A quoi servent les apparitions ?  Que nous apprend Marie ?

Le mot magistère désigne le pouvoir d’enseignement, l’autorité doctrinale ou ceux qui les détiennent. Dans l’église catholique, le magistère désigne l’autorité en matière de morale et de foi de l’ensemble des évêques et spécialement du pape, sur  les fidèles catholiques.

On suppose que déclarée « Mère de l’Eglise catholique », Marie a l’autorité nécessaire pour exercer ce magistère.

Ci-après, nous allons voir ce que Marie, à travers ses Apparitions, fait de ce « pouvoir de nous enseigner » qui lui est donné. D’aucuns ne voient pas beaucoup l’intérêt spirituel de « s’intéresser » à Marie, qui selon eux, n’a été qu’une instrument exemplaire permettant l’incarnation de Jésus. Pourtant, l’examen des apparitions de Marie révèle beaucoup de choses intéressantes :

  • Marie confirme d’abord les quatre dogmes mariaux
  • Ensuite, elle précise son rôle dans l’Eglise. Mère éducatrice et mère de l’Eglise, elle met le focus sur des vérités évangéliques qu’on a tendance à oublier.
  • Les Evangiles parlent peu de Marie et ne lui prêtent que peu de prises de parole : sept en tout !  Au contraire, ils nous vantent ses qualités de silence et de méditation : « Marie méditait ces paroles en son cœur ». Dans les Apparitions privées, c’est tout le contraire, Marie parle beaucoup et il nous a fallu nous livrer à un difficile exercice de synthèse pour les analyser toutes. Les Apparitions constituent un apport décisif à la mariologie*. 

    *La mariologie est la branche de la théologie chrétienne qui étudie la place de Marie, mère de Jésus-Christ, dans le mystère du salut du monde**. 

1 – Rappel : les sept prises de parole de Marie, dans les évangiles

Deux de ces paroles mariales s’adressent à l’Ange, deux à Elisabeth, deux à Jésus et une aux serviteurs des Noces de Cana.

La première parole de Marie est prononcée lorsque l’ange lui annonce la conception de Jésus et que Marie lui répond : « Comment cela se fera-t-il, je connais point d’homme ».

La deuxième parole de Marie à l’Ange suit la première : « Voici la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ».

Les troisième et quatrième paroles de Marie sont prononcées lors de la visite à sa cousine Elizabeth.  Marie salua sa cousine Elisabeth à la manière dont on se disait bonjour chez les Juifs : « La Paix soit avec Toi !» La quatrième parole de Marie est aussi prononcée à ce moment, c’est le Magnificat. Egalement intitulé « Cantique de Marie » ou « Cantique de la Vierge »; le Magnificat est tiré de l’Évangile de Luc, 1, 46-56  

« Exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. »

La Cinquième Parole de Marie a été prononcée après les trois jours d’absence de Jésus et son recouvrement au Temple. C’est l’amour des retrouvailles, de l’inquiétude qui s’apaise : « Mon enfant pourquoi avoir agi ainsi envers nous ? »

Les deux dernières paroles de Marie ont été prononcées aux Noces de Cana. D’abord à l’adresse de son Fils Jésus : « Ils n’ont plus de vin ». Puis, à l’adresse des serviteurs : « quoiqu’il vous dise, faites-le ». 

** L’Histoire du salut

L’histoire du salut est le dessein bienveillant du Père (Ep 1, 9-14) se poursuivant dans le temps, avant de s’achever dans la Gloire. Elle est, en définitive, l’histoire des alliances (cf. Prière eucharisti­que 4). La création est son point de départ, vite déconcerté par le péché originel, refus de l’alliance première ; l’alliance avec Noé fonde, pour ainsi dire, les valeurs positives des religions natu­relles, et donc de leur liturgie, en dépit de leurs plus ou moins grandes dégradations. L’alliance avec Abraham est, historiquement, le vrai départ des relations d’amitié entre Dieu et les hommes ; elle aboutit à l’Alliance du Sinaï, acte de naissance du Peuple de Dieu, dans la grande liturgie du désert. Les infidélités d’Israël, dès le Veau d’or et dans toute l’histoire de l’Exode, dans celle des juges et des rois, amènent les prophètes à annoncer une Alliance nouvelle que le Fils de Dieu incarné scellera lui-même dans son sang. Après le Calvaire, l’histoire du salut intègre progressivement les fils adoptifs engendrés par l’Église, grâce à l’Esprit du Fils, dans la vie de Dieu, jusqu’à ce que la Jérusalem céleste soit au complet : « Lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 28). Le Sinaï, le Calvaire et la Jérusalem céleste sont les repères essen­tiels de l’histoire du salut.

2 – La Vierge confirme les quatre dogmes mariaux*. 

A pratiquement chacune de ses apparitions, Marie rappelle qu’elle est la mère de Dieu, reine de la terre et du ciel, vierge et conçue sans péché. A Tepeyac : « Je suis la toujours Vierge sainte et Mère de Dieu ». A Lourdes, Marie confirme son immaculée conception. A l’Île Bouchard, elle rappelle qu’elle a été conçue sans péché et montre son attachement à la FranceA Champion, Marie se présente comme la reine du ciel. A Beauraing, la Vierge se présente comme la mère de Dieu et la Reine des cieux. A Kibeho : « Je suis la Mère du Verbe. » A Lourdes, Champion, Gietrzwald, Beauraing, L’Île Bouchard et Kibeho, Marie se déclare reine de la Terre et du ciel. Enfin, elle avoue à une voyante que son corps n’avait pas subi la corruptibilité. 

* Les quatre Dogmes mariaux

En 431, le concile d’Ephèse proclame le dogme de la maternité divine. En 649, le pape Martin 1er, au synode de Latran, proclame le dogme de sa virginité perpétuelle. En 854, Pie IX définit le dogme de l’Immaculée conception : Marie n’a pas été atteinte par le péché originel. En 1950, Pie XII définit le dogme de l’Assomption. 

3 – Au cours des apparitions, Marie précise son rôle

Marie, mère de l’église

« Le pape François a décidé l’inscription au calendrier romain de la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie, « Mère de l’Eglise », a annoncé le Bureau de presse du Saint-Siège, le 3 mars 2018. Cette décision, établie par un décret publié par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a pour objectif de développer la “vraie piété mariale“. A partir de cette année, tous les diocèses et les paroisses célébreront tous les ans la fête de “la bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Eglise“, le lundi de la Pentecôte.

Cette célébration officielle souligne une caractéristique de la Vierge Marie, qui est à la fois mère du Christ et de l’Eglise. Déjà présente dans la foi chrétienne des premiers siècles, avec saint Augustin et saint Léon le Grand, puis reprise par les auteurs spirituels et les papes, cette qualification de la Vierge Marie comme Mère de l’Eglise avait été établie officiellement par Paul VI en 1964, à la fin du concile Vatican II.

Marie, avocate de l’humanité auprès du Fils

Comme le dit le « je vous salue Marie » (la prière à Marie) Marie, à qui on demande de prier pour nous « maintenant et à l’heure de notre mort », Marie est notre irremplaçable avocate auprès de son Fils. A Fatima, il apparaît clairement que la dévotion à Marie est une voie essentielle de notre salut, et la dévotion à son cœur, la source du salut d’une nation (Russie). La prière et notamment la récitation du Rosaire (ou du chapelet des 7 douleurs) est le moyen le plus sûr de nous assurer son soutien. 

Marie, dispensatrice de grâces 

Marie, parce qu’elle est « pleine de grâces », nous les dispense généreusement. A Lourdes, et San Nicolas de Los Arroyos, elle nous rappelle ce rôle de dispensatrice de grâces. A Betania, elle demande de la « sentir » physiquement pour que la grâce de l’Esprit nous pénètre, car c’est à travers elle, aussi, que passe la grâce de l’Esprit et que nous arrive la Foi. A San Nicolas de los Arroyos, dans un message, le Fils rédempteur offre à l’humanité sa mère « médiatrice de toutes les grâces ».

Marie éducatrice

Mère se fait éducatrice pour guider les âmes vers le salut ; elle se compare à un semeur, une comparaison que ne renierait pas le Fils !  

Marie réconciliatrice en qualité de « Dame de tous les peuples« 

A Betania, Marie vient pour réconcilier les peuples et leur donner les conditions de la vraie paix ; la Vierge dit à Maria Esperanza Medrano ce qu’elle devait dire quand des gens mettaient en cause sa mission :

« Si on vous demande quels messages vous avez reçus, répondez textuellement : “Notre Mère est venue sous le nom de Marie, Vierge et mère, réconciliatrice de peuples et nations, et son message est de nous engager pour rendre un meilleur service à l’Eglise catholique. Nous tous chrétiens nous devons accomplir ce service en nous réconciliant les uns les autres, car la réconciliation est promotrice des droits humains, de justice sociale, de renouvellement et de charisme. Et la réconciliation postule la vérité, l’amour, la réparation et la liberté de conscience, pour que nous puissions vivre en suivant la doctrine que Jésus nous a laissée” ».

Marie, prophétesse des temps modernes

D’une façon générale, les chrétiens ne croient que ce qui les intéresse dans la Bible. Celle-ci révèle que « Dieu est amour », qu’il envoya Son Fils mourir pour les péchés de l’humanité (Jean 3 :16). Jésus enseigna que nous devons aimer Dieu et notre prochain, y compris nos ennemis (Matthieu 5 :44 ; 22 :36-40). Au cours des siècles, ces nobles enseignements ont été accueillis, mais pas toujours suivis par ceux qui se disent chrétiens. Cependant, ce même Dieu a envoyé des prophètes pour avertir Son peuple, et le monde, que s’ils ignoraient Ses instructions et violaient Ses lois, ils en subiraient les terribles conséquences (voir Deutéronome 28). Cet aspect crucial des enseignements bibliques n’a jamais été populaire. 

Malheureusement, la plupart des avertissements que Dieu donna par Ses prophètes n’ont pas été pris en compte. Notre monde moderne devrait être prudent et tenir compte des prophéties bibliques, car leurs avertissements sont essentiellement focalisés sur la fin des temps – sur l’époque où nous vivons. Certains critiques affirment que le Dieu de l’Ancien Testament était un tyran sanguinaire, qui prit plaisir à détruire le monde par un déluge ; ils ignorent à quel point l’humanité était méchante et corrompue ; ils ne voient pas que Dieu cherchait, pour le bien des hommes à stopper leur mauvais comportement (Genèse 6 : 5-13).

Avant d’envoyer le déluge, Il envoya Noé, un prédicateur de la justice (2 Pierre 2 : 5), pour avertir le monde de ce qui aller arriver. Les avertissements de Noé durèrent environ cent ans (Genèse 5 : 32 ; 7 : 6). Cela s’accorde avec la façon d’agir d’un Dieu d’amour. Les Écritures proclament : « Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3 : 7). Bien que Dieu ait donné un avertissement pendant tout un siècle, seuls Noé et sa famille tinrent compte du message. Les autres continuèrent à « vivre comme ils l’entendaient », jusqu’à ce qu’il fût trop tard et qu’ils périrent dans le déluge (Matthieu 24 : 36-39).

Plus tard, Dieu choisit de travailler avec la nation d’Israël. Il bénit les Israélites et Il leur donna Ses lois, afin qu’ils soient un exemple pour le monde (Deutéronome 4 :1-8). Cependant, les Israélites, à l’esprit rebelle et indépendant, oublièrent Dieu ; ils violèrent Ses lois et ils suivirent d’autres religions (Jérémie 7 :22-26). Loin de Se désintéresser de Son peuple choisi, Dieu envoya une série de prophètes pour les avertir que, s’ils ne changeaient pas leurs voies, ils récolteraient de graves conséquences, y compris de terribles défaites et la captivité.

Les prophètes de Dieu avaient reçu pour instructions : « Crie à plein gosier […] annonce à mon peuple ses iniquités, à la maison de Jacob ses péchés » (Ésaïe 58 : 1). Au lieu d’être attentifs aux avertissements divins, les Israélites ignorèrent, s’en moquèrent, persécutèrent et même assassinèrent les prophètes de Dieu. Ils demandèrent à Ésaïe : « Ne nous prophétise pas des vérités [des vérités désagréables] ; dis-nous des choses flatteuses » (Ésaïe 30 :10) – et par la suite, Ésaïe fut scié en deux par ses compatriotes.

Ils menacèrent aussi Jérémie : « Ne prophétise pas au nom de l’Éternel, ou tu mourras de notre main » (Jérémie 11 :21). Plusieurs fois, il fut jeté dans un cachot par son propre peuple (Jérémie 37 :14-16 ; 38 : 6). Pour avoir violé les lois de Dieu et méprisé Ses prophètes, les nations d’Israël et de Juda perdirent la protection divine ; ils furent vaincus par leurs ennemis et emmenés en captivité en Assyrie et à Babylone. Ils payèrent un lourd tribu pour ne pas avoir tenu compte des avertissements divins.

Mais quel rapport y a-t-il avec nous, aujourd’hui ? Jésus n’a pas seulement mandaté Ses disciples de prêcher l’Évangile au monde entier (Marc 16 :15), Il leur a aussi donné un message pour les « brebis perdues » de la maison d’Israël (Matthieu 10 : 6) Jésus a aussi dit à Ses disciples que ce ne serait pas un message populaire (Matthieu 10 :16-20). La plupart de ceux qui se disent chrétiens, aujourd’hui, croient à tort que les prophéties de l’Ancien Testament ont été accomplies, et qu’elles ne sont plus d’actualité. Jérémie appela cette époque « un temps d’angoisse pour Jacob », et il ajouta : « Vous le comprendrez dans la suite des temps » (Jérémie 30 : 7, 24).

Dieu veut que ce message d’avertissement soit délivré à Son peuple, parce qu’Il a déclaré : « Ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure » (Ézéchiel 33 :11).

D’autres voix commencent à sentir la dangereuse direction vers laquelle nos nations se dirigent. Des douzaines de livres et d’articles ont été publiés, ces dernières années, révélant le stupéfiant déclin dans la moralité, et l’augmentation du crime, de la violence, des divorces, de l’abus de drogues et de la confusion religieuse. Ces mêmes problèmes affligèrent les anciens empires grec et romain, avant leur effondrement.

Dieu envoie Marie nous prévenir de l’urgence que le monde a changé et qu’il faut mettre ses pas dans ceux du Seigneur, s’il veut s’épargner « corruption, calamités et guerre » et échapper au « châtiment final » dont elle montre à voir des images horribles aux voyantes, à plusieurs reprises (visions du purgatoire et de l’enfer). Tiendrons-nous compte de ces avertissements ou répèterons-nous les erreurs de nos ancêtres ? 

4 – Marie éducatrice rappelle avec force que le Monde risque de passer à côté du Salut

1 – Le monde court à sa perte. Si les hommes ne se convertissent pas ils périront. 

Le XXème siècle est le premier siècle où se produit une déchristianisation massive, particulièrement en Europe et qui se poursuit au début du XXI ème. C’est sans doute la raison pour laquelle les apparitions de la Vierge se font plus nombreuses et que ses messages prennent souvent la tonalité grave d’un avertissement sévère au Monde !  

Le monde est corrompu et court à sa perte ; c’est la corruption de l’humanité qui est la cause de nos malheurs.

Notre monde a divergé du chemin tracé par le Fils 

Le diagnostic de l’état du monde dressé par Marie rejoint un constat que tout le monde peut faire. Avec le triomphe du modèle capitaliste et de la société de consommation, le monde devient de plus en plus matérialiste et délaisse une spiritualité chrétienne s’inscrivant à contre courant des valeurs que cette société mondialisée promeut : réussite sociale, richesse, individualisme, égoïsme, matérialisme, jouissances diverses….ce faisant, les gens ne se rendent pas compte qu’ils ont bifurqué du chemin qui conduit à leur éternité ! Et si jamais ils conservent une spiritualité, celle ci ne se traduit pas assez souvent en actes. « Les chrétiens ne le sont que de nom », se désespère la Vierge.

La politique de la Russie, dont la Vierge demandait la conversion à Fatima en 1917, représente une réalité politique inspirant l’inquiétude, en 2018.

« La Russie est le fléau de l’humanité ; priez pour qu’elle se convertisse. Ma fille, offre tes douleurs pour la conversion de la Russie. La Russie, la Russie détruira tout. » Depuis Fatima, le destin de la Russie semble suspendu à sa dévotion au cœur de Marie. Tous les papes, depuis cette date, ont satisfait à cette demande de la Vierge.

Commentaire : l’actualité, en ce milieu d’année 2018, nous permet de comprendre pourquoi la Vierge, et même Jésus, ont dénoncé la Russie comme un fléau. Après les années du communisme, son athéisme, sa persécution religieuse et ses millions de morts,  c’est à un nationalisme ardent que la Russie semble s’être abandonnée sous Poutine, menaçant la paix mondiale : main basse sur la Crimée, guerre de Syrie, manœuvres permanentes d’intimidation aux frontières européennes, tentatives d’influencer le jeu démocratique au moment des élections. Curieusement, nous remarquerons qu’à aucun moment au cours de ses apparitions, la Vierge ne fait mention de l’Orthodoxie. Le patriarcat de Moscou, proche du pouvoir russe, ne lui donne sans doute pas très envie d’en parler…

Comme le dit la mystique Adrienne Von Speyr, le monde ne veut pas se laisser transformer !

Résultat : le père est courroucé !

Marie nous dit qu’elle doit intervenir souvent, avec le Fils, pour calmer la colère du PèreDans la Bible, Yahvé était déjà souvent en colère contre le peuple élu !

Les raisons qu’a Dieu d’être courroucé ! 

  • Déchristianisation de l’Europe ; évanouissement du spirituel ; laïcisme en France.      
  • Mariage gay et lesbien
  • Travail le dimanche
  • Matérialisme et consommation effrénée, produisant égoïsme et individualisme.
  • Pornographie et violences sexuelles, y compris dès l’école.
  • Pma et Gpa / eugénisme : qu’il s’agisse de femmes seules ou de couples de femmes, l’institutionnalisation par la société d’une prise en charge médicale de procréation à travers un don de sperme anonyme soulève de nombreuses questions d’ordre éthique. Tout comme le marché des gamètes : le New York Fertility Institute, qui vise le « service premium », recrute des donneuses à l’université Columbia, de préférence brillantes et de taille élancée. La London Sperm bank a créé une application vous alertant quand le donneur idéal correspondant au profil enregistré a été trouvé…(Le Point du 31 Mai 2018). Cependant, la vérité commande de dire, qu’en 2018, 95% des dons ne sont pas le fait d’un tiers, mais de l’un ou l’autre des parents. La gestation pour autrui qui fait disparaître la dimension co-créatrice puisée dans l’amour d’un homme et d’une femme et promeut la marchandisation du corps, soulève pareillement de graves problèmes éthiques. La sélection des embryons, le choix du sexe notamment, est déjà une première étape vers l’eugénisme. Grave aussi le problème des embryons surnuméraires ; ces vies, mises en conserve, sont bien plus qu’un phénomène biologique ; l’homme, doté par Dieu du pouvoir invraisemblable de pouvoir faire naître la vie, les congéler ou les détruire, c’est « congeler ou détruire » l’union sacrée qui s‘est nouée entre Dieu et les deux parents, co-créateurs de toute vie.    
  • Suicide assisté. 
  • Divorce et éclatement des familles
  • Evanouissement de l’éducation religieuse dans les familles (en Europe), 
  • Persécution des chrétiens dans de nombreux pays 
  • Militarisation et budgets d’armement colossaux, alors que règnent encore le manque d’éducation, la pauvreté, la maladies la faim…
  • Spéculation en tout genre. L’argent roi.
  • Racisme, sexisme, homophobie, harcèlements physiques et psychologiques 
  • Extrémisme des religions : excision, terrorisme religieux en tout genre
  • Politiques migratoires contredisant l’accueil chrétien aux déracinés et aux persécutés.
  • Maltraitance des enfants et des personnes âgées 
  • Personnes laissées sans toit (SDF) 
  • Chômage évacuant la dignité de l’homme, empêchant son épanouissement et le privant de ses moyens de subsistance.
  • Esclavagisme et exploitation de l’homme par l’homme
  • Pédérastie (dont celle du clergé)
  • Insuffisante attention portée aux plus faibles et aux handicapés.
  • Politiques ne protégeant pas assez la famille 
  • Politiques pro-avortement sachant que Dieu est seul maître de la vie.
  • Travail des enfants 
  • Comportement de certains prélats (Curie romaine) 
  • Lotos et jeux d’argent 
  • Manipulations génétiques d’embryons
  • Violence gratuite dans les films, les séries TV, les jeux vidéo.
  • Incivilités touchant tous les aspects de la vie et signifiant un recul proportionnel du respect dû à l’autre. 
  • Mise en avant, comme une normalité, de la théorie du genre et des pratiques sexuelles déviantes, même si certaines sont à la source de vraies souffrances et méritent compréhension et tolérance.   
  • Ecarts de richesse en augmentation entre les pays et les individus
  • Manque de respect envers Dieu, ses prêtres et ses croyants

L’Auteur de cette corruption est Satan ; il a même réussi à s’introduire dans l’Eglise ; mais à la fin, Satan sera vaincu !

« L’Auteur de cette corruption est Satan. » (à Kibeho). A San Nicolas de los Arroyos : « Satan sait que sa fin est proche et dispense ses dernières forces. » « A la fin, Satan sera vaincu parce que le Père sait tout et peut tout en une seconde ; lui seul permet ce qui se produit dans le monde. »

Oui, l’enfer et le purgatoire existent et il y aura bien jugement !

A Fatima, Beauraing, Kibeho, et San Nicolas de los Arroyos, la Vierge appelle à la conversion et prévient du pire si les hommes ne changent pas. A Fatima et Kibeho, à travers des visions, Marie fait toucher du doigt aux voyants la réalité de l’enfer, du purgatoire et du Paradis. 

5 – Mais comment faire ? 

5-1- D’abord prendre conscience que l’âme est le plus important !

« Occupez vous plutôt de vos âmes et mon fils s‘occupera de vos affaires ! Vous rendez vous compte que l’âme est le plus important ? » Marie nous dit qu’il faut privilégier l’âme, car elle seule compte, et pas le corps ni le Monde ! A Lourdes : « Il faut faire pénitence pour se sauver, car seule l’âme compte et que le bonheur n’est pas de ce monde ; le salut de l’âme passe bien avant celui du corps ;  le bonheur n’est pas de ce monde mais de l’autre. »

Saint Paul, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens (2Co 4,13-5,1) nous dit en écho des propos de la Vierge, que l’important est « un édifice construit par Dieu », qui ne se voit pas, et non notre « tente » terrestre, qui se voit, mais n’est que du provisoire : « Même si en nous l’homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour ….et notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas. Ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel…même si notre corps, cette tente qui est notre demeure sur la terre est détruit, nous avons un édifice construit par Dieu, une demeure éternelle dans les cieux qui n’est pas l’œuvre des hommes. » 

Marie nous rappelle l’ordre des priorités dans notre vie

Beaucoup prêtent à l’église catholique une sorte d’aversion pour le corps. En réalité, il s’agit, bien plus que du corps, de tout ce qui tire l’homme vers le bas. Si Marie force le trait en réduisant le corps à pas grand chose (saint Paul ne nous dit-il pas qu’il est le Temple de l’Esprit et Jésus, qu’il ressuscitera), c’est pour mieux souligner l’ordre des priorités.

C’est de notre âme dont il faut se préoccuper d’abord, et si nous le faisons, « Dieu s’occupera de nos affaires ». Jésus nous l’avait déjà dit dans une parabole à propos du lis des champs. Mais il est bon de nous le rappeler. A partir du moment où on comprend que ce qui est premier est le salut de notre âme et que Dieu s’occupe de nos affaires, il est clair qu’on ne peut plus vivre comme avant !  Dans l’histoire où Jésus est accueilli par deux soeurs appelées Marthe et Marie, Jésus préfère Marie, qui l’écoute, à Marthe qui s’affaire à préparer le repas, pour nous confirmer cette priorité. (Luc 10, 38-42) 

* La parabole du lis des champs 

« Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi ? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? Que boirons-nous ? De quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. » Mathieu 6, 28-34

5-2- Redécouvrir le chemin qui mène au Père et au Salut 

5-2-1- Obéir aux commandements et recevoir la force de l’Esprit 

A Catherine Labouré (Paris)  : « Il faut obéir aux ecclésiastiques et observer les règles parce que l’obéissance au Père est chemin de perfection (He 5,7-9) ».

L’obéissance, nous dit la lettre aux hébreux, (He 5,7-9) est chemin de perfection. La religion catholique n’est pas «  à la carte ». On ne peut pas prendre ce qui nous plaît et laisser le reste. Par exemple s’éviter d’aller se confesser ou de communier, parce que ces pratiques nous paraissent désuètes ou sans intérêt. La phrase mille fois entendue : « Je suis croyant, non pratiquant » n’a pas de sens pour celui qui a compris que le Christ, en rejoignant son père, a laissé aux croyants l’Eglise et les sacrements afin de les guider et leur faire bénéficier de la Force de l’Esprit de Dieu. Sans prêtres, pas de sacrements ; sans sacrements, pas d’Esprit saint. Sans prêtres et sans Esprit Saint, pas de guide pour discerner sa vie et avancer sur le chemin qui conduit au Père.

Lettre aux hébreux He 5,7-9

« Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit avec un grand cri, et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances, l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel. » 

5-2-2- Prier, parce que la prière est l’aliment de l’âme et l’arme privilégiée du chrétien

Pratiquement partout, Marie rappelle la nécessité de la prière. (Gietrzwald, Banneux, L’Île Bouchard, Betania, San Nicolas de los Arroyos). Ce faisant, elle ne fait que confirmer les propos de Jésus. (Mc 11,11-25) : « Ma maison sera appelée maison de prière…tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez obtenu et cela vous sera accordé. »  

  • Prier Dieu est la plus importante des actions humaines.

Comme beaucoup sans doute,  je n’ai pas compris, jusqu’à aujourd’hui, l’importance de la prière. Je ne voyais pas en quoi la furie récitatoire de formules, observée aux couvents, processions et pèlerinages, pouvait amener Dieu ou la Vierge à octroyer quoique ce soit à ses récitants. Cela heurtait ma rationalité ; c’était comme se mettre des amulettes, dans un autre genre. Rosaire et chapelet m’apparaissaient désuets. Pourtant, à force d’entendre la Vierge demander aux voyantes et voyants de prier instamment, je me suis mis à douter, au point que maintenant, moi même, je prie autant que je peux ! C’est aussi parce que j’ai compris une mécanique qui m’était restée voilée : ce sont les vivants qui, par leurs prières, peuvent sortir les morts du mauvais endroit où ils sont tombés. Effectivement, si on souhaite agir pour le bonheur éternel d’êtres qui nous sont chers, la prière se charge d’un intérêt tout différent ! Mais pas besoin d’être mort pour bénéficier des bienfaits de la prière ! La prière est aussi décisive pour les vivants.

C’est elle qui permet de bénéficier de l’aide de Dieu, directement ou par l’intermédiaire de la Vierge, pour débloquer des situations apparemment sans issue. Je présume que cette aide est plus facilement obtenue pour des avancées spirituelles que matérielles, mais Dieu qui veut notre bonheur tout court, s’il ne nous rendra jamais riche, peut favoriser des situations contribuant à notre bonheur terrestre. Surtout, la dévotion à Marie, par la prière, est une voie de Salut et doit donc être priorisée par rapport à d’autres actions humaines. C’est par la prière des vivants que les âmes du Purgatoire (de l’enfer ?) sont sauvées. Marie nous dit haut et fort que si les actes sont importants, (entendre les œuvres destinées à aider son prochain), le mieux qu’ait à faire un chrétien est de prier.

Pourquoi ? Parce que si n’importe quel homme généreux peut agir pour le bien de son prochain sur terre, seul un  chrétien, par sa prière, peut sauver une âme du Purgatoire et de l’enfer. Et le salut d’une âme, qui donne accès au bonheur éternel, est d’un prix sans commune mesure avec les améliorations apportées à la condition humaine ; même si, au nom de l’amour, il nous est interdit de les négliger, car le bien qu’on fait à nos semblables, c’est à Jésus qu’on le fait ! 

C’est la prière qui conduit à la conversion des pécheurs et qui sauve les âmes 

Au Laus : « Il faut construire un lieu de prière pour la conversion des pécheurs. » A Champion, la mission d’Adèle Brise est de prier pour la conversion des pécheurs. A Fatima, la prière peut sauver les âmes qui souffrent en enfer ; la dévotion à Marie est une voie de salut ( ainsi que la dévotion d’un pays (Russie) au cœur de Marie.) A Betania, Marie rappelle l’importance de l’Eucharistie et de la prière pour réparer les infidélités des pécheurs. A la fin, tout le monde sera sauvé, mais il faut se convertir et pratiquer l’Eucharistie. A Kibeho, il faut prier sans cesse et surtout pour ceux qui ne prient pas.

La prière catholique du « je vous confesse à Dieu » – on n’y fait plus attention – demande bien que la vierge, les anges et les saints et même nos semblables, prient le Seigneur en réparation de nos péchés ! 

Je confesse à Dieu tout puissant ; je reconnais devant mes frères que j’ai péché en pensée, en paroles, par action et par omission ; oui j’ai vraiment péché ; c’est pourquoi je supplie la bienheureuse vierge Marie, les anges et tous les saints, tt vous aussi mes frères de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

La prière à Marie est assurément une voie de salut, ainsi que la dévotion d’un pays (Russie) à son cœur. (Fatima) Il faut prier sans cesse et faire acte de dévotion envers Marie en récitant le Rosaire (ou le chapelet des 7 douleurs). On demande à la Vierge de prier pour nous, parce que c’est l’arme principale de son intercession. Pourquoi lui répète- t-on à chacune des prières que nous lui adressons (le « Je vous salue Marie »), de « prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort », si ce n’est que c’est la prière qui est notre meilleure arme pour obtenir le pardon de Dieu, Père et Fils.   

Je vous salue, Marie pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

En conséquence, la vierge demande de construire des lieux de prière !  Le Laus, Banneux, Kibeho,

On comprend mieux maintenant l’importance de tous ceux qui se sont retirés du monde, dans des monastères et les couvents, afin de se vouer à une vie de prière. Par sa pratique assidue, ils sauvent les âmes. Il importe de distinguer le clergé régulier et le clergé séculier* même si tous prient, bien évidemment ! 

* Le clergé régulier et séculier 

Le clergé séculier est le clergé qui vit « dans le « siècle » » (du latin : sæcularis) au milieu des laïcs, par opposition au clergé régulier qui vit « selon une « règle » de vie » (du latin : regularis) dans une abbaye, un couvent, ou un prieuré, et qui ont prononcé des vœux et vivent en communauté  (moines et religieux). Les membres du clergé séculier ont pris des engagements religieux, mais leur principale caractéristique est d’être engagés dans la vie séculière et non en communauté.

Alors que le clergé régulier s’engage dans les trois vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, le clergé séculier ne prononce aucun vœu, seulement les engagements de célibat (de ne pas vivre en couple) et d’obéissance (de manière générale à l’Église, par l’intermédiaire de chaque supérieur hiérarchique). Les membres du clergé séculier sont soumis à la règle canonique et sont tenus de réciter les différentes prières de l’Office divin. Cependant il se peut qu’un clerc séculier, comme un prêtre, décide d’entrer dans une congrégation religieuse, et donc, en plus de ses engagements, s’ajoutent et se mêlent les vœux religieux. Ce clergé séculier est composé des diacres, des prêtres et des évêques diocésains.

5-2-3- Revenir à une foi simple et se faire humble.

Dieu cherche toujours ce qui est petit et simple. « Le péché d’orgueil conduit à tous les péchés du monde ; l’humilité est le principal fondement de tout ; seuls les humbles peuvent me plaire » ; « l’enfer est rempli d’êtres orgueilleux ; obéis à ton père spirituel ; baise le sol en acte d’humilité. » (Kibeho, Lourdes…).

La vraie lutte qui traverse le cœur humain, nous dit Monseigneur Luciano Alimandi, est celle entre l’humilité et l’orgueil. Jésus connaît parfaitement le cœur humain, c’est pourquoi son évangile, du début à la fin, est une exhortation à devenir petits, à « se faire pauvres en esprit », comme le proclament les Béatitudes, parce que les premiers seront les derniers ! Parce que celui qui s’exalte sera humilié et celui qui s’humilie, exalté ; parce que celui qui veut être le premier parmi vous doit être le serviteur de tous ; parce que « apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » (Mathieu 20,16 ; Luc 14,11 ; Marc 10,14 ; Mathieu 11,29). Parce que Marie dit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »

5-2-4- Il faut œuvrer par des actes car l’Amour est premier.

L’amour est premier et il faut agir plus ! 

Il faut suivre l’exemple du Fils qui a montré comment vivre, combattre le matérialisme (Saint Nicolas de Los Arroyos), servir Dieu avant les plaisirs du monde et l’humanisme (qui fait de l’homme son but) ; « il importe de ne pas être chrétiens que de nom ! » Il faut éduquer les enfants dans la Foi. Au nom des actes, à Champion, Marie rappelle : «Tout le monde doit travailler à la vigne du Seigneur, c’est à dire se mettre à son service, collaborer à son œuvre afin de recevoir le salaire de la vie éternelle, se faire catéchiste. » 

Les familles doivent retrouver le moyen de leur plénitude 

Marie redit l’importance de la famille et du respect de la vie. « Dans les familles, il faut montrer plus d’amour et de respect réciproque entre homme et femme ; plus de mansuétude l’un pour l’autre, aussi. Homme et femme doivent fuir le péché de la chair et la luxure. Le péché d’impureté offense beaucoup le Seigneur. »

5-2-5- Accepter la souffrance dans la Foi et l’offrir à Dieu

Le rôle de la souffrance dans la religion catholique est ambigüe ; d’une part, comment Dieu pourrait-il avoir soif de notre souffrance s’il nous aime ? D’autre part, c’est bien par la croix, donc par la souffrance, que s’est manifesté l’amour du Fils pour ceux qu’il est venu sauver. Il nous a sauvés jusqu’à offrir sa vie en souffrance.

Il ne s’agit, bien sûr, pas de rechercher la souffrance, mais de porter un autre regard sur elle lorsqu’elle se présente. La vertu de la souffrance salvatrice de Jésus sur la croix*, cause de scandale pour beaucoup d’hommes d’aujourd’hui et mystère de Dieu, est rappelée par Marie.

A Kibeho : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ; il faut accepter la souffrance dans la Foi et dans la joie. Il faut offrir sa souffrance à Dieu. » « Offre tes souffrances, ma fille …ceux qui sont fils de Dieu devront souffrir avec lui pour partager sa gloire. Il est très important de sauver l’âme ; le corps n’a pas d’importance ; il vaut la peine de souffrir pour jouir, ici, éternellement. » La souffrance offerte et les sacrifices sont les moyens de guérir les malades, d’obtenir la paix, et de sauver les âmes, parce qu’ils réparent les offenses faites à Dieu.

Commentaire autour de la souffrance

Au delà de l’amour porté jusqu’au niveau d’une souffrance offerte, mériter le bonheur est une constante de la vie humaine. Dans le Bouddhisme, on paye dans la vie suivante ce qu’on a mal fait pendant la vie précédente. Et le principe d’éducation anglo-saxon : « no pain, no gain », nous rappelle avec bon sens que sans souffrance, il n’y a pas de gain. La Vierge nous informe qu’elle souffre (continue à souffrir) beaucoup pour le monde, afin d’atténuer la colère du Père et sauver les âmes. Elle nous invite à joindre notre souffrance à la sienne et, à défaut, nos prières, jeûnes et sacrifices.

Marie confirme une chose qu’on voudrait ne pas avoir entendu : on n’arrive pas au ciel sans souffrir ! J’avoue avoir été surpris d’entendre la Vierge répéter que nous parvenions au Ciel par la croix. Je croyais ce vocabulaire, utilisé longtemps par l’Eglise, dépassé. Or cette insistance de la Vierge ne peut être fortuite.  On constate d’ailleurs que c’est un véritable chemin de croix que nombre de voyantes et voyants ont dû emprunter toute leur vie ! Le petit voyant de Fatima, saint Francisco Marto, n’en est qu’un exemple parmi d’autres.

Ce qu’il faut comprendre c’est que les voyantes ont été choisies en raison de leur capacité à comprendre que leur souffrance avait un sens, celui de sauver nombre d’âmes ; elles sont aidées constamment dans cette tâche par Marie, qui les assure en permanence de son soutien. Mais toutes les voyantes n’ont pas été appelées à participer à cette « offrande ». Car être invité à joindre sa souffrance à celle du Christ est ….un honneur ! Je comprends ce que cette observation peut avoir d’inaudible dans notre société de confort et de jouissance et pourtant cela est ! Adrienne von Speyr** et Chiara Luce Badiano***  pour prendre deux exemples récents, illustrent bien l’alliance mystérieuse qui se noue, dans la souffrance, avec Dieu.

A leur propos, si Dieu a créé l’homme libre, un certain nombre d’humains est « élu par Dieu », c’est à dire destiné à une mission à laquelle ils peuvent se soustraire dans l’absolu, probablement, mais ne s’en soustraient généralement pas : ainsi de certaines personnes élues pour joindre leur souffrance à celles du Christ, parce que le Christ sait, à l’avance, qu’elles ont les moyens d’accepter et supporter cette épreuve. Mais nous ne sommes pas tous appelés à souffrir, dans notre chair, comme ces grands témoins.

En disant tout cela, j’ai bien conscience que les théologiens m’objecteront que je n’ai rien compris à la souffrance chrétienne ; mais je suis un  » petit » et comprends, « comme un petit », ce que dit Marie, qui ne s’adresse pas aux théologiens, mais bien à des gens comme moi et leur parle de manière à être comprise d’eux !

Le bouddhisme tibétain, aussi, accorde valeur à la souffrance ; la pratique du Tong-Len

Victor Frankl, un psychiate juif, emprisonné par les nazis durant la seconde guerre mondiale, déclara un jour:  » l’homme est prêt à toutes les souffrances, tant qu’il peut y déceler un sens. » il a déterminé que la survie ne reposait pas sur la jeunesse ou la force physique, mais sur cette force qui découle de la volonté et la faculté de trouver du sens ; dans le bouddhisme et l’hindouisme, la souffrance est le résultat de nos actions négatives passées ; Dans le Talmud, puisque  » Tout ce que Dieu fait, il le fait pour le mieux ! », la souffrance est une des voies mystérieuses de Dieu, pour notre bien ! la souffrance aguerrit et renforce, mais rend plus sensible, aussi, ouvre plus vers les autres ; la pratique bouddhique du Tong-Len, ( donner/recevoir), permet de prendre en charge la douleur de l’autre, y compris physiquement : par l’aspiration, on aspire la douleur de l’autre et par l’expiration, on lui redonne de la bienveillance et de la paix ;

Et si la souffrance était l’élément le plus fondamental qui nous lie aux autres ?

Quand Dieu choisit la souffrance de son fils comme moyen d’expiation de la faute originelle des hommes ( bien que les théologiens nous expliquent que Dieu ne fait qu’abandonner le corps de son fils à la méchanceté humaine) ne nous indique-t-il pas, en même temps, que souffrir est ce qui nous rapproche le plus les uns des autres ? C’est en souffrant que le Christ est le plus profondément homme et c’est en partageant notre souffrance avec lui, qu’on est, sans doute, le plus en communion avec lui.

Dieu se satisfait de notre souffrance à supporter avec amour et patience les difficultés que la vie nous ménage ! 

Pour la plupart d’entre nous, le chemin de croix dont parle la Vierge est à entendre comme nos efforts quotidiens pour vivre avec amour et patience, toutes les difficultés que la vie nous ménage – et elles sont nombreuses ! Mais pourquoi s’étonner de cette phrase de la Vierge, puisque l’apôtre Paul (Rm8,14-17) nous dit bien que puisque nous sommes devenus enfants de Dieu par l’Esprit saint (baptême et confirmation), nous sommes aussi ses héritiers, avec le Christ, « ….si du moins nous souffrons avec lui, pour être avec lui dans la gloire ». 

La mort de Jésus en croix est à la fois scandaleuse et le plus beau signe de l’amour d’un père pour ses  » autres enfants » que nous sommes !

Ce thème de la souffrance m’a beaucoup interrogé, car enfin, il y avait mille autres moyens pour Dieu de faire payer aux hommes le prix de leur rupture avec lui !

A-t-Il choisi d’imposer cette souffrance à une personne à laquelle n’importe quel père humain n’aurait jamais consenti : son  fils ? Le théologien Bernard Sesboüé dit plutôt que Dieu a laissé son fils libre de manifester son amour jusqu’à l’extrême de la souffrance et de la mort ; ce sont les hommes qui l’ont crucifié et l’agneau de Dieu a accepté de leur abandonner son corps en sacrifice ; et le pire n’est encore pas là ; il ne lui a pas demandé seulement de souffrir, il lui a demandé bien plus : d’abandonner son statut de fils de Dieu pour vivre comme un homme.

Ne faut-il pas qu’un tel Père nous aime plus que tout, pour s’imposer une telle épreuve à lui- même, et l’autoriser à Son unique Fils ? La légende de saint Augustin et l’ange* nous dit bien que le mystère de la Trinité, et donc de l’amour divin, est incompréhensible pour la raison humaine. Et comme l’Eglise est un même corps, ses branches que nous sommes – et c’est quand même un minimum – sommes invités à participer au sacrifice du Fils qui en est la tête, en joignant nos souffrances, même modestes, à la Sienne ! J’ai développé ce thème de la souffrance dans mon livre : « Souffrance, Sagesses et  Religions ».

Et ne faut-il pas que Jésus nous aime plus que tout pour consentir, par une mort aussi cruelle, à donner l’exemple de l’amour le plus parfait ?

Saint Augustin et l’ange : Augustin, originaire de Thagaste, fils de sainte Monique, fut maître de rhétorique à Milan où il menait une vie dissolue. Puis la Parole de l’évêque, le futur saint Ambroise, l’amena à se convertir et il fut baptisé à 33 ans. Revenu en Afrique, il fut sacré évêque d’Hippone en 395 ; c’est là qu’il mourut en 430. Sur la plage d’Hippone, Augustin réfléchissait un jour au mystère de la Trinité. Il repéra un enfant -était-ce un ange ?- qui, avec une coquille, s’appliquait à verser l’eau de la mer dans un trou creusé dans le sable. « O PVER QV/ ID HIC AG/IS, [ô enfant, que fais-tu ?] ET PUER RESPONDENS – TOTAM RIPAR/IAM IN FONTEM AP/PONERE PROPOSUI [Et l’enfant répondit : J’ai décidé de mettre toute l’eau de la mer dans ce trou] » L’évêque lui fit remarquer, en souriant, la vanité de ses efforts. L’ange lui répliqua qu’il était tout aussi déraisonnable de sa part de chercher l’explication du mystère de la Sainte Trinité. On ne peut pas en effet enfermer le mystère infini dans une formule, obligatoirement réductrice.

** Adrienne von Speyr

Adrienne von Speyr in Langenbruck, Switzerland
Par Photographe inconnu — http://www.ignatius.com/promotions/bookofallsaints/images.htm (see also http://www.vatican.va/news_services/or/or_quo/225q01.pdf pag. 9), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31538448

Adrienne von Speyr, née le 20 septembre 1902 à La Chaux-de-Fonds et morte le 17 septembre 1967 à Bâle, est un médecin suisse, auteur de plus d’une soixantaine de livres sur la spiritualité et la théologie. Seconde fille d’une famille protestante de quatre enfants, Adrienne von Speyr était très pieuse, du fait de sa proximité avec sa mère et sa grand-mère. Elle se marie en 1927 avec Emile Dürr, un historien veuf, père de deux jeunes enfants. Il meurt en 1934. Entre-temps elle est devenue la première femme suisse à devenir médecinl’aboutissement d’études entamées avant son mariage.

En 1936, elle se remarie avec Werner Kaegi. Aucun enfant ne naît de ces deux unions. Elle se convertit à la foi catholique après sa rencontre avec le théologien Hans Urs von Balthasar, qui demeura son confesseur tout au long de sa vie, et le confident auquel elle dicta la majeure partie de ses ouvrages. Elle reçut le baptême le jour de la Toussaint 1940. Avec le théologien, elle fonde l’Institut Saint-Jean, un institut séculier chargé de réinterpréter et de transmettre l’enseignement de saint Jean chez les Jésuites.

En 1954, la maladie la terrassant, elle cesse son activité médicale, et meurt en 1967. Mystique catholique, stigmatisée à partir de 1942, elle décrit dans ses ouvrages de nombreuses visions de la Trinité, de la Vierge Marie et des saints. Sa conversion est le point de départ d’une vie spirituelle remplie de grâces inouïes, de visions, de révélations, de souffrances offertes (elle reçoit les stigmates en 1942). Cette vie mystique lui apporta une remarquable connaissance de Dieu. L’œuvre d’Adrienne est d’une parfaite sobriété, mais aussi d’une grande beauté. Commentaires scripturaires, exposés théologiques ou spirituels, rien ne semble dicté par l’extase. Le merveilleux n’abonde pas dans son œuvre. Directement « initiée » par le ciel, Adrienne parle sous « l’action mystérieuse et impressionnante du Seigneur » (Jean-Paul II). Malade, épuisée, elle mène dès 1954 une vie recluse de prière, de souffrance et de silence. Elle meurt à Bâle en 1967. 

*** Chiara Luce Badiano

Chiara Badano dite Chiara Luce (Sassello29 octobre 1971 – Sassello7 octobre 1990) est une jeune femme ayant appartenu au Mouvement des Focolari, morte à 18 ans d’un cancer des os. Déclarée vénérable par l’Église catholique romaine le 3 juillet 2008, elle a été proclamée bienheureuse le 25 septembre 2010 au Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, à Rome

À la fin des vacances d’été de 1988, à la suite d’une partie de tennis, Claire, âgé alors de 17 ans, ressent une vive douleur à l’épaule. On croit alors à une déchirure musculaire, mais après trois mois la douleur s’amplifie et devient de plus en plus douloureuse. En 1989, les douleurs osseuses s’étant accrues, elle est admise à l’hôpital où on lui diagnostique une simple ostéosarcome en janvier 1989.

Mais les douleurs augmentant encore, de nouveaux tests sont faits et en février 1989, on lui diagnostique finalement une forme de cancer des os parmi les plus graves et les plus douloureuses ; ses parents lui cachent la maladie dans un premier temps. Ce n’est que le 14 mars 1989- elle n’a pas encore 18 ans quand elle part pour sa première chimiothérapie- qu’elle découvre la gravité de sa maladie. Les soins sont de plus en plus intensifs, les métastases cancéreuses se multipliant. En avril 1989 sa maladie empire et elle devient paralysée des jambes. Le 5 juin Chiara est de nouveau opérée pour laminectomie dorsale, les médecins et infirmiers sont marqués par son attitude, elle ne cherche pas à fuir la souffrance, elle y voit une occasion d’être avec Dieu ; après l’opération priant à voix haute elle dit : « Pourquoi Jésus? Si tu le veux je le veux aussi ».

Le 19 juillet 1989 elle est victime d’une hémorragie interne. Malgré sa maladie, elle reçoit des visites de ses amis et continue à suivre les activités des Focolari. Elle rencontre un ingénieur qui vit au Bénin et qui développe une mission pour les enfants ; Chiara se passionne pour son entreprise et fait don de toutes ses économies pour cette œuvre. Quand la souffrance diminue elle confectionne des petits objets qu’elle donne ou vend pour la mission au Bénin. Elle rentre chez elle et reste alitée chez ses parents à Sassello. Elle a alors une vie de prière importante, priant le rosaire et suivant la messe. Elle est convaincue que toute souffrance offerte à Dieu « porte du fruit », et décide alors de renoncer aux antidouleurs. Deux jours avant Noël 1989, elle a une crise et doit repartir à l’hôpital. Elle reçoit dans le même temps le sacrement des malades. Le 24 janvier elle est de nouveau opérée mais l’opération se révèle inutile. 

Par Davide Papalini — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20663378

Elle écrit alors sa vision de la souffrance : « Chaque instant est précieux et il ne faut donc pas le gaspiller. Si l’on vit ainsi, tout est pourvu de sens. Tout trouve sa juste dimension une fois qu’on l’offre à Jésus, même les moments les plus affreux. Donc, il ne faut pas laisser s’échapper la douleur : elle acquiert tout son sens en devenant une offrande à Lui ». Au cours des mois qui suivent, les douleurs aux jambes s’amplifient, au point qu’elle les appelle « mes jambes folles ». Peu de temps après les médecins considérant son cas désespéré décident de mettre un terme aux soins et le 18 juin elle sort de la clinique et rentre chez elle à Sasselo. Cependant Chiara Luce a souvent des moments de difficultés, elle répète souvent à ses amis : « Qu’il est difficile de vivre le christianisme jusqu’au bout ». De retour chez elle, elle reçoit une lettre de Chiara Lubich qui lui donne un nouveau nom focolari, celui de Luce (Lumière en italien). Cette amitié épistolaire est essentielle dans la vie de Chiara Luce Badano ; elle écrit à Chiara Lubich : « je dois tout à toi et à Dieu ».

La souffrance continue d’être importante, souffrance qu’elle trouve difficile à vivre. Avec sa maladie elle regrette de ne pas pouvoir faire don de ses organes, mais obtient de pouvoir tout de même faire don de sa cornée. Chiara sachant sa mort proche décide de préparer minutieusement ses obsèques, les considérant comme un mariage. Elle demande d’être vêtue de blanc avec une ceinture rose, et choisit les chants de messe. Le 10 septembre, elle envoie une dernière lettre de salutations à tous les membres de la communauté des Focolari, par le biais d’un enregistrement sur une cassette audio. Les derniers mots qu’elle dit à sa mère sont : « Maman, au revoir. Sois heureuse parce que moi je le suis ». Elle meurt le 7 octobre 1990, à 4 h 10, après une nuit d’agonie, à l’âge de 18 ans. .

5-3- Marie nous dispense un message d’espoir 

A Betania, elle encourage à l’optimisme et à l’engagement y compris dans les médias. Même si la spiritualité baisse, rien n’est perdu si on observe le commandement d’amour ; « à la fin, tout le monde sera sauvé » 

Mais il faut se convertir et pratiquer l’Eucharistie. Marie appelle à la miséricorde : une générosité conduisant au pardon et beaucoup de volonté. A San Nicolas de los Arroyos, Marie souhaite que personne ne soit condamné et que nos âmes vivent pour toujours en nous guérissant du matérialisme, en faisant découvrir le Christ. « Le travail de Dieu s’accomplit et la Justice de Dieu sauvera le Juste. »

Marie rappelle opportunément qu’après notre mort, un monde existe. Nous devons vivre de manière qu’on mérite d’y habiter « au meilleur endroit ». 

Comme beaucoup, je crois au ciel et enfant chrétien, j’avais peur de l’enfer dont les représentations m’effrayaient. Puis l’église catholique a semblé mettre en doute la réalité du Purgatoire et de l’enfer, peut être sous l’influence protestante (?) Et puis, catastrophe ! Dans plusieurs de ses apparitions la Vierge « emmène » avec elle des voyantes pour leur montrer le ciel, le purgatoire et l’enfer ! (Fatima, Kibeho)

L’enfer existerait donc et il y aura jugement ! Car, nous dit Jésus, si le Père est miséricordieux, il est juste !  Le ciel, cet endroit où tout chrétien, et même tout musulman, rêve de finir, est resté longtemps une abstraction. Ici, la Vierge lui donne de la consistance.

Premier humain ressuscité, elle est « montée au ciel » aussitôt, avec son corps, (dogme de l’Assomption) car, exempte du péché originel, son corps ne pouvait connaître la corruption.  En parlant de ceux qui meurent et qui désormais « font partie des nôtres », Marie donne un contour à cette communauté qu’est l’Eglise, ensemble de croyants vivants et morts.

Elle montre aux voyantes des endroits magnifiques, et reprend les termes de versets bibliques évoquant le Paradis.

A Fatima, Marie donne aux enfants qui la questionnent, des nouvelles de personnes déjà décédées : celle ci, grâce à leurs prières, se trouve bien au Paradis ; mais cette autre restera au Purgatoire jusqu’à la fin du monde ! Faut-il comprendre qu’à la seconde venue du Christ sur Terre (Parousie), les âmes qui sont encore au Purgatoire à cette date auront « automatiquement » accès au Paradis ? Dans cette hypothèse, j’espère pour eux (pour nous) que le Purgatoire n’est pas un endroit trop « invivable » et que le temps du purgatoire n’est pas le temps humain…J’ai déduit des exigences de la Vierge que peu, sans doute, accédaient directement au Ciel et que la majeure partie des humains faisait au moins un petit tour au Purgatoire ; en fait, je n’en sais rien ! 

Le Monde est dans les mains de Dieu. On l’avait presque oublié. C’est rassurant ! 

Ne vous énervez pas ! Le Monde est sous contrôle. Quand Marie dit que « Satan sera vaincu et que Dieu permet tout ce qui arrive et peut tout en une seconde », elle nous remet (si nous en étions sortis) dans une situation confiante vis à vis du futur de l’humanité. Ceci a aussi pour conséquence de nous faire regarder, d’un œil amusé, les tentatives humaines de l’Homme pour se soustraire au doigt de Dieu et son orgueil démesuré le conduisant à jouer au créateur d’un homme nouveau  et si possible éternel !

En conclusion,

En conclusion, c’est à une « révolution spirituelle » que nous appelle Marie. Sous entendu, l’économie comme la politique ne sont pas premiers comme moyens d’action, mais la spiritualité !  

Si nous chassons le péché de nos vies, (qui entraîne corruption, guerres et calamités) et retournons à Dieu, Marie l’affirme et le répète « Lui s’occupera du bon déroulement de nos affaires ». Le combat à mener est donc spirituel.

Par la prière intense, il faut faire pénétrer l’Esprit dans le cœur des peuples, car seul le coeur des hommes, pénétré de l’amour divin, agira de telle sorte que la corruption (entendre les mauvaises actions des hommes ) disparaîtra et que les conséquences de ces mauvaises actions posées par les hommes, guerres et calamités, disparaîtront, également ! Deuxième enseignement : pour « aller au ciel », il faut imiter le Christ et observer l’évangile. « Ou vous êtes de Dieu ou vous êtes du Monde ! » On vous donnera selon vos œuvres et cent pour un. «Regarde la place privilégiée de tous ceux qui ont tout abandonné pour Dieu ! » dit Marie aux voyantes, en leur montrant « le paradis ».

De Marie de Nazareth à la Dame de tous les peuples

Désignations de la Vierge selon les apparitions

Sur 19 lieux d’apparition, 10 ont choisi d’appeler la Vierge du nom du lieu de l’apparition (Ex : Notre Dame de Lourdes). Deux portent le nom du lieu et un qualificatif (Notre Dame de Beauraing ou la Vierge au cœur d’or et Notre Dame de Banneux ou la vierge des pauvres).

Cinq apparitions ne portent que le nom du qualificatif désigné par la Vierge elle même, ou retenu comme caractéristique par les fidèles : Notre dame de la médaille miraculeuse pour l’apparition de la rue du bac à Paris ;   Notre Dame du Bon secours pour Champion ; Notre Dame de la prière pour l’Île Bouchard ; Notre Dame réconciliatrice de tous les peuples et nations à Betania ; Notre Dame du Rosaire à San Nicolas de los Arroyos ;

Apparences de la Vierge 

En entreprenant ce livre, j’avoue avoir été particulièrement curieux de découvrir « à quoi ressemblait vraiment la Vierge ». Car enfin, entre les merveilleuses représentations de la Vierge des peintres italiens de la Renaissance, les projections des artistes de commande, mélangées des voeux de l’ecclésiastique du lieu, les indications pas toujours précises des voyantes et voyants, le souhait de rendre grâce à la Vierge en lui donnant l’allure d’une reine de la Terre et des cieux, il y avait place à loger trente six modèles de Vierge !

Même si j’admets que Marie, selon les circonstances, le lieu de l’apparition, l’époque et la nature du message à illustrer, peut choisir de changer d’apparence, la réunion des commentaires des voyantes sur la physionomie de la Vierge permet de fixer les grandes lignes de son aspect extérieur, dégagé des accessoires et de sa compagnie éventuelle. Mais il faut prendre garde de ne pas vouloir absolument réduire l’image de la Vierge à une seule image. Nous allons en reparler plus loin. Essayons déjà de réunir les descriptions de la Vierge fournies par les voyants.es. 

Lourdes

Lourdes : Bernadette raconte : « J’aperçus une dame vêtue de blanc : elle portait une robe blanche, un voile blanc également, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied. » A la dix huitième apparition, Bernadette raconte : « jamais je ne l’ai vue aussi belle ! » D’après Bernard Billet, sainte Bernadette avait été surprise par la beauté de la « Dame » qui lui parlait avec un si beau sourire, et qui faisait si bien le signe de la Croix. Bernadette avait été saisie par la beauté de la « Dame » qui lui apparaissait, « bien plus belle que les plus belles dames de Lourdes « qui ne pouvaient y faire » (sic) : jamais triste, sauf lorsqu’elle parlait des pécheurs.

Champion 

Adèle Brise raconte avoir vu une femme vêtue de blanc, un blanc aveuglant, portant une ceinture jaune autour de la taille et une couronne d’étoiles sur la tête. Alors qu’ils approchaient du lieu de la troisième apparition, Adèle vit à nouveau la belle Dame vêtue de blanc. Sa robe tombait à ses pieds en plis gracieux. Elle avait toujours la couronne d’étoiles autour de sa tête, et ses longs cheveux clairs et ondulés tombaient sur ses épaules. Une lumière céleste rayonnait autour d’elle. 

Pontmain 

Tout à coup, en plein ciel, au dessus de la maison d’en face, Eugène Barbedette voit une ‘Belle Dame’. Elle est vêtue d’une robe bleue semée d’étoiles d’or (comme la voûte de l’église peinte ainsi en 1860). Sur la tête, elle a un voile noir surmonté d’une couronne d’or avec un liseré rouge au milieu. Aux pieds, elle porte des chaussons bleus avec une boucle d’or. 

Gietrzwald 

 selon les voyantes, la silhouette siège sur un trône orné d’or et de diamants. Au même endroit le lendemain, cette fois, deux anges escortent la Vierge Marie à son trône où elle s’assoit. D’autres anges encore tiennent une couronne scintillante au-dessus de la tête de la Vierge. Un ange apporte un sceptre en or et le brandit de la main droite au-dessus de la couronne. Le 30 juin, la Vierge apparaît cette fois seule, sans être escortée par des anges. 

Fatima 

 une dame vêtue de blanc, plus brillante que le soleil leur apparaît. « Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame au-dessus du chêne vert. » «Notre-Dame une fois disparue dans l’immensité du firmament, nous vîmes saint Joseph près du soleil avec l’Enfant-Jésus et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu.»

Beauraing 

 nous avons résumé la description qu’en fait une des voyantes, Gilberte Degeimbre, dans une séquence vidéo disponible sur You Tube : « La vierge est à 50 cm ou 1 mètre du sol, au dessus d’un petit nuage ; on ne voit pas ses pieds mais on devine ses pas quand elle se déplace.  Elle est très très brillante. Elle porte une robe blanche toute droite avec un reflet bleu qui part de l’épaule gauche et rejoint le bas droit de la robe et des plis en bas. Elle porte un chapelet au coude droit qui descend très bas. Elle porte un voile léger sur la tête et elle a une auréole avec des rayons dorés comme ceux du soleil, lumineux, très légers. Sa voix est très douce, pénétrante ; son regard est doux et ses yeux sont bleus. Sa beauté est « au delà de tout. » ; l’apparition éclaire très fort, mais d’une lumière très douce qui ne gêne pas les yeux. ….elle est jeune comme « une jeune dame ». Elle a « une voix très douce ». Elle n’a pas de ceinture mais un chapelet. Certaines fois, un cœur d’or apparaît sur sa poitrine émettant des rayons d’or. »

Banneux 

 « Elle était très belle et une lumière éclatante l’enveloppait. Elle était pieds nus et portait une longue robe blanche avec une ceinture bleue. Une rose dorée se trouvait à ses pieds. » Mariette a remarqué que la Dame flottait à quelques centimètres au-dessus du sol. 

L’île Bouchard 

« Elle a sur la tête un voile blanc, qui laisse voir quelques cheveux blonds. Sa robe blanche bordée d’or est serrée par une ceinture bleu ciel dont les deux pans étalés descendent jusqu’à hauteur du genou. Elle a les mains jointes. De jolies mains aux doigts longs et fins. Au bras, un chapelet à gros grains très blancs, avec chaîne d’or. Elle est environnée de lumière. Elle apparaît dans une petite grotte. Ses pieds sont posés sur une grosse pierre rectangulaire. Devant elle, des roses. A sa droite, un peu plus bas, un ange au regard bleu, avec des ailes « couleur de lumière ». Le rocher qui porte les deux personnages ne touche pas le sol. Un ensemble merveilleusement beau et lumineux.

Le 12 Décembre, cette fois, la Vierge a une auréole qui scintille derrière sa tête. Jacqueline raconte : « J’ai vu une belle Dame, vêtue d’une robe blanche, ceinture bleue, voile blanc légèrement brodé autour. Le voile reposait sur le front. Les pieds de la Dame étaient nus et apparents et reposaient sur une large pierre rectangulaire formant le bas de la grotte dans laquelle elle nous est apparue. A son bras droit était passé un chapelet aux grains blancs montés sur une chaîne d’or. Les cheveux étaient blonds et longs et retombaient sur le devant, de chaque côté, en formant deux anglaises. La ceinture bleue était un large ruban et les manches de la robe étaient vagues. A ses pieds, cinq roses, lumineuses, formaient une guirlande en forme de demi-cercle qui se terminait par deux feuilles vertes reposant sur les deux extrémités de la pierre.

Sous les pieds, on lisait l’invocation : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». L’ange se tenait sur une pierre plate de même couleur que la grotte mais en dehors d’elle, le genou droit à terre, à peu de distance de la Dame, et à sa droite. Il était vêtu d’une robe blanche et avait des ailes blanches aux bords dorés. Il tenait à la main droite un lys blanc et l’autre main reposait sur sa poitrine. Les cheveux étaient blonds en forme d’anglaises. » A l’une des apparitions, les enfants lisent bien sur la poitrine de la Dame, dont la tête est auréolée d’un arc-en-ciel lumineux, le mot Magnificat. 

Kibeho 

 Alphonsine Mumureke décrit la Madone comme une femme d’une beauté incomparable, à la couleur de peau pas bien définie. Problème : après de multiples essais, aucune statue de la Sainte Vierge n’est « reconnue » comme étant un portrait fidèle de sa personne. Serait-ce-ce en raison d’un désaccord sur la couleur de peau de la Vierge ? 

San Nicolas de los arroyos 

La Vierge est apparue le 25 septembre 1983 portant l’Enfant Jésus et vêtue d’une robe bleue et d’un voile. Sa silhouette rayonnait de lumière.

La Salette 

La vierge a une coiffure brillante avec un diadème de rayons et une couronne de roses. Un fichu blanc jeté sur les épaules et croisé autour de la ceinture, avec une guirlande de roses pour bordure. Robe de lumière, toute blanche avec paillettes d’or. Sur la poitrine et plutôt à l’intérieur, un crucifix, avec tenailles et marteau «  qui tenaient sans rien pour les attacher  »; mais, pour soutenir la croix et son Christ, il y avait une petite chaîne passée autour du cou  ; puis, une seconde chaîne, en forme de galon et sans anneaux, semblait, de son poids très lourd, écraser les épaules. Enfin, un tablier jaune d’or et des souliers blancs avec boucle d’or et touffe de roses… Le visage était divinement beau, mais empreint d’une profonde tristesse. Mélanie observa aussi que non seulement les mains étaient croisées l’une sur l’autre dans les manches de la robe, mais que les oreilles aussi étaient cachées, comme les cheveux, sous une sorte de coiffe ou de bandeau…

Synthèse des descriptions

Tous les voyants et voyantes s’accordent pour dire que « la Dame » est d’une beauté exceptionnelle, que rehausse une silhouette nimbée d’une lumière éclatante « sans être éblouissante ».

Des effluves de parfum de roses et parfois des chants célestes se font sentir et entendre.

Sa robe est le plus souvent blanche, d’un blanc très brillant, parfois bordée d’un liseré d’or, parfois avec des reflets bleus, parfois avec des paillettes d’or, avec des manches amples. Sa robe est toujours blanche à l’exception de Pontmain où elle est bleue « semée d’étoiles comme la voute de l’église », et L’Escorial où elle apparaît une fois, vêtue d’une tunique grenat, symbolisant « la vierge des douleurs ».

Un voile lui couvre la tête, laissant apparaître son visage, sauf à La Salette, où elle porte une coiffure brillante avec un diadème de rayons et une couronne de roses masquant ses cheveux sous une sorte de coiffe. Son voile semble plutôt de lin, léger, blanc ou blanc cassé, parfois brodé autour, sauf à Pontmain où il est noir avec un liseré rouge au milieu.

La ceinture de la robe, un large ruban, est plutôt de couleur bleu ou bleu ciel, sauf à Champion où il est jaune.

En, ce qui concerne ses cheveux, les descriptions concordent : ils sont longs, ondulés, tombant sur les épaules, formant des anglaises ; la seule différence tient à leur couleur : bruns ou bruns foncés, le plus souvent, plus rarement clairs ou blonds.

Les pieds de Marie sont nus le plus souvent, parfois ornés d’une rose « dorée », reposant parfois sur une grosse pierre, mais toujours flottant à quelques centimètres au dessus du sol. A Pontmain et La Salette, la Vierge porte des chaussons bleus et des souliers blancs, ornés d’une boucle d’or et d’une touffe de roses. A ses pieds, les roses peuvent former une guirlande et une banderole porter un texte, comme à l’Île Bouchard.

Il arrive que la Vierge porte une couronne sur la tête, d’étoiles, comme à Champion, d’or, comme à Pontmain, scintillante et portée par deux anges comme à Giertzwald ; une couronne comme une auréole avec des rayons dorés, lumineux et très légers, comme à Beauraing.

Il nous faut aussi parler de la voix de la Vierge décrite comme très douce, pénétrante, et même d’une beauté indescriptible !

Son regard est qualifié de doux ou très doux, clair, emprunt de douceur.

A Fatima, Marie se montre avec Joseph et l’enfant Jésus et même un manteau bleu pour l’occasion ;

Maria Esperanza Medrano de Bianchini, à Betania, est la seule à préciser que la Vierge est jeune. (Bernadette Soubirous à Lourdes contestera la statue de grande et belle dame qu’on lui propose en arguant que la Vierge était jeune et de petite taille !)

Quant à Gilberte Degeimbre (Beauraing), elle est la seule à nous parler de ses yeux bleus. 

Jacqueline Aubry (L’île Bouchard) est la seule à nous parler de manière précise de ses jolies mains aux doigts longs et fins…

Marie préfigure la future humanité

Bonne nouvelle ! Si Marie préfigure notre future humanité, alors nous serons tous beaux ; semblables aussi au corps du Christ au moment de la Transfiguration : ils resplendiront de lumière ! Ceux que nous considérons parfois avec dédain : les « moches », les estropiés, les handicapés de toutes sortes, brilleront de la même lumière que nous ! Raison de plus pour jeter sur eux, tout de suite, le même regard que celui que nous leur porterons « ce jour-là » !

Certaines apparitions apportent leur lot de spécificités 

A Giertzwald, c’est la reine de la Terre et des cieux qui apparaît sur un trône d’or et de diamants, au milieu d’une escouade d’anges portant sceptre et couronne ;

A l’île Bouchard, elle porte un chapelet au coude droit, qui descend très bas, avec des gros grains et une chaîne en or précise Jacqueline Aubry, l’une des voyantes ;  

Un cœur d’or apparaît parfois sur sa poitrine, émettant des rayons d’or comme à Beauraing, ou le mot « Magnificat » comme à l’Île Bouchard. Mais aussi un crucifix portant tenailles et marteau comme à La Salette, plus une lourde chaîne autour du cou. Il n’y a qu’à la Salette que  la Vierge est vue portant ces ustensiles ainsi qu’un tablier jaune d’or.

Description de la Vierge par Maria Esperanza à Betania

Maria Esperanza raconte : « Quand elle s’est révélée, elle était au sommet de l’arbre ; elle était belle avec des cheveux bruns, marron foncé ; ses yeux étaient brun clair et elle avait de très jolis sourcils, une petite bouche, un nez très droit ; son teint était très beau : sa peau, bronzée, était de soie, comme celle d’une jeune fille ; ses cheveux descendaient jusque sur ses épaules. » Si vous regardez attentivement le portrait de l’image de la Dame de tous les peuples d’Amsterdam, vous reconnaissez aisément la description de Maria Esperanza. Sourcils, bouche et nez sont exactement ceux de l’image. En outre, sur cette image, Marie apparaît telle qu’elle était sans doute dans sa vie humaine : une jeune fille ou femme juive, sans doute pas très grande, en fait de la taille des jeunes femmes de l’époque, comme le dira Bernadette Soubirous, avec le teint légèrement mat et dont les mains longues et effilées soulignent la finesse des traits. Quant aux yeux, le brun clair est vraisemblable, même si Gilberte Degeimbre les a vus bleus ! 

Notre dame de la Vierge de la Médaille miraculeuse

Les eux faces de la médaille miraculeuse
Par Xhienne — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2169454

Iconographie de l’avers

  • La Vierge Marie est représentée en pied, les bras légèrement détachés du corps et les mains ouvertes, étendues vers la terre, en geste d’ouverture et de don.
  • Le serpent, sous les pieds de Marie est écrasé, rappelant cette phrase de la Genèse (Gen. 3:15): « je mettrai l’hostilité entre toi et la femme […] Celle-ci te meurtrira à la tête et toi, tu la meurtriras au talon ». 
  • Les rayons de lumière émanant de ses mains symbolisent les grâces qui sont obtenues par l’intercession de la Vierge Marie.

La Vierge de Sant Andrea delle Fratte à Rome ressemble beaucoup à celle de la médaille miraculeuse

La Vierge peinte dans l’église Sant Andrea delle fratte à Rome
qui provoqua la conversion d’Alphonse Ratisbonne

Marie, étais-tu vraiment la plus belle ? La plus douce et la plus simple, sûrement ! De la simplicité qui parle au coeur, de la douceur qui apaise les tourments. Ceux qui t’approchaient, sans doute, devaient se sentir bien pour la route. Tu calmais la colère des uns, encourageais les autres ;
Mère de toutes et tous on te dit ; de là haut sur nous tu poses, sans cesse, ton regard et nous souris, prépares nos coeurs impurs à la félicité du monde à venir. Tu interviens à propos auprès du Fils, pour réparer un peu, de ce que nous cassons tous les jours ici bas.
En disant oui franc à l’ange, c’est notre oui timide à Dieu que tu confortais
En portant le fils, c’est de nous, aussi, que tu enfantas ; 
En requérant du vin à Cana, c’est un peu de notre soif de pardon que tu étanchais ;
En fuyant en Egypte, c’est un peu de nous que tu protégeas ;
Avec ta pureté et ta blancheur, c’est un peu de nos fautes que tu lavais ;
Avec ton sourire, c’est un peu de notre chagrin que tu chassas ;
Debout au pied de la croix, c’est un peu de nos souffrances que tu témoignais;
En quittant la terre, c’est un peu de notre corps que tu emportas ;
Et je ne doute pas que le jour venu, après nous avoir tant de ton regard couvés, tu seras là au pied du lit, à prier pour moi, me tenir la main, aider mon pauvre corps à gravir, les quelques marches qui nous séparent encore
Et me recommander au Fils
avec les mots de la mère ;
Tu l’es déjà tellement, que ce n’est pas une petite âme de plus, qui te gêneras vraiment, Toi qui portes déjà, le soleil sur les épaules et a mis la lune sous tes pas.

( JB / Assomption 15 Août 2017 )

La première comédie musicale racontant l’histoire de Bernadette Soubirous s’est achevée par une longue ovation des 1 400 spectateurs émus par le spectacle. Le 1er Juillet 2019.

( par Eric Bureau (texte) et Olivier Lejeune (photo), nos envoyés spéciaux à Lourdes (Hautes-Pyrénées) Le 1 juillet 2019 à 23h56)

 La jeune Eyma, 17 ans, interprète le rôle de Bernadette Soubirous dans le spectacle musical qui raconte l’histoire de la petite bergère bigourdane, à l' espace Robert-Hossein, à Lourdes.
La jeune Eyma, 17 ans, interprète le rôle de Bernadette Soubirous dans le spectacle musical qui raconte l’histoire de la petite bergère bigourdane, à l’ espace Robert-Hossein, à Lourdes. 
Le Parisien/Olivier Lejeune

lls ont longtemps prêché dans le désert. Il a fallu neuf ans à Roberto Ciurleo et Éléonore de Galard pour mener sur scène « Bernadette de Lourdes », la première comédie musicale racontant l’histoire de Bernadette Soubirous, la jeune fille qui en voyant apparaître la vierge le 11 février 1858, fit de Lourdes un lieu de pèlerinage mondial pour les catholiques.

On comprend que ce lundi soir, les deux producteurs, à qui l’on doit « robin des bois » et « les trois mousquetaires », aient fini la première de leur spectacle, bouleversés par la longue ovation offerte par les 1 400 spectateurs présents à Lourdes dans l’espace Robert-Hossein. Des prêtres, des religieuses, mais aussi beaucoup de non-croyants touchés par cette histoire unique et par la jeune artiste parisienne qui la porte sur ses épaules pendant 1h40.

Eyma bluffante en Bernadette Soubirous

Eyma, découverte lors de la 2e saison de « The Voice Kids », est la révélation du spectacle. Du haut de ses 17 ans elle habite avec un naturel et un talent bluffants, cette adolescente de 14 ans qui se battit, il y a 160 ans, contre les attaques, les moqueries et les jalousies, et mourut en retraite à seulement 35 ans. Autour d’elle, tout le monde est à sa place, son père (David Ban), sa mère (Sarah Caillibot), le curé de Lourdes (Christophe Héraut), le commissaire (Grégory Deck)…

La jeune Eyma, 17 ans, interprète le rôle de Bernadette Soubirous dans le spectacle musical qui raconte l’histoire de la petite bergère bigourdane, à Lourdes/Le Parisien/Olivier Lejeune
La jeune Eyma, 17 ans, interprète le rôle de Bernadette Soubirous dans le spectacle musical qui raconte l’histoire de la petite bergère bigourdane, à Lourdes/Le Parisien/Olivier Lejeune  

Les musiques de Grégoire donnent du souffle au spectacle, en particulier les chansons d’Eyma, « Pourquoi moi » et « Madame », et le collectif final « Allez dire ». Traduits en trois langues – français, anglais et italien – les textes poétiques Lionel Florence et Patrice Guirao – duo réputé du « Roi Soleil » aux « Trois Mousquetaires » – élèvent l’histoire au-delà de son strict caractère religieux.

Évidemment, « Bernadette de Lourdes » c’est du sérieux. Pas de chorégraphies et d’humour déplacés. L’Église n’aurait pas soutenu le projet et Lourdes héberge le spectacle s’il n’avait respecté sa sainte. La reconstitution de la grotte de Massabielle est très réussie – les apparitions sont moins convaincantes – et les lumières donnent des allures de peintures à certains tableaux de toute beauté. On est souvent touché. Et surtout on y croit.

La jeune Eyma, 17 ans, sur la scène lundi soir/Le Parisien/Olivier Lejeune
La jeune Eyma, 17 ans, sur la scène lundi soir/Le Parisien/Olivier Lejeune  

On a dit beaucoup de choses de Marie, la mère  » biologique » de Jésus. L’analyse de ses propos, au cours de ses nombreuses apparitions, permet de préciser la vision beaucoup trop simple que l’on donne d’elle.

Marie est d’abord une personne humble

Ceci est vrai ; c’est bien « en simplicité » que Marie apparaît au fil de l’Evangile ; dans ses messages, elle insiste pour dire qu’elle et Son fils choisissent les voyants et voyantes « parmi les petits et les humbles »et que ce sont ceux-là que son fils aime ! A Lourdes, Bernadette refuse l’image qu’on veut fabriquer de l’Apparition ; elle répète qu’elle a vu une toute jeune fille très simple et non une  » Dame » en majesté, au port altier.

Ensuite, Marie est une personne obéissante ;

« Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » Dit Marie à l’ange Gabriel lui annonçant sa mystérieuse maternité ; (Luc 1,38) la qualité d’obéissance est rappelée à maintes reprises par Marie dans ses messages ;  » Obéissez à votre père spirituel, à l’évêque, au pape », dit-elle souvent, sous-entendant que l’église catholique et ses clercs manqueraient parfois à cette vertu !  » D’aucuns y voient un symbole de soumission au mari et aux hommes ; Marie insiste pourtant pour évoquer le rapport mari/femme, en terme de respect réciproque.

Mais Marie est également une mère  » à toute épreuve ».

Quel amour maternel a dû déployer Marie ! A Bethléem, pour accoucher dans une grange ; sur un chemin caillouteux, pour fuir précipitamment en, Egypte devant les menaces d’Hérode, le bât d’un âne suffisant à emporter le strict nécessaire. Mère encore pour accepter les paroles de Jésus affirmant que ses vrais parents sont ceux qui écoutent la Parole du Père, pour accepter sa rebuffade aux noces de Cana ; mère toujours pour supporter la disparition de Jésus, pendant 3 jours, lors d’une visite au temple de Jérusalem ; enfin, que dire de l’épreuve du chemin de croix, de celle, insupportable à toute mère, même la plus indigne, du calvaire ?

Marie, patronne de l’église.

Je lis parfois que Marie n’était pas une intellectuelle, c’est aller vite en besogne ; et le fait qu’elle  » médisait tout cela en son coeur » ne suffit pas pour la priver d’intelligence conceptuelle, sauf à confondre instruction et intelligence ! Et qui était donc Pierre, le chef de l’église, sinon un pêcheur ? Et comment admettre que Marie, reconnue, depuis, patronne de l’Eglise, ne serait douée que de qualités de coeur ? Ce qui m’a frappé en lisant les innombrables messages de ses Apparitions, c’est tout au contraire qu’ils révèlent, à ma surprise, une femme de forte personnalité, parlant clair et parfois de manière rude, bien loin de l’image d’Epinal d’une jeune fille douce et plutôt introvertie ! La vision du monde qu’elle développe à maintes reprises, est tout sauf la vision d’une femme simple ; s’il restait un argument, regardons comment la petite Thérèse de Lisieux, quasi analphabète, a pu se faire reconnaître comme docteur de l’Eglise ! Car rien n’est impossible à l’Esprit !

Et puis, avons nous oubliés ce que dit Paul de la Sagesse ? Elle est donnée aux petits, pas aux savants ni aux sages !  » Le Seigneur est avec vous! » répétons nous à chaque prière du  » Je vous salue Marie » ; si le Seigneur est « avec elle », comment admettre que Marie ne serait « que » ce que nous, petits humains, voudrions voir en elle ?

La Marie céleste n’est pas la Marie humaine ; comme nous tous et avant nous, elle vit dans la lumière du christ et son esprit comme son corps, ont bien peu à voir avec ceux de la petite jeune fille de Nazareth. Je crains que l’Eglise n’ait pas encore pris conscience que Marie de Nazareth n’est plus ; elle a été remplacée par la reine de la Terre et des cieux ; l’Église l’a déclarée Patronne de l’Eglise ! Que ne lui accorde-t-elle plus de crédit, pour se contenter d’hommages !

Marie, messagère et avocate ;

 » Ecoutez ma mère » ne cesse de répéter Jésus dans des messages concomitants à eux de sa mère ; le concile lui a reconnu ce rôle d’intermédiaire privilégiée.

Enfin, Marie est un être humain comme nous,

….aimante, tendre, qui pleure, qui sourit, qui laisse transparaître ses émotions ; elle est tout sauf un être froid ; aux voyantes et voyants, inquiets et souffrants, elle répète sans cesse qu’elle est toujours avec eux et ne les laissera jamais tomber ; elle accompagne pendant sa maladie et ses mois d’agonie, le petit Francisco Marto de Fatima, qui souffre de son douloureux cancer et lui annonce l’arrêt de ses souffrances ; mais il est vrai qu’elle demande beaucoup à ceux qui sont ses interlocuteurs, gage du rachat de beaucoup d’autres et gage de leur salut .

Les Augustins de l’Assomption (AA) constituent une congrégation de religieux catholiques (prêtres et frères) fondée à Nîmes par le père Emmanuel d’Alzon en 1845, approuvée par Rome en 1857 (décret de louange), en 1864 (décret d’approbation) et 1923 (décret d’approbation définitive des constitutions). La règle de la congrégation reprend celle de saint Augustin d’Hippone qu’elle complète par ses propres constitutions. 

Cette congrégation internationale est propriétaire du groupe de presse Bayard, basé en France mais aussi présent à l’international dont les titres les plus anciens sont le quotidien La Croix et l’hebdomadaire Le Pèlerin. Spécialisée dans l’organisation de pèlerinages depuis sa fondation, elle est en particulier impliquée dans l’organisation du pèlerinage à Lourdes le 15 août.

Les assomptionnistes sont présents sur presque tous les continents et se repartissent en provinces et en vicariats. La Province d’Europe des Assomptionnistes est une des plus anciennes et des plus importantes.

La spiritualité des Augustins de l’Assomption

Elle est centrée autour du royaume de Dieu, elle se traduit par la devise que lui a donné le Père d’Alzon, Adveniat Regnum Tuum. En y ajoutant ensuite le triple amour — amour du Christ, amour de la Vierge Marie et amour de l’Église — le fondateur y voyait l’expression la plus abrégée de l’esprit de l’Assomption.

Le Père Emmanuel d’Alzon, fondateur
Par Inconnu — Desconocida, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16884656

Ce triple amour implique donc une spiritualité christocentrique, une place faite à Marie, un service de l’Église. Champ sans frontière, l’amour du royaume de Dieu est décliné autour de trois axes : l’unité, la vérité et la charité. Il ne se restreint donc pas à une activité précise mais a vocation à orienter l’existence de ceux qui vivent de ce charisme. 

Se voulant hommes de foi et hommes de leur temps, les Assomptionnistes sont appelés à se porter « là où Dieu est menacé dans l’homme et l’homme menacé comme image de Dieu ». Le Père d’Alzon dit qu’« un bon assomptionniste doit être hardi, généreux et désintéressé ». 

La congrégation est également marquée par l’esprit de saint Augustin dont elle suit la règle. À la source de celle-ci, l’unité de la communauté orientée vers Dieu : « Avant tout, vivez unanimes, ayant une seule âme tournée vers Dieu ».

Le but de la congrégation

Il est d’œuvrer à l’avènement du « règne de Dieu, en nous et autour de nous ». Très large, il ne peut donc se réduire à une œuvre précise. Le chapitre général de 2005 propose une reformulation du charisme apostolique : 

« Être des hommes de communion, qui proposent la foi, solidaires des pauvres ». C’est une ré-expression des trois dimensions d’unité, de vérité et de charité.

Immeuble d’adveniat à Paris ( VIIIème)

Souvent, ce sont les circonstances historiques qui ont amené à lancer ou à prendre une activité précise. Citons notamment :l

La pastorale des jeunes avec plusieurs communautés d’accueil de jeunes et des foyers d’étudiants ;

Une auberge de jeunesse chrétienne nommée Adveniat située à Paris, rue François Ier (Paris VIIIe) ;

Des collèges (Espagne, États-Unis, Belgique, Congo, Madagascar) ;

Le groupe de presse Bayard, connu pour ses titres La CroixLe PèlerinPrions en Église mais aussi pour sa presse jeunes (Pomme d’ApiAstrapiOkapiJ’aime lire) ;

Le pèlerinage à Lourdes, organisé tous les ans le 15 août (fête de l’Assomption, depuis 1873 ;

Le Forum104, espace de rencontre culturel et interspirituel situé à Paris ;

L’animation de sanctuaires (Chili, Argentine, Canada) ;

Des centres d’accueil pour entreprises (Valpré près de Lyon et le Centre Port-Royal à St Lambert-des-Bois près de St Quentin-en-Yvelines) ;

Présence dans les pays d’Europe Orientale à majorité orthodoxe (Russie, Roumanie, Bulgarie, Grèce) ;

Des paroisses (Europe, Afrique, Amérique, Océanie) ;

Une péniche accueillant des exclus, sans-papiers, migrants (Conflans-Sainte-Honorine) ;

Des aumôneries (scolaires, hospitalières, pénitentiaires, de mouvements).

L’Assomption de Marie

L’Assomption de Marie qui est appelée Dormition dans la tradition orientale, est la croyance religieuse orthodoxe et catholique selon laquelle la Vierge Marie, mère de Jésus, n’est pas morte comme tout un chacun mais est entrée directement dans la gloire de Dieu (ce qu’on traduirait communément par « montée au ciel »). Sans fondement directement scripturaire, mais très ancienne dans la Tradition des Églises d’Orient comme d’Occident (et fêtée liturgiquementdès le VIIIe siècle), la croyance fut définie comme dogme religieux (c’est-à-dire ‘vérité de foi chrétienne’) par l’Église catholique en 1950. Tout en partageant la même foi en l’Assomption, les Églises orientales n’ont jamais souhaité définir la ‘Dormition’ en termes dogmatiques.

L’Assomption

Dans l’Église catholique, l’Assomption de la Sainte Vierge-Marie est célébrée liturgiquement de manière solennelle, le 15 août, et s’accompagne fréquemment de processions religieuses. Dans le calendrier anglican la fête de l’Assomption a disparu en 1549, mais le 15 août est resté la fête principale de la Vierge Marie (sans référence à son Assomption). La date du 15 août serait celle de la consécration à Jérusalem de la première église dédiée à Marie, Mère de Jésus fils de Dieu, au Ve siècle, après le concile d’Éphèse (431).

Commentaire de synthèse

Les personnes à qui Marie fait cadeau de sa visite ont des caractéristiques bien précises, aptes à satisfaire les exigences de la Vierge :

Pauvreté et humilité sont les deux conditions de base,

….puisque comme la Vierge l’a répété souvent : elles doivent être ses messagers, donc ne posséder aucune instruction ou orgueil qui fasse obstacle à cette transmission. Dieu ne l’a-t-il pas elle même choisie parce qu’elle faisait partie de ces « petits » qu’Il aime tant ?

La plupart affirmera n’avoir été que des instruments !

Dans leur très grande majorité, les voyants sont des enfants ou des pré-adolescents ; on suppose que c’est l’innocence des enfants que la Vierge recherche. Mais innocence n’est pas religiosité ; il n’est pas nécessaire qu’ils soient de grands assidus de la pratique religieuse ; d’ailleurs, un certain nombre d’entre eux n’aura pas une vie exemplaire et ne finira ni religieux, ni prêtre.

Les exemples de Lourdes et Fatima nous portaient à croire que les voyants ou voyantes étaient tous appelés à la sainteté ; ceci est une exception !

D’autres caractéristiques échappent  à notre compréhension : alors que l’Eglise compte beaucoup de grands papes et de grands saints, la grande majorité des voyants sont des voyantes. Dans notre étude, on ne compte que 7 hommes ou garçons pour 27 femmes et jeunes filles sur un total de 34 voyantes et voyants. Ces voyantes et voyants sont tous issus de milieux modestes, voire pauvres, et leur vie est souvent jalonnée de drames divers et variés : perte d’un parent, maladie, accident, handicaps divers.

Tout ceci les oblige à s’isoler jusqu’à vivre une profonde solitude ;

Certains perdent pied, à l’exemple des deux voyants de la Salette : Maximin Giraud et Mélanie Galvat. Un certain nombre a des visions : du ciel, du purgatoire, de l’enfer, des anges, de Jésus enfant et de son Père Joseph, de l’archange Gabriel….

Certaines visions sont de nature apocalyptique ou eschatologique

(concernant les fins dernières ou la fin du monde) Lucia dos Santos, une des voyantes de Fatima aura, après coup, le bénéfice d’une vision trinitaire connue sous le vocable de « la vision de Tuy ».

Ces visions ont parfois valeur de prédiction,

….comme le génocide qui se produira au Rwanda en 1994.

D’autres voyantes, un plus petit nombre encore, réalisent des voyages mystiques avec la Vierge, 

….comme les jeunes filles de Kibeho ; et leur font ressentir des sensations de forte douleur ou de joie.

Certaines voient leur affection guérie

….comme Maria Esperanza à Betania ;

La Vierge apparaît à des enfants ou des adolescents

….à l’exception de Marie claire Mukangango, (21 ans) Gladys Quiroga de Motta (46 ans) et Luz Amparo Cuevas (50 ans)

Les voyants sont tous des voyantes à l’exception de..

Juan Diego Cuauhtlatoatzin, à Tepeyac, et du petit François Marto (Fatima) qui mourra jeune, Albert Voisin à Beauraing, Maximin Giraud à La Salette, Eugène Barbedette et son frère, à Pontmain. 

L’âge des voyantes a une incidence sur le niveau de complexité des « messages » de la Vierge et du Christ et sur la durée des « phénomènes ».

La durée de la « relation avec la Vierge » ou des « phénomènes », la plus longue, est celle du Laus (54 ans), suivie par celle de Betania (50 ans) ; Viennent ensuite celles de Kibeho et de San Nicolas (8 ans chacune)

En cas de multiplicité de voyantes ou voyants, l’un ou l’une  joue le rôle d’interlocuteur principal :

Lucia dos Santos pour Fatima, Andrée Degeimbre pour Beauraing, Jacqueline Aubry pour L’Île Bouchard, Alphonsine Mumureke pour Kibeho. 

Les voyantes et voyants sont issus de milieux reflétant leur époque 

Pauvres et ruraux au début, puis père ouvrier, employé de gare, marchand de tissus, pâtissier ; leurs parents ne sont pas forcément des pratiquants convaincus.

Beaucoup auront à souffrir de l’incrédulité face à leurs récits,

Des récits « dépassant l’imagination », y compris auprès de leur famille. Gilberte Degeimbre, dans sa vidéo, avoue que l’incrédulité de sa mère lui était « horrible ». 7 seulement étaient ou deviendront religieuses. D’autres se marieront et fonderont une famille ; certaines connaîtront des problèmes conjugaux et l’une ne sera même plus très pratiquante : avoir vu la vierge ne constitue pas la garantie d’une vie idéale, pas plus qu’elle ne préserve des maux de la vie.

Parmi toutes ces voyantes et voyants, quelques unes bénéficient de dons particuliers et vraiment extraordinaires,

….Certaines toutes jeunes, mais elles auront aussi beaucoup à souffrir, toute leur vie. Rappelons nous que la souffrance offerte en réparation des « âmes des pécheurs » est souvent rappelée par la vierge comme constitutive d’une grâce ; ce qui, bien sûr, confine à l’absurde pour le commun des mortels. Pour certaines, les apparitions les accompagneront plusieurs années  et certaines auront même la chance de recevoir des messages de Jésus ou de vivre des « expériences eucharistiques ».

Certaines de ces voyantes, souvent les mêmes, sont l’objet de manifestations sataniques.

Celles qui nous ont le plus impressionné sont : Benoite Rencurel, Catherine Labouré et Maria Esperanza. Cette dernière connaîtra des expériences mystiques à 5 ans, des stigmates, des extases, des expériences de lévitation, de transfiguration, de bilocation avec le Padre Pio, émettra des prophéties, lira dans les cœurs, verra une hostie saigner…. 

Quatre voyantes « vraiment » extraordinaires

Parmi ces 35 voyantes et voyants, trois cas, à côté de celui, très connu en France de Bernadette Soubirous (Lourdes), méritent vraiment notre attention : il s’agit de Benoite Rencurel (Apparition du Laus), de Catherine Labouré (rue du Bac à Paris) et de Maria Esperanza medrano de Bianchini, à Betania.

Une caractéristique commune les unit : l’apparition de la Vierge n’est pas pour elles un accident ; elles ont été véritablement « élues » toutes jeunes, à devenir et être, toute leur vie,  l’instrument des messages de la Mère de Dieu et parfois de son Fils dans une relation qui a duré des dizaines d’années (sauf pour Catherine Labouré). Difficile d’établir un classement parmi toutes les voyantes et voyants. Sans compter que Marie ne le partagerait sans doute pas ! 

Benoite Rencurel (Le Laus) 

Benoîte Rencurel (Saint-Étienne d’Avançon, 16 septembre 1647- 28 décembre 1718) messagère de la réconciliation. C’est dans un hameau des Alpes à Saint-Étienne-le-Laus, où quelques familles à peine vivaient au XVIIe siècle, que Benoîte Rencurel voit le jour le 16 septembre 1647. Elle sera baptisée le lendemain dans l’église paroissiale. La pauvreté des Rencurel devient une profonde misère à la mort du père de familleen 1654 ; Benoîte, alors âgée de sept ans, est chassée avec les siens du logis où elle avait passé ses premières années.

Benoite Rencurel

Elle doit bientôt gagner son pain comme gardienne de troupeaux. À partir de l’âge de douze ans, elle travaille chez deux maîtres : Jean Roland, cultivateur brutal que Benoîte convertit par sa douceur et Louis Astier, homme de bien. 

Avant de commencer à parcourir les montagnes avec ses troupeaux, elle avait demandé à sa mère un chapelet. Ne sachant ni lire ni écrire, elle prie à longueur de journées. Simple et pleine de vie, elle est proche des gens de son village et n’hésite pas à donner sa nourriture aux enfants plus pauvres qu’elle.

Mai 1664 : après avoir entendu une homélie de son curé, Benoîte ressent le profond désir de rencontrer la Mère de miséricorde.  Peu après, saint Maurice lui apparaît et lui annonce que son vœu sera exaucé. 


Le martyre de saint Maurice, tableau maniériste représentant le saint barbu
Par El Greco — Colecciones reales, Patrimonio Nacional de España., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2317311

À partir du lendemain, une « belle dame » lui apparaît quotidiennement pendant quatre mois au Vallon des fours, à proximité de Saint-Etienne. Puis, sur les indications de la Vierge, Benoite se rend au hameau du Laus tout proche et trouve une chapelle, la chapelle de Bon-Rencontre, grâce aux parfums qui s’en dégagent.

La Vierge confie à Benoîte la mission de faire construire une église et une maison pour les prêtres afin qu’ils reçoivent et confessent les pèlerins.  Benoîte remplit auprès d’eux son ministère d’accueil, de prière et de pénitence. Ayant reçu le don de pouvoir lire dans les consciences, elle éclaire leur démarche de conversion et les envoie vers les prêtres, émerveillés par la qualité des confessions. Les guérisons et les conversions sont très nombreuses.

Entièrement vouée à sa mission, Benoîte vient résider à plein temps au Laus en 1672.  Pendant 50 ans, Marie continue d’apparaître à Benoîte pour la soutenir dans son apostolat et poursuivre son éducation. Recouvrant la chapelle de Bon-Rencontre, l’église est édifiée entre 1666 et 1669. Le jour de sa bénédiction, Benoîte devient membre du tiers-ordre de saint Dominique, d’où le titre de « sœur Benoîte » qui lui sera donné.

Benoîte meurt le 28 décembre 1718, en la fête des saints Innocents, laissant la réputation d’une sainte dont la vie fut entourée de faits merveilleux. Elle aura vécu jusqu’à 71 ans malgré de cruelles souffrances et les plus grandes austérités. Elle subira aussi une mise à l’écart par des prêtres de tendance janséniste pendant 20 ans. Benoîte a d’abord été enterrée au cimetière du Laus qui, alors, jouxtait l’église. Son corps fut ensuite déposé dans le caveau actuel dans le chœur même de la basilique. Benoîte Rencurel a été reconnue « vénérable » par le pape Benoît XVI, le 3 avril 2009

Chapelle de Bon Rencontre, à l’intérieur de l’église Notre Dame du Laus
Par moi-même — Travail personnel, GFDL, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7948698

Benoîte Rencurel et Jean-Marie Vianney : d’étonnantes similitudes…

D’après le site Notre Dame du Laus.

La flamme qui les consumait tous deux provenait de l’humilité et de la pureté de leur cœur. Les Manuscrits du Laus ne nous rapportent-ils pas régulièrement la douceur de Benoîte, sa modestie, sa simplicité et sa charité sans borne ?

Le saint curé d’Ars, lui, vivait l’humilité comme « le grand moyen pour aimer Dieu». Tous deux puisaient leur force dans une prière incessante. Marie encourageait Benoîte à « prier continuellement pour les pécheurs », tandis que Jean-Marie Vianney vivait la prière telle une union intime « où Dieu et l’âme  sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble, qu’on ne peut plus séparer».

Le sacrement de l’Eucharistie était au cœur de leur vie. Marie encourage Benoîte à« s’approcher fréquemment du sacrement de l’Eucharistie». Le curé d’Ars disait que « celui qui communie se perd en Dieu comme une goutte d’eau dans l’océan». Mais ce qui constitue leur plus grand point commun, c’est évidemment leur amour pour le sacrement de la confession. Saint Jean-Marie Vianney vivait la miséricorde avec une telle profondeur qu’il voulait la répandre sur toutes les âmes : 

« la miséricorde est comme un torrent débordé. Elle entraîne les cœurs sur son passage. » Benoîte manifestait une même ardeur  à l’égard de ce sacrement: «  que la confession est admirable! »,« elle est un lavoir et la plus belle préparation au sacrement de l’Eucharistie. » Ouvriers infatigables de la miséricorde, le curé d’Ars et Benoîte Rencurel attirent toujours du haut du ciel, de nombreux pèlerins aux sources de la grâce.

Prêtre et tertiaire dominicaine: deux vocations pour une même mission

Jean Marie Vianney

Ils ont tous deux reçu du Seigneur un appel à servir sa miséricorde dans le sacrement de la réconciliation. Doués d’un charisme (=don) de lecture des consciences, ils aidaient les pécheurs à faire la vérité sur leur vie et à recevoir en plénitude les fruits de ce sacrement. Cependant, c’est de manière tout à fait unique qu’ils ont œuvré. Benoîte servait de médiateur entre le prêtre et le pénitent.

Dans son être de femme, elle incarnait en quelque sorte cette maternité de Marie, qui conduit avec douceur des enfants à leur père : « ce qui est de singulier chez cette fille, ce n’est pas seulement de connaître l’intérieur des cœurs, c’est de les toucher et de les porter à un véritable repentir de leurs péchés et à se bien confesser… » Le curé d’Ars, quant à lui, est la figure du Christ, bon pasteur, qui va lui-même à la recherche de sa brebis perdue. C’est ainsi qu’il mène les pécheurs à la miséricorde infinie de Dieu le Père : « Donnons cette joie à ce bon Père : revenons à lui… et nous serons heureux. »

Un combat victorieux

Saint Jean-Marie Vianney et Benoîte Rencurel ont fait l’expérience d’un difficile combat spirituel, traversant de grandes tentations. Ils ont aussi subi des attaques physiques de la part du démon. Celui-ci disait à Benoîte : « tu es la cause que je perds tant d’âmes». Il attaquait le saint curé lorsqu’un grand pécheur s’acheminait vers Ars pour se confesser. Mais tous deux ont combattu, manifestant la victoire de la Résurrection,  par leurs incessants actes de foi, d’espérance et de charité.

Deux lieux proches et semblables

Ars – Notre-Dame du Laus, c’est trois heures de route. Avec les moyens de transports actuels, Ars peut être considéré comme « voisin » du Laus. Nombreux sont les pèlerins qui, dans leur quête spirituelle, associent ces deux sanctuaires dans un même périple. Ils y retrouvent, bien que de façon différente, un même climat de paix et de sérénité, pour recevoir les insondables richesses de la miséricorde de Dieu.

La basilique d’art
Par Paul C. Maurice — [1], CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6900711

Voir le site internet du sanctuaire d’Ars: arsnet.org

Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars, né le 8 mai 1786 à Dardilly (près de Lyon), et mort le 4 août 1859 à Ars-sur-Formans (Ain), est un curé français vénéré par l’Église catholique. Il fut le curé de la paroisse d’Ars (alors Ars-en-Dombes, aujourd’hui Ars-sur-Formans) pendant 41 ans. Il est nommé patron de tous les curés de l’Univers par le pape Pie XI en 1929. On avait annoncé en 2009 qu’il serait nommé patron de tous les prêtres du monde par Benoît XVI, mais on publia en 2010 que le pape avait changé d’avis.

Catherine Labouré (rue du Bac à Paris) 

Catherine Labouré, en religion, sœur Catherine de la charité, est née le 2 mai 1806 et décédée le 31 décembre 1876 à Paris. Catherine est née à Fain-lès-Moutiers en Bourgogne, huitième des dix enfants du fermier Pierre Labouré et de son épouse Louise Gontard qui meurt le 9 octobre 1815.

Ayant perdu sa mère à l’âge de neuf ans, Catherine, que sa famille appelle Zoé, développe une affection particulière pour la Vierge Marie. Étant donné les circonstances familiales, elle est placée chez sa tante avec sa sœur cadette Tonine, puis à douze ans, après sa communion reçue le 25 janvier 1818, elle revient à la ferme de son père où elle s’occupe du ménage, de la cuisine et des bêtes (traite des vaches, nourrissage des porcs et des 800 pigeons), si bien qu’elle ne va pas à l’école.

Adolescente, elle désire, comme sa sœur aînée Marie-Louise, entrer chez les Filles de la Charité à la suite d’un rêve la faisant rencontrer un vieux prêtre qui l’encourage dans cette voie. Une cousine se propose de prendre Catherine à Châtillon-sur-Seine dans un pensionnat réputé qu’elle dirige et où elle apprend à lire et écrire. Elle est confirmée dans sa décision de devenir religieuse lorsqu’elle découvre dans la maison des sœurs de la Charité, à Châtillon-sur-Seine, un tableau de Vincent de Paul, qui a fondé cet ordre, en qui elle reconnaît le vieux prêtre.

Portrait de saint Vincent de Paul : le nez empâté, la barbe et la moustache courtes, il porte sa robe et sa calotte noire bien connue[1]
Par Simon François de Tours (1606-1671) — http://www.allposters.com/gallery.asp?startat=/getPoster.asp&CID=F0F59087B76D4AFCA74A54D555BB2908&frameSku=1587925_4986398-10564426, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=14610797

Son père, qui désire la marier et la détourner de ce choix, l’envoie travailler à Paris, où un de ses frères tient une cantine pour ouvriers. Elle y découvre la misère du peuple, ce qui l’incite d’autant plus, à 18 ans, à entrer chez les religieuses de Saint Vincent de Paul.

Après trois mois de discernement à la maison des sœurs de la Charité, à Châtillon-sur-Seine, elle commence son noviciat le 21 avril 1830 à la maison-mère située rue du Bac à Paris. Le 30 janvier 1831, elle prend l’habit et prononce ses vœux. Elle est envoyée le 5 février 1831 à l’hospice d’Enghien qui recueille les vieillards, notamment les anciens serviteurs de la Maison d’Orléans.

Saint Catherine Labouré (1806-1876), Marian visionary
Par Unidentified photographer — http://www.stcatherinelaboure.ie/images/St%20Catherine/St_Catherine_2.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9949292

L’hospice est situé dans le village de Reuilly au sud-est de Paris ; elle y reste jusqu’à la fin de sa vie. Cette fille de paysan y fait preuve d’un caractère affirmé, voire un peu fruste, s’occupant également de la ferme de l’hospice, nourrissant les volailles et nettoyant l’étable. « Elle passait inaperçue » dira d’elle une religieuse. Pieuse, elle est également sujette à des visions ou à des prémonitions qu’elle ne révèle qu’à son confesseur et à sa supérieure. Sa vie entière sera marquée par un profond silence.

En 1870-1871, Catherine, comme tous les Parisiens, subit le siège de Paris par les troupes prussiennes, la famine puis les troubles de la Commune de Paris au cours de laquelle, dit-on, des révolutionnaires venaient demander des médailles au couvent. Catherine Labouré meurt le 31 décembre 1876, quarante-six ans après ses visions, sans jamais avoir révélé son secret à d’autres qu’à son directeur spirituel.

À l’occasion de sa béatification par le pape Pie XI le 28 mai 1933, son corps est exhumé de son cercueil constitué d’une bière en sapin emboîtée dans une caisse de plomb, le 21 mars 1933. Le corps est retrouvé en parfait état (personne myroblyte). Il est nettoyé, mis en habit de religieuse (avec notamment la cornette blanche aux larges ailes) et placé dans une châsse en bronze doré, dans la chapelle de la Médaille miraculeuse au no 140 de la rue du Bac à Paris.

Le corps de sainte Louise de Marillac, première supérieure des Filles de la Charité, repose aussi rue du Bac, à deux pas de la chapelle des Lazaristes où est exposé le corps de saint Vincent de Paul. Catherine Labouré est canonisée le 27 juillet 1947 par le pape Pie XII. Elle est fêtée localement le 25 novembre ou le 28 novembre.

Retrato de Santa Luisa de Marillac, Co-Fundadora de las Hijas de la Caridad.Par Inconnu — stvincentimages.cdm, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35170945

Maria Esperanza Medrano de Bianchini (Betania)

Maria Esperanza de Bianchini est née à Barrancas, au Venezuela, le 22 novembre 1928. Elle était le fruit de longues prières de ses parents qui désiraient de tout cœur une petite fille et avaient prié intensément la Vierge Marie d’exaucer leur vœu. Pour la remercier ils l’appelèrent Marie Esperanza. 

Toute petite, María se révéla très pieuse, et à cinq ans elle eut sa première vision avec sainte Thérèse de Lisieux, qui lui donna une rose rouge. La surprise de sa mère fut d’autant plus grande qu’il n’y avait pas de roses là où ils habitaient.

À 9 ans, Maria franchit une nouvelle étape de sa vie. Après sa première communion, qu’elle reçut le jour de la fête de Notre-Dame du Carmel, elle s’unit spirituellement à sainte Thérèse et à l’ordre carmélitain. La fillette n’avait qu’un seul grand désir : recevoir Jésus dans l’Eucharistie le plus souvent possible, et approfondir ses relations avec Dieu. 

À 12 ans, elle reçut sa première vision de la Vierge Marie, sous les traits de la Vierge de la Vallée, patronne de l’île Marguerite, qui lui demanda de l’aider à « sauver ce monde complètement égaré ». Après cette rencontre, Maria, qui souffrait d’une grave pneumonie, guérit soudainement.

L’adolescence de Maria est jalonnée d’expériences mystiques et de guérisons miraculeuses. Et c’est tout naturellement que son profond désir de Dieu l’amena à choisir la vie religieuse. Elle vécut quelques temps avec les sœurs franciscaines de Merida.

Mais le 3 octobre 1954, sainte Thérèse de Lisieux lui apparut une nouvelle fois,

…..et encore une fois lui offrit  une rose, rapporte-t-on sur le site web de sa cause en vue d’une canonisation. Seulement cette fois-ci, la rose la piqua et du sang s’écoula de son doigt. Elle entendit alors le Sacré Cœur de Jésus lui dire : « Votre mission ne sera pas de devenir religieuse. Vous vous sanctifierez dans le monde comme épouse et mère de famille en répandant mon message ».

Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face en 1894
Par Celine Martin (Sor Genoveva de la Santa Faz) — Archivos del Carmelo de Lisieux, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=35129680

La Vierge revint la voir les 7 et 12 octobre, prophétisant : « Préparez votre cœur, mère spirituelle des âmes, pour que je puisse le sceller pour toujours. En outre vous serez mère de sept enfants : six roses et un bourgeon ». Après quoi Maria reçut de Dieu l’inspiration de se rendre à Rome où elle rencontra son futur mari. Ils se marièrent le 8 décembre 1956, eurent sept enfant et vivèrent un long moment dans une ferme, au Venezuela.

En 1978, la Sainte Vierge lui apparut de nouveau, la rassurant sur sa mission dans le monde : « Ma fille, ma présence auprès de vous n’est pas un rêve ; elle est bien réelle ; obéissez et continuez à être fidèle à cette mère, et vous vous réjouirez pour l’éternité ! Votre tâche est ardue… transmettre mon message d’amour et de réconciliation à tous les peuples et à toutes les nations. Vous allez souffrir, mais quelle joie sera de voir que vous m’avez été fidèle, à moi Votre Mère. Je vous accompagne et vous tiens la main ».

Après cette expérience, Maria fut spirituellement amenée à promouvoir la réconciliation et l’unité entre tous les peuples. La sainte Vierge lui avait dit ce qu’elle devait dire quand des gens mettaient en cause sa mission : « Si on vous demande quels messages vous avez reçus, répondez textuellement : “Notre Mère est venue sous le nom de Marie, Vierge et mère, réconciliatrice de peuples et nations, et son message est de nous engager pour rendre un meilleur service à l’Eglise catholique. Nous tous chrétiens nous devons accomplir ce service en nous réconciliant les uns les autres, car la réconciliation est promotrice des droits humains, de justice sociale, de renouvellement et de charisme. Et la réconciliation postule la vérité, l’amour, la réparation et la liberté de conscience, pour que nous puissions vivre en suivant la doctrine que Jésus nous a laissée” ».

Commentaire : le message de Marie à Maria Esperanza rejoint celui de Notre Dame de tous les peuples à Amsterdam : la réconciliation entre personnes et d’abord entre catholiques est porteuse de beaucoup de positif !

Maria Esperanza, jeune

Les dons de Marie pour le soutien spirituel étaient souvent comparés à ceux de saint Padre Pio. Beaucoup disaient même : « elle a hérité de son manteau 

La fin de la vie de Maria Esperanza fut marquée par la maladie de Parkinson. Atteinte de la maladie, Maria Esperanza mourait aux Etats-Unis, le 7 août 2004 à Long Beach Island (New Jersey, États-Unis), entourée de son mari, de ses sept enfants, de leurs conjoints et de ses vingt petits enfants. Elle avait 75 ans.

Sa famille poursuit toujours la mission de la Fondation Betania. Les enfants de Maria Esperanza dirent de leur mère « qu’elle était un miracle quotidien. » Les apparitions qu’elle a reçues reçurent l’approbation de l’évêque local en 1987, quand elle était encore en vie. Après sa mort, le diocèse de Metuchen a lancé le processus qui pourrait conduire à sa béatification et sa canonisation. Actuellement, elle est Servante de Dieu et sa vie miraculeuse, caractérisée par d’innombrables guérisons et apparitions, reste une source d’inspiration pour tous.

8 décembre    : Solennité de l’Immaculée Conception de Marie ;

1er janvier      : Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu ;

11 février        : Mémoire facultative de Notre Dame de Lourdes ;

25 mars         : Annonciation ;

31 mai            : Fête de la Visitation de la Vierge Marie ;

Samedi de la 3e semaine après la Pentecôte : Mémoire facultative du Cœur Immaculé de Marie ;

16 juillet          : Mémoire facultative de Notre Dame du Mont Carmel ;

5 août             : Mémoire facultative de la dédicace de la basilique Sainte-Marie Majeure à Rome ;

15 août           : Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie ;

22 août           : Mémoire de la Vierge Marie, Reine ;

8 septembre   : Fête de la Nativité de la Vierge Marie ;

15 septembre : Mémoire de Notre Dame des Douleurs ;

7 octobre        : Mémoire de Notre Dame du Rosaire ;

21 novembre  : Mémoire de la Présentation de la Vierge Marie

Par apparition privée, il faut entendre des apparitions ou visions ou messages, plutôt réalisées dans un cadre privé – même si un cadre public n’est pas exclu – mais adressés à une seule personne.

Par apparition publique, il faut entendre, pratiquement toujours une apparition s’adressant à une ou plusieurs personnes, mais dans un lieu où un groupe ou une foule de personnes, peut percevoir le changement de comportement des voyants, mais ne perçoit rien de la Vierge et des phénomènes qui l’accompagnent.

Bien que les voyantes, poussées par les prêtres du lieu, aient souvent beaucoup insisté auprès de la Vierge afin qu’elle manifesta un signe, Marie n’a que très rarement consenti à manifester des signes de son appartenance divine : on notera des effluves très odorantes ressenties à plusieurs reprises comme à Betania, un bref rayon de soleil manifesté par la Vierge dans l’église saint Gilles de l’Île Bouchard,  et surtout l’extraordinaire danse du soleil de Fatima.

Marie citait à chacune de ces sollicitations, la phrase de Jésus à Thomas, incrédule de sa résurrection : « Heureux est celui qui croit sans avoir vu. » On verra pourtant, au chapitre consacré aux phénomènes supra-naturels, que Marie a donné de nombreuses preuves indirectes de son extraction divine. Surtout lorsqu’on ne lui en demandait pas !