de Pontmain, en Mayenne ( France)

      Estelle répond « Mais ma Bonne Mère, si j’avais le choix, j’aimerais mieux mourir pendant que je suis bien préparée. » Alors la Sainte Vierge dit en souriant : « Ingrate, si mon Fils te rend la vie, c’est que tu en as besoin. Qu’a-t-il donné à l’homme sur la terre de plus précieux que la vie ? En te rendant la vie, ne crois pas que tu seras exempte de souffrances ; non, tu souffriras et tu ne seras pas exempte de peines. C’est ce qui fait le mérite de la vie. Si mon fils s’est laissé toucher, c’est par ta grande résignation et ta patience. N’en perds pas le fruit par ton choix. Ne t’ai-je pas dit : S’il te rend la vie, tu publieras ma gloire ? Maintenant regardons le passé. » En disant cela son visage devient un peu plus triste, mais toujours doux puis elle disparaît sans rien dire.

      Le mercredi matin 16 février, Estelle toujours malade, raconte à l’abbé Salmon qu’elle a reçu la visite de la Vierge et affirme qu’elle sera guérie le samedi suivant. Le curé ne la croit et pense que c’est la fièvre qui la trouble.

      Nouvelle apparition de la Vierge pendant la nuit : « Allons, du courage mon enfant. Tout ceci est passé ; tu as, par ta résignation, racheté ces fautes. » puis « Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils. Ces quelques bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m’as adressées ont touché mon cœur de mère, entre autres, cette petite lettre que tu m’as écrite, au mois de septembre. Ce qui m’a le plus touchée, c’est cette phrase : Voyez la douleur de mes parents, si je venais à leur manquer. Ils sont à la veille de mendier leur pain. Rappelez vous donc ce que vous avez souffert, quand Jésus votre fils fut étendu sur la Croix. J’ai montré cette lettre à mon fils ; tes parents ont besoin de toi. A l’avenir, tâche d’être fidèle. Ne perds pas les grâces qui te sont données, et publie ma gloire. »

      Ex-voto dans l’église de Pellevoisin
      Par Estelle Faguette — http://www.pellevoisin.net/sites/default/files/images/accueil_et_divers/thumb_ex_voto.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34713102

      Le 18 février 1876, l’apparition reste silencieuse, Estelle se remémore les visions antérieurs ; avant de partir la Vierge lui dit : « Tu publieras ma gloire. Fais tous tes efforts. »

      Le 19 février, la Vierge ne reste pas au pied du lit mais s’approche au milieu des rideaux du lit, la plaque de marbre est toujours là mais n’est plus tout blanche; aux quatre coins se trouvent des boutons de roses d’or et en haut, un cœur d’or enflammé avec une couronne de roses transpercé d’un glaive, selon la représentation classique du Cœur immaculé de Marie avec les mots : « J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son Fils ma guérison entière. »

      Estelle réitère sa volonté de publier la gloire de la Vierge qui lui répond : « Si tu veux me servir, sois simple et que tes actions répondent à tes paroles. » Estelle demande si elle doit changer de position (devenir religieuse) pour la servir. La vision répond : « On peut se sauver dans toutes les conditions. Où tu es, tu peux faire beaucoup de bien et tu peux publier ma gloire ». puis devenant plus triste : « Ce qui m’afflige le plus, c’est le manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la sainte communion, et l’attitude de prière que l’on prend, quand l’esprit est occupé d’autres choses. Je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses. », puis reprenant son sourire « Publie ma gloire. Mais avant d’en parler, tu attendras l’avis de ton confesseur et directeur. Tu auras des embûches. On te traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle. Ne fais pas attention à tout cela. Sois moi fidèle, je t’aiderai. »

      A plusieurs reprises, durant ses apparitions, la Vierge regrette que beaucoup de personnes se contentent de prier « du bout des lèvres », en pensant à autre chose, et déplore également le fait de communier sans prendre conscience de l’importance de ce geste !

      Dès que la vision est parti, Estelle souffre terriblement en particulier au cœur et au ventre, puis après un moment, tout se termine et se sent guérie, sauf du bras droit qui reste paralysé.

      Des souffrances multiples affectent les voyants au cours des Apparitions. Estelle n’en est pas exempte.

      Le curé arrive dès l’aube car il craint de ne plus la retrouver vivante et la trouve guérie ; sur son ordre, elle fait le signe de croix avec l’ancien bras paralysé. Elle annonce sa guérison aux religieuses qui entrent dans sa chambre et demande à manger.

      Le samedi 1er juillet, elle est en prière dans la chambre mais contrairement aux précédentes visions, elle n’est pas dans son lit et voit la Vierge de la tête au pied. L’apparition est habillée de blanc avec la robe serrée à la taille par un cordon, elle a les bras tendus vers le bas et de ses mains tombe comme de la pluie. Elle reste un moment silencieuse en souriant avant de dire : « Du calme, mon enfant, patience, tu auras des peines, mais je suis là. » puis après un autre moment : « Courage, je reviendrai. » avant de disparaître.

      « Les bras tendus vers le bas » est une posture fréquente chez la Vierge ; ici elle s’en sert pour faire tomber la pluie. Rue du Bac à Paris, sur la représentation qu’elle a demandé à Catherine Labouré de l’image miraculeuse, ses mains envoient des rayons, symbolisant les grâces qu’elle accorde aux personnes qui les lui demandent.

      Le 2 juillet, Estelle est à genoux dans sa chambre et commence à réciter le Je vous salue Marie, elle n’a pas le temps d’achever sa prière que l’apparition est devant elle, comme la veille, elle a une sorte de pluie qui tombe des mains, mais dans le fond qui l’environne se trouve une guirlande de roses qui forme comme une mandorle* . Elle reste un moment comme cela puis croise les mains sur sa poitrine : « Tu as déjà publié ma gloire. Continue. Mon fils a aussi quelques âmes plus attachées. Son cœur a tant d’amour pour le mien qu’Il ne peut refuser mes demandes. Par moi il touchera les cœurs les plus endurcis. »

      Le 25 Septembre 1983, à San Nicolas de Los Arroyos, en Argentine, Gladys Quiroga de Motta a vu des rosaires illuminés (couronnes de roses offertes à la vierge Marie). Apparition reconnue.

      Le mot mandorle vient de l’italien mandorla qui signifie amande. Il désigne une figure en forme d’ovale ou d’amande dans laquelle s’inscrivent des personnages sacrés : le plus souvent le Christ, mais aussi la Vierge Marie ou les saints.

      Puis Estelle se rappelle qu’elle a vu dans la vision du 16 février, comme du papier et demande ce qu’il faut en faire. Elle reçoit comme réponse « qu’il servira à publier ces récits comme l’ont jugé plusieurs de mes serviteurs. Il y aura bien des contradictions, ne crains rien, sois calme. » Ensuite la voyante veut lui demander une marque de sa puissance et celle-ci répond : « Est-ce que ta guérison n’est pas une des plus grandes preuves de ma puissance ? Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. »

      Pendant que la Vierge parlait, Estelle réfléchissait à différentes manières de faire éclater sa puissance et l’apparition répondit : « On verra plus tard. » Elle reste encore un moment puis disparaît, la guirlande de roses reste après elle et la clarté s’éteint doucement

      Le 3 juillet, Estelle voit l’apparition de nuit qui lui dit : « Je voudrais que tu sois encore plus calme. Je ne t’ai pas fixé l’heure à laquelle je devais revenir, ni le jour. Tu as besoin de te reposer, je ne resterai que quelques minutes. Je suis venue pour terminer la fête. »

      Estelle ne comprend pas de quelle fête il s’agit ; elle demande le lendemain au curé qui lui répond que c’était le couronnement de la statue de Notre-Dame de Lourdes. aux sanctuaires de Lourdes. Après le 8 juillet, Estelle cesse d’habiter dans la chambre des apparitions et reprend son service de domestique au château de Poiriers. Elle revient prier dans la chambre où elle a eu sa vision quand elle le peut.

      Le 9 septembre, Estelle finit de réciter son chapelet dans la chambre quand la Vierge apparaît et lui dit : « Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance. »

      Elle s’arrête de parler puis reprend : « Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts. Qu’ils prient. » En disant ces mots, elle soulève une petite pièce de laine qu’elle porte sur la poitrine et Estelle aperçoit le Sacré-Cœur dessiné dessus et comprend qu’il s’agit d’un scapulaire. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion. » Elle marque une pause puis reprend : « C’est ici que je serai honorée. » À partir de ce moment, la Vierge portera toujours le scapulaire dans les apparitions.

      Détail du scapulaire du Sacré-Cœur
      Par Michael Tav — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49918049

      Etonnant, cette remarque de la Vierge, à propos du caractère des français. La Vierge  » connaît » bien les Français ; la France est le pays où elle s’est le plus manifestée.

      Le choix du scapulaire signifiant l’amour et les souffrances du Christ constitue une constante dans les messages de la Vierge; en deux mots :  » Reprenez vous ! Car mon Fils a souffert et est mort pour vous et j’espère qu’il n’est pas mort pour rien ! »

      L’appellation  » Notre Dame des douleurs » n’est pas usurpée car la Vierge, notamment à l’appui de sa revendication d’être reconnue comme co-rédemptrice à Amsterdam, invoque « sa » souffrance, avant, pendant et après la vie du Christ, comme une justification suffisante.

      Le lendemain est le dimanche 10 septembrefête du Saint Nom de Marie, fixée à cette époque le dimanche pendant l’octave de la Nativité de Marie le 8 septembre. L’apparition ne dure que quelques instants, elle dit tout de suite en joignant ses mains : « Qu’ils prient, je leur en montre l’exemple » puis elle disparaît.

      Prier, prier encore et toujours, est un leitmotiv constant venant à la bouche de la Vierge, au cours de ses apparitions.

      Le 15 septembre, fête de Notre-Dame des Douleurs, l’apparition a toujours les bras tendus vers le bas avec de la pluie qui tombe de ses mains. Elle reste longtemps sans rien dire et avant de parler, tourne les yeux de tout les côtés et s’adresse enfin à la voyante : « Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme. Ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Église et pour la France. Dans l’Église, il n’y a pas ce calme que je désire. »

      Rappelons nous que la Vierge est la « patronne » de l’Eglise; à ce titre, elle ne se prive pas de faire de nombreux commentaires y compris, parfois, très sévères !

      Elle soupire et remue la tête, en disant : « Il y a quelque chose. » Elle s’arrête sans dire ce qu’il y avait, mais Estelle comprit tout de suite qu’il y avait quelque discorde. Puis elle reprit lentement : « Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. » Ensuite la Vierge dit tristement : « Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant, encore, elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. La France souffrira. »

      Elle s’arrête un instant et reprend : « Courage et confiance. » puis comme Estelle pense intérieurement qu’on ne la croirait pas, l’apparition répond : « J’ai payé d’avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles. » 

      Que signifie la Vierge par l’expression  » La France souffrira….Je ne peux plus retenir mon fils ! » Elle fait sans doute allusion à la guerre de 1870 qui opposera la France à l’Allemagne ; elle fera d’ailleurs une apparition à Pontmain en 1871, et conséquence ou circonstance, l’offensive allemande sur Laval aurait été stoppée.

      Quant à la phrase :  » je ne peux retenir mon fils », elle sous-entend elle que la causalité des évènements de l’Histoire aurait un lien avec l’attitude d’un peuple à l’égard de Dieu ? Sans doute. Elle reprendra cette phrase lors de plusieurs apparitions.

      Le Siège de Paris par Jean-Louis-Ernest Meissonier.
      Par Ernest Meissonier — Histoire par l’Image, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6827618

      Le 1er novembre, fête de la Toussaint, pour la première fois l’apparition reste silencieuse, regarde de tous côtés puis fixe la voyante avec beaucoup de bonté et s’en va. Le curé se demande si c’est un signe de la fin des apparitions.

      Le dimanche 5 novembre, Estelle se rend dans la chambre vers deux heures et demie de l’après-midi pour dire son chapelet, lorsqu’elle a fini sa récitation, la Vierge apparaît et comme Estelle pense qu’elle est indigne et que d’autres mériteraient plus de telles faveurs, l’apparition la regarde et sourit en disant : « Je t’ai choisie. » Elle s’arrête un moment et reprend : « Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire. » puis avec un nouveau temps d’arrêt : « Courage, le temps de tes épreuves va commencer. » Après ses mots, elle croise les mains sur sa poitrine et part.

      Le  » choix » des petits et des faibles à qui elle apparaît est une constante forte des apparitions mariales. Des épreuves physiques leur sont souvent liées.

      Le samedi 11 novembre, Estelle est dans la chapelle vers quatre heures de l’après-midi, elle dit son chapelet puis finit par un Souvenez-vous ; l’apparition se manifeste à ce moment et reste un bon moment sans parler puis dit : « Tu n’as pas perdu ton temps aujourd’hui. Tu as travaillé pour moi. » car Estelle avait fait un scapulaire. La Vierge sourit et ajoute : « Il faut en faire beaucoup d’autres. » Elle s’arrête assez longtemps et devient un peu triste en disant « Courage », puis part en croisant les mains sur sa poitrine.

      L’image d’elle que donne la Vierge dans ses propos est celle d’une femme de caractère ; ce trait est constant dans les apparitions, bien loin de « l’image d’Epinal » que beaucoup de chrétiens se font d’elle : une femme soumise, timide et réservée !

      Le 8 décembre, Estelle se rend à la chapelle après la messe de la fête de l’Immaculée Conception. La Vierge apparaît avec sa guirlande de roses comme au mois de juillet et reste sans rien dire comme les fois précédentes, puis commence à parler : « Ma fille, rappelle toi mes paroles. » Estelle se remémore tout ce qu’elle a entendu depuis février, et l’apparition continue : « Répète les souvent ; qu’elles te fortifient et te consolent dans tes épreuves. Tu ne me reverras plus. »

      Estelle est attristée de cette parole et demande : « Qu’est ce que je vais devenir sans vous, ma bonne mère ? » et reçoit comme réponse : « Je serai invisiblement près de toi. » Estelle voit ensuite en vision comme des gens qui la menacent. En souriant la Vierge dit : « Tu n’as rien à craindre de ceux-ci. Je t’ai choisie pour publier ma gloire et répandre cette dévotion. » En disant cela, elle tient son scapulaire des deux mains. Estelle lui demande alors : « Ma bonne Mère, si vous vouliez me donner ce scapulaire ? » L’apparition lui dit en souriant : « Lève toi et baise le. » ce que la voyante s’empresse de faire.

      Lorsque des voyants demandent à conserver un objet porté ou touché par la Vierge, elle refuse toujours. Sauf une fois ( de mémoire) à propos d’un foulard blanc.

      La Vierge parle ensuite du scapulaire : « Tu iras toi-même trouver le prélat, et lui présenteras le modèle que tu as fait. Dis-lui qu’il t’aide de tout son pouvoir, et que rien ne me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes enfants, et qu’ils s’appliqueront tous à réparer les outrages que mon fils reçoit dans le sacrement de son amour. Vois les grâces que je répands sur ceux qui le porteront avec confiance et qui t’aideront à le propager. »

      Les « outrages » dont parle la Vierge sont l’attitude des chrétiens au moment de la communion ( Eucharistie)

      En disant cela, la Vierge étend les mains d’où il tombe une pluie abondante et dans chaque goutte, Estelle semble voir des mots comme piété, salut, confiance, conversion, santé. La vierge ajoute : « Ces grâces sont de mon Fils. Je les prends dans son Cœur. Il ne peut me refuser. » Alors Estelle lui dit : « Ma bonne Mère, que faudra-t-il mettre de l’autre côté de ce scapulaire ? » La sainte Vierge répond : « Je le réserve pour moi ; tu soumettras ma pensée, et l’Église décidera. »  puis continue « Courage« . Si le prélat ne pouvait t’accorder tes demandes et qu’il s’offre des difficultés, tu irais plus loin. Ne crains rien, je t’aiderai.” Ensuite l’apparition fait le demi-tour de la chambre et disparaît.

      Marie se présente comme notre intercesseur auprès du Fils ; en la priant, Marie intervient auprès du Fils  » qui ne peut rien me refuser », pour obtenir des grâces de sa part. Rue du Bac, à Paris, à Catherine Labouré qui l’interrogeait à propos de rayons manquants, partant des mains de la Vierge en direction du monde, la Vierge répondit que  » c’étaient les grâces qu’on ne lui demandait pas ! »

      Le 10 mai 1876Mgr de La Tour d’Auvergnearchevêque de Bourges autorise de placer une statue et de transformer la chambre d’Estelle en chapelle. Au printemps 1877, le pape Pie IX (18461878) approuve le projet d’une confrérie en l’honneur de Notre Dame de Pellevoisin. En 1893, les dominicaines construisent un couvent attenant à la maison des apparitions pour animer le sanctuaire.

      Le 4 avril 1900, la congrégation des rites publie un décret approuvant le scapulaire du Sacré-Cœur. Le 22 décembre 1922, la congrégation des rites autorise une messe votive chaque 9 septembre à l’église du village et à la chapelle des apparitions dans le sanctuaire.

      En 1983, Mgr Paul Vignancour, archevêque de Bourges, reconnaît le caractère miraculeux de la guérison d’Estelle, suite à une enquête médicale et théologique. En 1998, les dominicaines confient le sanctuaire aux sœurs contemplatives de la Communauté Saint-Jean, les frères de cette communauté assurent le service liturgique.

      Les apparitions en tant que telles n’ont encore jamais été reconnues.

      Jean Giraudoux qui a fréquenté l’école de Pellevoisin quand il était jeune, parle d’Estelle Faguette dans les Provinciales. Un musée « Giraudoux-Bernanos-Estelle Faguette » occupe la maison de Menou, où le père de Jean Giraudoux fut percepteur.

      Hippolyte Jean Giraudoux est un écrivain et un diplomate français, né le 29 octobre 1882 à Bellac dans la Haute-Vienne et mort le 31 janvier 1944 (à 61 ans) à Paris.

      Jean Giraudoux
      Par Anonyme — http://archiv.ucl.cas.cz/index.php?path=RozAvn/2.1926-1927/16-17/189.png, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8982067

      Brillant étudiant et soldat décoré pendant la Première Guerre mondiale, il occupe des fonctions diplomatiques et administratives tout en écrivant des romans (Suzanne et le Pacifique en 1921Siegfried et le Limousin en 1922) avant de se diriger vers le théâtre après sa rencontre avec le comédien Louis Jouvet qui mettra en scène et interprétera ses œuvres principales.

      Il est aujourd’hui surtout connu pour son théâtre qui compte des pièces célèbres comme Amphitryon 38 (1929), La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935), Électre (1937), Ondine (1939), ou encore La Folle de Chaillot jouée en 1945 après sa mort. Germanophile et diplomate de carrière, il est commissaire général à l’information en 1939-1940 et pendant l’Occupation sa situation est complexe et son rôle est contrasté.

      Jean Giraudoux meurt à Paris le 31 janvier 1944, à l’âge de soixante et un ans, à la suite d’une intoxication alimentaire ou, selon une autre théorie, d’une inflammation du pancréas.

      Georges Bernanos a voulu être enterré dans une tombe proche de celle d’Estelle Faguette.

      Georges Bernanos est un écrivain français, né le 20 février 1888 dans le 9e arrondissement de Paris et mort le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine.

      Georges Bernanos passe sa jeunesse à Fressin, en Artois, et cette région du Pas-de-Calais constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et y est plusieurs fois blessé, puis mène une vie matérielle difficile et instable en s’essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan, en 1926, et Journal d’un curé de campagne, en 1936.

      Georges Bernanos
      Par Inconnu — http://www.citate-celebre-cogito.ro/20-februarie/, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19674994

      Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l’âme de ses paroissiens perdus, ou encore par des personnages au destin tragique comme dans Nouvelle histoire de Mouchette.