L’Église catholique — généralement par la décision de l’évêque local ou après examen de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) — a déclaré certaines apparitions dignes de foi. Cela signifie que rien dans ces apparitions ne va à l’encontre de la foi catholique et que leur culte est permis et encouragé. Parmi celles qui sont généralement considérées comme reconnues ou approuvées (selon les enquêtes canoniques) figurent notamment les apparitions suivantes :
- Notre-Dame de Guadalupe – Mexique (1531)
- Notre-Dame du Laus – France (1664-1718)
- Notre-Dame de La Salette – France (1846)
- Notre-Dame de Lourdes – France (1858)
- Notre-Dame de Champion (Green Bay) – États-Unis (1859)
- Notre-Dame de Pontmain – France (1871)
- Notre-Dame de Gietrzwałd – Pologne (1877)
- Notre-Dame de Knock – Irlande (1879)
- Notre-Dame de Fátima – Portugal (1917)
- Notre-Dame de Beauraing – Belgique (1932-1933)
- Notre-Dame de Banneux – Belgique (1933)
- Notre-Dame de Betania – Venezuela (1976-1990)
- Notre-Dame d’Akita – Japon (1973) — approuvée comme digne de foi, même si certains aspects restent discutés en théologie et pastorale.
- Notre-Dame de Kibeho – Rwanda (1981-1989)
- Notre-Dame de San Nicolás – Argentine (1983-1990)
- Notre-Dame du Laus (Gap-France) – reconnaissance locale puis confirmée canoniquement
Cette liste est celle qui est le plus souvent retenue dans des ouvrages ecclésiastiques et par des sites catholiques sérieux comme Britannica, même si selon les sources et les critères (Vatican directement ou reconnaissance diocésaine ensuite confirmée) les apparitions comptées peuvent varier légèrement.
Cas particuliers souvent mal compris
Medjugorje (Bosnie-Herzégovine)
- Non reconnue comme apparition authentiquement surnaturelle.
- En 2024, le pape a déclaré nihil obstat (aucun obstacle) pour les pèlerinages et la vénération au sanctuaire, ce qui n’est pas une reconnaissance des apparitions elles-mêmes, mais une autorisation pastorale.
Notre-Dame de Toutes les Nations (Amsterdam)
- Bien que le titre et la prière puissent être autorisés pour la dévotion, la CDF a explicitement indiqué qu’on ne peut pas affirmer que les apparitions elles-mêmes sont surnaturelles ; en d’autres termes, elles ne sont pas reconnues comme authentiquement miraculeuses.
Rue du Bac – Médaille Miraculeuse (Paris)
- Les apparitions à sœur Catherine Labouré ont donné une dévotion mariale importante et encouragée par l’Église, mais elles ne sont pas formellement reconnues par des déclarations canoniques d’authenticité des apparitions elles-mêmes.
Comment Rome reconnaît une apparition mariale
- Enquête diocésaine (observations, témoignages, fruits spirituels)
- Examen par la CDF à Rome
- Déclaration finale de l’évêque ou du Saint-Siège
- Autorisation du culte public et des pèlerinages
Ce processus peut prendre des décennies, et Rome ne dit jamais qu’une apparition est « authentique avec certitude surnaturelle », mais qu’elle est digne de foi — ce qui est la plus haute déclaration officielle de l’Église pour ces phénomènes.
Classement des apparitions par niveau d’importance
NIVEAU 5 (Intégration universelle forte + réception papale répétée + sanctuaire mondial)
Notre-Dame de Guadalupe
Notre-Dame de Lourdes
Notre-Dame de Fátima
Pour ces trois cas :
- reconnaissance diocésaine ancienne et ferme,
- réception pontificale explicite,
- influence doctrinale et spirituelle durable,
- sanctuaires internationaux majeurs.
NIVEAU 4 (Reconnaissance diocésaine ferme + rayonnement international important)
Notre-Dame de La Salette
Notre-Dame de Knock
Notre-Dame de Kibeho
Notre-Dame de Beauraing
Notre-Dame de Banneux
Ces apparitions :
- sont reconnues officiellement,
- ont un rayonnement réel,
- sont visitées internationalement,
- mais n’ont pas structuré la vie universelle de l’Église au même degré que Lourdes ou Fatima.
Niveau 3 à 4 : L’île Bouchard
Points forts : messages sobres, durée très courte (une semaine), pas d’apocalyptisme, fruits spirituekls stables, aucune dérive doctrinale. Limites: Portée essentiellement nationale, pas de diffusion universelle comparable à Lourdes ou Fatima, contexte politique initial parfois discuté; (1947)
NIVEAU 3 (Reconnaissance diocésaine + diffusion plus régionale)
Notre-Dame de Betania
Notre-Dame du Rosaire de San Nicolás
Our Lady of Champion
Notre-Dame du Laus
Notre-Dame de Pontmain
Notre-Dame de Gietrzwałd
Reconnaissance claire, mais portée surtout nationale ou continentale.
NIVEAU 2 (Autorisation pastorale sans reconnaissance surnaturelle formelle)
Medjugorje : pèlerinages autorisésn, nihil obstat pastoral, pas de reconnaissance de d’origine surnaturelle.
Tre Fontane : Notre dame de la Révélation; 1947, Rome, Bruno Cornacchiola, sanctuaire autorisé, dévotion permise, aucune dé »claration officielle de surnaturalité.
NIVEAU 1 (Dévotion autorisée, apparitions non reconnues)
Notre-Dame de Toutes les Nations
Titre permis, origine surnaturelle non reconnue par Rome.
Ce que montre ce panorama
- Il existe réellement des degrés de réception.
- Lourdes et Fatima dominent clairement en termes d’intégration universelle.
- Beaucoup d’apparitions “reconnues” restent en réalité diocésaines.
- Rome, aujourd’hui, évite d’élever de nouveaux cas au niveau 5.