Etudes de droit, sociologie et gestion ( IAE) à l'université de Nantes
Directeur des ressources humaines, enseignant/formateur en management et ressources humaines, consultant, professeur Business School Domuni Universitas. Auteur de livres sur les religions, le management et les ressources humaines, et de nature poétique.
A écrit 2 livres sur la Vierge Marie : la preuve de Dieu ( les 20 principales apparitions) et la Nouvelle Arche de Noé. Catéchiste bénévole à l'Institut saint Dominique de Saint Herblain 44.
A propos de J.B
Etudes de droit, sociologie et gestion ( IAE) à l'université de Nantes
Directeur des ressources humaines, enseignant/formateur en management et ressources humaines, consultant, professeur Business School Domuni Universitas. Auteur de livres sur les religions, le management et les ressources humaines, et de nature poétique.
A écrit 2 livres sur la Vierge Marie : la preuve de Dieu ( les 20 principales apparitions) et la Nouvelle Arche de Noé. Catéchiste bénévole à l'Institut saint Dominique de Saint Herblain 44.
Etat de purification pour les âmes des défunts qui n’ont pas encore atteint la perfection qu’exige la vision béatifique.
Vision béatifique
Expression du vocabulaire spirituel désignant la rencontre personnelle avec Dieu. Cette rencontre, après la mort, est pour les chrétiens la nature du bonheur, puisque Dieu est Amour. Cette vision béatifique est l’objet même de l’espérance chrétienne.
Espérance chrétienne
Vertu théologale dont l’objet principal est le salut, la béatitude éternelle, la participation à la gloire de Dieu. Cette vertu qui dispose le chrétien à mettre sa confiance dans les promesses du Christ, à prendre appui non sur ses forces, mais sur le secours de la grâce du Saint Esprit, le conduit par le fait même, à résister au mal et à l’épreuve et à garder confiance en l’avenir. L’Espérance s’exprime et se nourrit dans la prière. Elle se différencie de l’espoir en lui donnant sous le regard de la foi, une perspective d’éternité. (Glossaire de l’église catholique )
Enfer, du latin : infernus, ce qui est en dessous
Pour beaucoup de peuples et de religions antiques, c’est le lieu du séjour des défunts après leur mort. Pour les chrétiens, c’est la privation éternelle du bonheur qu’il y a à partager la vie de Dieu (peine du dam, d’où le mot damnation). Le Nouveau testament n’a pas de mot pour désigner l’enfer en tant que sort réservé aux pécheurs. C’est en recourant aux images en usage dans le judaïsme de son temps, que le Christ en évoque la réalité. Cet enseignement ne précise rien, tant sur la nature de ces souffrances que sur l’idée d’un lieu où elles seraient subies ; il met en garde chacun contre la possibilité effective d’un échec, à dimension éternelle, de sa vie. L’homme étant libre de refuser la plénitude de vie et de bonheur offerte par Dieu pour l’éternité.
Vision
Dans le vocabulaire religieux, une vision est une appréhension immédiate, ressentie comme indubitable, claire et directe de la présence de Dieu, du divin, d’un esprit ou d’une deïté, ou d’un phénomène surnaturel.Wikipedia
Surnaturel
Le surnaturel est l’ensemble des phénomènes qui ne sont pas explicables par les lois de la nature, de façon rationnelle, ou bien qui sont réputés provenir d’une source divine. Le surnaturel ne peut pas être étudié par la méthode scientifique, ou par la méthode expérimentale. En l’absence d’explications, les phénomènes dits surnaturels sont parfois attribués à des interventions divines (par exemple les miracles) ou démoniaques, ou d’esprits (fantômes, possession), ou de pratiques « magiques ».
Certains auteurs réservent ce mot aux phénomènes supposément produits par une cause spirituelle ou divine tel les miracles, le refusant aux phénomènes issus de causes mal connues mais appartenant au monde naturel comme le psychisme, la parapsychologie, la sorcellerie ou le spiritisme. Le surnaturel est employé dans ce sens par l’Église catholique. Cependant, certains phénomènes considérés comme surnaturels autrefois ne sont plus considérés comme tel par exemple les catastrophes naturelles. Les thèmes et créatures surnaturels sont fréquemment utilisés en littérature, notamment dans le genrefantastique, fantasy, et merveilleux. Wikipedia
A de multiples reprises au cours de l’exposé des apparitions, la vierge fait allusion au « Rosaire ». De quoi s’agit-il ?
Le mot rosaire tire son nom du latin ecclésiastique rosarium qui désigne la guirlande de roses dont les représentations de la Vierge sont couronnées. Pour les chrétiens de confession catholique, c’est une forme de dévotion mariale qui consiste à réciter trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines de grains ; à chaque grain correspond une prière soit : 50 prières x 3 = 150 prières en tout.
Depuis le pontificat de Jean-Paul II, un quatrième chapelet a été ajouté, portant le total à vingt dizaines. Le chapelet comprend vingt dizaines de petits grains appelés Ave, précédées chacune d’un grain plus gros appelé Pater. Partant de l’un des grains plus gros, une branche terminale comporte trois petits grains (Ave), un gros (Pater) et un crucifix.
Les appellations Ave et Pater correspondent au premier mot de la version latine des prières récitées.
Les prières récitées dans un chapelet sont : sur la croix : le Credo. Sur les gros grains : le Notre Père (Pater Noster). Sur les petits grains : le Je vous salue Marie (Ave Maria). À la fin d’une dizaine : le Gloire au Père (Gloria Patri).
La Vierge de la fête du Rosaire par Dürer Par Albrecht Dürer — 1. The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202.2. Inconnu, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=150497
Formule du « CREDO » ( je crois en latin), symbole des apôtres; c’est la profession de foi chrétienne.
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.
Prière du « Je vous salue Marie »
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen
Prière du » Notre Père »
Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen
Prière du « Gloire au Père »
Dans le catholicisme, le « Gloire au Père » ou « Gloire soit au Père » est une doxologie, c’est-à-dire une prière qui glorifie la Sainte-Trinité. Par opposition à la prière du Gloire à Dieu, elle est parfois qualifiée de petite doxologie. Elle est notamment dite pendant la messe et durant la prière du Rosaire. Elle est souvent chantée.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.
Ces quinze dizaines permettent de méditer sur des « mystères » liés à Marie et à Jésus.
Méditer le Rosaire consiste à confier nos fardeaux au Christ et à sa Mère. « Décharge ton fardeau sur le Seigneur ; il prendra soin de toi » (Ps 55, 23). Les mystères appartiennent initialement à trois catégories :
Lors de l’année du Rosaire (octobre 2002 – octobre 2003), le pape Jean-Paul II a ajouté une quatrième catégorie de cinq mystères, plus spécifiquement christologiques : les « mystères lumineux ».
Ils comprennent le Baptême du Christ, les Noces de Cana, la proclamation du Royaume, la Transfiguration et l’institution de l’Eucharistie. Dans une volonté d’œcuménisme, ces mystères lumineux portent sur des épisodes de la vie de Jésus qui intègrent les préoccupations des Églises réformées, soucieuses de voir mettre l’accent sur son message. L’Église catholique recommande de méditer sur les mystères lumineux le jeudi.
« Le rosaire, c’est la liturgie du pauvre », a écrit Sylvie Germain dans Songes du Temps.
Dizainier
Le dizainier est un anneau constitué d’une croix et de 10 grains, que l’on fait glisser entre les doigts en récitant un Je vous salue, Marie pour chaque grain. Ces 10 prières peuvent être précédées d’un Notre Père, correspondant à la croix. Le dizainier rappelle, avec des dimensions plus réduites, le chapelet (5 dizaines) ou le rosaire (20 dizaines). C’est un outil passe-partout d’aide à la prière et à la méditation.
Prière du Rosaire ( dévotion populaire) et Fête du Rosaire, solennité liturgique, fêtée le 7 Octobre.
La fête se rattache initialement à le Confrérie du Rosaire, d’inspiration dominicaine, qui se proposait de diffuser la dévotion au chapelet. En 1571, le pape saint Pie V institua une fête de Notre-Dame de la Victoire, en action de grâce pour la victoire de Lépante ( qui unit l’Espagne, la république de Venise et les États pontificaux ) par don Juan d’Autriche sur les Turcs, victoire attribuée à la récitation du chapelet.
Grégoire XIII changea en 1573 le nom de cette fête locale en fête du saint Rosaire et la fixa au premier dimanche d’octobre. Obligatoire pour les seules églises où se trouvait érigée la confrérie du Rosaire, elle fut étendue à toute l’Espagne par Clément X. Sous Clément XI, elle devint universelle (1716), en mémoire de deux nouvelles victoires remportées sur les Turcs.
La fête de Notre Dame du Rosaire a été instituée pour méditer les mystères mariaux ( voir plus haut) et s’unir à la vie de la Vierge, ainsi que pour se souvenir secondairement de la libération de l’Occident devant la menace ottomane. Saint Pie X en fixe la fête le 7 octobre en 1913. Saint Jean XXIII change une nouvelle fois son nom en Notre-Dame du Rosaire en 1960.
12 novembre 2013 : Marie et Jésus. La Colomberie, Paris (75), France.November 12, 2013: Mary and Jesus. La Colomberie, Paris (75), France.
Pèlerinage du Rosaire à Lourdes
Chaque année, depuis 1908, au début du mois d’octobre ( Notre Dame du Rosaire est fêtée le 7 Octobre), le pèlerinage de la famille dominicaine, ou pèlerinage du Rosaire, rassemble à Lourdes plus de 20 000 pèlerins de tout âges et de tout milieux sociaux (dont 2 000 jeunes, 3 500 bénévoles, 1 500 «malades») venus de toute la France et des DOM-TOM.
Marie est une jeune fille juive qui a dû naître en Judée, une région occupée alors par les Romains entre – 22 et – 24 de notre ère, Auguste étant empereur à Rome (- 30 à + 14). Elle est l’enfant tardive d’Anne et Joachim.
Alors qu’elle a probablement entre 16 et 18 ans (Jésus est né en -6, -7), un être lumineux (que les chrétiens appellent l’archange Gabriel) apparaît à Marie et lui annonce qu’elle va enfanter rien de moins que le fils de Dieu ! Marie accepte ; elle est fiancée à Joseph, un charpentier, mais ce n’est pas lui qui sera le père de l’enfant Dieu ! La conception sera d’origine divine. Joseph, après avoir refusé, accepte néanmoins d’épouser Marie. Alors qu’ils se trouvent à Bethléem pour répondre à un recensement administratif et n’ont pu trouver qu’une modeste grange pour s’abriter, Marie enfante de Jésus tout près de bergers qui se trouvent là auprès d’eux.
C’est ici que se situe l’épisode des « rois mages ».
On appelle ainsi des savants / sages qui, ayant appris la naissance de Jésus, viennent « de l’Orient » guidés par une étoile pour rendre hommage « au roi des Juifs » et lui apporter à Bethléem, des présents d’une grande richesse symbolique : or, myrrhe et encens.
Mais, Marie et Joseph sont obligés de fuir rapidement en Egypte parce que, informé par les mages de la naissance d’un roi (Jésus), le roi Hérode Ier envoie tuer tous les enfants de moins de deux ans qui se trouvent dans la ville. Joseph et Marie resteront en Egypte jusqu’à la mort d’Hérode 1er.
Cependant, comme le fils d’Hérode 1er, Archélaüs, régnait sur la Judée à la suite de son père, Joseph s’installa avec sa famille à Nazareth, en Galilée. Plus tard, Jésus est souvent désigné par les Juifs comme « le Galiléen ». Une appellation péjorative puisque pour les juifs de Judée, les galiléens étaient un mélange de non juifs et de juifs !
(Parmi ses disciples dont l’origine est discernable, quatre ne sont pas comptés comme Juifs mais comme « Galiléens »). Pendant son enfance, Jésus partage sans doute sa vie entre l’école à la synagogue et l’apprentissage du métier de charpentier, avec son Père. Plus tard, la prière et l’enseignement de la Bible occuperont sa vie puisque Jésus deviendra un Rabbi,titre donné aux sages ayant reçu l’ordination rabbinique (l’équivalent d’un prêtre catholique).
La vie de Marie pendant toute cette période est celle de toute mère juive s’occupant de son enfant, le nourrissant, l’instruisant selon les rites religieux** de l’époque (présentation au temple*) veillant sur lui, craignant pour lui, par exemple quand il disparaît au Temple lorsqu’il a 12 ans, et en même temps, une mère tout à fait particulière (comment ne pas l’être ?) se demandant sans doute souvent comment exister à côté de cet être auquel elle a donné un corps humain, mais qui est le fils de Dieu ! La réponse, on la connaît : une tendresse teintée d’une grande humilité ! Jamais elle n’oubliera qu’à la visite de l’ange lui annonçant la conception, elle a répondu : Je suis la Servante du Seigneur ; qu’il soit fait selon Sa volonté.
Pourtant Marie a reçu une grâce particulière qui la distingue de tous les humains, et qui va beaucoup l’aider dans cette tâche de « maman du christ » : elle n’est pas soumise au Mal ; les chrétiens désignent cette particularité sous le terme compliqué « d’immaculée conception », c’est à dire qu’elle est née exempte du « péché originel » et donc de la possibilité de commettre un péché défini par le catéchisme catholiquecomme « une faute contre la raison, la vérité, la conscience droite, un manquement à l’amour véritable envers Dieu et envers le prochain, à cause d’un attachement pervers à certains biens »
* Présentation au Temple :
La présentation de Jésus au Temple est un événement de la vie de Jésus tel que relaté dans l’Évangile selon Luc (Lc 2:22s). Accomplissant une prescription de la loi juive – « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur » (Ex 13:2,11-13) – les parents de l’enfant Jésus le présentent et l’offrent au Temple de Jérusalem. Il y est reçu par le vieillard Symeon quiles bénit, et dit à Marie, sa mère : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël et à devenir un signe qui provoquera la contradiction et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées » (Luc 2, 25-35).
** Les différents types de rites juifs
Il y a ceux qui sont liés à des événements de la vie : naissance, circoncision, passage à l’âge adulte, menstruation, mariage, décès… ; ceux qui sont liés à des fêtes : sonneries du chofar (corne de bélier) pour Rosh Hashana (le Nouvel An), jeûne à Yom Kippour, construction d’une cabane dans laquelle on mange et dort pendant sept jours à Soukkot, consommation de galettes de pain azyme et préparation d’un repas spécial pour Pessah (la Pâque).
Lors de chacune de ces fêtes, les passages bibliques s’y rapportant sont lus à la synagogue et en famille. S’ajoutent enfin différents rites au quotidien : ablutions, récitation des bénédictions et actions de grâce au lever, après un repas, au coucher, etc. Mais particulièrement importants pour tout juif pratiquant sont les rites de la cacheroute, caractérisés par deux familles d’interdits : la consommation de certains animaux, et le mélange de la viande et du lait, ainsi que ceux du shabbat, le repos hebdomadaire, pour lequel les Sages ont dressé une liste de 39 catégories d’activités défendues.
C’est pendant les 3 ans du ministère public de Jésus, (qui commence lorsqu’il a 33 ans) c’est à dire la période où il va révéler au monde qu’il est la Parole de Dieu, son Père et qu’il choisit ses apôtres, que Marie va vivre la période la plus difficile de sa vie : surtout les vexations du clergé juif hostile à ce « faux prophète » qu’est son fils ;
surtout, cette période se termine par ce que les chrétiens appellent la passion du Christ, qui correspond à tous les événements qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus : les humiliations et les souffrances que Jésus va endurer depuis son procès devant le tribunal des Autorités juives, la comparution devant Hérode puis Pilate, le gouverneur romain, accompagnée d’une sévère flagellation, son chemin vers le supplice de la crucifixion, portant sa croix.
Tout au long de ce calvaire, Marie sans doute était présente ou à proximité et souffrait dans sa chair de mère, les souffrances infligées à son fils, jusqu’au pied de la croix où Jésus, en lui désignant l’apôtre Jean, lui dit : « Femme, voici ton fils » ! »
Après la mort et la grande joie de la résurrection de son fils Jésus, Marie a d’abord vécu à côté des apôtres et reçu, avec eux, la flamme de l’Esprit de Dieu, lors de l’épisode dit de la Pentecôte, honorant ainsi une promesse de Jésus ayant promis de se faire remplacer sur terre par la présence de l’Esprit divin que les chrétiens appellent « l’Esprit saint ». Mais Jésus est surtout présent réellement et pas seulement spirituellement, au cours de la célébration de l’Eucharistie.
l’Eucharistie est un épisode de la messe, l’office catholique, où Jésus s’incarne « réellement » dans le pain et le vin, au moment où l’officiant catholique invoque sa présence ; ce pain, distribué aux fidèles sous la forme d’une hostie, leur permet donc d’avoir leur Dieu présent en eux !
Ensuite, Marie a été hébergée par l’apôtre Jean jusqu’à sa mort. Une mort un peu spéciale puisque Marie a été élevée au ciel, corps et âme ; c’est la fête de l’Assomption que les catholiques fêtent le 15 Août.
De là-haut, Marie, qu’on peut considérer comme le quatrième personnage le plus important à côté de Dieu le Père, Jésus son fils et leur Esprit commun qu’on appelle le saint Esprit, (mais qui est aussi une personne) est loin d’être inactive. Régulièrement, elle revient sur terre attester de l’existence de cette vie qui nous attend après la mort et nous rappeler le moyen d’y être reçu dans le bonheur parfait et éternel (béatitude) qui règne au Royaume du Père et que les chrétiens appellent le ciel !
Outre mon livre » La preuve de Dieu » qui relate toutes les apparitions de Marie, un second intitulé « La nouvelle Arche de Noé », a pour objet de se livrer à une analyse comparée des principales Apparitions, et surtout, d’expliciter les messages de la Vierge et la raison d’être des Apparitions.
*Marie, se dit Maryam, en araméen, la langue de Jésus, Myriam, en hébreu, María, en grec et Maryam, en arabe.
Les Églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie, qu’elles appellent Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Vierge Marie, Notre Dame (plus souvent chez les catholiques francophones) ou Mère de Dieu (chez les orthodoxes comme chez les catholiques). Dans les Églises catholique et orthodoxe, Marie est l’objet d’un culte particulier, supérieur au simple culte rendu aux saints et aux anges, appelé le culte d’hyperdulie. C’est un point de divergence important avec le protestantisme et les Églises réformées.
Les nombreux textes apocryphes postérieurs aux Évangiles ont contribué à développer la mariologie. Le plus important d’entre eux est sans doute le Protévangile de Jacques, datable du milieu du IIe siècle et qui se dit écrit par Jacques le Juste. C’est lui qui développe le thème de l’absolue pureté de Marie en rajoutant à sa virginité perpétuelle le fait qu’elle-même ait été conçue de façon miraculeuse malgré la stérilité de sa mère Anne. Le catholicisme voit dans ce miracle l’ébauche du dogme de l’Immaculée Conception, mais l’Église orthodoxe rejette ce point de vue qui tend à isoler la Mère de Dieu du reste de l’humanité.
Le catholicisme a insisté sur les thèmes suivants : célébration d’Anne et de Joachim, les parents de la Vierge, Présentation de la Vierge au Temple, Éducation de la Vierge, tous issus du Protévangile de Jacques.
L’orthodoxie vénère la Mère de Dieu d’une façon un peu différente.
Catholiques et orthodoxes ont en commun la vénération de Marie. Mais cette vénération revêt des accents différents. Le dogme de l’Immaculée Conception est étranger à l’orthodoxie. Par Isabelle de Gaulmyn. Publié le 24 mars 2014.
Pas de dogme chez les orthodoxes
L’Église orthodoxe n’a guère dogmatisé sur Marie. Le dogme romain concernant l’Immaculée Conception est tout à fait étranger à l’orthodoxie, tout comme lui est étranger cette idée de transmission du péché originel par l’acte sexuel, en référence à saint Augustin.
L’Assomption n’est pas dogmatisée chez les orthodoxes. Nous préférons parler de Dormition, ceci pour insister sur la caractère humain de la mort de Marie, tout en affirmant que cette mort coïncide avec sa glorification auprès de son Fils. Du point de vue dogmatique, l’Église orthodoxe s’en tient à Marie, Mère de Dieu (Théotokos), selon la définition retenue par le concile d’Éphèse (431).
Marie, inséparable de l’Incarnation
Il s’agit donc essentiellement d’un dogme christologique : Marie est Mère du Fils de Dieu fait homme en l’unique personne duquel nature humaine et nature divine sont inséparables. Dans la liturgie, la vénération concernant Marie s’exprime lors de la prière qui vient directement après l’épiclèse (invocation du Saint-Esprit) : «Plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, Toi qui sans tache enfantas Dieu le Verbe, Toi qui es vraiment Mère de Dieu, nous te glorifions».
La vénération à Marie s’inscrit donc dans un mystère ineffable, tout comme l’incarnation, à qui il se trouve lié. C’est sans doute ce qui caractérise l’attitude orthodoxe par rapport à une approche plus rationnelle de l’Occident, qui a ressenti le besoin de formuler des dogmes. Le mystère de Marie est inséparable de celui de l’incarnation.
Marie, figure de l’humanité
En même temps, Marie est une lumière qui éclaire le destin de l’humanité. Elle est la figure de l’humanité qui participe à l’acte salvifique de Dieu. En effet, Marie représente la liberté humaine. En Marie, je ne contemple ni la femme idéale, ni une divinité féminine compatissante à côté d’un Dieu masculin impitoyable.
Marie incarne l’humanité qui accueille la Parole de Dieu, selon la synergie de la liberté humaine et de la grâce divine. J’insiste sur la liberté : cette femme, cette humaine dont le Dieu transcendant a voulu avoir besoin pour réaliser son dessein d’amour n’est pas entre ses mains un instrument passif.
Son obéissance son Fiat est celle d’une femme libre, inspirée par une foi totale, comme l’a si bien exprimé Nicolas Cabasilas, un grand spirituel byzantin du XIVe siècle : «Quand Dieu a décidé d’introduire dans le monde son fils premier-né pour renouveler l’humanité en faisant de lui un second Adam, il fait participer la Vierge à son dessein. Cette grave décision, Dieu la prononça, et la Vierge la ratifia. L’incarnation du Verbe ne fut pas seulement l’œuvre du Père, de son Verbe et de son Esprit. Elle fut aussi l’œuvre de la volonté, de la foi, de la Vierge».
Marie, modèle du vrai disciple
C’est donc avec tout son être, corps, âme et intelligence, que Marie participe au mystère divin. Trop souvent en effet on exalte la maternité physique, en privant les hommes de la richesse symbolique que leur offre Marie. Or, nous sommes tous, hommes et femmes, appelés à enfanter le Christ. Marie est le modèle du vrai disciple, qui accepte la Parole de Dieu, adhère de tout son coeur et se soumet.
Tous appelés à l’accueil
Au niveau symbolique, Marie est l’anticipation de l’«Homme nouveau». «Les hommes sont des hommes, mais l’Homme est une femme», a dit l’écrivain anglais G. K. Chesterton, cité par Kallistos Ware, théologien orthodoxe. Hommes et femmes, nous sommes tous appelés à cette attitude d’accueil, d’ouverture à l’autre et d’offrande, dont, selon le symbolisme biblique, l’épouse et l’amante sont la figure.
Dans l’Évangile de Jean, ce groupe, au pied de la Croix, formé par Marie et «le disciple que Jésus aimait», représente l’Église : c’est l’ensemble des croyants que Jésus confie alors à sa mère, qu’il lui demande d’accueillir. Marie représente ainsi l’humanité, même si, comme personne, elle joue un rôle unique dans l’histoire du Salut.
En outre, le concile Vatican II lui attribue un certain nombre de qualificatifs : « La bienheureuse Vierge est invoquée dans l’Église sous les titres d’avocate, d’auxiliatrice, de secourable, de médiatrice, tout cela cependant entendu de telle sorte que nulle dérogation, nulle addition n’en résulte quant à la dignité et à l’efficacité de l’unique Médiateur, le Christ. » (Lumen Gentium no 62, repris dans le Catéchisme de l’Église catholique no 969).
Venezuela 1940 – 1990 Marie réconciliatrice de tous les peuples
I – Généralités
Pays de l’apparition
Venezuela
Site
Betania est une terre pleine de montagnes qui se trouve sur le Km 11 de la route entre Cua et San Casimiro à Miranda, au Venezuela à 65 Km de la ville de Caracas, la capitale. Un pont piétonnier a été construit au-dessus de la rivière Tarma, qui traverse la ferme d’ouest en est. Le pont mène à une place et à la grotte, le site où la plupart des apparitions ont eu lieu. Sur la place, une église ouverte a été érigée. Le nom Betania vient du nom d’origine de la ferme.
Bien avant que Maria Esperanza ne se marie, le Seigneur lui avait dit qu’elle aurait une terre d’une grande importance spirituelle. Il le lui offrirait quand le moment serait venu, et sa signification était que ce serait une terre de promesses. La Mère de Dieu a fait remarquer à Mme Maria Esperanza qu’elle devait faire don d’un terrain pour construire un Sanctuaire. Le 28 août 1989, 4 hectares ont été donnés à l’église. Depuis lors, l’évêque a donné la permission de célébrer les actes liturgiques sur le site. L’indication divine était de travailler ensemble pour le bien-être de toutes les âmes.
Célébration sur le site de Betania
Désignation
Après plusieurs apparitions, la Vierge Marie, rayonnante de lumière, se présentera comme ‘’Marie, Vierge et Mère, Réconciliatrice de tous les peuples et Nations’’ou Notre-Dame Réconciliatrice des peuples
Contexte historique (Octobre 1954 à Janvier 1990)
Un pays troublé.
Le social-démocrate Rómulo Betancourt est président de 1959 à 1964 après avoir remporté l’élection présidentielle du 7 décembre 1958. Trujillo, dictateur de la République dominicaine, tente d’assassiner Betancourt le 24juin1960.
Pendant deux jours, les 27 février et 28février1989, le peuple se soulève à Caracas et aux alentours, à la suite d’une explosion des tarifs, notamment des transports en commun et les réformes économiques inspirés par le néolibéralisme, à la suite d’accords avec le Fonds monétaire international. Le 2e jour, le président Carlos Andrés Pérez déclenche le plan Avila et envoie l’armée contre la population révoltée, tuant entre 300 et 3000 personnes suivant les sources.
II – Le ou les voyants (es)
Maria Esperanza Medrano de Bianchini (également appelée Maria Esperanza de Betania), est née le 22novembre1928 et morte le 7août2004. Elle est connue pour sa vie mystique, en particulier pour avoir été la témoin des apparitions mariales de Betania.
Maria Esperanza et ses enfants
La vie de cette personne a été très étonnante : dès son enfance Maria Esperanza connaît des expériences mystiques : visions de sainte Thérèse et de Jésus à l’âge de 5 ans, guérison miraculeuse, à douze ans, d’une pneumonie qui l’avait paralysée. À 26 ans, Maria Esperanza entre au couvent des Sœurs Franciscaines de Los Andes, mais elle comprit bientôt qu’elle devait devenir épouse et mère et non religieuse.
Le 7 octobre 1954, Marie Esperanza avait 26 ans, lorsque la Vierge Marie lui apparut pour la première fois. Puis elle rencontra à Rome, Gio Bianchini Gianni, un homme d’affaires italien qui deviendra son mari, le 8 décembre 1959, jour de l’Immaculée Conception. La famille Bianchini s’installa ensuite dans les faubourgs de Caracas, et six filles et un garçon naquirent.
En 1940, atteinte de la pneumonie, elle faillit mourir et aurait alors reçu sa première vision de la Vierge Marie. En 1974, avec son mari, elle achète une ferme qui lui aurait été désignée lors de ses apparitions pour devenir « un centre de prière et de pèlerinage ».
Chaque année, le 25 mars, Maria Esperanza et des croyants ou des curieux se rassemblaient à la grotte. Le 25 mars 1984, une centaine de personnes disent avoir vu la Vierge Marie à la grotte. Marie se présente à elle comme « la réconciliatrice de tous les peuples ». Le 5 janvier 1990 a lieu la dernière apparition.
La fin de la vie de Maria Esperanza fut marquée par la maladie de Parkinson. Atteinte de la maladie de parkinson, le 7 Août 2004, Maria Esperanza mourait aux Etats-Unis, entourée de son mari, de ses sept enfants, de leurs conjoints et de ses vingt petits enfants. Elle avait 75 ans. Sa famille poursuit toujours la mission de la Fondation Betania. Le dossier de canonisation de Maria Esperanza est ouvert.Les enfants de Maria Esperanza dirent de leur mère « qu’elle était un miracle quotidien. »
La voyante Maria Esperanza Medrano de Bianchini
III – L’Apparition (généralités)
Dates
Le 7 octobre 1954, Marie Esperanza avait 26 ans, lorsque la Vierge Marie lui apparut pour la première fois. Le 5 janvier 1990 eut lieu la dernière apparition.
Nombre et durée des apparitions
36 ans s’écoulent entre la première et la dernière apparition. Maria Esperanza a bénéficié au total de 31 apparitions de la Sainte Vierge..
Emplacement des apparitions
Les apparitions de Betania se sont produites dans le domaine agricole de Betania à deux heures de Caracas, près d’une grotte située sur une colline riche en végétation exubérante.
Récit
Le 25 mars 1976, jour de l’Annonciation, la Vierge Marie apparut à Maria Esperanza Medrano de Bianchini, dans une ferme appelée Finca Bétania, au-dessus de la grotte, à côté d’une source et lui dit : « Ma fille, je vous ai donné mon cœur, je vous le donne et vous le donnerai toujours. Je suis votre refuge. Je suis la réconciliatrice des peuples. » Commentaires : cette expression a été largement utilisée par la Vierge à Amsterdam
Le 25 mars 1978, quinze personnes «voient la Vierge ».
Le 27 novembre 1978, Marie lui fit cette annonce : “Le 25 mars 1984, Je vais donner une grâce très spéciale à tous ceux qui seront présents ; le grand jour où vous pourrez me voir est arrivé.” Ce jour tant attendu arriva enfin. Après la messe, la Vierge apparut au-dessus de la cascade, au cours de sept apparitions successives ; « Il y avait au moins cinq cents à mille personnes, mais, à mon avis, beaucoup plus de mille », estimera l’évêque.
Ces personnes voyaient l’apparition sans transe ni extase aucune et sans être séparées du monde extérieur. Les personnes présentes était très diverses : enfants, étudiants, adultes, militaires, médecins, psychologues, psychiatres, ingénieurs, juges, etc.
Après 1988, les apparitions furent moins nombreuses et touchaient moins de personnes à la fois.
La dernière apparition eut lieu le 5 janvier 1990.
IV – Analyse de l’Apparition
Apparence de la Vierge
Maria Esperanza raconte : « Quand elle s’est révélée, elle était au sommet de l’arbre ; elle était belle avec des cheveux bruns, marron foncé ; ses yeux étaient brun clair et elle avait de très jolis sourcils, une petite bouche, un nez très droit ; son teint était très beau : sa peau, bronzée, était de soie, comme celle d’une jeune fille ; ses cheveux descendaient jusque sur ses épaules. »
La Vierge Marie se présentait dans une grande lumière, accompagnée d’un délicieux parfum de roses. Il arrivait aussi que la voyante perçoive des chants célestes et soit témoin de danses du soleil. Selon les déclarations sous serment des témoins, Notre-Dame apparaît « de nulle part » … ressemblant à Notre-Dame de Lourdes, mais aussi à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, Notre-Dame du Pilier, Notre Dame de Coromoto et de nombreux autres titres bien connus.
Attitudes
« Il y a quelques secondes, vous m’avez vue monter au ciel, les bras ouverts, sous une pluie de roses rouges, représentant le cœur de mon divin fils. » (15/8 /89). « Les bras ouverts » sont une attitude qu’on reconnaît à la Vierge depuis la médaille miraculeuse et Amsterdam.
Paroles et messages de la Vierge
(Traduction effectuée à partir de l’anglais, site miracle hunter)
« Betania au Venezuela, c’est un lieu pour tous, même ceux qui ne sont pas catholiques. Je suis la réconciliatrice des peuples »
« Je viens vous réconcilier » (25 Mars 76)
« Ma fille, je souhaite que vous leur fassiez sentir ….l’importance de ma nouvelle apparition en tant que réconciliatrice des peuples et des nations » (22 /8 76)
« Ta tâche est ardue de transmettre mon message d’amour et de réconciliation à tous les peuples » (25 3 78)
« Je viens appeler l’humanité à se réconcilier avec ses frères … Je viens donner la paix au monde » (8 12 86)
« C’est de miséricorde dont ce pays a besoin … c’est ce dont les familles ont besoin … c’est aussi ce dont les enfants et les mères abandonnées ont besoin
Commentaire : on comprend encore plus la brulante vérité de ce message aujourd’hui en 2019, alors que le Venezuela est un pays en ruine, Que plus de 4 millions de ses concitoyens ont quitté pour fuir la famine et lev pouvoir oligarchique et dictatorial de Nicolas Maduro.
« Voici qu’ils naviguent contre le courant divin de la paix, de l’amour et de l’unité fraternelle ..! Pensez qu’il suffit de construire l’amour dans chaque acte. Beaucoup de volonté est nécessaire. »
« Enfants, je touche le cœur de mes fils et de mes filles afin qu’ils puissent augmenter leur foi, afin qu’ils puissent ouvrir leur cœur à l’amour de mon divin fils, et à la grâce de l’Esprit Saint. Les enfants, celui qui sait vivre selon la doctrine de mon Jésus a trouvé son trésor et en le trouvant, il brisera les chaînes du passé qui l’ont embourbé … laissant la lumière s’approcher de lui … ouvrant les yeux … pour commencer à fraterniser avec tous ses frères ..! » 8 11 89
La Vierge redit l’importance capitale de la famille et du respect de la vie et attire l’attention sur la préservation de l’innocence des enfants et le sort des mères célibataires.
« Mes petits, comme la créature innocente est belle … aidez les enfants, souriez aux mères solitaires… mais elles ne sont pas seules, je suis avec elles. » (25 5 89)
« Car la famille sera l’espoir d’un monde nouveau ..! » (25 3 76)
« Ainsi, avec courage, efforcez-vous d’accomplir vos actes avec la vérité de l’amour qui exprime le respect envers la vie et envers la dignité de la famille .. » (13 5 89)
Profitant du cadre paysager de l’apparition, Marie vante la beauté du monde. Que la nature est belle ! (25 5 89)
« Je vous invite, au crépuscule, à la prière, à méditer, à penser et sentir dans vos âmes la beauté de l’amour, la beauté de la vie, et celle des couleurs variées des plantes, des fleurs et les fruits .. ».
« Fils et filles, vous êtes pèlerins … prenez soin de notre terre avec dévotion » (2 4 89)
Marie insiste pour nous dire que son apparition est bien réelle et non le fruit de notre imagination ; mais nous ne connaîtrons la vérité de certaines choses « qu’au fil du temps ».
« Ma présence parmi vous n’est pas un rêve, elle est réelle. »
« Il y a quelques secondes, vous m’avez vue monter au ciel avec mes bras ouverts, avec une pluie de roses, de couleur rouge, qui représentent le cœur de mon divin Jésus. Fils et filles, tout cela vous semble un rêve … mais c’est une vérité vivante, et unique. » (15 8 89 )
« Ma fille, mes enfants, Je vois qu’il est très difficile pour vous de comprendre certaines choses, mais au fil du temps, vous comprendrez la vérité. »
Marie est notre mère protectrice et encore plus de ceux qui souffrent et utilise les mots d’une mère. Mère éducatrice, elle compare aussi son rôle à celui du semeur, une image qu’on retrouve dans les évangiles ; de manière très poétique, elle nous demande de la « sentir » afin de laisser la grâce de l’Esprit nous atteindre. (les gens témoignent d’effluves très agréables). Ses apparitions sont comme la graine du semeur.
« Le 13 mai … Je vais vous bercer dans mes bras. » ( 27 11 78)
je vous laisse me sentir … ainsi la grâce du Saint-Esprit peut entrer pleinement en chacun de vous. » ( 25 1 85)
« Mon chagrin est le chagrin de chacun d’eux, leur chagrin est mon chagrin … leur joie est ma joie, leur peine est ma tristesse. » (25 5 89)
« Enfants, je suis la mère des affamés … Je suis l’espoir des assoiffés … et des affligés qui ont besoin d’aide et de protection. » ( 21 6 89 )
« Oui, fils et filles, je veux vous protéger des tentations du monde, afin que vous puissiez suivre la volonté de Dieu pour être digne de sa miséricorde et de son amour infini. » (8 9 89)
« La seule vérité existante devrait être de pratiquer ce qui est bon et de mener une vie généreuse ..! Je te garde ici dans mon coeur ..! » ( 5 1 90)
« Fille, partout où je place mes pieds, c’est comme semer la graine … »
Marie nous prodigue ses conseils avec beaucoup de franchise, de liberté et de modernité et nous encourage à l’optimisme et à l‘engagement, y compris dans les médias. Elle rappelle l’importance de l’Eucharistie et de la prière pour réparer les infidélités des pécheurs.
« Voici venir le grand moment du grand jour de la lumière ; la conscience de ce peuple bien aimé doit être violemment secouée afin que les gens mettent de l’ordre dans leur maison et offrent à Jésus la juste réparation pour les infidélités journalières qui sont perpétuées par les pécheurs.
« Vous êtes ici pour apprendre et me laisser entrer dans vos coeurs pour les modeler et les rendre dignes du corps mystique ..! » (21 6 87)
« N’arrêtez pas de porter ma médaille miraculeuse afin d’être protégés … distribuez-la, aussi, généreusement, afin que les pécheurs soient convertis ; les malades peuvent être guéris et les valeurs morales du monde d’aujourd’hui peuvent être rétablies ..! » (6 7 87)
« Mes enfants, je prie chacun d’entre vous de réparer vos vies, avec la pénitence et la prière nécessaires pour mériter la justice de Dieu, offensée de nos jours par les hommes … de l’autre, il est très important pour vous d’assister fréquemment à la sainte messe et de recevoir l’Eucharistie … afin que la nourriture de mon divin fils puisse vous aider de telle sorte que vous vous sentiez éclairé intérieurement par une lumière inconnue. » (28 3 89)
« Vous devez vous préparer le plus tôt possible … par exemple : semer la doctrine, le catéchisme, pratiquer les exercices spirituels, l’évangile et surtout l’Eucharistie. La communion est la nourriture de l’âme. » (1 4 89)
« Enfants, je suis encore ici parmi vous pour vous appeler à être optimistes, constructifs. » 9 4 89
« Votre tâche doit être de transmettre la foi, de prier, d’être charitables de prendre des positions claires dans les médias des communications sociales .
« Votre position doit être libérée du conditionnement humain, de votre jugement de base sur la vie, de votre activité personnelle, pour être un témoignage de foi, d’espoir et de la charité. »
« Ma fille, je souhaite que vous leur fassiez sentir la valeur de la prière. »
Marie nous livre un message d’espoir : bien que la spiritualité ait baissé, rien n’est perdu si on observe le commandements d’amour du Fils. Ce fils qui est venu surtout pour les rebelles et qui aime chacun pareillement « quelle que soit sa caste, sa race ou sa religion ! ». A la fin, nous dit la Vierge : « Vous serez tous sauvés ! » mais il faudra nous laver (nous convertir) et pratiquer l’Eucharistie. C’est à travers Marie que nous bénéficions de la grâce de l’Esprit et que nous arrive la foi.
« Les hommes ont diminué leur potentiel, en ce qui concerne leur spiritualité ..! C’est pourquoi, obéissez humblement aux enseignements des commandements de mon Fils. Il vient redonner la vie ..! »
« N’importe qui, indépendamment de sa race, de sa caste, de sa religion, est pour Lui, le même … «
« La doctrine et l’Évangile sont accomplis par la foi qui vient du cœur de ceux qui me cherchent .. Et je vous le dis, vous serez tous sauvés. »
« Le Seigneur vous répète : » Celui qui mange Mon Corps et boit Mon Sang sera sain et sauf. » …
« Il ne vient pas pour rassembler seulement les bons, mais aussi les rebelles, pour les faire boire à la fontaine des eaux saintes, afin qu’ils puissent laver leurs têtes, leurs mains et leurs pieds, pour leur conversion ..! » (6 3 88)
« Jésus, mon fils bien-aimé, souhaite que vous viviez tous dans mon cœur maternel, avec les charismes et les grâces du Saint-Esprit. » (16 2 89)
Autres Visions et/ou éléments supra-naturels
Maria Esperanza, à travers les messages antérieurs de Notre-Dame, avait reçu la description de l’endroit où devrait être édifié le sanctuaire.
Maria Esperanza sut que le terrain trouvé était celui choisi par la Vierge quand elle vit le papillon bleu dont la vierge lui avait parlé ! Le lieu du sanctuaire a été reconnu par la voyante à partir d’une description précise que lui en avait fait la Vierge.
Il est frappant que ce lieu se soit appelé « Bétanie* », un lieu qui signifie quelque chose dans les Evangiles.
Des 31 apparitions, on dispose, finalement, de peu d’informations par rapport à d’autres apparitions.
La date du 8 Décembre, jour de l’immaculée conception et de l’Annonciation, joue un rôle particulier dans la vie de Maria Esperanza.
Le 8 Décembre 1991, un prêtre, le Père Otty Osa, aurait vu l’hostie saigner. Le sang fut analysé : c’était du sang humain.
* Béthanie
* Béthanie est le village de Judée où les amis de Jésus, Marthe, Marie et Lazare possédaient une de leurs résidences. Selon l’évangile attribué à Jean, il était situé à « quinze stades » de Jérusalem (Jn 11:18) il semble être l’endroit où Jésus aimait se retirer lorsqu’il souhaitait s’éloigner des évènements de Jérusalem. C’est à Béthanie qu’est situé l’événement symbolique appelé la résurrection de Lazare et que Simon le Lépreux reçut Jésus chez lui. Il ne faut pas confondre ce lieu avec celui appelé Béthanie-au-delà-du-Jourdain où Jésus et Jean le Baptiste se rencontrent pour la première fois selon l’évangile attribué à Jean.
La voyante est une mystique dotée de dons extraordinaires.
Dès son enfance Maria Esperanza connaît des expériences mystiques : visions de sainte Thérèse et de Jésus à l’âge de 5 ans, guérison miraculeuse, à douze ans, d’une pneumonie qui l’avait paralysée. En outre, elle aurait été privilégié de dons mystiques : stigmates, extases, lévitation, prophétie, lecture des cœurs. Fille spirituelle de saintPadre Pio, celui-ci lui aurait rendu de nombreuses visites en bilocation.
Certains de ses beaux-fils diront aussi avoir vu, chez Maria Esperanza, pleurer des icônes ou suinter de l’huile. Ils affirment avoir vu des hosties apparaître sur sa langue. Il y eut aussi des multitudes de pétales de roses qui sortaient de ses vêtements. Il y eut d’autres phénomènes incroyables attestés par des médecins : des roses sortaient de son corps, vivantes et très parfumées. Un de ces phénomènes a été filmé par une journaliste de Venevison, chaîne de télévision de Caracas. Le 23 Septembre 1968, Patre Pio lui est apparu et lui a dit : « Esperanza, je viens faire mes adieux, mon temps est arrivé. » Elle apprit que Padre Pio* était mort le même jour.
Comme à Fatima, la Vierge prévient qu’elle donnera un signe : le 27 novembre 1978, Marie lui fit cette annonce : “Le 25 mars 1984, Je vais donner une grâce très spéciale à tous ceux qui seront présents ; le grand jour où vous pourrez me voir est arrivé.”
Le choix des dates : jours de l’Annonciation et de l’Immaculée conception, n’est jamais fortuit.
L’appel à la prière, à l’obéissance, et à partager l’Eucharistie sont une constante.
La voyante est une mystique dotée de dons extraordinaires.
Eléments spécifiques
La voyante est une mère de famille, fait très rare sinon unique dans la famille des voyants.es
Lien avec d’autres apparitions
« Mon enfant, je viens te donner une parcelle du ciel de Lourdes ; »
Marie confirme qu’elle était aussi notre Dame du mont Carmel : « Enfants, je suis la Mère du Mont Carmel, (16 7 89) Je vous garde ici dans mon coeur ..!
Notre-Dame du Mont-Carmel et les Saints du Carmel (Simon Stock, Ange de Jérusalem, Marie-Madeleine de Pazzi, Thérèse d’Avila) par Pietro Novelli, 1641 Par Pietro Novelli — http://santiebeati.it/immagini/?mode=view&album=51875&pic=51875B.JPG&dispsize=Original&start=0, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3779089
* L’Ordre du Carmel
Au XIIe siècle, des hommes choisissent de vivre en ermites dans les grottes du Mont Carmel, à la recherche de Dieu. Ils s’inspirent des prophètes Élie et Élisée, qui selon une tradition, vécurent dans les grottes du Mont Carmel, et y fondèrent une « École des prophètes ».
Les premiers ermites, menés par Berthold, construisent une chapelle en l’honneur de la sainte Vierge Marie, et Lui portent une dévotion singulière. Ils la désignent rapidement comme sainte patronne. Ces ermites du Mont Carmel reçoivent, aux environs de 1209, une règle de vie élaborée par le patriarche Albert de Jérusalem. La prière est au centre de cette règle de vie.
Le Pape Urbain VI, en 1379, confirme le titre, pour le Carmel, d’Ordre de la Bienheureuse Marie, Mère de Dieu, Notre-Dame du Mont Carmel.
Dans un message du 8 Septembre 1989, Marie se présente aussi comme Notre-Dame de Coromoto, Patronne du Venezuela (message du 8/9/1989)
Notre Dame de Coromoto est le nom donné à la Vierge Marie lors de son apparition à un indigène du Venezuela en 1652. C’est une figure catholique du continent américain. Le culte de la Vierge de Coromoto est particulièrement répandu au Venezuela, nation dont elle est la patronne.
Quand la ville de Guanare, capitale de l’état de Portuguesa, fut fondée en 1591, les natifs qui habitaient dans la région, les Cospes, fuirent vers la forêt au nord de la ville pour échapper aux conquistadores, rendant difficile l’évangélisation que ces derniers avaient entrepris.
La tradition place la première apparition de Marie le 8 septembre 1652, dans la forêt où s’étaient enfuis les Indiens. Elle aurait dit au cacique des Cospes, l’indien Coromoto, et à sa femme : « Vous allez à la maison des blancs et vous leur demandez qu’ils vous donnent l’eau sur la tête pour pouvoir aller au ciel », c’est-à-dire pour se faire baptiser.
Selon la tradition orale, le cacique raconta tout à son encomendero, don Juan Sánchez ; celui-ci lui demanda de se préparer avec sa tribu pour recevoir le baptême huit jours plus tard. Des Indiens Cospes se convertirent et se firent baptiser, mais pas le cacique, qui fuit. La légende place à ce moment la seconde apparition de Marie : Coromoto, rendu aveugle par la colère, aurait levé le bras pour la saisir, mais elle aurait disparu.La tradition veut que l’apparition se soit matérialisée dans une marque faite de fibres d’arbre qui se trouve aujourd’hui dans le sanctuaire national de Notre-Dame de Coromoto. Dans le conte, Coromoto est mordu par un serpent venimeux ; blessé et sur le point de mourir, il revient à Guanare et y reçoit le baptême que lui administre un barinais. Guéri, il consacre ensuite le reste de sa vie à l’évangélisation des Cospes qui s’étaient, sous son commandement, opposés aux conquérants.
Statue de Notre Dame de Coromoto Par Guillermo Ramos Flamerich — Travail personnel, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1464821
Le pape Pie XII déclara en 1950 Notre-Dame de Coromoto patronne du Venezuela. Le pape Jean-Paul II couronna la statue lors de sa visite au sanctuaire marial de Guanare et le pape Benoît XVI éleva le sanctuaire national de Notre-Dame de Coromoto au rang de basilique mineure.
V- Reconnaissance et sanctuaires
Reconnaissance
Après 10 ans d’enquêtes, l’évêque de Los Teques, Mgr Pio Bello Ricardo publia, le 21 novembre 1987, une instruction pastorale dans laquelle il affirmait « que les apparitions à Maria Esperanza étaient authentiques et avaient un caractère surnaturel, » tout en rejetant les présomptions de nombreux autres voyants.
Concernant les apparitions, Mgr Pio Bello Ricardo fit l’enquête lui-même, sans former de commission. Etant jésuite, il avait reçu une solide formation théologique à la faculté d’Oña à Burgos en Espagne. De plus, il avait fait une thèse de doctorat en psychologie, puis enseigné cette discipline à l’université centrale de Caracas, et s’était intéressé aux phénomènes mystiques et charismatiques.
Comme aucun prêtre de son diocèse n’était qualifié en ces domaines, il mena son enquête méthodiquement, en profitant de ses visites pastorales pour rencontrer les témoins dispersés, des apparitions. Il interrogea 492 personnes et constitua un dossier de 283 déclarations écrites. Les témoins étaient sincères et la prière et les fruits : conversions et guérisons, remarquables.
Cependant, par prudence, il consulta le pape.bDès lors, il publia sa note pastorale du 21 novembre 1987 reconnaissant l’authenticité des apparitions : il écrivit: « Je déclare qu’à mon jugement les dites apparitions sont authentiques et ont un caractère surnaturel. J’approuve donc officiellement que le lieu où elles se sont produites soit considéré comme sacré. Qu’il devienne un but de pèlerinage et un lieu de prière, réflexion et culte, et qu’on y célèbre les actes liturgiques…« (Instrucciòn pastoral sobre las appariciones, Los Teques, 1987). Mais Mgr Pio Bello Ricardo ne reconnut pas les autres nombreux voyants. Il limita sa reconnaissance à la première voyante et la mieux vérifiable.
Sanctuaire
Maria Esperanza, à travers les messages antérieurs de Notre-Dame, avait reçu la description de l’endroit où devrait être édifié le sanctuaire. De 1957 à 1974, Mme Maria Esperanza a visité de nombreux sites à travers le Venezuela. Un jour, un collègue de travail de son mari lui a proposé d’aller visiter une ferme qui était en vente à Valles del Tuy. Une rivière calme la traversait. La récolte principale était la canne à sucre avec un moulin à sucre qui produisait du «papelon».
Notre Dame de Betania Marie réconciliatrice des peuples et des nations
Une maison dans un style tropical typique y avait été construite et Maria Esperanza a pris la décision d’acheter la ferme. Le propriétaire lui a dit l’avait appelée Betania, à cause de l’endroit où Jésus de Nazareth avait l’habitude d’aller se reposer avec ses amis. Les apparitions reconnues, Mgr Ricardo accueillit la demande de Notre- Dame de bâtir là une église à Marie Réconciliatrice des Peuples, avec un centre d’accueil et d’assistance sur le lieu de l’apparition. La conférence épiscopale du Venezuela a donné à ce modeste sanctuaire un caractère simplement local et non national, réservant ce privilège aux apparitions de Coromoto* (1652), dont le sanctuaire fut consacré par Jean Paul II.
Notre-Dame de La Saletteest le nom sous lequel les fidèles catholiques désignent la Vierge Marie en tant qu’apparue à deux enfants le 19septembre1846 en haut du village de La Salette-Fallavaux, près de Corps (Isère). Notre-Dame de La Salette est aussi le nom sous lequel on désigne le sanctuaire marial qui a été édifié sur les lieux de l’apparition.
23 mai : à la Chambre des députés, Isambert proteste contre les archevêques qui, par mandements, autorisent pour le clergé des libertés que la loi lui refuse.
Barricade de la rue du Faubourg Saint-Antoine (côté rue de Charonne) Par Photographe inconnu — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15229717
13 mai : le Congrès des États-Unis déclare la guerre au Mexique. Le conflit est déclenché par les indemnités que réclament au gouvernement mexicain des citoyens américains et le désir des États-Unis d’acquérir la Californie (fin en 1848). Le Congrès autorise la levée de 50 000 hommes et un crédit de 10 millions de dollars (174 voix contre 14).
Le pape Pie IX Par George Peter Alexander Healy — http://www.papapionono.it/bgimg/piocolor.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1531730
1er août : élections législatives en France qui donnent une large victoire aux conservateurs. Le centre conservateur au pouvoir remporte les législatives avec 290 sièges. Les libéraux obtiennent 140 sièges, les extrêmes 28.
Il est né à Corps, le 26 août 1835. Sa mère, Anne-Marie Templier est du pays ; son père, le charron Giraud, est venu du Trièves proche. Maximin n’a que dix-sept mois lorsque sa mère meurt, laissant aussi une fille, Angélique, qui a huit ans. Peu après, Monsieur Giraud se remarie. Maximin va pousser comme une herbe sauvage : rudoyé par sa marâtre, Marie Court, il est souvent dehors, s’amusant avec son chien Loulou, gardant sa chèvre au bord des chemins, furetant autour des diligences et à l’entrée des échoppes, le long des rues de Corps.
A onze ans, c’est un gamin insouciant, volontiers espiègle, l’œil vif sous sa tignasse noire, et la langue bien pendue. Pendant l’Apparition, il s’amusait avec son bâton à faire tourner son chapeau ou à pousser des cailloux vers les pieds de la Belle Dame : tel il est resté toute sa vie. Il répond aux enquêteurs avec simplicité mais du tac au tac. Cordial, dès qu’il se sent vraiment aimé. Malicieux, quand on veut le « récupérer ». Volontiers espiègle, et même avec le Curé d’Ars, semble-t-il. Un cœur d’or, toujours candide, dans une vie trimbalée : de l’école de Corps au séminaire du Rondeau, d’un presbytère de campagne à la Grande Chartreuse, du séminaire d’Aire-sur-Adour à l’hospice du Vésinet (Yvelines) ou au collège de Tonnerre (Yonne) où il est « employé ».
Maximin Giraud
Chez les époux Jourdain, près de Versailles, où il est pris en affection, il est question de lui faire entreprendre des études de médecine. Il s’engage finalement comme zouave pontifical, mais six mois après revient à Paris. Il publie alors « Ma profession de foi sur l’Apparition de Notre Dame de La Salette » en réponse à un article agressif de « La Vie Parisienne ». Victime d’un associé, marchand de liqueurs, le voici encore sans ressources. Il demeure alors à Corps, qu’il aurait mieux fait de ne jamais quitter. Asthmatique et cardiaque, il monte une dernière fois au pèlerinage et fait sur les lieux le récit de l’Apparition. Le 1er mars 1875, il meurt à Corps, après avoir reçu la Communion et bu un peu d’eau de La Salette. Pauvre et généreux, il avait écrit un testament pour redire son témoignage sur l’Apparition, et léguer son cœur au sanctuaire de La Salette.
Mélanie Calvat, dite aussi Mathieu
Née le 7 novembre 1831, elle est la quatrième des dix enfants que mettra au monde Julie Barnaud, de Séchilienne. Le père, Pierre Calvat, est scieur de long, mais s’adapte à tous les métiers pour faire vivre sa pauvre famille. Toute jeune, Mélanie est mise « en service », pour garder les vaches, dans les fermes des environs, à Quet, à Sainte-Luce, … avant d’aboutir chez Jean-Baptiste Pra, aux Ablandens.
Elle va sur ses quinze ans au moment de l’apparition. Timide, taciturne, renfermée, elle n’hésite pourtant pas à répondre quand il s’agit de l’Apparition. Elle reste quatre ans chez les Sœurs de la Providence ; elle a peu de mémoire et moins d’aptitude encore que Maximin pour étudier. Dès novembre 1847, sa Supérieure craignait déjà que « Mélanie ne tirât vanité de la position que l’événement lui a faite ». Cela s’explique chez cette fille pauvre, privée d’affection, « placée » dès l’âge de dix ans et soudain projetée sous les feux de l’actualité. Au reste, elle est bonne chrétienne, et même pieuse. Elle essaie plusieurs fois « d’entrer en religion » mais en vain.
Agressée par la curiosité, l’indiscrétion, les pressions de certains de ses visiteurs, avides de révélations politico-religieuses, Mélanie résiste mal à la tentation de jouer les oracles en reprenant les pseudo-prophéties populaires sur la fin des temps, qui réapparaissent périodiquement dans l’histoire de l’Eglise. Cependant, elle passe du Carmel de Darlington (Angleterre) à la Compassion de Marseille, puis reste dix-sept ans à Castellamare, près de Naples, écrivant secrets et règle pour une hypothétique fondation religieuse ; le Vatican prie l’évêque du lieu de lui interdire ce genre de publication mais elle cherche d’autres appuis. Après un séjour dans le midi à Cannes, nous la retrouvons à Chalon-sur-Saône, où, pour les mêmes raisons, elle a maille à partir avec l’évêque d’Autun.
Elle retourne en Italie, près de Lecce, puis à Messine en Sicile ; revient en France, dans l’Allier, et finit d’y écrire une autobiographie mystique de mauvais aloi. Les 18 et 19 septembre 1902, elle passe à La Salette, et y fait le récit de l’Apparition. Puis elle retourne en Italie méridionale, à Altamura (Bari). Elle y meurt le 14 décembre 1904. Pauvre, croyante, pieuse, il est un point sur lequel Mélanie n’a jamais varié : ce qu’elle avait dit, comme Maximin, au soir du 19 septembre 1846, dans la cuisine des Pra, aux Ablandins.
Mélanie Galvat
Vie détaillée des deux voyants
Maximin Giraud.
Né à Corps le 26 août1835 et mort également à Corps le 1er mars1875, il fut témoin avec Mélanie Calvat de l’apparition de la Sainte Vierge Marie à La Salette en Isère. Sa mère mourut quand Maximin n’avait que 17 mois, laissant encore une fille, Angélique, âgée de huit ans. Maximin vécut avec son père qui s’occupa peu de lui, étant occupé à son atelier ou se délassant au café. Sa nouvelle femme ne s’intéressa guère à l’enfant. Maximin grandit comme il pouvait, en passant une grande partie de son temps laissé à lui-même en compagnie de son chien et de sa chèvre avec lesquels il parcourait les rues du village, n’allant jamais en classe et ne recevant pas non plus d’instruction religieuse.
Maximin parlait le dialecte occitan du Dauphiné, comme tout le monde dans la commune, mais il apprit tout de même quelques mots de français en traînant parmi les conducteurs de diligence et les relais de voitures. Il avait 11 ans en 1846. Le 19 septembre1846 il fut témoin, en même temps que Mélanie Calvat, d’une apparition de la Vierge Marie sur les hauteurs de La Salette, alors qu’ils étaient occupés à garder les vaches.
Notre-Dame transmit à Maximin et à Mélanie un message public et à chacun un message personnel. Au cours des trois ans qui suivirent l’apparition, il vit mourir son demi-frère, Jean-François, sa belle-mère et son père (1847/1850). Orphelin à l’âge de 14 ans, il fut recueilli par le frère de sa mère, dit l’oncle templier, un homme rude et calculateur. L’apparition fut approuvée par Mgr Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble, le 16 novembre1851 et devint célèbre sous le nom de Notre-Dame de La Salette. Les deux secrets, mis par écrit par les visionnaires, furent envoyés au pape Pie IX la même année.
Après l’apparition, il fut placé comme pensionnaire à l’école des Sœurs de la Providence à Corps, où eut lieu une enquête concernant l’apparition. Ses progrès à l’école furent lents, gênés par la pression constante de pèlerins et d’autres curieux. Contre le conseil du curé de sa paroisse et bravant les ordres de l’évêque de Grenoble, des royalistes conduisirent trois fois le garçon à Ars pour y rencontrer le célèbre curé, Jean-Marie Vianney, afin qu’il l’interrogeât sur les apparitions. Maximin ne semble guère avoir apprécié leur compagnie, mais il profita du voyage et de l’occasion de voir du pays. Par la suite, il ne cessa de passer d’un endroit à l’autre.
Il entra au petit séminaire de Rondeau, et le quitta ensuite pour l’Abbaye de la Grande Chartreuse. De là, il se rendit à Seyssins puis à Rome, et ensuite à Dax, Aire-sur-l’Adour et Le Vésinet, une ville nouvelle et très cossue de la région parisienne, après cela à Tonnerre, Petit-Jouy-en-Josas près de Versailles et finalement Paris. Après avoir essayé le séminaire et travaillé dans une maison de personnes âgées, il tenta des études de médecine. Ayant raté ses examens, il trouva du travail dans une pharmacie. Finalement, Maximin entra dans le corps des Zouaves pontificaux, chargés de défendre les États du Pape et d’assurer leur protection. Après six mois de service, il mit fin à son contrat et revint à Paris.
Le journal La Vie Parisienne ayant publié une attaque contre la Salette et les deux enfants, Maximin protesta et le journal imprima une rectification. À la suite de cette affaire, en 1866 il publia un court travail appelé Ma profession de foi sur l’apparition de Notre-Dame de La Salette. Il avait alors 31 ans. En 1868, au cours d’une controverse sur les apparitions avec Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, il prédit à celui-ci sa fin tragique. C’est à cette époque que la famille Jourdain, un couple qui s’intéressait beaucoup à lui, put apporter dans sa vie un élément de stabilité et, en prenant sur elle le risque financier, effaça ses dettes.
Maximin s’associa alors à un négociant en alcool qui utilisa son nom, à présent bien connu, pour augmenter ses ventes. Victime de sa candeur, Maximin se vit trompé et ne tira aucun profit de cette association. En 1870, il fut enrôlé dans l’armée Impériale et affecté au Fort Barraux près de Chambéry. Il revint ensuite à Corps où il fut rejoint par les Jourdain. Tous les trois vécurent pauvrement, aidés par les pères du sanctuaire avec l’approbation de l’évêque de Grenoble. En novembre 1870, Maximin fit un pèlerinage au sanctuaire. Devant une assistance attentive, il répéta l’histoire de La Salette comme il l’avait fait le premier jour. En février 1875, il visita l’église de sa paroisse. Le soir du 1er mars, Maximin se confessa et communia, buvant un petit peu d’eau de La Salette pour avaler l’hostie. Peu après il mourut. Il n’avait pas encore quarante ans.
Son corps repose au cimetière de Corps, mais son cœur se trouve dans la basilique de La Salette. Ayant voulu souligner encore une fois son amour pour La Salette, il avait solennellement proclamé : « Je crois fermement, même s’il fallait verser mon sang, à la célèbre apparition de la Très Sainte Vierge sur la montagne sainte de La Salette, le 19 septembre 1846, apparition que j’ai défendue par mes paroles et par ma souffrance… C’est dans cet esprit que je donne mon cœur à Notre-Dame de La Salette. »
Mélanie Calvat (Mélanie Mathieu à l’état civil et au registre de baptêmes) nait à Corps dans l’Isère. Elle est la quatrième des dix enfants de Pierre Calvat, tailleur de pierres et scieur de son état, qui, pour nourrir sa famille nombreuse, dont Julie Barnaud son épouse, n’hésite pas à prendre tout emploi qu’il peut trouver. La pauvreté de la famille est telle que les jeunes enfants sont parfois envoyés dans la rue pour y mendier. Très tôt, Mélanie est embauchée pour s’occuper des vaches des voisins. Du printemps à l’automne de 1846, elle travaille pour Jean-Baptiste Pra aux Ablandins, l’un des hameaux du village de La Salette. Une telle vie, loin de sa famille, fait d’elle une enfant chétive et renfermée, timide, taciturne et toujours sur ses gardes. Elle ne parle que le dialecte régional de l’occitan haché de français. N’ayant pas fréquenté l’école, ni reçu d’instruction religieuse, elle ne sait ni lire ni écrire.
Le 19 septembre 1846, veille de la fête de Notre-Dame des Douleurs, elle garde le troupeau avec Maximin Giraud ; ils voient apparaître dans une lumière resplendissante une « belle dame » en pleurs qui s’adresse à eux. La dame adresse aux enfants un message destiné à être raconté à tous, et, à chacun d’eux, un message personnel. Le soir, ils en informent leurs maîtres. La veuve Pra (dite veuve Caron), maîtresse de Mélanie, leur dit qu’ils ont vu la Sainte Vierge et engage les enfants à tout raconter au curé de La Salette. Ce qu’ils font le lendemain dimanche au matin. Le curé pleure d’émotion, prend des notes ; en larmes, il parle du fait dans son sermon dans l’église Notre-Dame.
L’évêque de Grenoble, Mgr Philibert de Bruillard, nomme plusieurs commissions chargées d’examiner les faits, les premières sont créées en décembre 1846, l’une formée de professeurs du grand séminaire de Grenoble et l’autre de chanoines titulaires. Cette commission conclut qu’un examen plus approfondi est nécessaire avant de formuler un jugement. Une nouvelle enquête a lieu de juillet à septembre 1847, menée par deux membres de la commission : le Chanoine Orcel, supérieur du grand séminaire, et le Chanoine Rousselot. Une conférence sur la question se tient à la résidence de l’évêque en novembre-décembre 1847. Seize membres – les vicaires généraux du diocèse, les prêtres de la paroisse de Grenoble et les chanoines titulaires – se réunissent en présence de l’évêque. La majorité conclut à l’authenticité de l’apparition, après examen du rapport de Rousselot et d’Orcel.
Par ailleurs l’évêque de Sens a très soigneusement examiné trois guérisons attribuées à Notre-Dame de La Salette, qui se sont produites dans la ville d’Avallon. L’ordinaire du lieu, Mgr Mellon Jolly, reconnait, le 4 mai 1849, comme miraculeuse, une de ces trois guérisons, qui s’était produite le 21 novembre 1847. Depuis 1847, Mgr de Bruillard est ainsi convaincu de la réalité de l’apparition. L’année suivante, il autorise la publication du rapport Rousselot, qui confirme la réalité de l’apparition. Dans sa lettre d’approbation, imprimée sous forme de préface, l’évêque de Grenoble déclare qu’il partage l’opinion de la majorité de la commission qui a adopté les conclusions du rapport.
Toutefois, le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon dont l’évêché de Grenoble est suffragant, soupçonne une supercherie. Le Cardinal exige que les enfants lui confient leur secret, en affirmant qu’il a un mandat du Pape. Les enfants accèdent finalement à cette demande. Mélanie, toutefois, exige que son texte soit directement porté au Souverain pontife. C’est sous cette condition que l’évêque de Grenoble envoie à Rome deux représentants. Le texte des deux secrets privés est transmis au pape Pie IX le 18 juillet 1851. Il semble que la procédure ait été favorable, puisque la décision de Mgr de Bruillard, modifiée selon les observations du cardinal Lambruschini, Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites à Rome, est signée le 18 septembre 1851, et publiée le 10 novembre 1851.
Dans ce document, l’évêque de Grenoble promulgue ce jugement : Nous jugeons que l’apparition de la Sainte Vierge aux deux bergers, le 19 septembre 1846… dans la paroisse de La Salette… porte en elle toutes les caractéristiques de la vérité, et que les fidèles ont des raisons de la croire incontestable et certaine. Les motifs de la décision, qui reposent sur le travail de Rousselot et celui de la Commission de 1847, sont : l’impossibilité d’expliquer de manière humaine les événements, les miracles et les guérisons, les fruits spirituels de l’apparition (notamment les conversions) et, enfin, les attentes légitimes et les souhaits d’un très grand nombre de prêtres et de fidèles.
Par la suite le 16 novembre 1851, l’évêque de Grenoble publie une déclaration selon laquelle la mission des petits bergers est terminée et l’affaire est maintenant entre les mains de l’Église. L’évêque précise que l’approbation de l’Église ne concernait que la révélation originale de 1846 et non pas des apports ultérieurs. La Salette suscite immédiatement une grande ferveur dans la société française, elle provoque aussi d’ardentes discussions. Les petits visionnaires sont perturbés par les interrogatoires incessants, les menaces, quelquefois violentes, de la part d’opposants politiques et ecclésiastiques, et aussi les assauts de ferveur. Mélanie particulièrement se voit vénérée comme une sainte, comme sainte Bernadette Soubirous quelque temps plus tard.
Tout cela porte atteinte à l’équilibre des deux visionnaires. Mélanie aura de la difficulté à vivre une vie religieuse équilibrée et Maximin, une fois entré au séminaire qu’il quitte bientôt, aura également bien du mal à mener une vie normale. Après l’apparition, en 1846, Mélanie est placée comme pensionnaire au couvent des Sœurs de la Providence à Corenc près de Grenoble, où une enquête concernant l’apparition a lieu. À vingt ans, elle entre en religion. En 1850, elle devient postulante de l’ordre et, en octobre 1851, elle prend le voile sous le nom de sœur Marie de la Croix. Pendant son séjour à Corenc, on raconte qu’elle avait coutume de s’asseoir au milieu d’auditrices captivées, et de leur raconter des histoires de son enfance.
En mai 1853, Mgr de Bruillard démissionne (il meurt en 1860) et, au début de 1854, son successeur Mgr Ginoulhiac refuse d’accorder à Mélanie l’autorisation de faire profession, ne la jugeant pas suffisamment mûre spirituellement. Mélanie proteste que la véritable raison de ce refus était que l’évêque cherche à gagner la faveur de Napoléon III. À la suite de ce refus, Mélanie est officiellement autorisée à aller dans un couvent tenu par les Sœurs de la Charité. Cet ordre se voue à des travaux pénibles pour aider les pauvres, et Mélanie entre en contact avec le bon sens, ce qui la change de la flatterie ou de l’adulation.
Elle continue à parler des apparitions et du complot maçonnique visant à détruire la France catholique. Après trois semaines cependant, on la fait retourner à Corps pour y continuer son éducation. Napoléon III au pouvoir, les républicains s’agitent et les royalistes travaillent à restaurer un roi catholique. La controverse politique domine la France, et l’Église s’efforce de rester neutre. Mélanie cause donc des difficultés à sa hiérarchie, en continuant à répéter les paroles de la Vierge Marie et à dénoncer la franc-maçonnerie. L’évêque, conscient des sympathies passionnées et ouvertement royalistes de Mélanie, s’inquiète qu’elle s’implique dans la politique et, par là, y implique le culte de Notre-Dame de La Salette. Mélanie accepte la suggestion de Mgr Newsham, évêque de Darlington, qui lui rend visite à Corenc, de venir au Carmel de Darlington en Angleterre, où elle arrive en 1855.
Soustraite ainsi aux controverses politiques françaises, à la grande joie de l’évêque, elle prononce des vœux temporaires en 1856. En 1858, Mélanie écrit de nouveau au pape pour lui transmettre la partie du secret qu’elle a été autorisée à révéler cette année-là. Pendant son séjour à Darlington, elle parle de toute une série d’événements étranges et de miracles. L’évêque du lieu Mgr Hogarth lui défend de parler en public de ces prophéties. Elle ne prononce pas le vœu de clôture. « Quand elle veut sortir et qu’on essaye de l’en retenir, elle jette des lettres par-dessus le mur de clôture pour faire savoir qu’on la séquestre. Désireux d’éviter tout scandale, Mgr Hogarth la fait raccompagner à Marseille« . En 1860, elle est libérée par le Saint-Père de son vœu de rester cloîtrée au Carmel, pour qu’elle continue à accomplir sa mission, et elle revient sur le continent.
Elle entre alors dans la Congrégation des Sœurs de la Compassion à Marseille sous le nom de sœur Zénaïde. Une des sœurs, Marie, est désignée pour être sa compagne. Elles séjournent dans le couvent de Céphalonie, en Grèce, où toutes les deux sont parties ouvrir un orphelinat, puis restent quelque temps au Carmel de Marseille. Mélanie revient chez les Sœurs de la Compassion, où, en octobre 1864, elle est admise comme novice, à condition de ne pas révéler son identité. Mais elle est bientôt reconnue et chassée pour désobéissance. Au début de 1867, elle part avec sa compagne. Et, après un bref séjour à Corps et à La Salette, elles s’installent à Castellamare, près de Naples, où l’évêque local Mgr Petagna, leur fait bon accueil. Mélanie y réside dix-sept ans, mettant par écrit son secret qui comprenait la règle d’une fondation religieuse future.
III – L’Apparition (généralités)
Date
Le 19 septembre 1846, veille de la fête de Notre-Dame des Douleurs, les deux enfants voient la vierge, alors qu’ils gardent le troupeau.
Nombre et durée des apparitions
Une seule apparition
Emplacement des apparitions
Une montagne proche du village de La Salette-Fallavaux, à 1800 mètres d’altitude.
Panorama du village de La Salette Fallavaux Par Gilou18 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=61593162
Récit (selon Wikipedia)
Le samedi 19septembre1846, aux environs de quinze heures, sur une montagne proche du village de La Salette-Fallavaux, deux jeunes bergers, Mélanie Mathieu ou Mélanie Calvat, âgée d’un peu moins de quinze ans, et Maximin Giraud (qu’on appelle parfois Mémin, et, par erreur, Germain), âgé de onze ans, voient apparaître dans une lumière resplendissante une « belle dame » en pleurs qui s’adresse à eux.
Le soir, ils en parlent à leurs maîtres. La veuve Pra (dite veuve Caron), maîtresse de Mélanie, se dit d’avis qu’ils ont vu la Sainte Vierge et on engage les enfants à tout raconter au curé de La Salette. Ils le font le lendemain dimanche au matin. Le curé pleure d’émotion, prend des notes et, de nouveau en larmes, parle du fait dans son prône. Le dimanche soir, en présence de Mélanie, mais en l’absence de Maximin, que son maître a reconduit dans sa famille à Corps, Baptiste Pra, maître de Mélanie, Pierre Selme, maître de Maximin, et un certain Jean Moussier collaborent à une mise par écrit des propos tenus par la dame aux enfants. Le document qui en résulte, et qu’on appelle « relation Pra », n’est plus connu que par une copie qu’en fit un enquêteur, l’abbé Lagier, en février 1847. Cette copie a la teneur qui suit :
À partir du 12 octobre 1846, les documents mentionnent qu’un secret personnel a été confié à chacun des deux enfants. Comme dit plus haut, la relation Pra fut écrite en présence de Mélanie et en l’absence de Maximin. Le P. Stern estime cependant possible que les rédacteurs aient ajouté aux déclarations de Mélanie des choses qui avaient été dites par Maximin. En effet, chacun des deux voyants avait, dans les premières semaines, une partie du message de la dame dont il était plus sûr que l’autre voyant. Le curé de La Salette notait le 16 octobre 1846 : « Tout ce récit » [c’est-à-dire essentiellement ce qui concerne les plaintes, les menaces et les promesses de la Vierge] « est fidèlement donné par la petite Mélanie et quoique le petit Germain n’ait pas pu dans le principe le donner avec le même ordre, il a toujours dit néanmoins en l’entendant raconter à sa petite compagne, que c’était bien cela.
Ce qui suit » [c’est-à-dire essentiellement le récit de l’incident de Coin, qui met en scène Maximin et son père] « a été plus particulièrement compris et retenu par le petit Germain ; Mélanie avouant qu’il est certain que la dame a parlé au petit sans qu’elle ait bien pu la comprendre. »Cependant, selon les termes du P. Stern, un « processus d’harmonisation » entre les déclarations des deux enfants aboutit à la fixation de la « vulgate salettine » : « La façon dont [Maximin] présente les paroles de la Dame (…) en février-mars 1847 doit certainement quelque chose aux récits qu’il a entendu faire à Mélanie entre temps. Mais une influence en sens inverse, de Maximin sur Mélanie, a dû également exister. »Bientôt, des interrogateurs (d’ailleurs favorables à l’authenticité de l’apparition) notent que les enfants récitent leur témoignage comme une leçon apprise.
Récit de l’apparition par l’abbé Giray missionnaire de la Salette
C‘était le 19 septembre 1846, veille de la fête de Notre-Dame des Sept-Douleurs, vers 3 heures du soir : il n’y avait point de nuages au ciel, point de brouillards dans l’air… À ce moment-là, – par un soleil radieux qui rendait impossible toute illusion, toute supercherie –, un prodige eut lieu, sur la montagne de La Salette, à 1 800 mètres d’altitude, en présence de deux petits pâtres : une « belle Dame » apparut soudain aux yeux émerveillés de Pierre-Maximin Giraud et de Françoise-Mélanie Calvat-Mathieu. Les deux enfants, dont l’un avait onze ans révolus et l’autre près de quinze ans, étaient nés à Corps et avaient, comme traits communs, leur origine, leur pauvreté, leur ignorance, leur innocence et même leur profession de berger. (…) Les deux enfants se connaissaient à peine. Maximin ne rencontra Mélanie, pour la première fois, que le jeudi soir 17 septembre.
Le lendemain, ils s’occupaient surtout à mettre des pierres les unes sur les autres pour faire des « paradis », ornés de fleurs alpestres, et c’est là que nous verrons s’asseoir la « belle Dame » .Le 19, ils se retrouveront au même endroit, c’est-à-dire au Mont-sous-les-Baisses, avec leurs petits troupeaux. Vers midi, au son de l’Angelus, ils mènent boire leurs vaches à la Fontaine des Bêtes ; puis, ils remontent jusque dans le vallon où coule la Sézia, qui est alimentée par la Fontaine des Hommes, située un peu plus haut ; et près de la Petite Fontaine, alors tarie, ils prennent leur frugal repas, et, contrairement à leur habitude, s’endorment sur le gazon, à quelque distance l’un de l’autre.
Vers 2 h 30, Mélanie se réveille la première et réveille Maximin : tous deux gravissent le plateau qui domine le ravin ; et, une fois sur le Collet, ils aperçoivent leurs vaches couchées sur le versant du Gargas. Ils redescendent, tranquillisés, lorsque Mélanie pousse un grand cri, à la vue d’un globe de lumière qui rayonnait et dont l’éclat emplissait tout le vallon… Cependant, Maximin était accouru ; et, devant l’effroi de sa petite compagne qui avait laissé choir sa houlette : « Garde ton bâton, lui dit-il… S’il nous fait quelque mal, je lui jetterai un bon coup !
» À ce moment, la clarté mystérieuse s’entrouvrit, et une « belle Dame » apparut, assise sur les pierres superposées, dans l’attitude d’une inconsolable affliction, la tête dans ses mains et les coudes sur ses genoux… Bientôt, elle se lève de son siège rustique ; puis, interpellant les petits pâtres et faisant quelques pas vers eux, elle leur dit : « Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur : je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.»
Rassurés, ils descendent jusque dans le ravin et s’approchent de la Vision, qu’ils peuvent contempler à leur aise. Coiffure brillante avec un diadème de rayons et une couronne de roses. Fichu blanc jeté sur les épaules et croisé autour de la ceinture, avec une guirlande de roses pour bordure. Robe de lumière, toute blanche avec paillettes d’or. Sur la poitrine et plutôt à l’intérieur, un crucifix, avec tenailles et marteau « qui tenaient sans rien pour les attacher »; mais, pour soutenir la croix et son Christ, il y avait une petite chaîne passée autour du cou ; puis, une seconde chaîne, en forme de galon et sans anneaux, semblait, de son poids très lourd, écraser les épaules comme pour symboliser le fardeau de nos péchés. Enfin, c’était un tablier jaune d’or, – humble livrée de « la servante du Seigneur » –, et des souliers blancs avec boucle d’or et touffe de roses…
Le visage était divinement beau, mais empreint d’une profonde tristesse. Maximin n’en vit que le front et le menton : le reste était trop éblouissant pour qu’il sut rien distinguer, tandis que Mélanie put contempler la physionomie tout entière. « Comment, demandait-on plus tard à Maximin, comment se fait-il que vous n’ayez pu voir la figure de la Sainte Vierge, puisque Mélanie l’a vue ? – Je ne sais pas, moi ; je n’étais peut-être pas assez sage. – Mélanie était donc plus sage que vous ? – Dieu le sait… Peut-être Mélanie avait besoin d’être convertie. Je ne sais pas ! » Cette boutade inoffensive laisserait entendre que Maximin enviait un peu Mélanie, plus favorisée que lui : il avait pourtant deviné, à l’accent désolé de la voix, qu’il s’agissait d’une âme affligée, « d’une maman que ses enfants auraient battue et qui se serait ensauvée dans la montagne pour pleurer à son aise !
» Mélanie vit aussi des larmes qui tombaient des yeux de la Sainte Vierge pour s’évanouir dans la lumière comme des étincelles de feu ; de plus elle observa, non seulement que les mains étaient croisées l’une sur l’autre dans les manches de la robe, mais que les oreilles aussi étaient cachées, comme les cheveux, sous une sorte de coiffe ou de bandeau… « Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si lourd et si pesant que je ne puis plus le retenir. Depuis le temps que je souffre pour vous ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse pour vous ; et vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous !
« Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils ! Ceux qui conduisent des charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils ! Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils. Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres ; je vous l’ai fait voir, l’année dernière, par les pommes de terre : vous n’en avez pas fait cas ; c’est au contraire, quand vous en trouviez de gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils. Elles vont continuer à pourrir et à Noël il n’y en aura plus.»
À cet endroit du discours, Mélanie regarde Maximin comme pour lui demander ce que signifiaient les paroles de la « belle Dame ». Mais la Sainte Vierge leur dit aussitôt : « Ah ! Vous ne comprenez pas le français, mes enfants : je vais vous le dire autrement. » Elle reprend alors, en patois de Corps, ces dernières phrases : « Si la récolte se gâte… », et le reste. Puis, elle poursuit son discours dans le même dialecte populaire : « Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront, et ce qui viendra, tombera en poussière quand vous le battrez. Il viendra une grande famine ; avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront, les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront.»
Après ces mots, la Sainte Vierge continue de parler ; mais, tout en voyant le mouvement de ses lèvres, Mélanie ne l’entend plus ; Maximin reçoit un secret. Bientôt après, la Belle Dame confie aussi à Mélanie un secret, et Maximin cesse de l’entendre parler. (…) La Sainte Vierge continua ensuite son discours de manière à être entendue des deux bergers, en leur disant : « S’ils se convertissent, les pierres et les rochers se changeront en monceaux de blé, et les pommes de terre seront ensemencées par les terres. » « Faites-vous bien votre prière, mes enfants ? » Leur demanda-t-elle ensuite. Et les enfants répondirent : « Pas guère, Madame. » – « Ah ! mes enfants, il faut bien la faire soir et matin ; quand vous ne pourrez pas mieux faire, dites seulement un Pater et un Ave Maria ; et quand vous aurez le temps, il faut en dire davantage.
« Il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe ; les autres travaillent, tout l’été, le dimanche, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la Religion ; le Carême, ils vont à la boucherie comme des chiens ! » Puis la Sainte Vierge ajouta : « N’avez-vous jamais vu du blé gâté, mes enfants ? » Tous deux répondirent : « Oh ! Non, Madame. » Alors, elle dit à Maximin : « Mais toi, mon enfant, tu dois bien en avoir vu une fois, vers la terre du Coin, avec ton père. Le maître de la pièce a dit à ton père : “ Venez voir comme mon blé se gâte. ” Vous y allâtes tous les deux. Ton père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et tout tomba en poussière ; puis, quand vous reveniez et n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, ton père te donna un morceau de pain en te disant : “ Tiens, mon enfant, mange encore du pain cette année, car je ne sais qui en mangera l’année prochaine, si le blé continue encore (à se gâter) comme ça. ” » Et Maximin répondit : « C’est bien vrai, Madame, je ne me le rappelais pas.
» La Sainte Vierge termina son discours par ces paroles prononcées en français : « Eh bien ! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple. » Laissant les bergers, elle traverse le torrent de la Sézia et sans se retourner vers eux, elle dit une seconde fois : « Eh bien ! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple. » Puis, elle se dirige vers le plateau, d’où elle s’élève au-dessus de terre, pour regagner ensuite les hauteurs sereines du firmament et du Paradis… L’eau de la petite Fontaine s’était remise à couler !
Le soir, lorsque le soleil fut sur son déclin, Maximin et Mélanie s’empressèrent de rentrer, avec leurs troupeaux, au village des Ablandens, et racontèrent à leurs maîtres tout ce qu’ils avaient vu et entendu sur la montagne. Et le récit que les petits pâtres firent le jour même du 19 septembre 1846, ils l’ont répété depuis, invariablement, devant un nombre incalculable de pèlerins, comme devant les autorités civiles et religieuses. (…) Oui, toujours les esprits droits et judicieux s’inclineront devant l’évidence et feront éclater leur reconnaissance enthousiaste, une fois éclairés par la lumière des faits et des arguments. S’il en était, parmi nos lecteurs, qui aient à cet endroit quelque perplexité douloureuse, tout comme le Curé d’Ars en a eue lui-même, nous espérons qu’ils concluront bientôt avec lui, mieux renseigné et tout heureux de connaître enfin la consolante vérité : « Maintenant, il ne me serait pas possible de ne pas croire à La Salette. J’ai demandé des signes pour croire à La Salette, et je les ai obtenus on peut et on doit croire à La Salette ! »
IV – Analyse de l’Apparition
Apparence de la Vierge
Coiffure brillante avec un diadème de rayons et une couronne de roses. Fichu blanc jeté sur les épaules et croisé autour de la ceinture, avec une guirlande de roses pour bordure. Robe de lumière, toute blanche avec paillettes d’or. Sur la poitrine et plutôt à l’intérieur, un crucifix, avec tenailles et marteau « qui tenaient sans rien pour les attacher »;
mais, pour soutenir la croix et son Christ, il y avait une petite chaîne passée autour du cou ; puis, une seconde chaîne, en forme de galon et sans anneaux, semblait, de son poids très lourd, écraser les épaules. Enfin, un tablier jaune d’or et des souliers blancs avec boucle d’or et touffe de roses… Mélanie observa aussi que non seulement les mains étaient croisées l’une sur l’autre dans les manches de la robe, mais que les oreilles aussi étaient cachées, comme les cheveux, sous une sorte de coiffe ou de bandeau…
Attitudes de la Vierge
« À ce moment, la clarté mystérieuse s’entrouvrit, et une « belle Dame » apparut, assise sur les pierres superposées, dans l’attitude d’une inconsolable affliction, la tête dans ses mains et les coudes sur ses genoux… Bientôt, elle se lève de son siège rustique. Le visage était divinement beau, mais empreint d’une profonde tristesse. Maximin avait deviné, à l’accent désolé de la voix, qu’il s’agissait d’une âme affligée, « d’une maman que ses enfants auraient battue et qui se serait ensauvée dans la montagne pour pleurer à son aise ! » Mélanie vit aussi des larmes qui tombaient des yeux de la Sainte Vierge pour s’évanouir dans la lumière comme des étincelles de feu.
La Vierge en pleurs, statue dans l’église de Corps.Par Fr.Latreille — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=5102507
Paroles de la Vierge
« Avancez mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle ; si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée à laisser aller la main de mon fils ; il [sic] est si forte et si pesante que je ne peux plus le maintenir, depuis le temps que je souffre pour vous autres, si je veux que mon fils ne vous abandonne pas je suis chargée de le prier sans cesse moi-même, pour vous autres n’en faites pas de cas ;
vous auriez beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.Je vous ai donné six jours pour travailler ; je me suis réservé le septième et on veut [sic] pas me l’accorder ; c’est ça qui appesantit tant la main de mon fils ; et aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon fils au milieu, c’est les deux choses qui appesantissent tant la main de mon fils. »
« Si la récolte se gâte ce n’est rien que pour vous autres ; je vous l’avais fait voir l’année passée par les pommes, mais vous n’aviez pas fait cas que c’était au contraire, quand vous trouviez des pommes de terre gâtées vous juriez et vous mettiez le nom de mon fils au milieu.(vous ne comprenez pas mes enfants je m’en vais vous le dire autrement…) Si vous avez du blé il ne faut pas le semer ; tout ce que vous sèmerez les bêtes le mangeront et ce qu’il restera, encore que les bêtes n’auront pas mangé, l’année qui vient, en le battant, tombera en poussière.
Il viendra une grande famine ; avant que la famine arrive les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremble qui mourront entre les mains des personnes qui les tiendront. Les autres feront leur pénitence en famine. Les noix viendront boffes, et les raisins pourriront et s’ils ne se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des amas de blé, et les pommes de terre seront ensemencées (pour l’année qui vient). L’été ne vont que quelques femmes un peu vieilles à la messe le dimanche et les autres travaillent, et l’hiver les garçons lorsqu’ils ne savent pas que faire vont à la messe que pour se moquer de la religion. Le monde ne font point de carême ; ils vont à la boucherie comme les chiens ; »
« faites-vous bien votre prière mes enfants ?
pas beaucoup madame!
« Il faut bien la faire soir et matin et dire au moins un pater et un ave quand vous ne pourrez pas mieux faire. »
« N’avez-vous point vu du blé gâté mes enfants ? »
non madame
« mais mon enfant vous n’en devez bien avoir vu une fois que vous étiez allé avec votre père au Coin qu’il y avait un homme qui dit à votre père de venir voir son blé qui était gâté ; puis votre père y est allé et il prit quelques épis dans sa main il les frotta et tombèrent en poussière, puis en s’en retournant comme ils étaient encore une demi-heure loin de Corps votre père vous donna un morceau de pain et vous dit : « tiens mon enfant mange encore du pain cette année que nous ne savons pas qui en va manger l’année qui vient si ça continue comme ça. » « Allons mes enfants faites-le bien passer à tout mon peuple. »
Messages de la Vierge
Le Fils est courroucé par l’attitude « du peuple ». Objet du courroux du Fils : les gens travaillent le dimanche et offensent le nom de Dieu par leurs jurons. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion. Le carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens. »
Cette offense est la cause des mauvaises récoltes, de la sécheresse, de la famine et de ses conséquences (la mort des petits enfants) est la faute des hommes. (ce n’est rien que pour vous autres).
Le prophète Aggée mettait déjà les mauvaises récoltes en lien avec l’absence de vigueur à redonner sa place centrale à Dieu (cf. Aggée 1,6. 10-11 ; 2, 15-19). L’Apocalypse parle de la sécheresse qui au lieu de provoquer la conversion pousse au blasphème (Apocalypse 16, 8-9), exactement comme la pénurie de pommes de terre provoque les jurons !
La Vierge est obligée de prier dans cesse pour retenir le bras de son fils elle a tellement prié que jamais « nous » ne pourrons compenser la peine qu’elle a pris !
Marie suggère que la fin de la disette est conditionnée par la prière et la conversion : « S’ils se convertissent, les pierres et les rochers se changeront en monceaux de blé, et les pommes de terre seront ensemencées par les terres. » « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous » avait déjà annoncé l’apôtre Luc 13, 3.
La Vierge associe les enfants à sa mission de messagère, nous rappelant cette phrase de Jésus rapportée par l’apôtre Mathieu : « Je te bénis, Père, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout- petits. » (Matthieu 11, 25) : « Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple », conclut-elle en français. Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple.«
Notre Dame de La Salette est convaincue que la prière change le monde, mais aussi que, sans conversion, elle ne peut contenir le danger. Interrogé un jour sur le contenu du premier par le R. P. Giraud, supérieur général des Missionnaires de La Salette, Pie IX répondit : « Vous voulez connaître les secrets de La Salette ? Eh bien, les voici : “ Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ! ” »
Le mouvement de conversion dépassa le canton de Corps et suscita un renouveau spirituel en France.
Eléments conformes aux autres apparitions
La beauté de la Vierge
Le cadre campagnard (montagne)
L’apparition à des enfants pauvres.
Le message d’alerte si les gens ne se convertissent pas
Le secret confié à chacun des enfants
Le patois parlé par la Vierge afin que les enfants, qui s’exprime aussi en français, la comprennent.
Eléments spécifiques
Les vêtements de la vierge, tout à fait inhabituels, avec la présence de chaînes, d’un marteau et d’une paire de tenailles.
V- Reconnaissance et sanctuaires
Reconnaissance
L’émotion provoquée par le récit de Mélanie et de Maximin fut vive et, après plusieurs enquêtes et rapports, Mgr Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble, nomma une commission pour examiner l’événement de manière prudente ; celle-ci conclut qu’il fallait admettre la réalité de l’apparition. Bientôt, plusieurs guérisons miraculeuses survinrent sur la montagne de la Salette et les pèlerinages y commencèrent. Le miracle suscita bien sûr l’ironie des libres penseurs, mais jeta aussi le trouble chez les fidèles et surtout chez les ecclésiastiques. Contre l’apparition, une opposition violente se fit dans les diocèses de Grenoble et Lyon, aggravée par le fait que le curé d’Ars, considéré de son vivant comme un saint, se rangeait parmi les sceptiques.
La controverse entre Maximin et le curé d’Ars
En septembre 1850, Maximin, à qui certains conseillent de se faire Mariste, désire consulter le Curé d’Ars sur sa vocation. Brayer, bienfaiteur des deux voyants, et Verrier, un des partisans du « baron de Richemont » qui espèrent que le secret de La Salette a trait aux destinées de ce prétendu Louis XVII, se chargent de conduire Maximin chez le célèbre curé. Le tuteur de Maximin donne officiellement son consentement, mais l’évêque de Grenoble s’oppose au voyage.
Maximin, trépignant de dépit, refuse de se soumettre à cette interdiction. Brayer et Verrier passent outre à la volonté de l’évêque et emmènent à Ars Maximin accompagné de sa sœur Angélique, qui est majeure. Le groupe arrive à Ars le 24 septembre dans la soirée. Il est reçu par l’abbé Raymond, vicaire d’Ars, qui exprime devant Maximin une totale incrédulité à l’égard de l’apparition de La Salette.
Le lendemain matin, Maximin a un entretien seul à seul avec le curé d’Ars. Après cet entretien, le curé, qui avait jusque-là une grande confiance dans l’apparition de La Salette, déclare à plusieurs personnes, notamment à des ecclésiastiques, que Maximin s’est rétracté.
L’abbé Alfred Monnin, qui entra comme missionnaire dans l’entourage du curé d’Ars, a rapporté comme suit un entretien qu’il eut avec lui en présence de quelques personnes : Monsieur le curé, que faut-il penser de La Salette ? – Mon ami, vous pouvez en penser ce que vous voudrez : ce n’est pas un article de foi. Moi, je pense qu’il faut aimer la sainte Vierge. – Y aurait-il de l’indiscrétion à vous demander de vouloir bien nous raconter ce qui s’est passé entre vous et Maximin, dans cette entrevue dont on fait tant de bruit ? Quelle est au juste l’impression qui vous est restée ? – Si Maximin ne m’a pas trompé, il n’a pas vu la sainte Vierge. – Mais, Monsieur le curé, on dit que l’abbé Raymond avait poussé à bout cet enfant et que c’est pour se débarrasser de ses obsessions qu’il a dit n’avoir rien vu. – Je ne sais pas ce que M. Raymond a fait ; mais je sais bien, moi, que je ne l’ai pas tourmenté. Je n’ai fait que lui dire, quand on me l’a amené : « C’est donc vous, mon ami, qui avez vu la sainte Vierge ? » – Maximin ne disait pas qu’il avait vu la sainte Vierge ; il disait seulement qu’il avait vu une grande dame… Il y a peut-être là-dessous un malentendu. – Non mon ami, le petit m’a dit que ce n’était pas vrai ; qu’il n’avait rien vu. – Comment se fait-il que vous n’ayez pas exigé de lui une rétractation publique ? – Je lui ai dit : « Mon enfant, si vous avez menti, il faut vous rétracter ». – Ce n’est pas nécessaire, m’a-t-il répondu, ça fait du bien au peuple. Il y en a beaucoup qui se convertissent. Puis il a ajouté : « Je voudrais faire une confession générale et entrer dans une maison religieuse. Quand je serai au couvent, je dirai que j’ai tout dit, et que je n’ai plus rien à dire. » Alors, j’ai repris : « Mon ami, ça ne peut pas aller comme ça ; il faut que je consulte mon Évêque ». – « Eh bien! Monsieur le curé, consultez. Mais ce n’est pas la peine. » Là-dessus, Maximin a fait sa confession. (…) – Monsieur le curé, êtes-vous sûr d’avoir bien entendu ce que Maximin vous a dit ? – Oh ! Très sûr ! Il y en a bien par-là qui ont voulu dire que j’étais sourd !… Que n’a-t-on pas dit ?… Il me semble que ce n’est pas comme ça qu’on défend la vérité. »
Le curé d’Ars, que l’affaire a plongé dans la désolation, confiera à une de ses proches, des années après la reconnaissance de l’apparition par l’évêque de Grenoble, qu’il est bien ennuyé de ne pas y croire. Il finira par retrouver sa foi dans La Salette pour des motifs dont l’un est purement subjectif (délivrance d’une peine intérieure) et dont l’autre (attribution d’une cause miraculeuse à un secours arrivé lors de difficultés financières) est d’un degré d’objectivité qui varie selon les témoins.
Jean-Marie Baptiste Vianney,
Le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars, est né le 8mai1786 à Dardilly (près de Lyon), et mort le 4août1859 à Ars-sur-Formans (Ain). Il fut le curé de la paroisse d’Ars (alors Ars-en-Dombes, aujourd’hui Ars-sur-Formans) pendant 41 ans. Il est nommé patron de tous les curés de l’Univers par le pape Pie XI en 1929. On avait annoncé en 2009 qu’il serait nommé patron de tous les prêtres du monde par Benoît XVI, mais on publia en 2010 que le pape avait changé d’avis.
Jean Marie Vianney Le curé d’Ars
La Controverse autour de Mélanie
Pendant ce temps, sous les auspices de l’évêque de Grenoble, se sont créés à La Salette des ordres religieux chargés de s’occuper des pèlerins et de diffuser le message de la vision. Mélanie fait savoir hautement que l’apparition l’avait autorisée à donner elle-même à ces ordres leurs noms, leurs règles et leurs costumes. Celui destiné aux hommes doit s’appeler l’Ordre des Apôtres des Derniers Jours, celui pour les femmes l’Ordre de la Mère de Dieu.
Quand l’évêque refuse de se plier à ses exigences, elle fait appel au pape Léon XIII qui lui accorde une audience privée le 3 décembre 1878. Entre temps, vers 1873, Mélanie met de nouveau par écrit son message personnel, avec l’imprimatur du Cardinal Sisto Riario Sforza, archevêque de Naples et avec l’approbation de Pie IX. Le message est officiellement publié par Mélanie Calvat elle-même, le 15 novembre 1879, sous le titre de L’Apparition de la Sainte-Vierge sur la montagne de La Salette, et reçoit l’imprimatur de Mgr Salvatore Luigi Zola, évêque de Lecce près de Naples, qui dans son diocèse a protégé Mélanie et l’a aidée.
Dès le début, le message de 1873 est exploité par les anticléricaux et les francs-maçons français pour attaquer les catholiques dans le pays. La confusion qui en résulte atteint le prestige de La Salette relégué au rang de site mineur de pèlerinage catholique en demi-sommeil. À la suite de cette publication commence une dispute historique sur ce qui faisait partie du secret et ce qui y avait été ajouté, qui dure encore aujourd’hui.
En 1880, l’évêque de Troyes dénonce au Saint-Office le livre qui a reçu l’imprimatur à Lecce, et à son tour le cardinal Prospero Caterini, secrétaire de cette congrégation, lui répond publiquement ainsi qu’à l’évêque de Castellamare et aux autres membres de la hiérarchie que : le Saint-Office est mécontent de la publication de ce livre. Sa volonté expresse est que chaque exemplaire qui a été mis en circulation soit, dans la mesure du possible, retiré des mains des fidèles.Par la suite, le Vatican met ce livre à l’Index.
Les 18 et 19 septembre 1902 Mélanie visite une dernière fois la montagne de La Salette. Elle retourne ensuite à Altamura, près de Bari dans le sud de l’Italie, et y meurt le 14 décembre 1904. Ses restes sont enterrés au pied d’une colonne de marbre avec un bas-relief représentant la Vierge Marie accueillant au ciel la bergère de La Salette.
Tout au long de sa vie difficile, Mélanie est restée pauvre et pieuse, toujours fidèle à son premier témoignage. En 1906 une autre des publications de Combe, intitulée Le Secret de Mélanie et la Crise actuelle est à son tour mise à l’Index. Ces décisions de l’Église jettent un grand trouble dans l’esprit des catholiques, aussi l’Église est obligée de préciser que le message originel, confié à Maximin et Mélanie en 1846, est toujours approuvé et que l’interdiction ne vise que les derniers messages, et particulièrement l’édition de 1872-1873 où il est écrit que Rome perdrait la foi et deviendrait le siège de l’Antéchrist.
Position de l’église
Comme il est dit plus haut, la Vierge confia à chacun des deux enfants un secret spécial. Ces deux secrets, que ni Mélanie ni Maximin ne se révélèrent jamais l’un à l’autre, furent envoyés par eux en 1851 à Pie IX sur le conseil de Mgr de Bruillard. On ne sait quelle impression ces révélations mystérieuses firent sur le pape, car il existe là-dessus deux versions diamétralement opposées. Le secret de Maximin reste inconnu, car il n’a jamais été publié. Celui de Mélanie a été inséré dans son entier dans la brochure qu’elle-même fit imprimer en 1879 à Lecce, en Italie, avec l’approbation de l’ordinaire du lieu. Une vive controverse s’en est suivie pour savoir si le secret publié en 1879 était identique à celui qui avait été communiqué à Pie IX en 1851 ou si, dans sa deuxième forme, il n’était pas tout simplement le travail de son imagination.
La dernière opinion est celle de personnes qui sont convaincues qu’une distinction doit se faire entre deux Mélanie, la voyante innocente et simple de 1846 et la visionnaire de 1879, dont l’esprit avait été dérangé par la lecture de livres apocalyptiques et de la vie d’illuminati.
Comme Rome ne s’est pas prononcé, le conflit s’est prolongé entre les deux camps. La plupart des défenseurs du texte de 1879 ont subi la censure de leurs évêques. Maximin Giraud, après une vie malheureuse et errante, revint à Corps, son village natal où il mourut en odeur de sainteté le 1er mars 1875. Mélanie Calvat termina une vie qui n’avait pas été moins errante à Altamura en Italie le 15 décembre 1904. »
Finalement Mgr de Bruillard déclara le 16 novembre 1851 que l’apparition de la Vierge était certaine et autorisa le culte de Notre-Dame de La Salette. Cet acte affaiblit l’opposition sans la faire disparaître et ses chefs, profitant en 1852 de l’arrivée d’un nouvel évêque, Mgr Ginoulhiac, remplaçant Mgr Bruillard qui avait démissionné, attaquèrent violemment la réalité du miracle de la Salette. Deux ecclésiastiques, l’abbé Deléon et le curé Cartellier, affirmaient même que la « belle dame » était en réalité une vieille fille appelée mademoiselle de La Merlière, ancienne religieuse ; ce qui donna lieu à un curieux procès pour diffamation que la plaignante perdit deux fois, en première instance le 2 mai 1855 et en appel le 6 mai 1857 ; l’imprimeur M. Étienne Redon de Grenoble était aussi poursuivi, malgré une plaidoirie éloquente de Jules Favre. Le curé de l’église Saint-Joseph de Grenoble, l’abbé Cartellier et l’abbé Deléon continuèrent par la suite à publier des brochures contre l’apparition. Le cardinal-archevêque de Lyon, Mgr de Bonald, leur était favorable. La Papauté ne s’engagea pas.
Sanctuaire (s)
En dépit des multiples controverses, la première pierre d’une grande église fut solennellement posée sur la montagne de la Salette, le 25 mai 1852, devant une grande assemblée de fidèles. Cette église, plus tard promue au rang de basilique, fut desservie par des religieux appelés missionnaires de Notre-Dame de la Salette, qui furent remplacés en 1891 par des prêtres diocésains après leur expulsion par des lois d’exil.
Lieu du second grand pèlerinage en France après Lourdes, cette basilique reste un monument marquant de l’architecture religieuse en Isère. Au-delà des rassemblements du 15 Août et du 19 Septembre, le site, perché à plus de 1800 mètres, mérite le détour.
Sanctuaire de Notre Dame de La Salette en 1994 Par Jean-Paul Corlin — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=79775400
Sanctuaire de Notre Dame de La Salette
La foule des pèlerins lors du Pèlerinage à la Salette
San Nicolas de Los Arroyos, Argentine 1983 à 1991 ; Notre Dame du Rosaire
I – Généralités
Pays de l’apparition
Argentine
Site
San Nicolas de los Arroyos fut fondée le 14 avril 1748 par Rafael de Aguiar. Elle comptait 145.821 habitants en 2010. Ceux-ci vivent avant tout du port et de l’industrie (métal, agro-industrie) de la ville. San Nicolás est à 220 km au nord-ouest de la capitale de l’Argentine, Buenos Aires. La ville est entourée de pampa ondulada, portion non plane comme le reste de la pampa, mais ondulée. La ville est aussi le siège d’un évêché et possède à ce titre une cathédrale. Des apparitions mariales ont été alléguées à San Nicolás de los Arroyos en 1983. Charles Darwin y passa le 30 septembre 1833 lors de son tour du monde.
Imagen de la Ciudad desde la Costanera Par Rukiva — Fotografia Propia, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=11688479
Désignation
Notre-Dame du Rosaire
Contexte historique : (Septembre 1983 à Février 1990)
Alors que le régime devient de plus en plus contesté, il tente de galvaniser les forces patriotiques de la nation en déclarant la guerre au Royaume-Uni, au nom de la souveraineté argentine sur les îles Malouines. Si la guerre des Malouines, commencée en mars 1982, atteint partiellement l’objectif d’unification patriotique, elle provoque aussi la chute du régime, défait en trois mois par l’armée britannique.
Des élections sont organisées le 30 octobre1983. Raúl Alfonsín, de l’Union Civique Radicale, remporte l’élection présidentielle avec 52 % des voix. Son mandat de 6 ans débute le 10 décembre 1983. Il œuvre notamment pour le rétablissement des institutions publiques et des droits et garanties constitutionnels. Certains secteurs de l’armée s’opposent par ailleurs aux procès contre les militaires, suscitant plusieurs soulèvements armés des Carapintadas. À la suite de cette instabilité politique, le gouvernement Alfonsin promulgue des lois amnistiant les crimes commis par les militaires avec la loi du Point final en 1986. Le retour à la démocratie entraîne de sérieuses améliorations au niveau des relations extérieures, avec le Chili et le Brésil notamment.
Au niveau économique, la situation du pays est extrêmement difficile. Les prix sont en hyperinflation constante, atteignant déjà des records mondiaux en 1983. Durant l’année 1984, l’inflation annuelle s’établit à 625 %, alors que l’augmentation moyenne des salaires n’est que 35 %. À l’approche de la fin du mandat présidentiel, en mai 1989, l’inflation mensuelle est de 78 % et s’accompagne d’une hausse vertigineuse du taux de pauvreté, qui passe de 25 % en mai à 47 % en octobre. Sur ce fond d’emballement économique, Raúl Alfonsín annonce une élection présidentielle anticipée, qui a lieu le 14 mai 1989, et voit la défaite de l’Union Civique Radicale et l’élection de Carlos Menem (parti justicialiste).
II – La voyante
Gladys Herminia Quiroga de Motta
Gladys Quiroga de Motta
Une mère de famille née en 1937, Gladys Quiroga de Motta, mariée à un ouvrier mécanicien, mère de deux filles et grand mère, a déclaré avoir vu la Vierge pour la première fois le 25 septembre 1983. Elle n’a alors qu’une instruction élémentaire et, avant les apparitions, n’avait jamais écrit, pas même une lettre.
Avec seulement une éducation de quatrième année, Gladys n’avait pas une grande connaissance de la Bible ou de la théologie. À divers moments de l’apparition, la Vierge Marie renvoie Gladys à plusieurs versets de la Bible. Le Père René Laurentin, un expert sur les apparitions Mariales, a raconté les messages des apparitions dans son livre «Un appel de Marie en Argentine». Dès le début, Gladys s’est toujours montrée disponible pour répondre aux questions des autorités ecclésiastiques, dès lors qu’elle avait parlé de la grâce qu’elle avait reçue à l’évêque de son diocèse. Elle a notamment partagé avec les fidèles les messages de Notre-Dame, mais également de Jésus-Christ, qu’elle reçut pendant plus de sept ans. Elle vit désormais très pieusement, en gardant toujours un profil bas.
III – L’Apparition (généralités)
Date
Du 25 Septembre 1983 au 11 Février 1990.
Nombre et durée des apparitions
Depuis le 25 Septembre 1983, jusqu’en février 1990, Gladys a reçu de la Vierge quelques 1800 messages, auxquels s’ajoutent 78 messages du Christ. Aujourd’hui, il n’y a plus de message public délivré mais Gladys bénéficie encore d’apparitions privées.
Emplacement des apparitions
Gladys Quiroga de Motta a déclaré avoir vu la Vierge pour la première fois le 25 septembre 1983, dans sa chambre, L’apparition lui tend un rosaire. Quelques semaines plus tard, Gladys et des voisines voient le grand chapelet suspendu au-dessus de son lit s’illuminer subitement. Elles décident alors de prier le chapelet ensemble chaque jour.
Récit
Le 25 Septembre 1983, la Vierge Marie se présente à Gladys portant l’enfant Jésus, et ressemblant à une statue de bois vénérée dans la cathédrale de Notre Dame du Rosaire, mais qui avait été mise à l’écart dans un endroit du clocher que la Vierge a indiqué à Gladys. La statue en question avait été bénie par le pape Léon XIII. Lors des premières apparitions, la Vierge ne parle pas, mais elle sourit ou devient triste.
Le jour de la fête de Notre Dame du Rosaire, le 7 octobre, la Vierge montre à Gladys le sanctuaire qu’elle souhaite voir édifié au lieu-dit el Campito, au bord du fleuve Parana. A la 6e apparition, le 13 octobre 1983, Jour anniversaire du miracle du soleil à Fatima, la Vierge lui dit : « Tu as été fidèle. N’aie pas peur, viens me trouver, et avec moi, la main dans la main, tu feras un long chemin. » Quelques semaines plus tard, Gladys et des voisines voient le grand chapelet suspendu au-dessus de son lit s’illuminer subitement. Elles décident alors de prier le chapelet ensemble chaque jour.
A partir du 19 octobre, Gladys reçoit des messages de la Vierge Marie et des indications sur des passages de la bible à méditer. A l’invitation de la Vierge Marie, elle s’adonne au jeûne, mais sans en être jamais incommodée. Du 15 novembre 1983 au 11 février 1990, les apparitions et les messages sont quotidiens puis ils cessent.
Statue Notre-Dame du Rosaire, miraculeusement retrouvée, conservée au sanctuaire de San Nicolás Par Mushii — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3067905
IV – Analyse de l’Apparition
Apparence de la Vierge
Gladys Quiroga de Motta a vu des rosaires illuminés (couronnes de roses offertes à la vierge Marie) et a commencé à prier la Vierge Marie. La Vierge lui est apparue le 25 septembre 1983 portant l’Enfant Jésus et vêtue d’une robe bleue et d’un voile. Sa silhouette rayonnait de lumière.
Attitudes de la Vierge
Lors des premières apparitions, la Vierge ne parle pas, mais elle sourit ou devient triste. La Vierge fait preuve de volonté et de pragmatisme en approuvant les plans du sanctuaire. Comme souvent, la Vierge fait preuve de fermeté : « Ma fille, il faut lire lentement mes messages pour les assimiler comme je le veux !»
Paroles de la Vierge
A la 6e apparition, le 13 octobre 1983, la Vierge lui dit : «Tu as été fidèle. N’aie pas peur, viens me trouver, et avec moi, la main dans la main, tu feras un long chemin.» « Beaucoup de coeurs n’acceptent pas mon invitation à la prière et à la conversion. Voilà pourquoi le travail du diable est en croissance et en expansion. L’humanité est «en train de tomber dans une auto-destruction progressive. Il vous appartient de fixer vos yeux et votre cœur sur Dieu » Elle dit encore : « Je veux guérir mes enfants de cette maladie qu’est le matérialisme ; une maladie qui en fait souffrir plusieurs. Je veux les aider à découvrir le Christ et je veux leur faire connaître que le Christ l’emporte sur tout »
17 décembre 1983
« L’étoile qui brille est mon Fils. Il faut le dire au monde. Ne laissez pas s’en aller l’étoile sans la suivre. Le Seigneur veut refaire le monde»
27 décembre 1983
«Toute l’humanité est contaminée»
30 décembre 1983
«Vous avez été choisie pour rapporter la demande urgente du Christ Jésus pour que le monde se convertisse. Je suis inquiète pour ce monde. N’oubliez pas que seul le Seigneur peut vous sauver. Lisez Jonas 4 : 11 et Michée 6 : 8-9»
Jonas 4 :11 :
«Et moi je n’aurai pas pitié de Ninive, la grande ville où il y en a plus de cent mille êtres humains qui ne savent distinguer la droite de leur gauche et des bêtes sans nombre»
Michée 6 : 8-9 :
«On t’a fait connaître ô homme, ce qui est bien, ce que le Seigneur exige de toi ! Rien d’autre que de respecter le droit, aimer la fidélité et t’appliquer à marcher avec ton Dieu. La voix du Seigneur appelle la ville. Il sauvera ceux qui craignent son nom. Écoutez, tribu et assemblée de la ville»
4 janvier 1984
«Si je cite des passages bibliques avec mes messages, c’est pour faire savoir au monde qu’ils sont authentiques et que vous n’ayez plus aucun doute. Mon Fils Jésus demande la conversion. Étudiez ces passages et cherchez les réponses qui vous ont échappés jusqu’ici» Aggée 1 : 5-7 et 2 : 23
Aggée 1 : 5-7 et 2 : 23 :
« Et maintenant, ainsi a parlé le Seigneur le tout puissant : réfléchissez bien à quoi vous êtes arrivés. Vous avez semé beaucoup mais peu récolté ; vous mangez mais sans vous rassasier ; vous buvez mais sans être gais ; vous vous habillez mais sans vous réchauffer et le gain du salarié va dans une bourse trouée. Parlez donc à Zorobabel, fils de Shaltiel, le gouverneur de Juda et à Josué, fils de Jehosadak, le grand prêtre et à tout le reste du peuple et dis-leur : quel est parmi vous le survivant qui a vu cette maison dans son ancienne gloire ? Et comment la voyez-vous à présent ? N’apparaît-elle pas à vos yeux comme rien ? »
18 janvier 1984
«Récitez le Rosaire, et faites savoir au Seigneur que votre conversion l’accompagne. Vous aurez des bénédictions en abondance du Sacré Cœur de Jésus»
8 janvier 1984
«En ce moment, l’humanité tient à un fil. Si ce fil lâche, nombreux sont ceux qui ne pourront pas se sauver. C’est pourquoi je vous demande de réfléchir. Ne tardez pas car le temps prend fin, et il n’y aura plus de place pour celui qui sera en retard»
18 février 1984
«Partout où mes messages ont été rapportés, il semblerait que l’on ait prêché aux cimetières. Il n’y a pas eu la réaction attendue par le Seigneur. C’est pourquoi l’on vous a choisie pour prêcher.»
2 décembre 1984
«Il faut frapper une médaille à mon image avec les mots Marie du Rosaire de Saint Nicolas et à l’envers la Sainte Trinité avec sept étoiles»
24 janvier 1986
«Ma fille, il faut lire lentement mes messages pour les assimiler comme je le veux»
7 mars 1986
«Le prince du mal sait que son triste royaume arrive à sa fin. C’est pourquoi il répand son poison avec toute sa force. Il en aura encore un peu. Sa fin approche, Amen.»
3 avril 1986
«Que personne ne soit condamné et puisse chercher la force du Seigneur. C’est ce que votre Mère demande car la faiblesse du monde ne peut être renforcée qu’en Dieu»
1er juin 1986
«Jésus, l’Eucharistie ! Son vrai Corps vivant. Adorez-le et aimez-le. C’est dans l’Eucharistie que vous pourrez savoir comment Il s’est sacrifié pour vous. C’est dans l’Eucharistie qu’il devient encore Sang et Corps.»
23 juillet 1986
«Il y a l’obscurité partout et des « distractions» qui se répandent. C’est le mal et sa victoire apparente. Mais le travail de Dieu s’accomplira. La justice de Dieu sauvera le juste.»
27 octobre 1986
«Chère fille, aujourd’hui la prière sera généreuse. Aujourd’hui le pape, sachant ce que le Seigneur veut de lui, lutte pour la paix. Cette paix si nécessaire dont le monde a besoin. Mes chers enfants, les prêtres doivent suivre le pape, car marcher avec lui c’est marcher avec mon Fils lui-même.»
5 janvier 1987
«Mes pauvres enfants, il n’y en a parmi vous que très peu qui essayent d’aller vers le cœur du Christ, et beaucoup d’entre vous se détruisent dans le péché. En vérité, ce temps est un temps précieux. On ne doit pas le gaspiller et on doit en profiter, car le Rédempteur propose à l’humanité un chemin pour faire face à la mort, qui est seulement Satan, comme il l’a fait après la croix. Il offre aussi à l’humanité sa propre Mère, Médiatrice de toutes les grâces. Mes pauvres enfants, mon cœur désire que vos âmes vivent pour toujours.»
24 mars 1987
«Voilà ce que je dis à ceux qui me sont consacrés. Renouvelez-vous par la prière, une prière intense. Je désire la persévérance, la fidélité. Je veux des âmes authentiques. Je veux que vous soyez avec moi. Vous avez atteint des cœurs, continuez dans cette voie. Offrez mes enfants avec votre amour, votre esprit de pénitence.»
12 mai 1987
«Quand Il était sur la terre, mon Fils vivait seulement des choses du Ciel. Rien de matériel ne l’attachait aux choses de la terre. Il savait qu’il avait à vivre son temps avec les hommes. Ses dernières années il les a consacrées à être le berger, pour rassembler le troupeau de Dieu, son Père. Tous ceux qui n’ont pas encore compris l’importance du troupeau de Dieu, qu’ils saisissent la valeur de l’union de ce troupeau, que mon Fils a tant aimé.»
13 juin 1987
«Je demande à mes enfants d’aimer et de glorifier la Très Sainte Trinité. Ne cherchez pas une réponse à ce qui est interdit à l’humanité. La Très Sainte Trinité demeure le secret de Dieu. Il est le seul à le connaître. Il lui appartient. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.»
8 octobre 1987
«Vous êtes tous une partie du corps mystique qui est l’Eglise dont la tête est le Christ. Sur terre, le vicaire de mon Fils est responsable de la continuité de ce Corps. C’est pourquoi vous devez suivre votre pape, et suivre son enseignement qui est celui du Christ. Que la volonté de mon Fils soit faite.»
27 février 1988
«L’athéisme innonde les nations. Partout, Dieu est absent. C’est pourquoi la parole de Dieu doit être écoutée et non méprisée. Les actions de sa parole peuvent être puissantes si les cœurs s’ouvrent.»
22 mars 1988
«Aujourd’hui, tant de cœurs sont victimes de Satan ! Ils se sont éloignés de Dieu et ne demandent pas son aide. L’âme doit se fortifier de la puissance de Dieu.»
26 mars 1988
«La venue du Sauveur est imminente. Comme le dit l’Évangile, nul ne sait la date ou l’heure, mais cette heure viendra, et c’est certain que l’âme du chrétien doit être préparée pour cette heure. Même les pierres en seront les témoins. C’est pourquoi, ma fille, la Mère veut que les paroles du Fils soient connues. »
5 mai 1988
«L’heure de la Mère est venue. Mon cœur de Mère a déjà préparé les cœurs pour les convertir. Je viens du Ciel afin de vous guider vers le Christ.» «Ma fille, comme à Fatima, je reviens sur la terre. Mes visites se prolongent car l’humanité est entrée dans une période dramatique. L’homme n’a-t-il pas compris qu’il doit être au service de Dieu ? S’il résiste, son âme va se perdre. Beaucoup d’âmes refusent mon invitation à la prière et à la conversion. C’est pourquoi le travail du diable s’accroît et s’étend. Mes chers enfants c’est seulement par la prière et la conversion que vous retournerez à Dieu. Qu’Il ne trouve pas vos cœurs desséchés.»
11 janvier 1989
«Mon enfant, hier c’était à Lourdes, aujourd’hui c’est ici, mais c’est toujours une bonne chose que la Mère aille chercher ses enfants. Je demande d’eux la prière, le jeûne et la conversion. Ils seront sauvés s’ils ne s’éloignent pas du Seigneur, s’ils acceptent le Seigneur. Beaucoup d’âmes n’ont pas la paix. Si l’âme cherche la paix, elle trouvera. »
17 février 1989
«L’ennemi a déjà été combattu, sa fin est proche. Il profite de sa dernière chance qui réside dans la faiblesse de l’homme orgueil. Cependant, je vais le combattre et j’ai déjà commencé ce combat. Le monde doit le savoir. La Mère du Christ doit triompher de Satan, parce qu’en sa compagnie seront présents les humbles fils de Son Fils».
13 mai 1989
«L’heure de la Mère est arrivée. Mon cœur de Mère a déjà commencé à préparer les cœurs et à agir en eux. Je viens du ciel afin de vous conduire vers le Christ. Faites-le savoir.»
Les paroles de Jésus :
« Aujourd’hui je préviens le monde car le monde n’est pas conscient : les âmes sont en danger. Beaucoup sont perdues. Rares sont ceux qui trouveront le salut, à moins qu’ils ne me reconnaissent comme le sauveur. Ma mère doit être acceptée. Ma mère doit être entendue dans la totalité de ses messages. Le monde doit découvrir la richesse qu’elle apporte aux chrétiens. Les enfants du péché vont grandir dans le péché si leur incroyance s’accroît. Je veux un renouvellement de l’esprit, un détachement de la mort et un attachement à la vie. J’ai choisi le cœur de ma mère afin que ce que je demande soit achevé. Les âmes viendront à moi par son cœur Immaculé. » «Si cette génération ne veut pas écouter ma Mère, elle périra. Je demande à tout le monde de l’écouter. »
Messages de la Vierge
1 – L’humanité est en train de se perdre; L’humanité tient à un fil
Beaucoup de coeurs n’acceptent pas mon invitation à la prière et à la conversion. Toute l’humanité est contaminée. Partout où mes messages ont été rapportés, il semblerait que l’on ait prêché aux cimetières. Il n’y a pas eu la réaction attendue. Il y a l’obscurité partout et des « distractions» qui se répandent. L’athéisme inonde les nations. Partout, Dieu est absent. Aujourd’hui, tant de cœurs sont victimes de Satan ! Mes visites se prolongent car l’humanité est entrée dans une période dramatique. L’homme n’a-t-il pas compris qu’il doit être au service de Dieu ? Beaucoup d’entre vous se détruisent dans le péché. Quand Il était sur la terre, mon Fils vivait seulement des choses du Ciel.
2 – Ce n’est pas ce que souhaite Marie
« Que personne ne soit condamné et puisse chercher la force du Seigneur.Je veux guérir mes enfants de cette maladie qu’est le matérialisme ; Je veux les aider à découvrir le Christ et je veux leur faire connaître que le Christ l’emporte sur tout. Que personne ne soit condamné et puisse chercher la force du Seigneur. Mais le travail de Dieu s’accomplira. La justice de Dieu sauvera le juste. Mes pauvres enfants, mon cœur désire que vos âmes vivent pour toujours.
3 – Satan, qui sait sa fin proche, dépense ses dernières forces
Le prince du mal sait que son triste royaume arrive à sa fin. C’est pourquoi il répand son poison avec toute sa force. Il en aura encore un peu. Sa fin approche. L’ennemi a déjà été combattu, sa fin est proche. Il profite de sa dernière chance qui réside dans la faiblesse de l’homme orgueil.
4 – Il faut que le monde se convertisse
Vous avez été choisie pour rapporter la demande urgente du Christ Jésus pour que le monde se convertisse. Mon Fils Jésus demande la conversion. Récitez le Rosaire, et faites savoir au Seigneur que votre conversion l’accompagne.
5 – L’homme doit puiser sa force pour se convertir dans l’Eucharistie, l’obéissance au pape, la prière, le jeûne et la conversion.
C’est dans l’Eucharistie qu’il devient encore Sang et Corps. Les prêtres doivent suivre le pape, car marcher avec lui c’est marcher avec mon Fils lui-même. C’est seulement par la prière et la conversion que vous retournerez à Dieu. Je demande d’eux la prière, le jeûne et la conversion. Vous êtes tous une partie du corps mystique qui est l’Eglise dont la tête est le Christ. Sur terre, le vicaire de mon Fils est responsable de la continuité de ce Corps. C’est pourquoi vous devez suivre votre pape. Voilà ce que je dis à ceux qui me sont consacrés. Renouvelez-vous par la prière, une prière intense. Beaucoup d’âmes refusent mon invitation à la prière et à la conversion.
6 – Marie confirme les propos de son fils : « Le Rédempteur offre à l’humanité sa propre Mère, Médiatrice de toutes les grâces.
Mon cœur de mère a déjà préparé les cœurs pour les convertir. Je viens du Ciel afin de vous guider vers le Christ.Je viens du ciel afin de vous conduire vers le Christ. Faites-le savoir. »
Les messages de Jésus
« Marie est la nouvelle arche de Noé.
Dans le passé, le monde a été sauvé par l’arche de Noé. Aujourd’hui, l’arche, c’est ma Mère. Qui refuse ma Mère me refuse” (décembre 1989). Les âmes viendront à moi par son cœur Immaculé. Ma mère doit être acceptée. Ma mère doit être entendue dans la totalité de ses messages. (19 mars 1986).Le monde doit découvrir la richesse qu’elle apporte aux chrétiens. J’ai choisi le cœur de ma mère afin que ce que je demande soit achevé.
Si cette génération ne veut pas écouter ma mère, elle périra. Je demande à tout le monde de l’écouter. (2 mars 1986).
Autres Visions et/ou éléments supra-naturels
La voyante a pu toucher Marie et sentir la chaleur de son corps. Elle dit que pendant les apparitions, elle sent un intense parfum de roses. Les enfants, lors de l’apparition de l’île Bouchard, avaient senti la chaleur de son corps en lui embrassant la main.
À partir du vendredi 16 novembre1984, la voyante dit subir tous les vendredis les souffrances de la Passion du Christ, dont les stigmates. On rapporte qu’elle a reçu les stigmates sur ses poignets, ses pieds, son côté et son épaule.
Le 4 juin1991, dans un songe, elle perçoit l’endroit où se localiserait une source miraculeuse comparable à celle de Lourdes, devenue aujourd’hui un lieu de pèlerinage pour de nombreux malades.
De nombreuses guérisons ont été enregistrées par le diocèse de San Nicolas dans le cadre de l’enquête de la reconnaissance des apparitions.
Marie, dans une apparition subséquente, a donné à Gladys un chapelet blanc et lui a dit : « Recevez ce Rosaire de mes mains et gardez-le pour toujours et à jamais. Vous êtes obéissante ; J’en suis heureuse. Réjouissez-vous car Dieu est avec vous ».
La Vierge Marie a également demandé à Gladys d’aller chercher une statue qui avait été bénie par un Pape et qui avait été oubliée dans le clocher d’une église. Elle a trouvé la statue le 27 novembre 1983. Elle était dans le clocher de la Cathédrale du diocèse. La statue en question était la Mère de Dieu tenant l’Enfant Jésus. Elle avait été apportée de Rome après avoir été bénie par le Pape Léon XIII. La statue ressemblait à la Vierge de l’apparition. Dès lors, cette statue est objet de vénération
Eléments conformes aux autres apparitions
Marie a choisi d’apparaître dans un pays qui, comme le Venezuela, a connu une vie politique tumultueuse et où la violence et les crimes ont été nombreux.
Le message reste le même : la prière, la pénitence, la communion au fils dans l’Eucharistie, la menace de la destruction ou de la mort si le monde ne se convertit pas.
La découverte d’une source qui s’avère miraculeuse.
La remise d’un chapelet. (cf : un ruban blanc à Kibeho)
La demande de construction d’un sanctuaire
La voyante a pu toucher Marie et sentir la chaleur de son corps.
Elle dit que pendant les apparitions, elle sent un intense parfum de roses.
Elle s’adonne au jeûne, mais sans en être jamais incommodée comme à Kibeho.
Comme pour la rue du Bac à Paris, «Il faut frapper une médaille à mon image avec les mots Marie du Rosaire de Saint Nicolas et, à l’inverse, la Sainte Trinité avec sept étoiles.»
Les stigmates de la voyante.
La Vierge Marie se présente à Gladys portant l’enfant Jésus, et ressemblant à une statue de bois vénérée dans la cathédrale de Notre Dame du Rosaire (comme à Rome)
Marie, une fois de plus, se manifeste à quelqu’un de simple et modeste
Gladys reçoit également de nombreux messages du Christ.
Eléments spécifiques
Un chapelet de roses s’illumine.
Une statue de la vierge à l’enfant, perdue, est retrouvée : rappel d’un moment de l’histoire humaine et religieuse.
Lien avec d’autres apparitions
La Madone Esterházy de Raphaël (vers 1508) est à la fois une représentation de la Vierge à l’Enfant et une Vierge de l’humilité. Par Raphaël — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27719877
Elle apparaît avec l’enfant Jésus dans les bras comme à Gietrzwald.
« Mon enfant, hier c’était à Lourdes, aujourd’hui c’est ici, mais c’est toujours une bonne chose que la Mère aille chercher ses enfants. »
« Ma fille, comme à Fatima, je reviens sur la terre. » La vierge apparaît à Gladys, un 13 octobre 1983, jour anniversaire du miracle du soleil à Fatima.
V- Reconnaissance et sanctuaires
Reconnaissance
L’évêque de San Nicolás, Mgr Héctor Cardelli a reconnu l’authenticité de cette manifestation surnaturelle et digne de foi, le 22 mai2016. Cette année-là, il a approuvé la publication et la diffusion des messages de Notre-Dame du Rosaire à San Nicolas.
Le futur pape François à San Nicolas de Los Arroyos Devant la Vierge au rosaire
Chaque année, un pèlerinage massif au sanctuaire a lieu le 22 mai. En accord avec les critères de discernement suggérés par le Saint-Siège et après un long processus de vérification de la véracité des faits, Mgr Cardelli a reconnu « le caractère surnaturel des heureux événements ». Un livre «L’école spirituelle de Notre-Dame du Rosaire de San Nicolas » accompagnait sa déclaration, précisant que les enseignements les plus importants dans les messages de la Vierge Marie sont ceux « qu’Elle nous offre pour notre adhésion à tout ce que Jésus nous dit parce qu’Il est le point culminant de la révélation « .
1987 : autorisation de diffusion de la dévotion à Notre-Dame du Rosaire de San Nicolas
25 octobre1988 : consécration du sanctuaire marial par Mgr Domingo Salvador Castagna, évêque de San Nicolás
25 mai2009 : statue Notre-Dame du Rosaire est couronnée par les autorités ecclésiastiques.
22 mai2016 : promulgation d’un décret par Mgr Héctor Cardelli reconnaissant que l’évènement marial de San Nicolas revêt un caractère surnaturel et digne de foi, reconnaissant ces apparitions comme authentiques pour l’Église universelle.
Notre-Dame du Rosaire de San Nicolas est fêtée le 25 septembre.
Les sources, en français, sur les apparitions de San Nicolas sont
-René Laurentin, Un appel de Marie en Argentine. San Nicolas: des apparitions assumées par l’Eglise, un renouveau qui dépasse les limites de l’Amérique latine, Paris, O.E.I.L., 1990 ;
-René Laurentin, Lire la Bible avec Marie. Messages du Christ et de sa Mère reçus par Gladys au cours des apparitions de San Nicolas, Argentine, de 1983 à 1990, Paris, O.E.I.L., 1990.
-René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, « San Nicolas », dans : René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007, annexes.
Sanctuaire
Le sanctuaire de la Vierge à San Nicolas Un jour de pèlerinage
Le jour de la fête de Notre Dame du Rosaire, le 7 octobre, la Vierge montre à Gladys le sanctuaire qu’elle souhaite voir édifié au lieu-dit el Campito, au bord du fleuve Parana. Après un premier plan refusé, la Vierge Marie en agrée un second en souriant: « C’est un projet qui me plaît, puisque le sanctuaire sera aussi vaste que je l’ai demandé…»
Mgr Domingo Salvador Castagna a donc ordonné la construction du sanctuaire souhaité par la Vierge. Malgré la terrible crise économique et la montée des prix, à Pâques 1989, la première tranche était terminée : fondation, crypte et nef à mi hauteur. Le 19 mars 1989, la statue de Notre-Dame est transférée de la cathédrale au sanctuaire qui sera achevé l’année suivante.Le sanctuaire a été consacré par l’évêque en 1990.
Le sanctuaire marial Par Thialfi — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3579281
En septembre 1961, un référendum est organisé ; le parti politique hutu Parmehutu, obtient 78 % des sièges à l’Assemblée nationale du Rwanda. Le 26 octobre, Grégoire Kayibanda devient président de la République du Rwanda. En décembre 1963, les Tutsi exilés essayent de revenir sur le territoire rwandais par la force : ils échouent. De nouveaux massacres sont commis contre les Tutsi vivant au Rwanda.
Jusqu’en 1967, environ 20 000 Tutsis sont tués et 300 000 autres prennent le chemin de l’exil. Environ 600 000 Rwandais (Tutsis ou opposants Hutus) vivent en exil à la fin des années 1980. L’Armée patriotique rwandaise, branche armée du FPR, lance une attaque depuis l’Ouganda sur le nord du Rwanda le 1er octobre1990, bénéficiant d’un large appui de l’armée ougandaise. La tentative d’invasion du FPR échoue, les forces armées rwandaises réussissant à contenir l’offensive avec l’appui des forces françaises, belges et zaïroises, et une répression massive fait suite à son attaque.
Environ 10 000 personnes sont arrêtées, Tutsis ou opposants au régime. La France conditionne la poursuite de son appui militaire à la démocratisation du pays. La signature en janvier 1993 d’un protocole dans le cadre des accords d’Arusha prévoit la formation d’un gouvernement à base élargie, mais la répartition des portefeuilles est définie a priori et non à partir d’élections. Le FPR se voit accorder cinq postes ministériels. Cette disposition suscite la colère des partisans du MRDN ; ces manifestations se transformèrent rapidement en émeutes et les prétendants manifestants se mirent à tuer les Tutsis et des membres des partis d’opposition. Il y eut environ 400 morts et 20 000 personnes déplacées. »
Ces massacres servent de prétexte au FPR pour suspendre les négociations. Il rompt le cesser-le-feu le 8 février 1993 et lance une offensive qui fait 40 000 morts et provoque le déplacement d’un million de personnes. Les accords d’Arusha sont signés en août 1993, mais les deux forces principales sont le FPR et le front du refus conduit par le MRND. Les autres partis sont affaiblis par leur division. L’armée française se retire fin 1993, conformément aux négociations d’Arusha, pour laisser l’ONU déployer au Rwanda une mission de paix, la MINUAR.
Le 6avril1994, l’avion du président Habyarimana est abattu alors qu’il s’apprêtait à atterrir à Kigali. Les membres modérés du gouvernement, dont la première ministre Agathe Uwilingiyimana, ainsi que des opposants, sont assassinés par la garde présidentielle dès le lendemain et un gouvernement intérimaire est mis en place, avec Jean Kambanda pour premier ministre. Le génocide, dirigé par ce gouvernement, dure jusqu’au 4juillet1994. Il fait 800 000 morts selon l’ONU et plus d’un million selon les autorités rwandaises.Le 4 juillet 1994, le FPR prend la capitale, Kigali, et constitue le 19 juillet un gouvernement sur la base des accords d’Arusha, première étape de la reconstruction de l’État rwandais. Une période de transition politique est décrétée. Les Églises sont très actives aussi dans ces projets. Le pape se rend au Rwanda très catholique en septembre 1990. Les Apparitions se déroulent de 1981 à 1989, avant les évènements tragiques relatés ci avant.
Notre Dame des douleurs Vocable sous lequel la Vierge s’est présentée à Kibeho Par Haeferl — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=43053393
II – Les voyantes
Les trois jeunes filles Voyantes de Kibeho
Alphonsine Mumureke
Elle est née le 21 mars 1965 à Cyizihira, dans la paroisse de Zaza, dans le diocèse de Kibungo, fille de Thaddée Gakwaya et de Marie Immaculée Mukarasana. Elle a été baptisée le 27 juillet 1977 à l’âge de 12 ans. Peu avant les apparitions, elle a été admise au collège de Kibeho, en octobre 1981, afin de poursuivre ses études après l’école primaire. La première apparition d’Alphonsine a eu lieu le 28 novembre 1981, pour se terminer exactement huit ans plus tard, le 28 novembre 1989.
La Vierge apparut à Kibeho pour la première fois à Alphonsine Mumureke, une étudiante qui à l’époque avait 16 ans. Au début, Alphonsine fait l’objet de méfiance et de railleries de la part de ses camarades, mais ensuite des personnes étrangères à l’école s’intéressent à son cas. Elle a terminé ses études secondaires à l’école humaniste de Kibeho en juillet 1989, avec un diplôme de niveau A2.
Interrogée sur ses projets futurs au moment des apparitions, Alphonsine exprimait son souhait de rejoindre la congrégation religieuse des Sœurs Benebikira. Cependant, les supérieurs de cette congrégation ont hésité à l’accepter puisque la question de l’authenticité des apparitions n’avait pas encore été clarifiée par les autorités de l’église. À la fin de ses études à Kibeho, Alphonsine fut immédiatement employée par le diocèse de Butare comme secrétaire et sténotypiste au Centre de service diocésain pour l’éducation catholique, alors partie de la préfecture de Gikongoro.
Alphonsine a conservé son emploi jusqu’en 1994 où elle a été forcée de fuir pour survivre au terrible génocide au Rwanda, d’abord au presbytère de la paroisse de Gikongoro puis à Bukavu ex-Zaïre, aujourd’hui République Démocratique du Congo, où elle s’est réfugiée chez des familles sympathiques, qui la connaissaient depuis Kibeho. Avec l’aide d’une famille ivoiro-congolaise (RD Congo) qu’elle avait également rencontrée lors des apparitions à Kibeho, elle a poursuivi son voyage jusqu’à Abidjan en Côte d’Ivoire, quelques semaines plus tard, et a pris contact avec le père Raymond Halter, un prêtre marial qui la connaissait depuis sa dernière apparition le 28 novembre 1989. Il est devenu son directeur spirituel et a pris soin d’elle pendant son séjour en Côte d’Ivoire jusqu’à sa mort en décembre 1998.
Alphonsine de La Croix glorieuse
A cette époque, le père Joseph Bezel, curé de France et cher ami du père Raymond Halter, a aidé Alphonsine à obtenir une bourse pour l’école de commerce de Castaing à Abidjan où elle a signé en vue d’un programme triennal de formation en secrétariat d’entreprise (de 1995-1996 à 1997-1998). Mais Alphonsine a quitté l’école de commerce pour rejoindre l’école catéchétique affiliée à l’université catholique d’Afrique de l’Ouest à Abidjan. Dans le même temps, elle était aspirante dans l’ordre de Sainte Claire.
Après son diplôme de théologie avec une spécialisation en catéchèse, en juin 2003, elle entre au monastère Sainte Claire à Abidjan (Clarisses). Elle a reçu l’habit religieux au début de son noviciat le 26 juillet 2004. Son père, Thaddée Gakwaya, a été assassiné en septembre 1984. Sa mère, Immaculée Mukarasana, est décédée quelques années après le génocide de 1994. Le 15 juillet 2006, Alphonsine Mumureke a reçu le nom d’«Alphonsine de la Croix Glorieuse».
Nathalie Mukamazimpaka
Le 12 janvier 1982 la Vierge apparaît à Nathalie Mukamazimpaka, une autre élève, âgée de 17 ans. Nathalie Mukamazimpaka, naquit en 1964 à Munini dans l’actuel district de Nyaruguru, paroisse de Muganza, diocèse de Gikongoro. Son père s’appelle Laurent Ngango ; et sa mère, Gaudence Mukabaziga. Elle reçut le baptême à l’âge de 4 ans, le 02/02/1968. Au moment des apparitions, elle était inscrite au collège de Kibeho en 4ème année de la section normale primaire. Nathalie est connue surtout pour le message sur la souffrance expiatoire et sur la prière incessante pour un monde qui va très mal et risque de tomber dans un gouffre.
La dernière apparition eut lieu le 3 décembre 1983. Nathalie n’a pas achevé ses études secondaires, alors qu’au début des apparitions il ne lui restait qu’une année pour pouvoir obtenir un diplôme du niveau D5, l’habilitant à exercer la profession d’enseignante d’école primaire. En effet, suivant le message de l’apparition du 24 juin 1982, la Vierge Marie aurait demandé à Nathalie de demeurer à Kibeho jusqu’à nouvel ordre pour s’adonner davantage à la prière et aux mortifications pour le salut du monde.
Le séjour permanent de Nathalie à Kibeho, à l’ombre du lieu des apparitions, a débuté en juillet 1982. Elle le justifie en faisant appel à des messages personnels attribués à la Sainte Vierge, surnommée « Umubyeyi » (Maman). Cette situation a été souvent objet de controverse au niveau même des commissions d’étude, comme chez des observateurs de passage. A maintes reprises, la voyante eut à répondre à toute sorte de questions, de fond ou de curiosité, parfois très agaçantes, voire indiscrètes pour elle. Des recherches ont été menées dans son milieu familial et sa région natale. Des rapports spécifiques ou des témoignages à ce sujet existent. En fin de compte, aucun consensus n’a pu se dégager de tout cela dans un sens défavorable à la position de la voyante.
Au contraire ! Les Ordinaires du lieu successifs n’y ont vu aucun problème majeur, tout en souhaitant cependant que son cas puisse, un jour ou l’autre, connaître des ouvertures à de nouveaux horizons. Quoi qu’il en soit, l’appel au sacrifice expiatoire étant une des lignes maîtresses des apparitions de Kibeho, Nathalie s’est toujours efforcée de vivre ce message de son mieux. Au moment de la guerre civile et du génocide de 1994, elle a toujours résidé à Kibeho. Elle a été témoin des actes de massacre et de génocide perpétrés là-bas contre des innocents. Elle n’a sans doute pas manqué de faire avec douleur une relecture du message des apparitions, notamment celle du 15 août 1982, en essayant d’établir un lien avec la tragédie qui s’abattait sur tout le pays, jusque dans les pays voisins.
Début juillet 1994, Nathalie, à la demande de son Evêque, dut quitter Kibeho en catastrophe à la recherche d’une plus grande sécurité. Elle se replia momentanément sur l’évêché de Gikongoro. De là, elle poursuivit sa route avec beaucoup d’autres réfugiés désemparés – y compris des prêtres, des religieux et des religieuses, toutes ethnies confondues – jusqu’à Bukavu dans l’ex-Zaïre. Durant plusieurs mois, elle a pu être hébergée au monastère des Trappistines de l’abbaye Notre-Dame de la Clarté Dieu situé non loin de la ville de Bukavu. Dans la suite, elle fut l’hôte d’une communauté de Sœurs Filles de Marie Reine des Apôtres, jusqu’en mai 1996. C’est de là qu’elle fut évacuée d’urgence sur Nairobi pour soins médicaux. Elle a pu regagner le Rwanda début décembre 1996.
Par bonheur, les Sœurs Benebikira venaient de retourner à Kibeho pour rouvrir leur couvent, l’école secondaire et le Centre de Santé. Nathalie en fut bien encouragée pour regagner sa demeure après deux ans d’absence. Depuis lors, elle continue à se dépenser généreusement pour le sanctuaire marial et s’associe volontiers à la prière des pèlerins. Bien souvent c’est elle qui accueille des pèlerins individuels pour les assister le cas échéant, ou bien pour les orienter vers le chapelain. Des membres de sa famille résidant à une dizaine de kilomètres de Kibeho, et des chrétiens de sa paroisse natale (Muganza) viennent de temps en temps pour lui rendre visite. Son papa, Laurent Ngango, est encore en vie ; quant à sa maman, Gaudence Mukabaziga, elle est morte d’une crise de paludisme le 17/10/1998.
Marie Claire Mukangango
Marie Claire naquit en 1961 à Rusekera, dans l’actuel district de Nyamagabe, paroisse de Mushubi, diocèse de Gikongoro. Son père s’appelait Basera, et sa mère Véronique Nyiratuza ; elle reçut le baptême à l’âge de 5 ans, le 12/08/1966. Au moment des apparitions, elle étudiait au collège de Kibeho, en 4ème année de la section normale primaire. Comme voyante, elle est connue surtout pour le message au sujet du Chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie, allant de pair avec un urgent appel au repentir : «Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous ! » disait la Vierge au monde par la bouche de Marie Claire.
Marie Claire Mukangango
Sa première apparition eut lieu mardi le 2 mars 1982 ; et la dernière, le 15 septembre 1982. Elles n’ont donc duré que 6 mois et 15 jours. Elle termina avec succès ses études secondaires au collège de Kibeho en juillet 1983, couronnées par un diplôme du niveau A3, l’habilitant à exercer la profession d’enseignante d’école primaire. De fait elle l’exerça d’abord dans sa paroisse natale de Mushubi à partir de septembre 1983, ensuite à Kigali à partir de septembre 1987.
Marie Claire Mukangango se maria religieusement le 22 août 1987 avec Elie Ntabadahiga, de la même paroisse natale. Ce dernier était un universitaire, journaliste à l’Orinfor (Office Rwandais d’Information). A la veille du génocide de 1994, il était déjà affecté aux services de la Primature. Les deux formaient un ménage heureux, mais malheureusement resté sans enfant, malgré leur vif désir d’en avoir. Ils résidaient à Kigali, dans le quartier de Gatsata, traversé par la route menant à Byumba. C’est dans ce quartier populaire qu’ils ont été surpris par le génocide de 1994.
Conduits avec bien d’autres déplacés de guerre vers Byumba, censée être une zone sécurisée, ils furent du nombre de bien des civils sans arme massacrés là-bas. La date et les circonstances exactes de leur mort ne sont pas encore bien établies. Des témoins disent que Marie Claire a été tuée en voulant défendre ou retrouver son mari ; elle a été enlevée et conduite avec d’autres victimes vers une destination inconnue.
III – L’Apparition (généralités)
Dates
La première apparition d’Alphonsine a eu lieu le 28 novembre 1981 pour se terminer exactement huit ans plus tard, le 28 novembre 1989.
Le 12 janvier 1982 la Vierge apparaît à Nathalie Mukamazimpaka, une autre élève, âgée de 17 ans et la dernière, le 3 décembre 1983 ( soit pendant 23 mois)
L’apparition la plus surprenante est celle du 2 mars 1982. Ce jour-là en effet, la Madone se manifeste à Marie Claire Mukangango (âgée, à l’époque, de 21 ans), l’une des élèves les plus sceptiques. Sa dernière apparition eut lieu le 15 septembre 1982. Elle n’aura donc duré que 6 mois et 15 jours.
Nombre et durée des apparitions
C’est Alphonsine Mumureke qui bénéficia, et de loin, des plus longues apparitions. Au total, ses apparitions durèrent exactement 8 ans, du 28 Novembre 1981 au 28 Novembre 1989. Chaque apparition durait 3 à 4 heures. La voyante n’en souffrait pas; bien qu’elle tombe lourdement par terre, ou qu’elle soit longtemps exposée au soleil, les yeux fixés au ciel. Elles se déroulaient sous forme de dialogue : écoute du message, demande de précision sur le message donné. Des précisions sur le message suscitaient d’autres interrogations de la part du voyant. L’assistance était très attentive au dialogue. Durant ces années de 1982-1983, il y eut de ces longues apparitions chaque semaine, sans parler de celles en privé, qui sont plus nombreuses.
Emplacement des apparitions
La première fois, Alphonsine Mumureke voit la Madone tandis qu’elle sert à table ses camarades au réfectoire du collège. Le jour suivant la Madone apparaît de nouveau à Alphonsine. En décembre le phénomène se répète presque tous les samedis.
Ainsi, à partir du 16 janvier 1982, les apparitions se suivent, publiques dans la cour de l’école, et privées, réservées seulement à la voyante et aux élèves, dans le dortoir.
A cause des foules qui devenaient de plus en plus nombreuses, des problèmes de sécurité n’ont pas tardé à se poser. Malgré l’initiative de l’ORINFOR (Office Rwandais d’information), qui consistait à installer des haut-parleurs puissants sur les lieux d’apparition, afin que tout le monde puisse suivre sans problème la ‘conversation’ engagée entre les voyantes et le personnage invisible, des bousculades survenaient ici et là. C’est justement dans le but de résoudre ce problème et de faire régner plus de calme que certaines personnes bénévoles se sont organisées pour construire un podium dans la cour du collège, avec l’accord et même avec le concours de l’Evêque de Butare, Mgr Jean Baptiste Gahamanyi.
Entouré d’une clôture métallique, ce podium est entré en service à partir du 15 août 1982. Vu que ce podium était construit en bois, il a vieilli avec le temps et il a actuellement complètement disparu. Cependant au lieu même où il était placé se trouve aujourd’hui une statue de la Vierge de Kibeho entourée d’un champ de fleurs ; c’est un endroit pour le recueillement, avec quelques 100 places assises. C’est cet emplacement que nous appelons Place des Apparitions.
Dans la journée du 28 novembre1981, autour de 12h 35, dans le réfectoire. une jeune élève du collège de Kibeho, Alphonsine Mumureke, prétend voir une Dame d’une beauté incomparable qui se serait présentée à elle comme la « Mère du Verbe ». Elle la reconnaît aussitôt comme la Vierge Marie. Ses compagnes racontent qu’elles l’ont vue se lever soudainement, se diriger dans l’allée centrale pour se mettre à genoux, les yeux dirigés quelque part, en un point fixe. Le phénomène va se reproduire à de nombreuses reprises, que ce soit en privé ou en public. La Dame lui aurait demander de prier avec sincérité et l’aurait invitée à pousser ses compagnes à se convertir et à redoubler de foi.
Les premières réactions ne se font pas attendre. Elles sont pour la plupart méfiantes, notamment de la part des professeurs du collège et des autres élèves. On dit d’Alphonsine qu’elle est folle, ou même en proie à de mauvais esprits, à de la sorcellerie. Surtout que sa région natale serait connue pour compter de nombreux adeptes de la magie noire. On cherche alors des preuves pour démontrer que tout cela n’est qu’une supercherie.
Au moment des extases, élèves comme professeurs ont le droit de procéder à tout type de tests sur Alphonsine pour la mettre à l’épreuve et ainsi vérifier si elle est vraiment dans un état extatique. Comme on considère Alphonsine comme une hystérique ou une possédée, nombreux sont ceux qui prendraient plus au sérieux ces apparitions si la Dame apparaissait à d’autres élèves. Alphonsine aurait donc prié la Dame de se manifester à d’autres pour que tout le monde croie.
Rapidement, deux autres élèves du collège assurent avoir vu la Dame. Il s’agit de Nathalie Mukamazimpaka, à partir du 12 janvier1982, et de Marie Claire Mukangango à partir du 2 mars1982. L’opinion publique change progressivement.
Nathalie est une jeune fille studieuse, discrète et pieuse, donc elle n’est pas folle et ne ferait certainement pas l’objet de possession. Quant à Marie Claire, c’est celle qui montait les autres élèves contre Alphonsine. C’est elle qui faisait courir des rumeurs de possession et de sorcellerie. Alors maintenant qu’elle aussi déclare voir la Dame, les professeurs sont consternés et les élèves du collège y croient de plus en plus. Même si les critiques et la méfiance restent vives, un groupe d’élèves et de professeurs assistent à des réunions avec les présumées voyantes où l’on récite le chapelet.
Bientôt, la nouvelle se répand en dehors du collège et du village. On vient de la région entière pour voir ses présumées voyantes mais surtout assister aux apparitions publiques. Les 31 mai et 15 août1982, on compte environ 10 000 personnes venus assister aux présumées apparitions. Les jours d’apparitions publiques, il n’y avait pratiquement pas d’extases en groupe et les trois voyantes ne les vivaient pas en même temps.
Au contraire, elles avaient chacune des apparitions individuelles, pendant que les deux autres chantaient des cantiques à la Vierge. Elles se distinguaient aussi par une abondance de paroles, la longueur des extases, des chants, des prières d’intercession, des bénédictions (surtout au moyen de l’eau), des chutes répétées scandant une même apparition, à certains jours (à partir du 15 août 1982 jusqu’à la fin du carême 1983), et d’autres souffrances mortifiantes.
La fin de l’extase se marquait généralement par une lourde chute. Les visions sont parfois accompagnées de « voyages mystiques ». En effet, Alphonsine comme Nathalie ont affirmé avoir voyagé avec la Vierge dans d’autres mondes dans des lieux similaires au purgatoire, à l’enfer ou au paradis. Ces « voyages mystiques » qui duraient de longues heures ont été suivis de près par une commission de médecins. Les apparitions de Kibeho vont continuer jusqu’au 28 novembre1989, date à laquelle Alphonsine vivra sa dernière apparition publique. A partir de 1984, d’autres jeunes gens ont affirmé avoir des apparitions similaires aux trois jeunes filles mais elles n’ont pas été prises en compte par les autorités ecclésiastiques.
Le génocide rwandais
Le 15 août1982, les apparitions publiques des trois voyantes auraient été marquées par des visions effroyables. Alphonsine témoigne : « Alors que la Dame était en pleur, on vit alors un fleuve de sang, des personnes qui s’entretuent, des cadavres abandonnés sans sépulture, un arbre entièrement en feu, un gouffre béant, un monstre, des têtes décapitées ». Ces visions reviendront dans différentes apparitions, notamment à Nathalie. Pour l’Eglise catholique, se visions se sont avérées prophétiques au vu du génocide vécu au Rwanda en 1994. A Kibeho même, 11 000 personnes vont être massacrées, et pour la plupart dans l’église paroissiale. Marie Claire, la troisième présumée voyante, trouvera aussi la mort dans le génocide. En 1995, Mgr Augustin Misago rappelle la stupeur générée par le récit des voyantes : « Maintenant nous pouvons dire qu’il y a eu une prédiction du drame rwandais, mais je me souviens que le 15 août 1982, à la fête de l’Assomption, les voyantes au lieu de voir la Vierge pleine de joie, ont été témoins de terribles visions, effrayantes, de cadavres d’où jaillissaient d’abondants flots de sang, laissés sans sépultures sur les collines. Personne ne savait ce que signifiaient ces terribles images. Maintenant on peut relire les événements et penser qu’elles pouvaient être une vision de ce qui est arrivé au Rwanda mais aussi dans la région des Grands Lacs où le sang coule, au Burundi, en Ouganda, et dans la République Démocratique du Congo».
IV – Analyse de l’Apparition
Apparence de la Vierge
Alphonsine Mumureke décrit la Madone comme une femme d’une beauté incomparable, à la couleur de peau pas bien définie. Problème : après de multiples essais, aucune statue de la Sainte Vierge n’est « reconnue » comme étant un portrait fidèlede sa personne. Serait-ce-ce en raison d’un désaccord sur la couleur de peau de la Vierge ?
Notre Dame de Kibeho
La statue de Notre Dame de Kibeho : un modèle insatisfaisant
Après quelques essais, l’équipe des artistes n’a malheureusement pas pu réaliser un modèle satisfaisant. Nathalie Mukamazimpaka, n’a pas caché sa déception et ses protestations. Une année plus tard, le 22 octobre 2002, un autre concours fut organisé. Après un long débat auquel la voyante Nathalie Mukamazimpakaa été associée, le jury choisit la meilleure statue parmi trois modèles présentés, à retravailler encore de façon sérieuse. Après un mois de travail, ils ont présenté un nouveau modèle de la Vierge de Kibeho.
De nouveau, le jury fit plusieurs remarques ; il fallait améliorer encore, notamment le symbolisme des fleurs. Le modèle fut présenté de nouveau au jury à Kibeho le 07 août 2003 pour approbation. Le jury présidé par l’Ordinaire du lieu, l’a adopté définitivement, malgré des imperfections qui persistaient visiblement. Le 28 novembre 2003, avait lieu la bénédiction et l’intronisation de cette statue au Sanctuaire de Kibeho.
Attitudes de la Vierge
Les voyantes disent avoir été fort surprises de voir pleurer la vierge le 15 août 1982. La Mère du Verbe est fort affligée à cause de l’incrédulité et de l’impénitence des hommes. Elle se plaint de notre mauvaise conduite, caractérisée par une dissolution des mœurs, des dissensions, une complaisance dans le mal, une désobéissance continuelle aux commandements de Dieu.
Dans d’autres visions cependant, la Vierge apparaît souriante et invite les hommes à l’aimer comme une mère empressée auprès de ses enfants : «Il ne faut pas avoir peur de sa maman» dit Marie. Alphonsine explique qu’elle entendit une voix qui l’appelait avec tendresse en disant : « Mwana » (enfant). Alphonsine demande : « Qui es-tu femme ? » Et la Dame de répondre : « Je suis la mère du Verbe. »
Un dialogue s’engagea… La Dame demanda : « Dans ton existence, qu’est-ce que tu tiens le plus en estime ? » Alphonsine répondit à peu près ceci : « J’aime Dieu et sa mère qui a mis au monde un Rédempteur. » La Dame reprend : « Vraiment ! » Alphonsine dit : « Oui, c’est bien ainsi ». La Dame déclare alors : « S’il en est ainsi, je viens te consoler, car j’ai exaucé tes prières. Je veux que tes compagnes aient la foi, car elles n’en ont pas suffisamment. »
Le 1er décembre, l’apparition a lieu un mardi soir, dans le dortoir, et la Vierge donne à Alphonsine un ruban blanc. Le 1er et le 2 décembre, la Dame promet à Alphonsine de lui donner une petite fleur dans trois mois que l’on ne pourra ni briser ni trouer. Il semble que « la fleur » corresponde à l’être humain, comme dans les séances de bénédictions (voir plus loin). Peut-être que le fait qu’elle ne puisse pas être trouée soit une consolation liée au fait que le 4 décembre, pour vérifier la réalité des apparitions, on enfonça une aiguille profondément dans le muscle du bras. Elle ne ressent rien pendant l’apparition, mais elle le ressent ensuite ! Ces tests cesseront.
Paroles et messages de la Vierge
La Vierge se présente en disant «Ndi Nyina wa Jambo» (Je suis la Mère du Verbe) : ce qui est synonyme de «Umubyeyl w’Imana» c’est à dire «Mère de Dieu». Les paroles et messages de la Vierge, à Kibeho, peuvent être condensés ainsi :
1° Un urgent appel au repentir et à la conversion des cœurs : « Repentez-vous, repentez-vous, repentez-vous ! » «Convertissez-vous quand il en est encore temps ! » « Si vous ne vous repentez pas et ne convertissez pas vos cœurs, vous allez tous tomber dans un gouffre ».
2° Un diagnostic de l’état moral du monde : «Le monde se porte très mal » (« Ngo isi imeze nabi cyane »). « Le monde court à sa perte, il risque de tomber dans un gouffre («Ngo isi igiye kugwa mu rwobo »), c’est-à-dire « être plongé dans des malheurs innombrables et incessants ». Le monde est en rébellion contre Dieu, (ubu isi yarigometse), trop de péchés s’y commettent. Il n’y a pas d’amour ni de paix ».
3° Appel à la vigilance : « La foi et l’incroyance viendront sans qu’on s’en aperçoive. » (Ngo ukwemera n’ubuhakanyi bizaza mu mayeri). C’est une des paroles mystérieuses dites plus d’une fois par la Vierge à Alphonsine dans les débuts des apparitions, avec demande de la répéter aux hommes.
4° La souffrance salvifique . Ce thème est un des plus importants dans l’histoire des apparitions de Kibeho. Surtout chez Nathalie Mukamazimpaka. Pour un chrétien, la souffrance, par ailleurs inévitable dans la vie d’ici-bas, est un chemin obligé pour parvenir à la gloire céleste. Non pas parce que Dieu l’exigerait ! Mais parce qu’elle est un moyen de se sentir en union avec celles du Christ. La Vierge a dit à ses voyantes, notamment à Nathalie le 15 mai 1982 : « Personne n’arrive au ciel sans souffrir ». Ou encore : « L’enfant de Marie ne se sépare pas de la souffrance ».
Mais la souffrance est aussi un moyen, s’il se présente, d’expier pour le péché du monde, de participer aux souffrances de Jésus et de Marie pour le salut du monde.
Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie (ou sa souffrance) pour les autres !
Les voyants ont été invités à vivre ce message d’une façon concrète, à accepter la souffrance dans la foi et dans la joie, à se mortifier (« kwibabaza ») et à renoncer aux plaisirs (kwigomwa) pour la conversion du monde. Kibeho est ainsi un rappel de la place de la croix dans la vie du chrétien et de l’Eglise.
5° Priez sans cesse et sans hypocrisie : Les hommes ne prient pas ; et même parmi ceux qui prient, beaucoup ne prient pas comme il faut. La Vierge demande aux voyantes de prier beaucoup pour le monde, d’apprendre aux autres à prier, et prier à la place de ceux qui ne prient pas. La Vierge nous demande de mettre plus de zèle à prier, et de prier sans hypocrisie.« Priez sans relâche pour l’Eglise, car de grandes tribulations l’attendent dans les temps qui viennent. » Ainsi parlait la Vierge à Alphonsine, le 15 août 1983, puis le 28 novembre 1983.
6° Il faut faire acte de dévotion envers Marie, …concrétisée notamment par une récitation régulière et sincère du chapelet et en particulier le chapelet des sept douleurs*. La voyante Marie Claire Mukangango dit avoir reçu des révélations au sujet de ce chapelet. La Vierge aime ce chapelet. Connu autrefois, celui-ci était tombé dans l’oubli. Notre-Dame de Kibeho désire qu’il soit remis en honneur et répandu dans l’Eglise. (Mais le Chapelet des Douleurs ne supplante pas le Rosaire). Marie associe une fois de plus la prière et le sacrifice à la capacité des hommes à recevoir la grâce de l’Esprit qui leur permettra de surmonter les tribulations du monde.
Le titre de chapelet des sept douleurs souligne l’association de la Vierge à la souffrance de son fils et vient conforter sa demande à Ida Peerdeman, à Amsterdam, à être reconnue comme co-rédemptrice.
7° La Vierge désire qu’on lui construise une chapelle …en souvenir de son apparition à Kibeho. Ce thème remonte à l’apparition du 16 janvier 1982 à Alphonsine et revient à plusieurs reprises au cours de cette année-là, surtout chez Nathalie avec de nouveaux développements.
8° Marie lance également des appels à la conversion, à la prière, à l’humilité et à l’amour du prochain.
* Notre Dame des sept douleurs
Notre-Dame des Douleurs (ou plus souvent : Notre-Dame des sept Douleurs), et invoquée en latin comme Beata Maria Virgo Perdolens, ou Mater Dolorosa, est l’un des nombreux titres par lesquels l’Église catholique vénère la Vierge Marie, mère de Jésus. Le titre souligne l’association de la mère à la souffrance de son fils. Les « sept douleurs » font référence aux événements, relatés dans les évangiles, qui firent souffrir la mère de Jésus dans la mesure où elle accompagnait son fils dans sa mission de Rédempteur.
Le mois de septembre est dédié à Notre-Dame des Douleurs qui est liturgiquement commémorée le 15 septembre. Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l’Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre. Ce titre doit son nom aux sept Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie :La prophétie de Syméon sur l’Enfant Jésus. (Lc, 2, 34-35)
* Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie
Ce chapelet, qui ne remplace pas le Rosaire, est connu depuis le XIV° et le XV° siècle. Il a été diffusé par les mystiques rhénans, les dominicains, les servites de Marie. Ce chapelet possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentants les 7 douleurs de Marie à méditer. Voici comment réciter le chapelet des sept douleurs : – Sur la médaille, on énonce le mystère, la douleur infligée à Marie. – On récite ensuite un Notre-Père. – Sur les sept grains qui suivent, on récite sept « Je vous salue Marie. » – Après chaque « Je vous salue Marie », on récite l’invocation suivante : « Priez pour nous Vierge de douleurs, que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ. » – On termine le chapelet sur les trois grains isolés avec trois « Je vous Salue Marie « et un « Notre Père » sur la médaille principale.
Procession à Brooklyn à l’occasion de la fête de Notre-Dame des Douleurs.Par Rhododendrites — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=44300967
Autres Visions et/ou éléments supra-naturels
Les témoins de l’épisode entendent la voyante parler français, anglais, kinyarwanda et d’autres langues inconnues.
Le 16 janvier 1982, Alphonsine aurait eu une vision d’un champ de fleurs très variées, plantées par la Vierge qui l’aurait invité à aller se promener ensemble à travers ce champ. A propos des fleurs rabougries ou fanées, la Vierge aurait déclaré : « Il y en a qui deviendraient luxuriantes si on leur donnait de l’eau. » Et la voyante de répondre sur le ton d’engagement personnel : O Mère, bien que chez nous il faille faire un bon bout de chemin pour aller puiser de l’eau, je ferai mon possible pour puiser de quoi les arroser ! Par la suite, s’instaura un rite de bénédiction avec l’eau bénite. L’eau bénite chasse le Démon, et surtout favorise la croissance des «fleurs», c’est-à-dire la croissance spirituelle des personnes.
Le 20 mars 1982,Alphonsine fait un « voyage mystique ». Elle était comme plongée dans un sommeil très profond. Les autres avaient de sérieuses difficultés à la bouger, encore plus à la soulever ou à desserrer ses mains jointes. Cette lourdeur a beaucoup étonné. Alphonsine raconte : « J’ai entendu la sainte Vierge m’appeler, et j’ai répondu à son appel. […] Nous sommes parties et nous avons abouti à un endroit vraiment horrible : il y avait des gens d’un air lugubre, en train de se disputer et de se battre sans cesse.
Et puis nous avons continué à monter et nous sommes arrivés dans un autre endroit. Là, il faisait moins obscur mais horrible tout de même, jusqu’à un certain degré. Les gens n’avaient pas l’air aussi lugubres que les premiers, néanmoins, ils souffraient beaucoup tout en se tenant pieusement, avec les yeux tournés vers en-haut et pleins de tristesse. Enfin, continuant toujours à monter, nous sommes arrivés à un endroit magnifique, où il y avait une lumière excellente, mais comme celle que projette notre soleil habituel.
Alors je lui ai demandé comment s’appelait ce lieu-là, et Elle me répondit : « C’est la demeure de ceux qui ont un cœur de lumière. Là où les hommes souffrent mais se tiennent pieusement, avec les yeux tournés vers le haut, c’est chez ceux qui seront comptés parmi les Elus. Par contre, là où tu as vu des gens qui ne faisaient que se battre, il s’agit de ceux qui connaîtront éternellement des tourments, sans espérer obtenir le pardon.»
Entre temps, j’entendais continuellement de très belles voix lointaines qui chantaient, mais sans que je puisse voir de qui elles provenaient. […] Lui ayant demandé pourquoi elle m’avait emmené là, Elle me répondit : « Puisque tu as vu ces trois catégories, je peux espérer que tu feras ton possible pour attirer les hommes dans le bon chemin. De plus, je te les ai montrées afin que tu apprennes que la meilleure vie est celle qui viendra, après que l’homme aura quitté la terre.» D’autres apparitions ont suivi, notamment le 15.08.82, avec les autres voyantes.
Mgr Augustin MISAGO,Les apparitions de Kibeho au Rwanda,Facultés catholiques de Kinshasa, 1991, p. 21-38. 88-91 et 94-104. Extraits par F. Breynaert.
Au cours des visions, les trois jeunes filles ont reçu différents messages. Le 15 août 1982 les voyantes assistent à ce qui a été interprété comme la préfiguration de la tragédie de 1994 : la Vierge apparaît en larmes et les jeunes filles voient «un fleuve de sang, des personnes qui s’entretuent, des cadavres abandonnés sans sépulture, un arbre entièrement en feu, un gouffre béant, un monstre, des têtes décapitées.»
Alphonsine témoigne : « Alors que la Dame était en pleur, on vit alors un fleuve de sang, des personnes qui s’entretuent, des cadavres abandonnés sans sépulture, un arbre entièrement en feu, un gouffre béant, un monstre, des têtes décapitées ». Ces visions reviendront dans différentes apparitions, notamment à Nathalie. Pour l’Eglise catholique, se visions se sont avérées prophétiques au vu du génocide vécu au Rwanda en 1994. A Kibeho même, 11 000 personnes vont être massacrées, et pour la plupart dans l’église paroissiale. Marie Claire, la troisième présumée voyante, trouvera aussi la mort dans le génocide.
Autre fait extraordinaire : il est arrivé qu’il pleuve pendant les apparitions : la foule était mouillée mais pas le ou les voyantes !
Il y eut également des visions d’une grande hostie, et des visions du soleil dansant comme un disque. Cela s’est renouvelé au moins par 5 fois.
Au titre des faits supra-naturels, il faut noter les jeûnes, lorsque la Dame le leur demande pendant plusieurs semaines. Les jeunes filles ne vont recevoir que la communion pendant la messe et quelques fois un peu d’eau bénite. A ce sujet, il faut noter le jeûne extraordinaire de Nathalie pendant le Carême de 1983, suivi de très près par une équipe de médecins de l’Université Nationale du Rwanda.
Les apparitions aux trois voyantes s’accompagnent de phénomènes auxquels la science ne peut pas apporter d’explications. Notamment lorsque les jeunes filles sont en extase devant le soleil pendant plus d’une heure, sans que leur rétine ne soit brûlée. Or, ne pas manger ni boire sous le soleil provoque la mort au bout de six jours. Un autre phénomène qui reste mystérieux : au moment des extases, les jeunes voyantes prennent du poids et sont impossibles à soulever. Deux médecins de la commission médicale tenteront de soulever Alphonsine pendant une apparition, sans succès.
Eléments conformes aux autres apparitions
La fin de l’extase se marquait généralement par une lourde chute.
Au moment des extases, élèves comme professeurs ont le droit de procéder à tout type de tests sur Alphonsine pour la mettre à l’épreuve et ainsi vérifier si elle est vraiment dans un état extatique.
Un autre phénomène qui reste mystérieux : au moment des extases, les jeunes voyantes prennent du poids et sont impossibles à soulever.
La demande de construction d’une chapelle.
La pluie qui ne mouille pas
Le soleil tournoyant (comme à Fatima)
L’appel à la prière et à la pénitence
Les visions ciel, de l’enfer et du purgatoire
L’incrédulité au récit des voyantes, au début.
Les Tests de vérification : piqures…
Les Appels à la conversion, à la prière, à l’humilité et à l’amour du prochain.
La Vierge parle dans la langue des voyants (es)
Eléments spécifiques
Les jours d’apparitions publiques, il n’y avait pratiquement pas d’extases en groupe et les trois voyantes ne les vivaient pas en même temps ; au contraire, elles avaient chacune des apparitions individuelles, pendant que les deux autres chantent des cantiques à la Vierge.
Les voyantes pratiquaient le jeûne de 8, 14 ou 15 jours sans manger et sans boire, surveillées attentivement par les médecins. Malgré cela, certaines fonctions de l’organisme continuaient normalement. Elles récupéraient leurs poids normal dans un temps de 2 jours.
Parmi les aspects qui marquent la spécificité des apparitions de Kibeho : « le chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie ». Le 15 août et le 28 novembre 1983, l’apparition demande à Alphonsine que la chapelle à construire porte le nom de « Sanctuaire de Notre-Dame des Douleurs ».
Le 2 décembre, la Vierge aurait enseigné à Alphonsine un beau chant jamais entendu, et puis un chant de danse. Le chant et la danse deviendront peu à peu une des caractéristiques de phénomènes de Kibeho.
V- Reconnaissance et sanctuaires
Reconnaissance
Le 1er janvier 1988, l’archevêque de Kigali consacre le Rwanda à la Vierge et confie une commission d’enquête au père Augustin Misago, supérieur du séminaire de Butaré, entouré des théologiens de cette institution. Ses conclusions sont positives. Après une enquête confiée au père Augustin Misago par l’archevêque de Kigali, Mgr Vincent Nsengiyumva, le culte public est autorisé le 15 août 1988 par l’évêque de Butaré, Mgr Jean-Baptiste Gahamanyi. Les apparitions ont été reconnues officiellement le 29 juin 2001.
Les travaux des deux commissions ont été clôturés vingt ans après leur création. Les conclusions des commissions ont montré que des huit présumés voyants ayant fait l’objet de l’enquête approfondie, trois seulement présentaient les critères de crédibilité et confiance en ce qui concerne les apparitions de Kibeho. C’est dans ce sens que, le 29 juin 2001, Mgr Augustin Misago, évêque de Gikongoro, en accord avec les membres des deux commissions et avec le Magistère de l’Eglise universelle à Rome et en accord avec la Conférence Episcopale du Rwanda, a prononcé sa déclaration portant jugement définitif sur les faits dits apparitions de Kibeho.
Dans cette déclaration, l’Evêque de Gikongoro spécifie sans détour : «Oui, la Vierge Marie est apparue à Kibeho dans la journée du 28 novembre 1981 et au cours des mois qui ont suivi. Il y a plus de bonnes raisons d’y croire que de le nier. A cet égard, seules les trois voyantes du début méritent d’être retenues comme authentiques : il s’agit d’Alphonsine Mumureke, Nathalie Mukamazimpaka et Marie Claire Mukangango. La Vierge s’est manifestée à elles sous le vocable de « Nyina wa Jambo », c’est-à-dire « Mère du Verbe » : ce qui est synonyme de « Umubyeyi w’Imana », c’est-à-dire « Mère de Dieu », comme Elle l’a expliqué.
Ces voyantes de Marie disent la voir tantôt les mains jointes, tantôt les bras étendus. « Plusieurs motifs justifient le choix des trois voyantes maintenant reconnues. Ces voyantes, dont le lien historique qui les unit entre elles est bien établi, ont occupé seules la scène durant plusieurs mois, au moins jusqu’en juin 1982. Mais, par-dessus tout, c’est Alphonsine, Nathalie et Marie Claire qui répondent avec satisfaction aux critères établis par l’Eglise en matière d’apparition et de révélations privées.
Par contre, l’évolution des présumés voyants postérieurs dissuade l’autorité de l’Eglise de les proposer aux fidèles comme une référence. Une autre raison sur laquelle s’est appuyée l’Eglise pour reconnaître les trois voyantes comme authentiques, c’est que leur message rejoint avec satisfaction les Saintes Ecritures et la Tradition vivante de l’Eglise.
L’Evêque de Gikongoro poursuit son argumentation en ces termes : « Dans l’appréciation des faits et des messages, seules les apparitions publiques sont à prendre en considération. Sont publiques les apparitions qui ont eu lieu en présence de plusieurs témoins, ce qui ne veut pas dire nécessairement une foule. Le temps fort de ces apparitions s’est terminé avec l’année 1983.
Tout le reste qui s’est dit ou fait après cette date à Kibeho n’a en vérité apporté rien de nouveau par rapport à ce qui était déjà connu auparavant, que ce soit au point de vue des messages ou des signes de crédibilité. Même dans le cas d’Alphonsine qui a pourtant continué d’attirer du monde jusqu’à la fin de ses apparitions».
En dehors des raisons ci-dessus reprises, il existe aussi des signes de crédibilité qui ont fait retenir les trois voyantes. Parmi ces signes, on peut retenir les suivants :
1) la bonne santé mentale, l’équilibre humain, la lucidité et la sincérité des voyantes attestés par les conclusions de la commission des médecins, comprenant un psychiatre ;
2) le climat vraiment pieux et sincère dans lequel se sont déroulés ces événements ;
3) une absence de recherche du sensationnel chez les voyantes : ce qui peut signifier que les apparitions ne se produisaient pas de façon automatique ou bien téléguidée ;
4) la non-contradiction des voyantes quant aux messages et aux comportements ;
5) la réalité des extases qui n’ont rien de maladif ou d’hystérique, après les différents tests et examens effectués par les commissions ;
6) le naturel, la cohérence et la simplicité des «dialogues » avec l’apparition ;
7) le fait que certaines paroles qui ont été dites manifestaient un niveau supérieur à la culture et à la formation religieuse des personnes qui les ont dites ;
8) le phénomène de « voyages mystiques » pour Alphonsine d’abord (le 26 mars 1982) et pour Nathalie ensuite (le 30 octobre 1982) ;
9) la journée du 15 août 1982 qui fut marquée, notamment, contre toute attente, par des visions effroyables qui, dans la suite, se sont avérées prophétiques au vu des drames humains vécus au Rwanda et dans l’ensemble des pays de notre région des Grands Lacs ces dernières années;
10) Le jeûne extraordinaire de Nathalie pendant le Carême de 1983, rigoureusement surveillé par la commission médicale dont les membres n’étaient pas tous des catholiques ni des catholiques pratiquants ;
11) mais surtout le message de Kibeho dont le contenu reste cohérent, pertinent et orthodoxe ;
12) les fruits spirituels déjà suscités par ces événements à travers le pays et même à l’étranger.
Sanctuaire (s)
A Kibeho il y a une chapelle dite des apparitions. En effet, le 20/11/1993, soit un an après la pose de la première pierre pour le sanctuaire de Kibeho, l’évêque a béni et inauguré une chapelle provisoire, aménagée par le diocèse dans un des dortoirs des élèves de l’école, surnommée le « dortoir des apparitions ». Depuis 2007 ce lieu a été transformé et désormais érigée en lieu de pèlerinage.
France / 8 au 14 Décembre 1947 / Notre Dame de la prière.
Apparition non reconnue mais pèlerinages et culte public autorisés !
Enquête en suspens
Cette apparition a été l’objet d’examens. Elle a de fervents partisans en Touraine. Mais elle n’a pas été reconnue ; elle est tenue dans l’ombre. Il y avait sans doute bien des raisons de l’étouffer. Personne n’étant très fier de ce qui s’était passé autour.. Ces dossiers ne pourront être ouverts que dans une décennie peut-être. Mais l’apparition n’a pour elle que de bons signes, même si l’on peut s’interroger, comme toujours en ces matières, sur la signification ou l’absence de signification de tel ou tel détail.
Le dialogue populaire de la Vierge avec ces enfants déroute souvent la sagesse des sages. Ce n’est pas forcément une objection. Les bons fruits, qui ont persisté, de manière discrète et tenace, malgré les dissuasions, mais toujours dans l’obéissance et le respect de l’Église, parlent aussi en faveur de l’apparition. Des prêtres et laïcs fervents soutiennent cet îlot de piété envers Notre-Dame. Le 40e anniversaire (1987) a été célébré avec ferveur. Le Docteur Anthonioz, Professeur à la Faculté de Médecine de Tours, a écrit un livre sur l’apparition (Marie apparaît à l’Ile Houchard, OEIL 1989); René Ehret, un autre : « 1947 l’année terrible. »
Qu’en penser ?
Un des arguments les plus convaincants, c’est Jacqueline Aubry elle-même. Elle a vécu, avec abandon et une générosité totale, une existence extraordinairement éprouvée. Sa voie fut, discrètement, comme celle du Christ et de bien des saints, celle d’une victime immolée. Après la fin des sévices extérieurs, elle connaît de terribles épreuves intérieures, dans un total silence : oublieuse d’elle-même, et abandonnée à Dieu.
Elle est discrète, mais vivante et active. Comme institutrice, elle rayonnait la prière et la faisait aimer à ses élèves. Quand sa santé ne lui permit plus de continuer, et qu’elle fut remplacée, les enfants dirent à sa remplaçante : « ma Soeur, vous oubliez la prière! » C’était devenu un moment important de leur vie. Malgré tout ce qu’elle a subi de traumatisant, les apparitions lui sont restées présentes. Elle en parle avec une joie simple qui transfigure son visage : elle les revit. Bien que sa vocation soit la nuit, c’est une nuit calme, patiente, parfaitement ouverte sur Dieu et sur les autres, discrètement rayonnante. Si elle n’a pas le punch et la vigueur défensive de Bernadette, elle lui ressemble dans son exemplaire modestie et simplicité.
Après avoir quitté L’Île-Bouchard pendant toute sa carrière d’institutrice, qu’elle fit à Tours, Jacqueline Aubry était revenue à L’Île-Bouchard après sa retraite. Elle y assurait une double mission : celle d’une simple paroissienne, chargée notamment du fleurissement de l’église, et sa mission de témoignage. Atteinte de la maladie « à corps de Léwy », apparentée à la maladie d’Alzheimer, elle résidait depuis 2015 à Saint-Louans, une maison de retraite de Chinon, tenue par des religieuses augustines. Elle ne parlait plus elle-même en public depuis 2012, mais les pèlerins pouvaient toujours entendre son témoignage, diffusé en vidéo.
Après les décès de Jeannette Aubry en 2011 et de Laura Croizon en 1999, Nicole Robin était la seule voyante de L’Île-Bouchard encore vivante. Mariée et grand-mère, elle vivait dans la discrétion, dans la région d’Angers. Elle s’est présentée devant la commission d’enquête diocésaine en 2001, mais n’a jamais souhaité témoigner en public. Ellea été rappelée à Dieu le 21 novembre 2018, en la fête de la présentation de la Vierge Marie. Elle a vécu discrètement et est partie tout aussi discrètement. La sépulture a eu lieu le 23 novembre, dans la région de Saumur.
À ce jour, l’Église catholique n’a pas prononcé une reconnaissance formelle du caractère surnaturel des apparitions. Mais une décision importante a été prise :Le 8 décembre 2001, André Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, autorise par décret les pèlerinages et le culte public célébré à L’Île-Bouchard en l’honneur de « Notre-Dame de la Prière », au terme d’une enquête diocésaine de dix-huit mois. C’est aussi lui qui a composé, en 1999, la prière officielle à Notre-Dame de la Prière. cela signifie que les apparitions ne sont pas officiellement reconnues comme surnaturelles, mais que le culte est autorisé et les pèlerinages approuvés; le message jugé compatible avec la foi catholique. Le sanctuaire fonctionne donc légitimement dans l’Église (messe, chapelet, pèlerinages, retraites) statut est comparable à celui d’autres lieux comme Pellevoisin, où la dévotion est permise sans reconnaissance définitive.
I – Généralités
Pays de l’apparition
France
Site
L’Île-Bouchard est située à une quarantaine de kilomètres au sud de Tours, une quinzaine au sud d’Azay-le-Rideau et à nouveau une quinzaine à l’est de Chinon, sur les deux rives de la Vienne, au cœur du parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine. La commune englobe les deux rives de la Vienne. Elle dispose à cet endroit d’une ile stable utilisée depuis toujours pour le passage par des ponts bien ancrés avec rive gauche Saint-Maurice et rive droite Saint-Gilles. L’Ile-Bouchard, dans le Cartulaire de l’abbaye de Noyers, est désigné en 1189 sous le nom d’Insula Buchardi. Sur cette île des vestiges romains ont été identifiés.
Vue sur la Vienne depuis l’île Par Cramt — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=30816161
Un seigneur nommé Bouchard jeta les fondations d’un «castrum» dans l’île en 885. Il dirigea entre autres une expédition chargée de ramener en Touraine les reliques de saint Martin qui se trouvaient en l’église d’Auxerre. Les successeurs de cette seigneurie Bouchard sont nombreux au cours des siècles. En 1415 lors de la bataille d’Azincourt, le seigneur de l’Ile Bouchard fait partie des chevaliers morts au combat. En 1832, l’actuelle commune de L’Île-Bouchard est créée par la fusion des communes de Saint-Gilles-de-l’Île-Bouchard et de Saint-Maurice-de-l’Île-Bouchard.
Désignation
Notre Dame de la prière
Commentaire : au fil des apparitions, on ne peut qu’être frappés par l’insistance de la Vierge à réclamer notre prière assidue. Une évidence s’impose : la prière est le premier moyen du salut ! Rappelons nous les paroles du « Je confesse à Dieu » : « je reconnais que j’ai péché….c’est pourquoi je supplie la vierge marie, les anges et les saints de prier pour moile Seigneur Dieu », et celles du « Je vous salue Marie » : « Je vous salue Marie »……priez pour moi maintenant et à l’heure de notre mort. » Marie mérite vraiment le titre de « mère de miséricorde ».
Contexte historique
Le 8 décembre 1947, fête de l’Immaculée conception, la France victorieuse traverse une grave crise interne. De Gaulle a démissionné du gouvernement. Les communistes (qui ont été résistants) restent en bonne place. C’est la grève générale, la multiplication des sabotages, l’affrontement avec la police , un climat de grèves, de sabotages, d’affrontements meurtriers, d’attentats et d’épreuves de force ; un projet d’un putsch communiste analogue à celui qui a réussi en tant d’autres pays, faisait alors craindre le pire : la guerre civile.
Dans la nuit du 7 au 8 décembre, le Président du Conseil, Jules Moch, alors responsable du gouvernement, marchait de long en large dans son bureau, ne sachant plus comment limiter les dégâts. Or, c’est dans cette nuit que les premiers signes d’apaisement commencèrent. A l’aube de la fête de Notre-Dame, durant laquelle eurent lieu les funérailles du Maréchal Leclerc*, et la première apparition, le reflux des forces communistes commença.
* Le 28 Novembre précédent, le maréchal Leclerc est mort d’un accident d’avion ; il fut enterré le 8 Décembre, date de la première apparition.
II – Le ou les voyants (es)
Les 4 voyantes
Laura Croizon a été mariée et a eu des enfants. Elle est décédée la veille de Noël 1999, des suites d’un diabète.
Jeannette Aubry, célibataire, a exercé la profession d’ambulancière à Paris avant de travailler dans l’informatique. Elle est décédée le 2 décembre 2011, à la suite d’un cancer.
Nicole Robin est mariée et grand-mère. Elle est toujours vivante et habite en Maine et Loire. La dernière vivante des quatre fillettes des événements de 1947 a été rappelée à Dieu le 21 novembre 2018, en la fête de la présentation de la Vierge Marie. Elle a vécu discrètement et est partie tout aussi discrètement. La sépulture a eu lieu le 23 novembre, dans la région de Saumur.
Jacqueline Aubry,est la fille de Marcel Aubry et Madeleine Robin, mariés en 1928 et propriétaires d’une pâtisserie dans la rue Gambetta, à L’Île-Bouchard. Jacqueline a un frère aîné, Jacques (1933–1997) et une sœur, Jeannette (1940–2011). M. et MmeAubry ne pratiquent pas, mais ils mettent leurs filles à l’école primaire tenue par les Sœurs de Jeanne Delanoue, rue de Beauvais, ainsi qu’au catéchisme de la paroisse. Jacqueline obtient son certificat d’étude en 1949.
Du 8 au 14 décembre1947, alors âgée de 12 ans, Jacqueline aurait été témoin, avec sa sœur Jeanne Aubry, sa cousine Nicole Robin et une voisine, Laura Croizon (morte en 1999), de dix apparitions de la Vierge Marie et de l’ange Gabriel en l’église Saint-Gillesde L’Île-Bouchard. Celle-ci leur aurait demandé de prier pour la France, les familles, les vocations et les pécheurs, et de faire construire une grotte – qui deviendra par la suite le sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Prière.
À la suite des apparitions, Jacqueline, alors malvoyante, est guérie de façon inexpliquée. Marcel Aubry meurt d’un cancer en 1951. La mère de Jacqueline, après avoir mis la pâtisserie en location, s’installe à Tours avec ses enfants. Jacqueline travaille quelque temps dans une boutique d’objets d’art puis, grâce à une religieuse qui aide sa famille, elle prépare le brevet élémentaire et devient institutrice. Elle enseigne alors à l’Institut Saint-Saturnin, rue des Tanneurs, puis à l’école Sainte-Agnès, à Notre-Dame La Riche (Tours). Ses dons pédagogiques lui vaudront une appréciation élogieuse de l’inspecteur. Très aimée des enfants, elle éveille chez plusieurs d’entre eux une vocation sacerdotale ou religieuse.
Par grâce, comme elle le disait elle-même, à chaque fois qu’elle donnait le récit des apparitions, elle les revivait, tant les rencontres restaient gravées dans son cœur, dans son âme…. La simplicité et l’humilité de Jacqueline saisissaient les participants. A la fin du récit, elle concluait par le « signe de croix de la Sainte Vierge », lent et priant, qui laissait l’assistance dans le recueillement tandis que Jacqueline s’effaçait. De la souffrance de la croix elle disait : « C’est une belle souffrance car une souffrance offerte ». Cette souffrance offerte résume aussi la vocation de Jacqueline. Elle sait de quoi elle parle : pendant 10 ans, Jacqueline, a été l’objet de sévices qui ont détruit sa santé. Il a fallu 10 ans pour qu’un prêtre ami alerte la police en haut lieu et mette fin à ces horreurs, où des prêtres étaient mêlés.
Jacqueline Aubry en 2014
III – L’Apparition (généralités)
Date
Ce lundi 8 décembre 1947, vers 12 h 50, Jacqueline Aubry, 12 ans, et sa soeur Jeannette, 7 ans, partent pour l’école, après le déjeuner familial, c’est la première apparition.
Nombre et durée des apparitions
L’apparition du premier jour a duré 8 à 10 minutes. 10 apparitions de la Vierge Marie et de l’ange Gabriel en l’église Saint-Gilles de L’Île-Bouchard se dérouleront du 8 au 14 décembre 1947. L’apparition du 14 Décembre sera la plus longue : 35 minutes.
Emplacement des apparitions
L’église saint Gilles Par Peter Potrowl — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20357316
Récit
Lundi 8 décembre 1947 : fête de l’Immaculée conception
1ère apparition (un peu avant 13h)
Jacqueline Aubry, 12 ans, Jeanne Aubry sa soeur, 7 ans, et Nicole Robin, 10 ans, vont prier à l’église sur le chemin de l’école, un peu avant 13 heures, la classe reprenant à 13h30. Pour cette fête de l’Immaculée Conception les Soeurs qui font la classe avaient recommandé aux enfants de prier tout spécialement la Sainte Vierge. Les 3 enfants entrent dans l’église et dans la nef du bas-côté gauche disent un « Je vous salue Marie » devant la statue de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Elles vont ensuite s’agenouiller devant l’autel de la Sainte Vierge et commencent à réciter une dizaine de chapelet.
Or, voilà qu’elles voient la Sainte Vierge avec à son côté un ange qui la contemple, un genou plié à terre. Les 3 enfants se précipitent dehors pour inviter d’autres enfants à venir : deux suivent dont Laura Croizon, 8 ans, qui verra aussi « la belle Dame ». La Dame sourit aux enfants mais ne dit rien. Les fillettes récitent une dizaine de chapelet suivie de trois invocations : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Après quelques minutes la Dame et l’Ange disparaissent.
Le sanctuaire de Notre Dame de la prière Par Peter Potrowl — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20357346
Interrogées séparément par le Chanoine Ségelle, curé de la Paroisse, et soeur Saint-Léon directrice, les fillettes font un récit identique. Jacqueline raconte : «J’ai vu une belle Dame, vêtue d’une robe blanche, ceinture bleue, voile blanc légèrement brodé autour. Le voile reposait sur le front. Les pieds de la Dame étaient nus et apparents et reposaient sur une large pierre rectangulaire formant le bas de la grotte dans laquelle elle nous est apparue. A son bras droit était passé un chapelet aux grains blancs montés sur une chaîne d’or. Les cheveux étaient blonds et longs et retombaient sur le devant, de chaque côté, en formant deux anglaises.
La ceinture bleue était un large ruban et les manches de la robe étaient vagues. A ses pieds, cinq roses lumineuses formaient une guirlande en forme de demi-cercle qui se terminait par deux feuilles vertes reposant sur les deux extrémités de la pierre. Sous les pieds, on lisait l’invocation : «O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » L’ange se tenait sur une pierre plate de même couleur que la grotte mais en dehors d’elle, le genou droit à terre, à peu de distance de la Dame, et à sa droite. Il était vêtu d’une robe blanche et avait des ailes blanches aux bords dorés. Il tenait à la main droite un lys blanc et l’autre main reposait sur sa poitrine. Les cheveux étaient blonds en forme d’anglaises. »
2) 2ème apparition (13h50.)
La Belle Dame parle : Dites aux petits enfants de prier pour la France… (courte pause), car elle en a grand besoin. – Madame, est-ce que vous êtes notre Maman du Ciel? – Oui, je suis votre Maman du Ciel. – Quel est l’ange qui vous accompagne? L’ange dit : « Je suis l’ange Gabriel ». La Sainte Vierge reprend : – Donnez-moi votre main à embrasser. Revenez ce soir à 5 heures et demain à 1 heure.
3) 3ème apparition(17H)
En cette fête de l’Immaculée Conception, les fidèles sont rassemblés pour le Chapelet paroissial et le Salut du Saint-Sacrement. Jacqueline est la seule des 4 fillettes. Elle verra la Sainte Vierge pendant la 5e dizaine de chapelet. La Vierge Marie ne dit rien, et disparaît lorsque Monsieur le Curé apporte le Saint-Sacrement et bénit l’assemblée, puis elle reparaît après la bénédiction.
4) 4ème apparition(Mardi 9 décembre : 13H)
Jacqueline : Madame, est-ce que je peux faire entrer mes amies? La Vierge : oui, mais elles ne me verront pas. Embrassez la croix de mon chapelet. Puis la Sainte Vierge fait sur elle-même le signe de la croix avec une impressionnante lenteur. – Je vais vous dire un secret que vous pourrez redire dans trois jours: priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. – Allez dire à Monsieur le Curé de venir ici à 2 heures, d’amener les enfants et la foule pour prier. Commencez le « Je vous salue Marie ». Les enfants récitent une dizaine de chapelet. La Dame sourit et dit : – Dites à Monsieur le Curé de construire une grotte, le plus tôt possible, là où je suis; d’y placer ma statue et celle de l’ange à côté. Lorsqu’elle sera faite, je la bénirai. Revenez à 2 heures et à 5 heures.
5) 5ème apparition (17H)
A 14 heures elles restent en classe obéissant à un ordre de Monsieur le Curé. A 17 heures elles sont au rendez-vous. La Dame : chantez le « Je vous salue Marie », ce cantique que j’aime bien. Dites à la foule de s’approcher pour réciter une dizaine de chapelet. A la fin du chapelet c’est la Dame elle-même qui énonce trois fois :« O Marie conçue sans péché.« et on entend les enfants répondre : « priez pour nous qui avons recours à vous. » Jacqueline : – Madame, viendrez-vous encore demain? – Oui, revenez tous les jours à 1 heure, je vous dirai quand tout sera fini. Puis la Sainte Vierge bénit l’assistance par un majestueux signe de croix.
La nef de l’église saint Gilles de l’Île Bouchard Par Peter Potrowl — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20357331
6) 6ème apparition (Mercredi 10 décembre 13H)
La foule est plus nombreuse. La Vierge : chantez le « Je vous salue Marie ». Pendant que la dizaine se termine par un « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… », la Sainte Vierge s’incline respectueusement. – Baisez ma main Nicole interroge : – En quoi faudra-t-il faire la grotte que vous avez demandée hier? Réponse de la Dame : – En papier pour commencer. Jacqueline : Madame, voulez-vous bien faire un miracle pour que tout le monde croie? – Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour vous demander de prier pour la France. Mais demain vous y verrez clair et vous ne porterez plus de lunettes. Je vais vous confier un secret que vous ne direz à personne. Promettez-moi de le garder. Les enfants : nous le promettons. – Revenez me voir demain à la même heure.
7) 7ème apparition (Jeudi 11 Décembre 13H)
Au réveil Madame Aubry constate que sa fille Jacqueline est guérie : il n’y a plus les croutes de sa conjonctivite rebelle depuis 2 ans, ni trace de sa myopie. Elle n’a plus besoin de lunettes. Monsieur le Curé est présent. La Vierge : Chantez le « Je vous salue Marie ». Priez-vous pour les pécheurs? – Oui, Madame. Récitation d’une dizaine de chapelet. Jacqueline pose les questions préparées par Monsieur le Curé et Soeur Saint-Léon : – D’où nous vient cet honneur que vous veniez en l’église Saint-Gilles? – C’est parce qu’il y a ici des personnes pieuses et que Jeanne Delanoue y est passée. – Est-ce en souvenir de Jeanne Delanoue qui vous aimait tant et qui aimait tant vous prier à Notre Dame des Ardilliers… ? – Oui, je le sais très bien, interrompt la Sainte Vierge. Et qui est venue elle-même établir ses filles ici, achève Jacqueline? – Combien y a-t-il de soeurs ici? – Elles sont trois, répond Jacqueline. – Quel est le nom de leur fondatrice? – Jeanne Delanoue. – Madame, voulez-vous bien guérir ceux qui ont des maladies nerveuses et des rhumatismes? – Il y aura du bonheur dans les familles. Voulez-vous chanter maintenant le « Je vous salue Marie »? – Nous le voulons bien. Après le chant, la Dame demande : – Est-ce que Monsieur le Curé va construire la grotte? – Oui, Madame, nous vous le promettons. – Revenez demain à 1 heure. – Oui, Madame, nous reviendrons demain.
8) 8ème apparition(Vendredi 12 décembre, 13H)
La Vierge : Chantez le « Je vous salue Marie ». A la fin de la dizaine de chapelets, la Sainte Vierge commence elle-même trois fois l’invocation « O Marie conçue sans péché… » et les 4 petites terminent. – Rechantez le « Je vous salue Marie ». – Oui, Madame. Jacqueline qui a du mal à entendre : comment? – Voulez-vous bien rechanter le « Je vous salue Marie ». – Nous le voulons bien. – Baisez ma main. Aujourd’hui les enfants lisent bien sur la poitrine de la Dame, dont la tête est auréolée d’un arc-en-ciel lumineux, le mot MAGNIFICAT. – Priez-vous pour les pécheurs? – Oui, Madame nous prions. – Bien, surtout priez beaucoup pour les pécheurs. Une dizaine de chapelet. Et les trois invocations. Jacqueline en faveur d’une jeune fille paralysée : – Madame, voulez-vous guérir cette jeune fille? – Si je ne la guéris pas ici, je la guérirai ailleurs. – Oh! Madame, voulez-vous guérir une personne très pieuse? – Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles mais pour que vous priiez pour la France. Puis la Vierge bénit la foule et disparaît avec l’ange.
9) 9ème apparition(Samedi 13 décembre, 13H)
« Chantez le« Je vous salue Marie« demande la Belle Dame. puis « Commencez par le « Je vous salue Marie ». – Oui, Madame. Une dizaine de chapelet. A la fin la Sainte Vierge commence elle-même trois fois l’invocation « O Marie conçue sans péché… » et les 4 petites terminent. Jacqueline présente un bouquet d’oeillets roses : – Madame, voici des fleurs. La Sainte Vierge bénit les fleurs. 2e dizaine suivie de la triple invocation. 3e dizaine. Jacqueline : – Madame, faites donc un miracle ! : « Plus tard » ;. répond la Dame. 4e dizaine. Nicole : – Madame, quand on fera la grotte, faudra-t-il laisser l’autel à côté? » Oui, laissez l’autel à côté. » 5e dizaine. » Je reviendrai demain pour la dernière fois. »
10) 10ème apparition(Dimanche 14 décembre, 13H)
La foule est rassemblée dans l’église. La Vierge dit : Chantez le « Je vous salue Marie ». Récitez une dizaine de chapelet. Les enfants terminent aujourd’hui cette dizaine (c’est la 2e occasion) par un « Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit… », la Sainte Vierge s’incline respectueusement. « O Marie conçue sans péché… » et trois fois la foule répond. Il y aura 5 dizaines, comme hier, un chapelet complet. Jacqueline et Nicole lisent une demande de monsieur le Curé: – Madame, nous vous demandons de bénir Monseigneur l’Archevêque, ses 25 années d’épiscopat, Monseigneur l’Evêque de Blois, les deux paroisses, les écoles libres, la Mission du Carême, les prêtres du Doyenné, et de donner des prêtres à la Touraine. La Dame accueille par une inclination souriante de la tête. – Oh ! Merci, s’exclament les enfants. Jacqueline et les petites offrent des bouquets de fleurs à la Sainte Vierge – Madame, je vous offre des fleurs. Prenez-les ! Embrassez-les. Sourire de la Dame qui répond : » Je les embrasserai, mais je ne veux pas les prendre. Vous les emporterez. » Jacqueline : Merci, Madame. Chant du « Je vous salue Marie ». Jacqueline lit une demande préparée par soeur Marie de l’Enfant Jésus : – Madame, que faut-il faire pour consoler Notre-Seigneur de la peine que lui font les pécheurs? « Il faut prier et faire des sacrifices. Continuez le chapelet. » Celui-ci terminé, Jacqueline dit : – Madame, je vous en prie, faites une preuve de votre présence. » Avant de partir, j’enverrai un vif rayon de soleil. Dites à la foule qu’elle chante le Magnificat. » – Oui, Madame, nous allons le chanter. Monsieur le Curé entonne le Magnificat suivi par la foule. « Priez-vous pour les pécheurs? » – Oui, Madame, nous prions. » Récitez une dizaine de chapelet, les bras en croix, » demande la Vierge. La Sainte Vierge bénit l’assemblée et demande pour la 3ème fois : » Allez-vous construire une grotte? » – Oui, oui, nous allons la construire. La Sainte Vierge prononce trois fois l’invocation « O Marie conçue sans péché…« et les 4 petites terminent « …priez pour nous qui avons recours à vous. »
Et voici que le « vif rayon de soleil » promis, illumine pendant 3 à 4 minutes l’angle de l’église à l’autel de la Sainte Vierge où se sont déroulées les événements.
– Faut s’en aller,dit Jacqueline, Elle a dit qu’elle enverrait un rayon de soleil avant de partir. Le temps était maussade, le ciel bas, et ce rayon de soleil a été perçu par les habitants des campagnes environnantes.
IV – Analyse de l’Apparition
Apparence de la Vierge
Elle a sur la tête un voile blanc, qui laisse voir quelques cheveux blonds. Sa robe blanche bordée d’or est serrée par une ceinture bleu ciel dont les deux pans étalés descendent jusqu’à hauteur du genou. Elle a les mains jointes. De jolies mains aux doigts longs et fins. Au bras, un chapelet à gros grains très blancs, avec chaîne d’or. Elle est environnée de lumière.
Elle apparaît dans une petite grotte. Ses pieds sont posés sur une grosse pierre rectangulaire. Devant elle, des roses. A sa droite, un peu plus bas, un ange au regard bleu, avec des ailes « couleur de lumière ». Le rocher qui porte les deux personnages ne touche pas le sol. Un ensemble merveilleusement beau et lumineux.
Le 12 Décembre,cette fois, la Vierge a une auréole qui scintille derrière sa tête. Jacqueline raconte : « J’ai vu une belle Dame, vêtue d’une robe blanche, ceinture bleue, voile blanc légèrement brodé autour. Le voile reposait sur le front. Les pieds de la Dame étaient nus et apparents et reposaient sur une large pierre rectangulaire formant le bas de la grotte dans laquelle elle nous est apparue. A son bras droit était passé un chapelet aux grains blancs montés sur une chaîne d’or.
Les cheveux étaient blonds et longs et retombaient sur le devant, de chaque côté, en formant deux anglaises. La ceinture bleue était un large ruban et les manches de la robe étaient vagues. A ses pieds, cinq roses, lumineuses, formaient une guirlande en forme de demi-cercle qui se terminait par deux feuilles vertes reposant sur les deux extrémités de la pierre. Sous les pieds, on lisait l’invocation : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». A l’une des apparitions, les enfants lisent bien sur la poitrine de la Dame, dont la tête est auréolée d’un arc-en-ciel lumineux, le mot MAGNIFICAT.
L’ange se tenait sur une pierre plate de même couleur que la grotte mais en dehors d’elle, le genou droit à terre, à peu de distance de la Dame, et à sa droite. Il était vêtu d’une robe blanche et avait des ailes blanches aux bords dorés. Il tenait à la main droite un lys blanc et l’autre main reposait sur sa poitrine. Les cheveux étaient blonds en forme d’anglaises. »
Ange à genoux
Attitudes de la Vierge
La Vierge leur sourit.
La Dame fait glisser les grains blancs du chapelet, mais on n’entend pas sa voix.
Le visage de la Vierge est voilé de tristesse.
La Vierge baisse le bras vers les enfants : « Donnez-moi votre main à embrasser ». Laura et Jeannette sont trop petites. Jacqueline les soulève sans aucun effort. Les quatre enfants ont senti le doux contact et la tiédeur des lèvres de Notre-Dame.
De l’index droit, la Vierge lui fait signe d’approcher. La Vierge disparaît au moment où la clochette annonce l’arrivée du Saint Sacrement
La Dame et l’ange réapparaissent alors, dans la lumière.
Notre-Dame bénit l’assistance d’un grand signe de croix.
La Vierge invite les voyantes à embrasser la croix de son chapelet.
Chantez le « Je vous salue Marie », leur demande la Vierge, qui les invite à faire réciter à tous une dizaine de chapelet.
Humour : Comment faire cette grotte? En papier pour commencer !
Le 12 Décembre, Elle leur fait chanter et rechanter le « Je vous salue Marie », de manière lente et douce, leur fait baiser sa main.
A propos des fleurs que lui tendent les enfants : Je les embrasserai, mais je ne veux pas les prendre. Vous les emporterez. Jacqueline lui présente tour à tour les quatre bouquets à embrasser.
Puis, elle fait réciter une dizaine, les bras en croix, par toute la foule.
Notre-Dame bénit l’assistance d’un grand signe de croix.
Messages de la Vierge
La Vierge invite pas moins de 11 fois à la prière récitée ou chantée, d’où son appellation de » Notre Dame de la prière ».
Elle mentionne le fait qu’elle est bien conçue sans péché, l’Immaculée conception.
En demandant de prier pour la France, Marie marque son attachement à la « fille aînée de l’Eglise * »
Fils aîné de l’Église est un titre qui fut systématiquement porté par les rois de France à partir de Charles VIII, en référence au baptême de Clovis, premier roi baptisé dans la foi de Nicée. La formule fut appliquée ensuite au royaume de France au XVIe siècle puis à la France au XIXe siècle. L’expression « France, fille aînée de l’Église » est attestée pour la première fois lors du « Discours sur la vocation de la nation française », prononcé le 14 février 1841 par le père dominicain Henri-Dominique Lacordaire dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris, évoquant le lien entre le comte de Marnes alors en exil et sa filiation avec l’Église. Le titre de Fils aîné de l’Église peut être comparé à celui de Très chrétien, également spécifique au roi de France.
En rappelant que Jeanne Delanoue* a implanté ici une congrégation des sœurs, et qu’il faut prier pour la France, Marie signifie qu’elle s’inscrit dans l’histoire humaine et dans l’histoire chrétienne de la France.
En faisant baiser la croix et le chapelet, en se laissant baiser la main, en baisant elle-même la main des enfants, Marie montre son côté simple et sensible, maternel et chaleureux.
En demandant des nouvelles de la construction de la grotte, la Vierge fait preuve certainement d’humour car elle sait que le temps écoulé est trop court et que son apparition fait encore débat.
La Vierge fait aussi preuve d’un vrai caractère : non ! Elle ne fera pas de miracle spectaculaire comme à Fatima : juste un « vif » rayon de soleil, ou la guérison des yeux de Jacqueline ; elle n’emportera pas non plus les fleurs qu’on lui tend, mais les bénira, ou bien ne se montrera pas à tout le monde et fait réciter le chapelet à la foule.
Autres Visions et/ou éléments supra-naturels
La présence d’un ange : « à sa droite, un peu plus bas, un ange au regard bleu, avec des ailes « couleur de lumière ». Il parle et se présente comme l’ange Gabriel. Sans doute celui de L’Annonciation*
* La fête de l’Annonciation est habituellement célébrée le 25 mars. Célébrée depuis le milieu du VIIe siècle dans l’Église latine, c’est une fête importante pour les chrétiens puisqu’elle commémore l’annonce à Marie – communiquée par l’archange Gabriel – qu’elle serait la mère d’un enfant vraiment « unique » : « II sera grand et on l’appellera Fils du Très-Haut » (Luc 1,32).
Annonciation : vitrail de l’enfance à Charles Par Micheletb — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=61359922
Eléments conformes aux autres apparitions
La Vierge promet un miracle public, comme à Fatima* (rayon de soleil).
On retrouve dans cette apparition quelques unes des constantes des apparitions mariales : l’appel à la prière et au sacrifice ; la prière pour les pécheurs, le secret confié à l’un des voyants ; mais aussi les éléments visuels : la grotte, l’inscription sur une bannière, les roses, le rocher suspendu, une grande lumière non éblouissante.
À la suite des apparitions, Jacqueline, alors malvoyante, est guérie de façon inexpliquée.
* Rayon de soleil : malgré le temps couvert, un rayon de soleil pénètre effectivement dans la sombre église. Il part de la deuxième fenêtre du mur méridional, et vient éclairer les voyants et leurs bouquets. Cette douce lumière brillera 4 minutes environ. Son parcours ne répond pas à ce qu’eût été la direction normale d’un rayon du soleil en cette saison d’hiver.
Eléments spécifiques
La Vierge apparaît un 8 décembre, jour où l’église fête l’immaculée conception de la Vierge Marie.
A sa droite, un peu plus bas, se tient un ange : pas n’importe lequel, il s’agit de l’archange Gabriel.
La Vierge fait un baiser aux enfants et se laisse baiser la main.
Elle fait réciter une dizaine, les bras en croix, par toute la foule.
Notre-Dame bénit l’assistance d’un grand signe de croix.
Lien avec d’autres apparitions
Le lieu de l’Apparition n’a pas été choisi au hasard. A la question de savoir pourquoi la vierge a choisi d’apparaître à l’Île Bouchard, la Vierge répond que c’est parce qu’il y a ici des personnes pieuses et que Jeanne Delanoue y est passée.
Coïncidence avec une révélation de la Vierge faite à la mystique Marthe Robin.
Le 7 novembre 2014, le pape François a reconnu « l’héroïcité des vertus » de Marthe Robin, ce qui lui a valu le titre de Vénérable. Cette reconnaissance signifie que l’Église considère sa vie comme un exemple chrétien remarquable, fidèle à l’Évangile et marquée par une pratique héroïque des vertus théologales et cardinales. Le titre de Vénérable est une étape officielle dans le processus de béatification, mais ce n’est pas encore la béatification elle-même — qui serait la reconnaissance d’un miracle attribué à son intercession confirmée par l’Église.
Dune lettre du 21 septembre 1983, le Père Finet, guide spirituel de Marthe Robin*, qui avait des antennes, témoigne de son intuition d’alors : « Marthe a beaucoup prié, car elle était très douloureuse, constatant le progrès du communisme en France et redoutant les pires catastrophes. Le vendredi 12 décembre, après la Passion, Marthe m’a dit que la Sainte Vierge lui avait montré qu’en ce jour, elle avait arrêté le communisme, qui n’avait pu réaliser l’attaque que ses membres devaient faire contre le gouvernement et finalement contre la France, pour s’emparer avec violence du pouvoir.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, peu après, j’ai appris que la Sainte Vierge était apparue à l’Ile Bouchard ! Dès le 31 mai 1949, le curé Vivian, archiprêtre de Chinon, confirmait ce témoignage de Marthe Robin : bien qu’ignorant les faits de l’Ile Bouchard, elle a déclaré que « la Vierge aurait dit qu’elle était intervenue très spécialement le 8 décembre pour sauver la France d’un grand péril » (Anthonioz, p. 48).
* Marthe Robin, née le 13mars1902 à Châteauneuf-de-Galaure et morte dans la même ville le 6février1981, Marthe Robin est une mystiquecatholiquefrançaise, fondatrice des Foyers de Charité, connue pour des phénomènes tels que des visions religieuses, des stigmates et l’inédie* que lui attribuent divers témoins de son époque. Son dossier en vue d’une éventuelle béatification a été déposé auprès des autorités diocésaines en 1987 puis transmis au Saint-Siège en 1996. Le 6 mai 2010 a été signée à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints, la « Positio », recueil élaboré à partir de tous les éléments recueillis visant à authentifier sa réputation de sainteté ; elle a abouti à la reconnaissance de « l’héroïcité des vertus » le 7 novembre 2014. Selon le père Bernard Peyrous, Marthe Robin a accompagné, à des degrés divers, la constitution de nombreuses communautés nouvelles et associations.
Marthe Robin
L’inédie (parfois appelée respirianisme ou pranisme) désigne l’abstention totale de nourriture et de boisson, fondée sur la croyance qu’une personne pourrait vivre sans se nourrir (voire sans boire) pendant plusieurs semaines, mois ou années.
V- Reconnaissance et sanctuaires
Reconnaissance
Le 8 décembre 2001, André Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, autorise par décret les pèlerinages et le culte public célébré à L’Île-Bouchard en l’honneur de « Notre-Dame de la Prière », au terme d’une enquête diocésaine de dix-huit mois. C’est aussi lui qui a composé, en 1999, la prière officielle à Notre-Dame de la Prière.
La prière officielle de l’Ile Bouchard :
Sainte Marie, Notre-Dame de la Prière, Tu as accueilli dans la foi le message de l’ange Gabriel et tu es devenue la Mère de Jésus, le Fils Unique de Dieu, Apprends-nous à prier pour grandir dans la foi. A la Visitation, tu as exulté de joie par le Magnificat, Apprends-nous à rendre grâce à Dieu. A Cana, tu as prié le Christ pour qu’Il donne le vin des noces, Apprends-nous à intercéder pour nos frères. Debout au pied de la Croix, tu as souffert avec Jésus par amour pour les pécheurs, Apprends-nous à accueillir la miséricorde du Père. A la Pentecôte, tu priais avec les Apôtres quand ils ont reçu la plénitude de l’Esprit-Saint, Apprends-nous à demander l’Esprit pour témoigner de l’Evangile. Tu es la Mère de l’Eglise et la Protectrice des Familles, Veille sur chacune de nos familles, Apprends-nous à nous aimer avec fidélité. Tu es la Mère de l’humanité et la Patronne de la France, ouvre notre pays aux dimensions universelles de l’amour de Dieu. Apprends-nous à servir avec générosité. O Marie conçue sans péché, Notre-Dame de la Prière, apprenez-nous à prier ! Le 8 décembre 1999 André VINGT-TROIS, Archevêque de Tours
Nicole Robin
* Sur you Tube voir « 10 apparitions de la vierge à l’île Bouchard » Témoignage de la voyante Jacqueline Aubry.
Sanctuaire
L’Île-Bouchard est rapidement devenu un sanctuaire marial et un lieu de pèlerinage. On y prie en particulier pour la France. Géré par des prêtres et des laïcs de la communauté de l’Emmanuel, il accueille aujourd’hui 80 000 pèlerins par an.
A l’intérieur de l’église, le canctuaire
Procession à l’île Bouchard
Article du 16 Mars 2016 annonçant le décès de Jacqueline Aubry
Le 16/03/2016 à 16h, Hospitalisée depuis plusieurs jours, Jacqueline Aubry est décédée mardi 15 mars 2016 à l’âge de 80 ans. Elle était l’aînée des quatre fillettes à qui serait apparue la Vierge dans l’église Saint-Gilles de L’Île-Bouchard, un village d’Indre-et-Loire, en 1947. Elle était alors âgée de 12 ans, Son récit des apparitions a été entendu par des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes. Journal La Croix, Gauthier Vaillant
Japon ; 6 Juillet au 13 Octobre 1974 / 4 Janvier 1975 au 15 Septembre 1981 : Notre Dame d’Akita
I – Généralités
Pays de l’apparition
Japon
Akita au Japon
Site
Akita. Akita est une municipalité japonaise ayant le statut de ville dans la préfecture d’Akita au Japon. La ville elle-même n’a été fondée officiellement qu’en 1889, mais Akita est une des plus importantes villes de la région de Tōhoku, depuis la période médiévale. Si depuis l’époque Heian, Akita était connue pour ses Bijin (belles femmes), c’est maintenant une ville industrielle (pétrole, chimie, bois, etc.) et universitaire.
Elle est surtout connue des touristes pour son festival des lanternes, qui a lieu chaque année au mois d’août. Akita possède un aéroport et est desservie par le Shinkansen à la gare d’Akita. La ville d’Akita, au Japon, est la capitale de la région Tôhoku, dans l’ile de Honshu. Elle est bordée à l’ouest par la mer du Japon.
La ville d’Akita
Désignation
Notre-Dame d’Akita est le vocable sous lequel est invoquée la Vierge Marie ayant délivré trois messages à une religieuse japonaise, Sœur Agnès Sasagawa Katsuko, les 6 juillet, 3 août et 13 octobre 1973, à Akita au Japon.
23 décembre : l’OPEP annonce à Téhéran le doublement des prix du pétrole.
II – Le ou les voyants (es) : Identité et destinée
Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931, avait été opérée d’une appendicite, mais lors de l’anesthésie, une injection abusive provoqua la paralysie; Agnès a 19 ans. Son père, homme de grande noblesse, ne voulut pas attaquer le corps médical. Une infirmière catholique lui fait connaître alors le Christ. La conversion d’Agnès s’accomplit dans la paix, en dialogue avec un moine bouddhiste, respectueux de sa conscience. En 1956, son état empire : elle est dans le coma. Les sœurs de Nagasaki envoient de l’eau de Lourdes à la clinique de Myôkô.
A peine l’eau est-elle entrée dans la bouche d’Agnès qu’elle reprend connaissance : ses membres figés retrouvent leur mobilité. Alors âgée de vingt-cinq ans, elle travaille de tout son cœur comme catéchiste à l’église de Myôkô-Kogen. Mais, devenue sourde, elle met fin à ses tâches de catéchiste, puis entre chez les Servantes de l’Eucharistie à Yuzawada – sœurs contemplatives dont la communauté avait été fondée par Mgr Jean Shojiro Itô, évêque de Niigata. La Vierge la guérira de sa surdité. La voyante Agnès Sasagawa Katsuko, née en 1931 a 87 ans en 2018.
III – L’Apparition (généralités)
Date
6 Juillet, 3 août et 13 octobre 1973.
Lacrimations entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981.
Nombre et durée des apparitions
La Vierge Marie a délivré trois messages à une religieuse japonaise, Sœur Agnès Sasagawa Katsuko, À la suite de ces messages, une statue de la Vierge Marie eut 101 lacrimations inexpliquées entre le 4 janvier 1975 et le 15 septembre 1981.
Emplacement des apparitions
L’événement se déroule dans une ferme convertie en couvent à Yuzawada, à proximité d’Akita, dans la chapelle de sœurs contemplatives (les Servantes de l’Eucharistie) au pied d’une statue en bois.
Récit
Le 12 juin 1973, et pendant deux jours consécutifs, sœur Agnès voit une grande lumière émaner du tabernacle de la chapelle du couvent, et en fait part à sa mère supérieure.
Le 28 juin1973, alors que sœur Agnès est en prière, elle ressent dans le creux de sa main gauche une blessure de deux centimètres de large sur trois centimètres de long, en forme de croix : en apparence, c’est une égratignure, mais la sensation d’une piqûre profonde, comme d’une aiguille, l’empêche de dormir. C’est une petite plaie en forme de croix lui procurant une grande douleur. Elle ne disparaitra qu’en Septembre 1973.
Nuit du 5 au 6 Juillet 1973
Dans la nuit du 5 au 6 juillet, la douleur est insupportable et sœur Agnès prie Dieu de lui venir en aide. Vers 3 heures du matin, elle aurait alors entendu une voix qui venait de je ne sais d’où et lui disait : « Ne crains pas. Ne prie pas seulement à cause de tes péchés, mais en réparation de ceux de tous les hommes. Le monde actuel blesse le Très Saint Cœur de Notre-Seigneur par ses ingratitudes et ses injures. La blessure de Marie est beaucoup plus profonde et douloureuse que la tienne. Allons prier ensemble à la chapelle. »
« La personne qui s’exprimait ainsi était la jolie personne qui avait dit la prière avec moi dans la chapelle. Sans doute m’étais-je un peu habituée à elle. Toujours est-il que je me suis enhardie pour la première fois à regarder le visage de celle qui se tenait si près de mon épaule droite. En la voyant, la ressemblance était tellement frappante que j’ai prononcé instinctivement le nom de ma sœur aimée. Celle-ci était décédée quelques années auparavant après avoir reçu la grâce du baptême. Alors, elle m’a souri avec douceur et m’a fait un léger « non » de la tête : « Je suis celui qui est avec toi et qui veille sur toi. »
« En même temps, elle m’a fait signe de sortir et a disparu à mes yeux. Je me suis vite rhabillée et quand je suis sortie dans le corridor, elle se trouvait à quelques pas devant moi. Je l’ai suivie à travers le long couloir, à pas rapides, habitée d’un sentiment de sécurité tout à fait comparable à celui du petit enfant qu’on tient par la main. Dès que j’ai mis le pied dans la chapelle, celle qui était si près de moi comme une présence rassurante disparut à mes yeux. Me trouvant seule, j’ai fait un salut en direction de l’autel, puis je me suis dirigée vers la statue de la Sainte Vierge. Les paroles de la « femme » résonnaient encore dans mon esprit : » La blessure de Marie est beaucoup plus profonde et douloureuse… »
« A l’époque, la statue était installée à droite au fond de l’autel, lequel était surélevé. Lorsque j’ai mis le pied sur la marche de l’autel, j’ai senti soudain que la statue de bois prenait vie et qu’elle était sur le point de m’adresser la parole. J’ai regardé : elle était baignée d’une lumière éblouissante. Instinctivement, je me suis prosternée à terre et au même moment, une voix d’une beauté indescriptible a frappé mes oreilles totalement sourdes : » Ma fille, ma novice,….. »
Alors qu’Elle commençait la prière, l’ange qui m’avait conduit à la chapelle réapparut à côté de moi et se joignit à nos voix. Toujours prosternée et l’esprit vide de toute autre pensée, je venais d’entamer la phrase « Jésus présent dans l’Eucharistie » quand la voix m’interrompit : « réellement présent », et comme pour mieux l’imprégner dans mon esprit troublé, la voix compléta: « Dorénavant, tu ajouteras réellement »,dit-elle en insistant sur le mot réellement. » Ai-je même trouvé le temps de répondre oui? Tout ce que je sais, c’est que je ne pensais plus à rien d’autre en m’unissant à la voix dont la beauté inexprimable semblait venir du Ciel.
J’étais aidée par la douce voix qui parlait à mes côtés : « Ô Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à Votre Cœur adorable immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, dans la louange du Père, implorant la venue de votre Règne, et je vous fait l’oblation totale de mon corps et de mon âme. Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois jamais séparée de votre Divin Fils et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen. «
Quand la prière fut terminée, la voix reprit : » Prie beaucoup pour le pape…« . La voix se tut et après un court instant, l’ange entama une prière qui nous est familière. Je repris aussitôt avec lui: « Seigneur Jésus-Christ, Fils du Père… » Quand cette prière fut terminée, j’ai relevé timidement la tête : la splendeur lumineuse avait complètement disparu. Un ange n’était plus visible et la statue avait retrouvé son aspect habituel. «
3 août 1973, premier vendredi du mois
Une semaine a passé. Sœur Agnès commence la journée par un temps de prière plus long que d’habitude à la chapelle. La matinée s’écoule sans événement particulier. L’après-midi, pendant la visite au Saint Sacrement, elle raconte ce qui arriva : » Je suis restée à méditer la Passion de Notre-Seigneur à partir de deux heures et demie de l’après-midi et j’ai récité un chapelet. S’était-il écoulé plus d’une heure depuis mon arrivée à la chapelle? Ce jour-là, l’ange gardien est apparu, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps, et il a récité le chapelet avec moi. Pendant ce temps, j’avais à l’esprit les questions de Monseigneur et je priais secrètement que l’occasion me soit donnée de les formuler. L’ange avait-il deviné mon désir?
L’occasion me fut donnée rapidement : » Tu as quelque chose à demander? Vas-y, tu n’as pas à te gêner », dit-il avec un sourire en penchant un peu la tête. Alors, prenant mon courage à deux mains, très impressionnée, j’entamai le premier mot, quand soudain, de la statue de Marie, j’entendis comme la première fois la voix d’une indicible beauté : « ma fille, ma novice, aimes-tu le Seigneur?…. » C’était une voix d’une beauté indéfinissable, comme il ne peut y en avoir qu’au ciel.
J’étais beaucoup trop impressionnée. Cependant, au cours de l’office du soir se produisit un phénomène inhabituel qui porta la métamorphose de la main à la connaissance de toutes. L’office allait bientôt se terminer quand la statue devint à nouveau resplendissante de lumière. L’une des Sœurs, qui se trouvait au premier rang, aperçut un liquide ruisselant comme de la sueur et sortit en informer les absentes. Sœur Agnès qui avait la tête baissée et ne se doutait de rien, sentit soudain quelqu’un à côté d’elle. Elle leva les yeux et vit l’ange qui lui parla : »Marie est encore plus triste que lorsqu’elle versait du sang. Essuie la sueur. »
Elle se joignit aux autres qui avaient apporté un sac de coton hydrophile. A cinq, elles épongèrent la sueur avec beaucoup de précaution et de dévotion. Tout le corps en était trempé. Elles avaient beau essuyer, essuyer… Un liquide semblable à de la sueur graisseuse suintait sans arrêt, surtout sur le front et sur le cou. A la stupéfaction générale se mêlait un chagrin partagé par toutes. Sœur K. pria avec des larmes dans la voix : « Sainte Marie, pardonnez-nous de vous causer tant de tristesse et de douleur. Nous vous demandons pardon pour nos péchés et nos fautes. Protégez-nous, aidez-nous! »
Et chacune de s’appliquer à essuyer avec les autres l’endroit qui se présente devant ses yeux dans une commune intention de réparation et de vénération. Les cotons sont trempés à tordre. Après le dîner, on retourne voir la statue : elle est à nouveau en sueur. Affolées, les Sœurs recommencent à essuyer. On entend même Sœur 0., qui n’est pas d’un naturel bavard, murmurer d’une voix triste: » Mon coton ne s’imbibe pas. On dirait que cela ne boit pas quand j’essuie. » Aussitôt, comme en réponse à ses paroles angoissées, le coton qu’elle tient se met à boire comme une éponge trempée dans l’eau, ce qui l’impressionne beaucoup.
Au bout d’un moment, l’une des Sœurs fait remarquer que les cotons sentent bon. Chacune se met à sentir le sien : il s’en dégage une essence subtile dont on ne peut dire si elle tient de la rose, de la violette ou du lys. C’est le ravissement général, on n’a jamais senti une essence aussi merveilleuse. Quand Sœur 0. déclare que le plus subtil des parfums ne peut exhaler une telle suavité, et c’est bien l’avis de tout le monde, on se demande si ce ne serait pas le parfum du paradis.
Le dimanche suivant, quand elles entrent dans la chapelle, elles sont frappées par le même parfum. La Supérieure va s’assurer qu’il vient bien de la statue tandis que les autres, restées à leur place, se sentent comme enveloppées dans les délicieuses effluves. L’abattement de la veille au soir causé par la découverte de la sueur, fait place à la paix et à la joie qui rayonnent sur tous les visages. Le parfum resta longtemps dans la chapelle. A chaque fois qu’on y allait, on avait l’impression d’être comme transporté au Ciel.
13 Octobre 1973
Peu après, ses compagnes lui confient la garde de la maison pendant qu’elles sortent en ville. Elle en profite pour se rendre à la chapelle où elle décide de dire le chapelet. Elle raconte : »Sortant mon chapelet, je me suis agenouillée et j’ai fait le signe de croix. A peine ce geste était-il achevé que la Voix d’une indicible beauté parvint de la statue à mes oreilles sourdes. Dès le premier mot, je me suis prosternée à terre en concentrant toute mon attention : » Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire.
Tu en informeras ton Supérieur. « . Après un court silence : « Comme je te l’ai déjà dit, si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, ……Avec courage, parle à ton Supérieur. Il saura encourager chacune d’entre vous à prier et à accomplir des œuvres de réparation. »
Soeur Agnès Sasagawa après sa prise de voile
La statue de Marie verse des larmes
C’était le 4 janvier 1975, premier samedi du mois, vers neuf heures du matin, alors que les esprits étaient encore tout imprégnés de l’atmosphère joyeuse des festivités qui rythment les trois premiers jours de l’année, je me trouvais au presbytère quand la nouvelle me fut annoncée précipitamment: » La statue de la Vierge pleure! « . Comme c’était le dernier jour d’une retraite prêchée aux Sœurs, j’avais commencé à préparer le sermon, mais j’ai tout de suite déposé mon stylo pour aller voir. Il était normal d’espérer qu’un signe du Ciel viendrait authentifier les messages donnés à trois reprises par la Vierge à Sœur Agnès. Je m’attendais plus ou moins à la venue prochaine d’un nouveau miracle. En y réfléchissant bien, ce genre de prodige auquel personne ne s’attendait devait être sans aucun doute le miracle le plus approprié pour une telle cause
Les notes et souvenirs de Sœur Agnès, qui fut l’un des premiers témoins oculaires, évoquent le jour de la première lacrimation :
« C’était après le temps de prière qui succède au petit déjeuner. Sœur K., qui mettait de l’ordre dans la chapelle, vint m’appeler en courant, alors que j’étais dans le couloir » : « Agnès, viens voir! » Me demandant ce qui se passait, je l’ai suivie dans la chapelle. Elle m’a montré du doigt la statue de la Vierge. « Qu’y a-t-il ? lui ai-je demandé en regardant son visage qui avait pris une couleur terreuse. Le doigt qu’elle tendait tremblait comme une feuille. Me rapprochant de la statue, j’ai eu un choc en voyant son visage : il y avait de l’eau accumulée dans les deux yeux. »
« Oh! de l’eau…. » me suis-je dit quand l’eau s’est mise tout à coup à dégouliner. De l’eau qui coule des yeux… Mais alors, ce sont des larmes! Ai-je pensé en moi-même. « Est-ce que ce seraient les larmes de la Sainte Vierge? », ai-je demandé à Sœur K., mais celle-ci restait figée et ses lèvres étaient agitées d’un tremblement nerveux. « Sentant mes genoux plier, je me suis prosternée. Puis reprenant mes esprits et me disant qu’il fallait faire quelque chose, je me suis précipitée au téléphone pour avertir le Père qui se trouvait au presbytère à ce moment-là. »
Ensuite, ce fut l’affolement général. Le Père est arrivé aussitôt et toute la communauté s’est retrouvée dans la chapelle en l’espace de quelques instants. Prosternée dans le fond, je n’avais pas le courage de m’approcher de la statue. Je priais en moi-même de toutes mes forces : sainte Marie, pardonnez-moi. C’est moi qui vous fais pleurer. Pardon! Seigneur, pardonnez-moi parce que je suis pécheresse. Marie pleure parce qu’on n’a pas tenu compte de toutes les grâces obtenues par son intercession! J’étais abattue par le poids du regret. »
Les larmes de Notre dame d’Akita photographiées
Ce jour-là, les larmes sont apparues encore deux fois. La deuxième fois, il était une heure de l’après-midi. Comme deux Sœurs retraitantes devaient repartir plus tôt, je suis allée reprendre des médailles exposées en offrande devant la statue de Marie, car j’étais de service à la sacristie ce jour-là. Quand j’ai regardé son visage pour la saluer, après les avoir retiré de la tablette, je fus stupéfaite de voir que les larmes s’étaient remises à couler.
Je me suis sentie secouée par une émotion encore plus forte que la première fois, sans doute parce que je les avais découvertes moi-même et de tout près. Mais je me suis ressaisie et j’en ai informé une sœur qui se trouvait à l’autre extrémité, puis je me suis dépêchée d’aller le dire aux autres. Elles sont arrivées aussitôt avec le Père et nous avons récité un chapelet. « A quatre heures, le Père a commencé la causerie. J’ai été touchée quand il a expliqué que ces larmes étaient la preuve de l’authenticité des messages. L’émotion que j’avais refoulée jusque-là m’a assaillie subitement et j’ai senti mon corps se vider de toutes ses énergies. »Après le sermon, le Père s’est aperçu que j’étais dans un état d’affaiblissement tel que j’étais incapable de me lever, tandis que mes compagnes semblaient avoir cru simplement que je m’attardais à prier. »
La troisième fois, les larmes se sont mises à couler alors que j’étais restée ainsi pendant un long moment absorbée dans la prière. Vers six heures et demie du soir, la sœur venue battre le rappel pour le dîner s’en est aperçue et c’est elle qui nous l’a fait remarquer. Nous étions deux à prier dans la chapelle. » Cette fois-ci, les larmesne s’écoulaient plus par accumulation et débordement, elles ruisselaient les unes après les autres. Elles affluaient, affluaient… En un flux continuel, elles formaient des filets sur les joues, le menton, jusque sur la poitrine, et tombaient goutte à goutte. » J’ai trouvé tout juste la force de me prosterner, me répétant en moi-même sans pouvoir remuer les lèvres : « Sainte Marie, Sainte Marie, pourquoi à ce point… ? »
Les Sœurs qui étaient accourues semblaient elles aussi fortement impressionnées. Mêmes celles qui étaient restées perplexes les deux premières fois, peut-être parce qu’elles n’avaient pas bien vu, paraissaient convaincues cette fois-ci de l’évidence du miracle. » Monseigneur qui était arrivé entre temps et voyait les larmes pour la première fois a fait apporter de l’ouate et a essuyé lui-même au fur et à mesure. » Vingt personnes furent témoins de ces trois lacrymatoires successives. D’ordinaire, il y avait moins de dix Sœurs présentes dans le couvent, mais des membres de branches régionales s’étaient jointes à nous pour la retraite du nouvel an. Quant à moi qui ai observé le phénomène minutieusement à chaque fois, j’en ai été profondément touchée.
Les deux yeux de la statue de bois brillaient, le liquide s’accumulait, débordait, ruisselait, tout à fait comme ceux d’un être humain. Chacun en reparla ensuite comme s’il avait assisté aux larmes d’une personne vivante. Les larmes apparaissaient sur le bord intérieur des yeux où se trouvent les glandes lacrymales, coulaient le long du nez, sur les joues, puis tombaient goutte à goutte, exactement comme une personne humaine qui pleurerait toutes les larmes de son corps en conservant la même position. Les gouttes s’arrêtaient sous le menton comme de petites perles, s’accumulaient sur le col du vêtement, roulaient sur la ceinture, suivaient les plis de la robe et tombaient sur le globe. Qui pourrait prétendre donner une explication naturelle à un tel phénomène?
Les analyses scientifiques du liquide effectuées par la suite ont montré qu’il s’agissait bien de « larmes humaines ».Quand on voit sortir un liquide des yeux d’une statue de bois, alors que celui-ci est si sec qu’il est déjà craquelé par endroits, on ne peut s’empêcher de penser que ce sont les vraies larmes de Marie suscitées une nouvelle fois par la puissance créatrice de Dieu. Qu’ils croient à la sur-naturalité des faits ou qu’ils n’y croient pas, tous les témoins disent avoir été profondément touchés, car ils avaient vraiment eu l’impression de voir pleurer Marie en personne. Avec le temps, il semble que le doute se soit pourtant installé chez certains. Mais quand on tente d’éclairer le miracle avec les seules lumières de l’intelligence humaine on ne comprend rien et on ne solutionne rien ; il est évident que c’est la porte ouverte au scepticisme.
Si l’on considère que le miracle transcende toutes les lois naturelles et ne peut être provoqué que par la toute-puissance de Dieu, se demander s’il s’agit d’un petit miracle ou d’un grand miracle n’a pas de sens. On ne peut que s’incliner devant le mystère en se gardant de toute argumentation creuse. Il y a encore des gens qui non seulement prennent les faits à la légère, mais essayent par tous les moyens de faire valoir la thèse de facultés ectoplasmiques chez Sœur Agnès alors qu’ils ne peuvent avancer aucune preuve à l’appui de leurs affirmations. Or, les études scientifiques menées au cours des dix dernières années n’ont pas permis de nier le caractère surnaturel de ces phénomènes. Il est à mon sens tout aussi impossible à l’homme de faire sortir des larmes humaines d’un morceau de bois que de changer de l’eau en vin. J’ai le sentiment d’être en présence d’un prodige aussi inouï que celui des noces de Cana dans l’Évangile de Jean où Jésus transforme l’eau en vin.
La statue réalisée dans du bois d’arbre de Judée plus de dix ans auparavant par M. Saburô Wakasa, un sculpteur renommé de la région, avait complètement séché depuis sa réalisation et de petites fissures commençaient à apparaître. Il est déjà miraculeux que de l’eau soit sortie d’un tel matériau, mais il est encore plus prodigieux qu’un liquide légèrement salé, de vraies larmes humaines se soient écoulées précisément des yeux. Au début, la stupéfaction était telle que personne n’aurait eu l’idée de prendre des photos, mais on le fit par la suite et les preuves objectives restent ainsi conservées. Comment peut-on persister à taxer ces réalités d’illusion ou d’hallucination?
Ainsi, les lacrymatoires qui ont commencé le 4 janvier 1975 se sont succédées à des intervalles plus ou moins réguliers, parfois jour après jour, jusqu’au 15 septembre 1981, jour où les larmes coulèrent pour la dernière fois. Le phénomène s’est reproduit cent une fois.Dans ses Apparitions au Japon de 1973 à 1981, la statue représentant la Dame de tous les peuples d’Amsterdam, pleurera 101 fois du 4 janvier 1975 au 15 septembre 1981.
IV – Analyse de l’Apparition
Apparence de la Vierge
« J’ai senti soudain que la statue de bois prenait vie et qu’elle était sur le point de m’adresser la parole. J’ai regardé : elle était baignée d’une lumière éblouissante. Au même moment une voix d’une beauté indescriptible a frappé mes oreilles totalement sourdes. C’était une voix d’une beauté indéfinissable. L’office allait bientôt se terminer quand la statue devint à nouveau resplendissante de lumière. Comme dans les autres apparitions, une lumière éblouissante baigne l’atmosphère. Dans cette apparition, la sœur insiste à plusieurs reprises sur la voix d’une beauté indescriptible de la Vierge.
Our Lady of Akita – Japan Par SICDAMNOME — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=45165719
Attitudes de la Vierge
Elle leva les yeux et vit l’ange qui lui parla : « Marie est encore plus triste que lorsqu’elle versait du sang. Essuie la sueur. » Après le dîner, on retourne voir la statue : elle est à nouveau en sueur. Je me trouvais au presbytère quand la nouvelle me fut annoncée précipitamment: » La statue de la Vierge pleure! « .Cette fois-ci, les larmes ne s’écoulaient plus par accumulation et débordement, elles ruisselaient les unes après les autres. Elles affluaient, affluaient… En un flux continuel, elles formaient des filets sur les joues, le menton, jusque sur la poitrine, et tombaient goutte à goutte. »
Paroles de la Vierge
Vendredi 6 Juillet 1973
« Ma fille, ma novice, tu m’as bien obéi en abandonnant tout pour me suivre. L’infirmité de tes oreilles est-elle pénible ? Elles guériront, sois-en sûre. Sois patiente. C’est la dernière épreuve. La blessure de la main te fait-elle mal ? Prie en réparation des péchés de l’humanité. Chaque personne de cette communauté est ma fille irremplaçable. Dis-tu bien la Prière des Servantes de l’Eucharistie ? Allons, prions ensemble. »
Je venais d’entamer la phrase « Jésus présent dans l’Eucharistie » quand la voix m’interrompit : « réellement présent« , et comme pour mieux l’imprégner dans mon esprit troublé, la voix compléta : « Dorénavant, tu ajouteras réellement« , en insistant sur le mot réellement. » Quand la prière fut terminée, la voix reprit : » Prie beaucoup pour le Pape, les Évêques et les prêtres. Depuis ton baptême, tu as toujours prié fidèlement pour eux. Continue de prier beaucoup, beaucoup. Transmets à ton Supérieur ce qui s’est passé aujourd’hui et obéis-lui dans tout ce qu’il te dira. Présentement, il demande qu’on prie avec ferveur ».
3 août 1973, premier vendredi du mois
J’entamai le premier mot, quand soudain, de la statue de Marie, j’entendis comme la première fois la voix d’une indicible beauté :
» Ma fille, ma novice, aimes-tu le Seigneur? Si tu aimes le Seigneur, écoute ce que j’ai à te dire. C’est très important. Tu le transmettras à ton Supérieur. Beaucoup d’hommes en ce monde affligent le Seigneur. Je souhaite des âmes pour Le consoler. Pour adoucir la colère du Père Céleste, je souhaite, avec mon Fils, des âmes qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, celle des pécheurs et les ingrats. Pour faire connaître au monde sa colère, le Père Céleste s’apprête à infliger un grand châtiment à l’humanité entière. Avec mon Fils, je suis intervenue tant de fois pour apaiser le courroux du Père. J’ai empêché la venue de calamités en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang, les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes. Prière, pénitence et sacrifices courageux peuvent adoucir la colère du Père. Je le désire aussi de ta communauté. Qu’elle aime la pauvreté, se sanctifie et prie en réparation des ingratitudes et des outrages de tant d’hommes.
Récitez la Prière des Servantes de l’Eucharistie en prenant bien conscience de son contenu ; mettez-la en pratique; offrez en réparation des péchés. Que chacune s’efforce, selon ses capacités et sa position, de s’offrir entièrement au Seigneur. Même dans un Ordre séculier, la prière est nécessaire. Déjà, les âmes qui veulent prier sont en train d’être rassemblées. Sans trop vous attacher à la forme, soyez fidèles et ferventes à la prière pour consoler le Maître. » Après un silence: » Ce que tu penses dans ton cœur, est-ce vrai? Es-tu vraiment décidée à devenir la pierre rejetée? Ma novice, toi qui veux être sans partage au Seigneur, pour devenir l’épouse digne de l’Époux, prononce tes vœux en sachant que tu dois être fixée sur la croix avec trois clous. Ces trois clous sont la pauvreté, la chasteté et l’obéissance. Des trois, l’obéissance est le fondement. Dans un total abandon, laisse-toi conduire par ton Supérieur. Il saura te comprendre et te diriger. «
Les Servantes de Jésus dans l’Eucharistie (Congregatio Sororum Ancillarum Jesu in Eucharistia) forment une congrégation féminine catholique fondée en 1923 par le bienheureuxGeorges Matulewicz, évêque de Wilno.
13 Octobre 1976
« Sortant mon chapelet, je me suis agenouillée et j’ai fait le signe de croix. A peine ce geste était-il achevé que la Voix d’une indicible beauté parvint de la statue à mes oreilles sourdes. Dès le premier mot, je me suis prosternée à terre en concentrant toute mon attention :
» Ma fille chérie, écoute bien ce que je vais te dire. Tu en informeras ton Supérieur. » Après un court silence : « Comme je te l’ai déjà dit, si les hommes ne se repentent et ne s’améliorent pas, le Père infligera un châtiment terrible à l’humanité entière. Ce sera alors un châtiment plus grave que le déluge, tel qu’il n’y en a jamais eu auparavant. Un feu tombera du ciel et anéantira une grande partie de l’humanité, les bons comme les méchants, n’épargnant ni les prêtres ni les fidèles. Les survivants se trouveront dans une telle désolation qu’ils envieront les morts. Les seules armes qui nous resteront alors seront le Rosaire et le Signe laissé par le Fils. Récitez chaque jour les prières du Rosaire. Avec le Rosaire, priez pour le Pape, les Évêques et les prêtres. L’action du diable s’infiltrera même dans l Église, de sorte qu’on verra des cardinaux s’opposer à des cardinaux, des évêques contre d’autres évêques.
Les prêtres qui me vénèrent seront méprisés et combattus par leurs confrères, les églises, les autels saccagés, l’Église sera pleine de ceux qui acceptent les compromis et le démon poussera beaucoup de prêtres et de consacrés à quitter le service du Seigneur. Le démon s’acharne surtout contre les âmes consacrées à Dieu. La perspective de la perte de nombreuses âmes est la cause de ma tristesse. Si les péchés croissent en nombre et en gravité, il n’y aura plus de pardon pour ceux-ci. Avec courage, parle à ton Supérieur. » Il saura encourager chacune d’entre vous à prier et à accomplir des œuvres de réparation. »
Messages de la Vierge
La vierge insiste sur la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie confirmant les visions d’Ida Peerdeman à Amsterdam. « Dorénavant, tu ajouteras réellement », dit-elle en insistant sur le mot réellement. »
A plusieurs reprises, la vierge demande à la sœur de prier pour le clergé et d’obéir à son supérieur. Comme à Amsterdam, la vierge parle du courroux causé au Père par l’attitude des hommes, laisse planer la menace d’un grand châtiment (plus grand que le déluge) n’épargnant personne, et souhaite des âmes pour Le consoler, qui réparent, par leur souffrance et leur pauvreté, l’ingratitude des pécheurs.
Elle précise qu’avec son Fils, elle est intervenue souvent pour apaiser le courroux du Père en lui offrant les souffrances du Fils sur la Croix, son précieux Sang ; les âmes bien-aimées qui le consolent et forment la cohorte des âmes victimes y contribuent aussi.
Une fois de plus, elle rappelle l’importance de la prière, « même sans trop vous attacher à la forme », de la pénitence, des sacrifices pour adoucir la colère du Père, de la récitation du Rosaire et de l’Eucharistie. Même dans un Ordre séculier, dit -elle, la prière est nécessaire. Elle la prévient qu’en prononçant ses vœux, ce sont les trois clous de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance qu’elle s’inflige, sachant que l’obéissance est le fondement.
Enfin, la Vierge dénonce l’action du diable, vigoureuse « surtout à l’égard des âmes consacrées à Dieu, » qui s’infiltre même dans l’église et oppose les membres du clergé entre eux et les conduit à des « compromis » !
Autres Visions et/ou éléments supra-naturels
L’ange
La présence d’un ange qui s’exprime et déambule, dénote des autres apparitions où l’ange est plutôt passif (sauf à l’île bouchard). La soeur dit, après l’avoir regardée, qu’il s’agissait d’une jolie personne qu’elle prend d’abord pour sa sœur déjà décédée. Mais la personne lui fait comprendre qu’il ne s’agit pas d’elle : « Alors, elle m’a souri avec douceur et m’a fait un léger « non » de la tête : « Je suis celui qui est avec toi et qui veille sur toi. » En même temps, elle m’a fait signe de sortir et a disparu à mes yeux. Plus tard, Agnès reparlera de ce « personnage », mais en utilisant le « Il » et non plus le « Elle ». Que faut-il comprendre ? Il s’agit clairement de l’ange gardien d’Agnès, mais celui-ci peut sans doute se manifester sous des traits plutôt féminins ou masculins, puisque le sexe n’existe pas chez les anges.
L’histoire du sculpteur de Notre Dame d’Akita : M. Saburô Wakasa
Le sculpteur, bouddhiste de confession, qui avait réalisé la statue de la Vierge, réalisa également une statue de saint Joseph qui fut installée dans la chapelle des sœurs. Quelques jours après, il se rendit avec sa femme à une procession dans le jardin du sanctuaire en l’honneur de la nouvelle statue. Pendant cette procession, la statue de la vierge d’Akita qui n’avait plus pleuré pendant deux ans se remit à pleurer.
C’était de joie d’avoir enfin une belle statue de saint Joseph, pensa tout le monde. M. H, impressionné par ces larmes qu’il n’avait jamais vues, proposa à sa femme en rentrant de la procession, d’aller prier dorénavant tous les jours au sanctuaire. Mais le lendemain, en faisant une partie de golf, il sentit soudain une douleur brutale et violente dans le cou (sans cause extérieure apparente) et le même jour, il mourut d’une crise cardiaque, en recevant le Baptême avant sa mort. Ce monsieur s’était converti la veille, grâce aux lacrimations de Notre-Dame d’Akita.
Eléments conformes aux autres apparitions
Une lumière éblouissante ; une voix d’une beauté indescriptible. Les effluves d’un parfum très suave. La présence d’un ange. L’appel insistant à la prière et au sacrifice. Les prédictions douloureuses voire apocalyptiques, comme à Amsterdam. L’apparition dans une chapelle comme à Paris (rue du Bac) et à l’île Bouchard.
Eléments spécifiques
L’élément extraordinaire, outre la guérison de la surdité de la sœur et ses stigmates, c’est bien évidemment la sudation et les pleurs émanant d’une statue en bois : c’est la seule apparition où la Vierge utilise une statue en bois la représentant pour exprimer son origine céleste et son état d’âme : tendresse pour la sœur, grande tristesse pour le monde. De plus, c’est une statue « vivante » qui exprime des émotions : la sueur, abondante, qui la parcourt, le fait que les cotons qui servent à les essuyer « sentent bon » et « répandent dans la chapelle une essence subtile dont on ne peut dire si elle tient de la rose, de la violette ou du lys ». Le sang sur les mains et bien évidemment les pleurs abondants, constituent une singularité forte de la présence de la Vierge à Akita.
Le rôle actif de l’ange : l’ange joue un grand rôle dans cette apparition, adopte une attitude très familière avec elle, prie avec elle, lui dit même : « Tu as quelque chose à demander? Vas-y, tu n’as pas à te gêner, dit-il avec un sourire en penchant un peu la tête. Alors qu’Elle commençait la prière, l’ange qui m’avait conduit à la chapelle réapparut à côté de moi et se joignit à nos voix. L’attitude et la simplicité de cet ange manifestent de manière éclatante l’existence de celui que les catholiques appellent leur » ange gardien » et dont chacun est doté de sa naissance à sa mort !
Le fait que la Vierge se manifeste après des « Servantes de l’Eucharistie » n’est pas neutre quand on sait l’importance que Marie accorde à ce « miracle quotidien » donné aux hommes qu’est l’Eucharistie, comme elle l’a dit à Amsterdam.
Les phénomènes de sudation, d’ôdeurs de parfum et de pleurs sont visibles par tous et non réservés à la seule voyante.
Sœur Sasagawa est la première voyante qui n’est pas chrétienne de culture, mais bouddhiste. Elle se convertit sous l’influence d’une infirmière chrétienne.
Lien avec d’autres apparitions
La statue objet des phénomènes est une reproduction de la Dame de tous les peuples demandée par la Vierge à Ida Peerdeman à Amsterdam.
A la fin des années 60, la mère supérieure de l’Institut des Servantes de l’Eucharistie, Sr Kotake tombe sérieusement malade. Elle est guérie avec de l’eau de Lourdes et décide alors de faire faire une statue à la sainte Vierge en action de grâces. L’une des sœurs du couvent possédant une image de Notre-Dame de tous les peuples, apparition d’Amsterdam condamnée alors par l’Église, la mère supérieure trouve cette image jolie et décide qu’elle sera le modèle de la statue. L’évêque d’Akita a influé puissamment pour faire reconnaître l’apparition de Notre-Dame de tous les peuples.
Notre Dame de tous les peuples Amsterdam 1945/59
Voici ce que dit un spécialiste et fervent partisan de Notre-Dame de tous les peuples, le Père Paul Sigl lors de la troisième journée internationale de prières à Amsterdam, en 1999 : « Le message d’Akita a été reconnu par l’Église. Il est inséparablement lié à celui de la Dame de tous les Peuples à Amsterdam.
Mgr Ito d’Akita a très bien saisi le lien spirituel qui rattache les deux lieux d’apparition. Aussi, le 24 juin 1984, il s’est rendu personnellement à Amsterdam et a célébré la sainte Messe en présence de la voyante, Mère Ida Peerdeman, dans la chapelle de la Dame de tous les Peuples. Il y exprima sa conviction que par la reconnaissance officielle des évènements d’Akita, Dieu a voulu entériner les apparitions d’Amsterdam. »
V- Reconnaissance et sanctuaires
Reconnaissance
Le 20 avril 1984, jour de la fête de Pâques, Mgr Itô, évêque de Niigata au Japon, reconnaissait la surnaturalité des « évènements » d’Akita qui furent également approuvés par le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, en juin 1988.
Sanctuaire (s)
La chapelle des sœurs contemplatives (les Servantes de l’Eucharistie), dans leur couvent, à Yuzawada, à proximité d’Akita.