Etudes de droit, sociologie et gestion ( IAE) à l'université de Nantes
Directeur des ressources humaines, enseignant/formateur en management et ressources humaines, consultant, professeur Business School Domuni Universitas. Auteur de livres sur les religions, le management et les ressources humaines, et de nature poétique.
A écrit 2 livres sur la Vierge Marie : la preuve de Dieu ( les 20 principales apparitions) et la Nouvelle Arche de Noé. Catéchiste bénévole à l'Institut saint Dominique de Saint Herblain 44.
A propos de J.B
Etudes de droit, sociologie et gestion ( IAE) à l'université de Nantes
Directeur des ressources humaines, enseignant/formateur en management et ressources humaines, consultant, professeur Business School Domuni Universitas. Auteur de livres sur les religions, le management et les ressources humaines, et de nature poétique.
A écrit 2 livres sur la Vierge Marie : la preuve de Dieu ( les 20 principales apparitions) et la Nouvelle Arche de Noé. Catéchiste bénévole à l'Institut saint Dominique de Saint Herblain 44.
A de multiples reprises au cours de l’exposé des apparitions, la vierge fait allusion au « Rosaire ». De quoi s’agit-il ? Le mot rosaire tire son nom du latin ecclésiastique rosarium qui désigne la guirlande de roses dont les représentations de la Vierge sont couronnées.
Pour les chrétiens de confession catholique, c’est une forme de dévotion mariale qui consiste à réciter trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines de grains ; à chaque grain correspond une prière soit : 50 prières x 3 = 150 prières en tout.
Depuis le pontificat de Jean-Paul II, un quatrième chapelet a été ajouté, portant le total à vingt dizaines. Le chapelet comprend vingt dizaines de petits grains appelés Ave, précédées chacune d’un grain plus gros appelé Pater. Partant de l’un des grains plus gros, une branche terminale comporte trois petits grains (Ave), un gros (Pater) et un crucifix.
Les appellations Ave et Pater correspondent au premier mot de la version latine des prières récitées. Les prières récitées dans un chapelet sont :
Sur le plus gros grain : le Salut, ô Reine (Salve Regina)
À la fin d’une dizaine : le Gloire au Père (Gloria Patri).
Pèlerinage du Rosaire à Lourdes
Ces quinze dizaines permettent de méditer sur des « mystères » liés à Marie et à Jésus. Méditer le Rosaire consiste à confier nos fardeaux au Christ et à sa Mère. « Décharge ton fardeau sur le Seigneur ; il prendra soin de toi » (Ps 55, 23). Les mystères appartiennent initialement à trois catégories :
Lors de l’année du Rosaire (octobre 2002 – octobre 2003), le pape Jean-Paul II a ajouté une quatrième catégorie de cinq mystères, plus spécifiquement christologiques : les « mystères lumineux ».
Ils comprennent le Baptême du Christ, les Noces de Cana, la proclamation du Royaume, la Transfiguration et l’institution de l’Eucharistie. Dans une volonté d’œcuménisme, ces mystères lumineux portent sur des épisodes de la vie de Jésus qui intègrent les préoccupations des Églises réformées, soucieuses de voir mettre l’accent sur son message. L’Église catholique recommande de méditer sur les mystères lumineux le jeudi.
« Le rosaire, c’est la liturgie du pauvre », a écrit Sylvie Germain dans Songes du Temps.
La Vierge du Rosaire par Dürer Par Albrecht Dürer — 1. The Yorck Project (2002) 10.000 Meisterwerke der Malerei (DVD-ROM), distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH. ISBN : 3936122202.2. Inconnu, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=150497
L’apparition de la Vierge Marieà Walsingham en 1061.
Walsingham est un joli petit village de moins de 1 000 habitants situé dans le comté de Norfolk, dans l’Est-Anglia, à environ 200 km au nord de Londres et à moins de 10 km de la mer du Nord. Un sanctuaire à Notre Dame a été établi ici au milieu du XIe siècle, juste avant la conquête normande (Guillaume le Conquérant en 1066), bien que la date précise soit obscure (peut-être en 1061).
À l’origine de ce sanctuaire se trouve une apparition de la Bienheureuse Vierge Marie à une femme noble saxonne nommée Richeldis de Faverches qui reçut la demande de construire une réplique de la Sainte Maison à Nazareth en l’honneur de l’Annonciation de Notre Dame. Des recherches récentes ont suggéré que la fondatrice du sanctuaire était peut-être Edith the Fair, épouse du roi Harold.
Au fil du temps, le sanctuaire a grandi et prospéré ; au siècle suivant, en 1153, un prieuré de chanoines augustins fut établi pour administrer le sanctuaire. Le sceau du prieuré présentait l’image d’une Vierge assise avec le Saint Enfant et le texte « Ave Maria Gratia Plena Dominus Tecum » (« Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous »).
Notre Dame de Walsingham
Des visiteurs modestes et royaux.
Les pèlerins venaient de toute la Grande-Bretagne au sanctuaire de Notre-Dame de Walsingham. Il y avait une route très fréquentée provenant de Londres et du Sud. Walsingham en vint à se classer aux côtés de Canterbury et de Glastonbury comme l’un des plus grands sanctuaires du pays (et l’un des plus grands sanctuaires mariaux d’Europe).
Le pèlerinage à Walsingham était certainement plus facile que le long voyage à Saint-Jacques-de-Compostelle ou à Rome, sans parler de Jérusalem. À partir du règne d’Henri III (1216-1272), plusieurs rois d’Angleterre firent le pèlerinage à Walsingham, dont Edward Ier (une douzaine de fois !), Henry VI (largement vénéré en East Anglia après sa mort ; il fut proche de la canonisation) et enfin le célèbre Henri VIII avec sa première épouse Catherine d’Aragon.
Pieux catholique au début de sa vie, Henri VIII avait une dévotion particulière à Notre Dame de Walsingham, on dit qu’il s’arrangeait pour qu’il y ait de sa part un cierge allumé en permanence devant l’image de Notre Dame à Walsingham et qu’il payait un prêtre au sanctuaire pour qu’une messe à son attention soit dite régulièrement. Il aurait même invoqué Notre Dame de Walsingham sur son lit de mort. Mais les événements politiques devaient se mêler à la religion. Le désir ardent d’Henri VIII d’avoir un héritier masculin en se remariant avec Anne Boleyn (et le besoin continu d’argent des Tudor) a conduit à la dissolution des monastères ainsi qu’à la Réforme anglicane en Angleterre autour de 1533.
La fin d’une ère.
Le prieuré de Walsingham est supprimé en 1538, son sous-prieur Nicholas Mileham est reconnu coupable de trahison pour avoir conspiré pour se rebeller contre la suppression des monastères et pendu hors des murs du prieuré. L’or et l’argent du sanctuaire sont confisqués, tandis que l’image de Notre-Dame de Walsingham (les iconoclastes parlent de « la sorcière de Walsingham ») est apportée à Londres en juillet 1538 et ensuite brûlée. Le sanctuaire cesse d’exister, le prieuré devient une ruine. Les pèlerinages organisés ont cessé, bien que des individus dévots aient sans doute continué à visiter le village. Une ballade de la fin du XVIe siècle, la Walsingham Lament(« la lamentation de Walsingham »), résume les sentiments de beaucoup :
Weep, weep, O Walsingham,(Pleure, pleure, ô Walsingham,) Whose days are turned to nights,(Toi dont les jours sont maintenant des nuits,) Blessings turned to blasphemies,(Les bénédictions changées en blasphèmes,) Holy deeds to despites.(Les saintes actions en méfaits.) Sin is where Our Lady sat,(Le péché s’est installé où se trouvait Notre Dame,) Heaven is turned to hell ;(Le ciel est devenu l’enfer 😉 Satan sits where Our Lord did sway,(Satan s’est assis à la place de Notre Seigneur,) Walsingham, O farewell!(Adieu, Ô Walsingham !)
Retour à la normale ?
Walsingham redevient un village typique et tranquille de campagne (« l’Angleterre profonde ») pendant trois siècles, jusqu’à ce que les événements conspirent de nouveau pour changer les choses. En 1893, le pape Léon XIII promet : « Lorsque l’Angleterre reviendra à Walsingham, la Madone retournera en Angleterre. »
Le Pape Léon XIII ( 1810 – 1903) Par Inconnu — Cette image est disponible sur la Prints and Photographs division de la Bibliothèque du Congrès des États-Unis sous le numéro d’identification cph 3c22745.Ce bandeau n’indique rien sur le statut de l’œuvre au regard du droit d’auteur. Un bandeau de droit d’auteur est requis. Voir Commons:À propos des licences pour plus d’informations., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=289605
Dans les années 1890, Charlotte Boyd, une laïque anglicane dévouée, découvre une petite chapelle médiévale à la périphérie de Walsingham (dans le village voisin de Houghton Saint Giles) et comprend qu’il s’agit de la dernière des chapelles de la route des pèlerins, dans laquelle ils enlevaient leurs chaussures avant d’entrer dans Walsingham (pour cela, elle était connue comme « the Slipper Chapel », « la chapelle des sandales »). Charlotte Boyd achète cette chapelle sécularisée, la restaure puis en fait don à l’abbaye catholique de Downside (dans le comté de Somerset).
Le 6 février 1897, le pape Léon XIII rétablit cette chapelle désaffectée comme un sanctuaire catholique en autorisant la vénération d’une image de Notre Dame.
Un haut lieu, deux sanctuaires.
En 1921, Walsingham reçoit un nouveau curé anglican, le père Alfred Hope Patten, un pasteur très « High Church », partie de l’Église anglicane la plus proche du catholicisme, plus encline à la dévotion mariale que la « Low Church ». L’un de ses premiers actes est de restaurer la dévotion à Notre Dame de Walsingham en installant une nouvelle statue de la Vierge et l’enfant, copie de l’originale, basée sur le sceau du prieuré. Autant dire que cela ne plut pas à l’évêque anglican de Norwich.
En 1931, Hope Patten construit une petite chapelle à plusieurs centaines de mètres de là pour recevoir la statue. L’édifice est étendu en 1938 et forme le sanctuaire anglican de Notre-Dame de Walsingham. Il compte quinze chapelles, dédiées aux Mystères du Rosaire. Le style de l’ameublement est la Contre-Réforme, et c’est plutôt merveilleux.
Quant à lui, le sanctuaire national catholique de Notre-Dame de Walsingham, à côté de la chapelle Slipper, se trouve en fait dans la paroisse voisine de Houghton Saint Giles. Depuis le 19 août 1934, date à laquelle le cardinal Francis Bourne de Westminster a dirigé un pèlerinage de 10 000 personnes pour transformer la chapelle Slipper en un sanctuaire national de Notre-Dame, un grand nombre de nouveaux bâtiments ont été construits sur le site, centrés sur l’église de la Réconciliation de 1982. Ce fut l’année de la visite du pape Jean-Paul II en Angleterre.
La statue de Notre-Dame de Walsingham fut apportée à Londres pour se tenir près de l’autel du stade de Wembley, où le Saint-Père célébra la messe et vénéra la statue.
Depuis 1954, celle-ci est couronnée par autorisation du pape Pie XII. À cet égard, elle ressemble donc à de nombreuses statues mariales continentales. À la suite d’un décret apostolique de 2015, le sanctuaire catholique obtint le titre de basilique mineure.
Les deux sanctuaires attirent les visiteurs tout au long de l’année et les relations entre eux sont très cordiales. L’ironie de l’histoire est que le village de Walsingham est lui-même issu de deux bourgs voisins (Great Walsingham et Little Walsingham) : beaucoup de choses sont en double à Walsingham…
Le plus grand pèlerinage anglican – connu sous le nom de « pèlerinage national » – a lieu le lundi après la Pentecôte (qui est un jour férié en Angleterre). Le pèlerinage des étudiants de Londres, un pèlerinage œcuménique au cours duquel les étudiants marchent depuis Londres avec des croix, se termine à Walsingham le Vendredi Saint, regroupant des pèlerins convergeant de toutes directions. Les deux sanctuaires abritent également de grandes célébrations lors de la fête de l’Assomption.
Un rayonnement œcuménique et mondial.
Il y a aussi une présence orthodoxe à Walsingham, notamment dans l’ancienne gare de chemin de fer, devenue l’église orthodoxe russe Saint-Séraphim ; tandis qu’il existe des sanctuaires nationaux de Notre-Dame de Walsingham aux États-Unis, ainsi que de petits sanctuaires dans le monde entier.
En l’an 2000, le Vatican a approuvé la création d’une fête de Notre-Dame de Walsingham, patronne de l’Angleterre, célébrée en Angleterre et au Pays-de-Galles le 24 septembre.
D’autre part, depuis que l’Église anglicane a autorisé l’ordination de femmes-prêtres en 1992, des groupes d’anglicans ont cherché à se réunir en masse avec l’Église catholique. Ainsi, le pape Benoît XVI a promulgué la Constitution apostolique Anglicanorum coetibusle 4 novembre 2009 et l’ordinariat personnel de Notre-Dame de Walsingham a été créé le 15 janvier 2011 pour permettre aux anglicans ralliés d’entrer pleinement en communion avec l’Église catholique tout en conservant une grande partie de leur patrimoine et de leurs traditions. L’Ordinariat est placé sous le haut patronage du bienheureux John Henry Newman (1801-1890), ancien cardinal anglican issu de l’anglicanisme.
L’Ordinariat compte quelque quatre-vingt anciens membres du clergé anglican, réordonnés en tant que prêtres catholiques. C’est l’équivalent d’un diocèse, même si l’Ordinaire (le responsable du clergé) Mgr Keith Newton n’a pas le rang d’évêque catholique car il est marié (il a été ordonné diacre et prêtre dans l’Église catholique en 2011 et porte le titre de protonotaire apostolique). Il existe des ordinariats similaires aux États-Unis et en Australie.
BRESIL – 1717- Notre-Dame d’Aparecida est une statue de la Vierge Marie, sainte patronne du Brésil. Son sanctuaire se situe à Aparecida, dans l’État de São Paulo, et sa fête est célébrée tous les ans le 12 octobre. L’histoire de la découverte de la statue de Notre-Dame d’Aparecida est contée par deux sources que l’on trouve dans les archives de la curie métropolitaine d’Aparecida (antérieures à 1743) et dans les archives romaines de la compagnie de Jésus, à Rome.
Son histoire débute au milieu de l’année 1717, quand arriva à Guaratinguetá la nouvelle que le comte d’Assumar, Pedro de Almeida e Portugal, gouverneur de la capitainerie de São Paulo e Minas de Ouro d’alors, allait passer voir la population sur le chemin de Vila Rica (actuelle ville d’Ouro Preto) à Minas Gerais. Désirant lui rendre hommage en lui offrant leur meilleure pêche, les pêcheurs Domingos Garcia, Filipe Pedroso et João Alves lancèrent leurs filets dans le rio Paraíba do Sul. Après plusieurs tentatives infructueuses, en descendant le cours du fleuve, ils arrivèrent à Porto Itaguaçu le 12 octobre. Sans grand espoir, João Alves lança alors son filet dans les eaux et ramena le corps d’une statue de la vierge Marie sans tête. Une nouvelle tentative permit de ramener la tête. Les pêcheurs enveloppèrent alors l’objet trouvé dans un drap et, encouragés par l’événement, lancèrent à nouveau les filets avec tant de succès qu’ils obtinrent une pêche abondante.
Pendant quinze ans, la statue resta chez Felipe Pedroso, où les personnes du voisinage se réunissaient pour prier. La dévotion pour cette statue croissait parmi le peuple de la région et beaucoup de choses furent obtenues par ceux qui priaient face à elle. La renommée des pouvoirs extraordinaires de la statue de la Vierge se répandit dans toutes les régions du Brésil. La famille Pedroso construisit alors un oratoire qui se révéla vite trop petit. Vers 1734, le chapelain de Guaratinguetá construisit une chapelle sur le sommet du morro dos Coqueiros, ouverte à la visite à partir du 26 juillet1745. Devant l’augmentation du nombre de fidèles, une nouvelle église fut mise en construction en 1834, l’actuelle vieille basilique (basílica velha en portugais).
Le 6novembre1888, la princesse Isabelle visita pour la seconde fois l’église et fit don à la sainte d’une couronne d’or incrustée de diamants et de Rubis ainsi que d’un manteau bleu. En 1894 un groupe de prêtres et de moines rédemptoristes arriva à Aparecida pour organiser l’accueil des pèlerins venant aux pieds de la statue pour prier la Vierge « sortie des eaux ». Le 8septembre1904, la statue fut solennellement couronnée par José Camargo Barros. Le 29avril1908, l’église reçut le titre de basilique mineure. Vingt ans plus tard, le 17décembre1928, la localité qui s’était développée autour du morro dos Coqueiros devint une municipalité indépendante.
En 1929, Notre-Dame d’Aparecida fut proclamée « Reine du Brésil » et Sainte Patronne officielle du pays par le papePie XI.
Le pape François embrasse la statue de la vierge d’Aparecida
« Ma fille…. voici la graine de gloire que je t’offre comme » Marie réconciliatrice des peuples et des nations « , car je viens vous réconcilier, vous tous ; la réconciliation est l’héritage de la fraternité divine de mon divin Fils ; ma fille, transmettez mon message à tous ; je vous garderai ici dans mon cœur à partir d’aujourd’hui et pour toujours!
Deuxième apparition: 22 août 1976 – 13h30
« Ma fille, quand tous les hommes sur la terre viendront porter leur croix avec amour, il n’y aura plus de douleur ni de pleurs car ils vivront chaque jour avec Mon Fils bien-aimé dans un alléluia constant et vivant … alléluia … alléluia. .! » « Ma fille, je souhaite que vous leur fassiez sentir la valeur de la prière et l’importance de ma nouvelle Apparition en tant que réconciliatrice des peuples et des nations, car sous ce titre ils trouveront des conditions essentielles et déterminantes pour préparer leurs âmes à recevoir la grâce du Saint-Esprit
Troisième apparition: 25 mars 1977 – 11h00
« Fille, enfants, dorénavant, vous devriez vous revêtir de spiritualité divine … car cela vous aidera, en tant que source de pureté, à mener une vie exemplaire, à accomplir de bonnes actions dédiées au Seigneur … Son nom est lumière, vérité et amour ..! « Le Patriarche Saint Joseph a également dit : « Avec Jésus et Marie, je veillerai sur cette source d’amour, afin que ce peuple soit sauvé, car la Famille sera l’espoir d’un monde nouveau ..!
Quatrième apparition: 3 mai 1977 – 11h00
« Fille, continue ton chemin, nous l’avons préparé ..! Fille, l’obéissance doit être la base de ta vie intérieure … reste en contact et en union avec le Seigneur ..! Sois bonne, spontanée, naturelle … cela rendra votre vie plus facile et plus heureuse ..! Fille, enfants : aidez-moi à conquérir le cœur de tous vos frères ..! «
Cinquième apparition: 25 mars 1978 – 10h30
« Ma fille, ma présence parmi vous n’est pas un rêve, elle est réelle, obéissez et continuez à être fidèle à cette Mère. « Ta tâche est ardue » de transmettre mon message d’amour et de réconciliation à tous les peuples et nations … Tu souffriras, mais quelle joie et quel bonheur de te voir ma fille fidèle. Marie Réconciliatrice du Peuple!
Sixième apparition: 27 novembre 1978 – 9h00
Une marche qui unit, rétablit, apaise les multitudes qui vont commencer à venir à cet endroit choisi. Le 13 mai … Je vais vous bercer dans mes bras … Parmi ceux qui sont là présents, certains me sentiront … d’autres me verront … leurs cœurs seront touchés ..!
Septième apparition: 25 mars 1984 – 15h00 à 18h30
Huitième apparition: 27 mars 1984 – 11h30
Neuvième apparition: 25 janvier 1985 – 15h00
« Enfants, de cette sainte montagne, de ce lieu béni, parmi ces arbres, je vous regarde de ma grotte et dans le silence et la solitude je vous laisse me sentir … ainsi la grâce du Saint-Esprit peut entrer pleinement en chacun de vous, et tous peuvent recevoir la vocation divine de servir et peuvent être capables de travailler avec douceur pour l’amour de Mon Fils Bien-Aimé …! Heureux ceux qui offrent leur vie au service du Seigneur
Dixième apparition: 27 novembre 1985 – 10h30
« Fille, enfants, les fruits de ce jour sont des grâces sanctifiantes pour vos âmes … ils sont gage de vie surnaturelle, de jours meilleurs, dans la montagne escarpée que vous montez ..! Aux rayons qui viennent du soleil de la justice de mon Divin Fils, éblouis-toi ; sois fidèle à sa doctrine, conduis une vie évangélique, séculière et apostolique … Et évalue la foi, l’amour et l’unité des bienheureux … Regarde maintenant le soleil resplendissant derrière les nuages.
Onzième apparition: 8 décembre 1986 – 11h00
« Fille, enfants, je suis comme je l’ai déjà annoncé, certains me sentiront … d’autres me verront entre les arbustes … d’autres percevront les roses parfumées de mon jardin du ciel. Certains, qui sont malades, buvant de l’eau de ma grotte de prière, seront soulagés, d’autres, seront guéris, atteignant la santé et la paix ..! Fille, partout où je place mes pieds, c’est comme semer la graine … La doctrine et l’Évangile sont accomplis par la foi qui vient du cœur de ceux qui me cherchent ..
Et je vous le dis, vous serez tous sauvés ….. quand ses enfants s’approchent du troupeau de Mon Divin Fils … pour se nourrir de Son Corps Mystique …! Aujourd’hui, il y a une Fête des Anges dans le monde entier, et ici, dans ma terre promise, je viens appeler l’humanité à se réconcilier avec ses frères … Je viens donner la paix au monde et le calme aux peuples et aux nations ..! Je viens régner dans le cœur des plus humbles … et je viens pour adoucir les plus fiers et les plus arrogants … afin qu’ils puissent modifier leurs actions.
Douzième Apparition: 21 juin 1987 – 16h30
« Oui, les enfants, maintenant, attendez sereinement avec la clé qui ouvre la porte du salut … et dites tranquillement : » Seigneur Jésus nous t’attendons, car tu as promis de venir … et les promesses de Dieu ne peuvent être ignorées ; et nous sommes ici pour vous tenir, vous aimer et toujours vivre à vos côtés avec votre mère ..! « Le Seigneur vous répète : » Celui qui mange Mon Corps et boit Mon Sang sera sain et sauf … entrant pour demeurer éternellement dans la Maison de Mon Père ..! Vous êtes ici pour apprendre, et j’entre dans vos coeurs pour les modeler et les rendre dignes du corps mystique ..! «
Treizième apparition: 6 juillet 1987 – 11h30
« Mes enfants, réaffirmez votre confiance dans l’adorable cœur de mon Jésus. Reposez-vous sur les promesses du Seigneur qui entend les prières de ses enfants…Ne vous inquiétez pas, car les vocations religieuses se multiplieront … Remplissez-vous de gratitude … Fils et filles, n’arrêtez pas de porter ma médaille miraculeuse afin d’être protégé … distribuez-la aussi généreusement afin que les pécheurs soient convertis ; les malades peuvent être guéris et les valeurs morales du monde d’aujourd’hui peuvent être rétablies ..! «
Quatorzième apparition: 6 mars 1988 – 11h00
Oui, les enfants, notre rencontre aujourd’hui a pour but d’ouvrir de larges chemins dans la connaissance de Jésus mon divin fils ; sa parole de sagesse, sa justice et sa pureté. Il ressuscite encore ces jours-ci, ici à Béthanie…. Il ne vient pas pour rassembler seulement les bons, mais aussi les rebelles, pour les faire boire à la fontaine des eaux saintes afin qu’ils puissent laver leurs têtes, leurs les mains et les pieds, pour leur conversion ..! Chers enfants, je vous supplie de profiter des jours, des heures, des minutes, des secondes pour vous préparer!
Quinzième apparition: 16 février 1989 – 16h00
Jésus, mon fils bien-aimé, souhaite que vous viviez tous dans mon cœur maternel, avec les charismes et les grâces du Saint-Esprit. Mes enfants peuvent se tenir par la main sur la base du commandement, « aimer vous les uns les autres..! C’est la seule vérité qui peut sauver l’humanité d’une guerre entre frères …
Dix-septième apparition: 4 mars 1989 – 16h00
Les Enfants, mon divin fils vous aime tellement … Il vous invite à entrer pleinement dans ses principes de l’amour ; la ferveur chrétienne peut vous guider …
Dix-huitième apparition: 28 mars 1989 – 17h00
« Ma fille, Mes enfants, je prie chacun d’entre vous de réparer vos vies, avec la pénitence et la prière nécessaires pour mériter la justice de Dieu, offensée de nos jours par les hommes … de l’autre, il est très important pour vous d’assister fréquemment à la sainte messe et de recevoir l’Eucharistie … afin que la nourriture de Mon divin Fils puisse vous aider de telle sorte que vous vous sentiez éclairé intérieurement par une lumière inconnue. « Enfants, je vous aime beaucoup, et mon amour est si grand que j’appelle chacun de vous à ma grotte de prière, afin que vous puissiez méditer et vivre l’Evangile … protégé par la grâce de l’Esprit Saint ! » Je vous garde ..! «
Dix-neuvième apparition: 1er avril 1989 – 16h30
« Fille, enfants, j’essaye de vous dire que je vous conduis par la main, couvrant vos épaules de mon manteau maternel … Fils et filles, je vous appelle sur le site de ma nouvelle apparition Marie Réconciliatrice des Peuples et des Nations … afin que vous puissiez commencer à travailler sur la moisson que vous sèmerez dans le cœur des enfants innocents … Vous devez vous préparer le plus tôt possible … par exemple : semer la doctrine, le catéchisme, les exercices spirituels, l’évangile et surtout l’Eucharistie. La communion est la nourriture de l’âme. Il faut sauver beaucoup d’âmes…Je te garde..! »
Vingtième Apparition: 2 avril 1989 – 13h30
« Enfants, je vous appelle tous … afin que vous puissiez recevoir des grâces infinies du Ciel de notre Royaume … et je souhaite la paix à vos jours … la paix à vos esprits , à vos familles. .. au peuple vénézuélien et à toutes les nations … Que la paix couvre toute la terre sanctifiée du Seigneur ..! Fils et filles, vous êtes pèlerins … prenez soin de notre terre avec dévotion … ne l’oubliez pas … unissez toutes vos mains pour élever votre prière à Dieu … dans un « Merci, mon dieu »
Vingt et unième Apparition: 9 avril 1989 – 14h00
« Enfants, je suis encore ici parmi vous pour vous appeler à être optimistes, constructifs, afin d’être bâtisseurs et de vous surpasser … votre vision doit être altruiste….. »Ainsi, si vous m’obéissez, il y aura de la joie dans vos coeurs … car vous vous dirigez vers la construction de votre propre paradis … et d’un monde de bonheur et de paix ..! »
Vingt-deuxième apparition: le 13 mai 1989 à 19 heures.
Votre tâche doit être de transmettre la foi, de prier, d’être charitables à travers le catéchisme … et encore ce qui est plus grand et plus beau, à travers la vie sacramentelle pour protéger et aider vos frères ..! « »Ma fille, l’évangélisation prend racine dans ton âme ; prends des positions claires dans les médias des communications sociales … Votre position doit être libérée du conditionnement humain, de votre jugement de base sur la vie, de votre activité personnelle, pour être un témoignage de foi, d’espoir et de la charité. Ainsi, avec courage, efforcez-vous d’accomplir vos actes avec la vérité de l’amour qui exprime le respect envers la vie et envers la dignité de la famille .. «
Vingt-troisième Apparition: 25 mai 1989 (Corpus Christi) – 18h00
« Ma fille, Je t’ai appelé aujourd’hui pour confirmer ma présence parmi vous, car je suis la Mère de la Miséricorde … et c’est de miséricorde dont ce pays a besoin … c’est ce dont les familles ont besoin … c’est aussi ce que les enfants et les mères abandonnés besoin … comme certains de ceux qui sont venus aujourd’hui vous rencontrer … mon chagrin est le chagrin de chacun d’eux, leur chagrin est mon chagrin … leur joie est ma joie, leur peine est ma tristesse .. La solitude et la souffrance sont comme les vents des ouragans, comme les passions des hommes sans éducation religieuse … Voilà comment les créatures sont détruites et les enfants souffrent, mais dorénavant, ces enfants ressentiront la douceur et l’amour de mon divin Fils. .. avec vous, unis dans la merveilleuse ambiance de ce crépuscule … Que la nature est belle ! » « Enfants, je vous invite à la fête des anges de mon Fils bien-aimé … assis à la table en tant qu’invités d’honneur ..!
Mes petits, comme la créature innocente est belle … aidez les enfants, souriez aux mères solitaires… mais elles ne sont pas seules, je suis avec elles ..! « »Enfants, vous êtes ici pour apprendre les enseignements de mon Fils Jésus ; il utilise ses prêtres pour réaffirmer que ses paroles ne passeront jamais et qu’ils sont ceux qui sont chargés de les donner
Vingt-quatrième Apparition: 21 juin 1989 – 21h30
« Enfants, je suis la mère des affamés … Je suis l’espoir des assoiffés … et des affligés qui ont besoin d’aide et de protection ..! » Avec la volonté tu pourras prendre part au banquet d’amour de Mon Divin Fils. «Et maintenant les enfants, je vous recommande de crier tous à l’unisson: » Béni soit le Seigneur ..! « Je vous garde ici dans mon coeur ..! »
Vingt-cinquième apparition: 16 juillet 1989 – 18h30
Oui, fils et filles, il y a un endroit sur terre où tous les enfants peuvent se réfugier, cachés dans la montagne bénie, cherchant les trésors de Dieu. Il est clair que c’est dans la réclusion de la prière, vivant avec simplicité et humilité qu’on peut se défendre de la violence des hommes sur terre et avoir la force de proclamer la Parole du Seigneur avec sérénité.
« Enfants, je suis la Mère du Mont Carmel, qui avec mes scapulaires vient pour sauver chacun de vous … pour que vous viviez selon la volonté divine … remplis de paix et de calme ; ici il n’y a pas de place pour les ombres, les tempêtes, les passions, les erreurs … Enfants, ici je vous offre l’arc de la liberté d’un jour puissant ! Mère du Mont Carmel!
Vingt-sixième Apparition: 15 août 1989 – 17h00
« Ma fille, je t’ai donné mon coeur et je te le donne pour toujours ..! Les enfants, je parle à tous ceux qui m’ont vu, il y a quelques secondes, monter au ciel avec mes bras ouverts, avec une pluie de roses de couleur rouge, qui représentent le cœur de Mon Divin Jésus. Fils et filles, tout cela vous semble un rêve … mais c’est une vérité vivante, et unique en ces temps de grande calamité pour les hommes ..! «
Vingt-septième apparition: le 8 septembre 1989 à 18 h 30
« Ma fille, Mes enfants, en ce jour où ma naissance est commémorée … » Je te conduirai vers les eaux dormantes, où l’eau est plus claire, car elle vient des sources de ma grotte de prière … Oui, fils et filles, je veux vous protéger des tentations du monde, afin que vous puissiez suivre la volonté de Dieu pour être digne de sa miséricorde et de son amour infini.
« Enfants, je vous en supplie, appréciez le message d’une mère … qui sous différents titres apparaît à ses enfants pour les appeler à la conversion ..! « Tous les endroits où je suis apparue sont remplis de spiritualité, de compréhension et d’amour pour mes enfants afin que tous puissent être sauvés … C’est pourquoi vous devriez faire confiance à votre mère … et continuer sur le chemin qui mène à la sainte Montagne ..! Je vous garde ici dans mon coeur ..! » Marie de Coromoto, Patronne du Venezuela!
Vingt-huitième apparition: 22 octobre 1989 – 14h30 à 15h00
Vingt neuvième apparition: 8 novembre 1989 – 18h00
« Ma fille, Mes enfants, je suis parmi vous, je vous invite, au crépuscule, à la prière, à méditer, à penser et sentir dans vos âmes la beauté de l’amour, la beauté de la vie, à fraterniser avec les couleurs variées des plantes, des fleurs et les fruits … « Enfants, je touche le cœur de mes fils et de mes filles afin qu’ils puissent augmenter leur foi, afin qu’ils puissent ouvrir leur cœur à l’amour de son divin fils, et à la grâce de l’Esprit Saint. Les enfants, celui qui sait vivre selon à la doctrine de mon Jésus a trouvé son trésor et en le trouvant, il brisera les chaînes du passé qui l’ont embourbé … laissant la lumière s’approcher de lui … ouvrant les yeux … pour commencer à fraterniser avec tous ses frères ..! «
Trente première apparition: 5 janvier 1990 – 18h00
« Ma fille, mes enfants, ici, je regarde votre préparation spirituelle en ce nouveau jour du début des années 1990 … Je vois qu’il est très difficile pour vous de comprendre certaines choses, mais au fil du temps, vous comprendrez la vérité. Voici, vous allez ressusciter pour évoluer et prendre conscience du temps que le monde vit … pour vous surpasser et obtenir les résultats des vertus qui vous font prendre conscience de la valeur des hommes d’aujourd’hui. Il n’y a pas d’autre chose à essayer. Les hommes ont diminué leur potentiel, en ce qui concerne leur spiritualité ; voici qu’ils naviguent contre le courant divin de la paix, de l’amour et de l’unité fraternelle ..! «
« C’est pourquoi, je vous laisse me sentir et sentir mon fils divin … ainsi mes enfants peuvent sentir dans leur coeur notre doux toucher et ainsi ils peuvent écouter l’annonce que: » Le temps de leur liberté est arrivé … puissent-ils continuer leur chemin en cherchant la lumière … et ainsi, leurs pensées recevront la grâce du Saint-Esprit ! Pensez qu’il suffit de construire l’amour dans chaque acte. Beaucoup de volonté est nécessaire ..! C’est pourquoi, obéissez humblement aux enseignements des commandements de mon Fils bien-aimé, afin que les hommes puissent s’élever au stade de la « grande vérité de Dieu rencontrant ses enfants ..! » Il vient redonner la vie ..! N’importe qui, indépendamment de sa race, de sa caste, de sa religion, est pour Lui le même … la seule vérité existante devrait être de pratiquer ce qui est bon et de mener une vie généreuse ..! Je te garde ici dans Mon Coeur ..! «
Au cours des siècles, de nombreux miracles et « apparitions » ont été attribués à Marie, en particulier dans l’Église catholique, qui n’en a toutefois reconnu que moins de 20, à ce jour. Plusieurs sites d’apparitions mariales sont devenus des lieux de pèlerinages importants (Guadalupe, Lourdes, Fatima).
Certains ont revendiqué des guérisons après avoir prié Marie (comme Thérèse de Lisieux lors de sa maladie en 1883). L’Église catholique indique que « par son intercession répétée [Marie] continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. » Les catholiques et orthodoxes vénèrent Marie et n’hésitent pas à la prier pour qu’elle intercède au près de son Fils afin d’obtenir un miracle.
Jean Calvin, dans son Traité des reliques(1543), « énumère les nombreuses reliques dont les églises d’Europe se font les sanctuaires et dont l’amoncellement suffit à les dévaloriser, quand ce n’est pas le ridicule de certaines pièces ». Selon Alain Houziaux, pasteur de l’Église réformée, « il y a un conflit profond et fondamental entre la piété populaire (que la dogmatique mariale catholique tente d’assumer) et l’enseignement qu’ont voulu dispenser saint Paul, saint Augustin, Luther et même le Concile de Trente ».
Marie : vraies ou fausses apparitions ?
Voici quelques repères indispensables pour discerner les vraies apparitions mariales et mieux comprendre l’attrait, voire l’engouement, qu’elles peuvent parfois susciter chez les fidèles. (Par le Père Emile Charton. Publié le 9 juin 2015)
Qui reconnaît les vraies des fausses apparitions de Marie ?
C’est l’Église catholique qui engage sa responsabilité en reconnaissant telle ou telle apparition. Elle le fait après de longues enquêtes très minutieuses. C’est l’évêque du diocèse où ont lieu les apparitions qui se prononce.
Quatre critères guident son discernement
– La conformité du message avec la sainte Écriture et la communion avec l’Église
– La cohérence entre messagers et message
– Les fruits spirituels de conversion.
Est-on obligé de croire à ces apparitions ?
Non, les apparitions ne sont pas des objets de foi. Chacun est libre de croire ou non aux apparitions, que celles-ci soient reconnues ou non par l’Église. En effet, les apparitions n’ont pas pour rôle de fonder la foi, mais de la servir (cette expression provient du document élaboré par le « Groupe des Dombes », groupe œcuménique, sur Marie (tome 2, n° 311).
Peut-on aller en pèlerinage en ces lieux et sanctuaires?
Bien sûr, en sachant que le but, c’est de creuser le message en vue de la conversion et d’une vie toujours plus conforme à l’Évangile.
Et les apparitions non reconnues ?
Pour plusieurs apparitions l’Église s’est prononcée en ne reconnaissant pas la véracité de ce que disaient les prétendus « voyants ». Ces décisions ne sont pas prises à la légère. Elles sont prises après plusieurs années d’enquête avec des médecins, des psychologues, des théologiens. Parmi ces prétendues apparitions il y a Kérizinen (en Bretagne), San Damiano (en Italie), Garabandal (en Espagne), Lipa aux philippines.
La sagesse consiste à entendre ce passage de évangile : « Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette. Et qui me rejette, rejette Celui qui m’a envoyé » (Luc 10, 16). L’attitude concrète qu’il convient d’avoir vis-à-vis des apparitions non reconnues, c’est celle de l’obéissance et de la prudence, dans l’humilité et la confiance envers l’Église qui parle par l’évêque du lieu et par Rome.
C’est aussi important d’être en communion et en charité envers les « pour » et envers les « contre » dans un esprit de recherche pour savoir ce que veut le Seigneur. Rappelons-nous la parole de Jésus (Matthieu 12, 39) à ceux qui lui demandaient un signe : « Génération mauvaise et adultère ! » De signe, il ne lui sera donné que celui du prophète Jonas » c’est-à-dire celui du Fils de l’homme qui ressuscitera trois jours après sa mort. La conclusion s’impose : une saine dévotion mariale donne fécondité à la vie chrétienne, dans l’Église Corps du Christ.
Les apparitions ne révèlent-elles pas de nouveaux messages pour notre monde ?
Non. Aucune apparition ne peut apporter quelque chose de « nouveau » par rapport à tout ce qui a été dit et annoncé dans la Bible. Les apparitions ne révèlent rien de neuf : elles ne font que nous renvoyer au message de l’Évangile, manifestant ainsi que notre conversion à la Bonne Nouvelle n’est jamais terminée.
Mais n’y a-t-il aucun scoop à attendre des apparitions ?
Saint Jean-de-la-Croix a eu des paroles très nettes sur ce sujet : « Dès lors qu’il nous a donné son Fils, qui est sa Parole, Dieu n’a pas d’autre parole à nous donner. Il nous a tout dit à la fois et d’un seul coup en cette seule Parole (…) ; car ce qu’il disait par parties aux prophètes, Il l’a dit tout entier dans son Fils (…). Voilà pourquoi celui qui voudrait maintenant l’interroger, ou désirerait une vision ou une révélation, non seulement ferait une folie, mais ferait injure à Dieu, en ne jetant pas les yeux uniquement sur le Christ, sans chercher autre chose en quelque nouveauté. » (saint Jean-de-la-Croix, Montée au Carmel).
Article réalisé avec le témoignage du Père Emile Chartron, du diocèse de Luçon, publié dans le revue diocésaine de Luçon.
Site « Croire »
PS) A écouter : AVE MARIA de Pavarotti et Dolorès O’Riordan des Cranberries (you tube)
Qui est Marie ? La preuve de Dieu ; Critères de reconnaissance d’une apparition mariale ; mariologie ; le Rosaire ; la vénération et le culte de Marie, sujet à controverses ; glossaire ; dates anniversaire des fêtes de la Vierge ; Adrienne Von Spier et « ses » apparitions ; Marie évoque à Amsterdam le père Ricardo Lombardi.
Chapître II : Les Apparitions reconnues
1- Tepeyac (Mexique) à Juan Diego Cuauhtlatoatzin en 1531
2- Le Laus (France) à Benoîte Rencurel de 1664 à 1718
3 – La Salette-Fallavaux (France) à Maximin Giraud et Mélanie Calvat en 1846
4 – Lourdes (France) à Bernadette Soubirous, en 1858
5 – Champion (Etats-Unis) à Adèle Brise, en 1859
6- Pontmain (France) à Eugène Barbedette et son frère Joseph en 1871
7 – Gietrzwald (Pologne) à Justyna Szafrynska et Barbara Samulowska en 1877
8- Fátima (Portugal) à Lúcia de Jesus dos Santos, Francisco Marto et sa sœur Jacinta en 1917
* La vision de Tuy
9 – Beauraing (Belgique) à Fernande, Gilberte et Albert Voisin et Andrée et Gilberte Degeimbre de 1932 à 1933
10- Banneux (Belgique) à Mariette Beco en 1933
11 – L’Île-Bouchard (France) à Jacqueline et Jeanne Aubry, Nicole Robin et Laura Croizon en 1947
12- Akita (Japon) à Agnes Sasagawa de 1973 à 1981
13- Betania (Venezuela) à Maria Esperanza Medrano de Bianchini de 1976 à 1988
14- Kibeho (Rwanda) à Alphonsine Mumureke, Nathalie Mukamazimpaka et Marie-Claire Mukangango, de 1981 à 1989
15- San Nicolas de los Arroyos, Argentine, entre 1983 et 1990 à Gladys Quiroga de Motta
Cas de l’apparition de la rue du Bac à Catherine Labouré à Paris et de la médaille miraculeuse
Chapître III : Les Apparitions non reconnues mais où un culte a été autorisé
Notre Dame de Walsingham en Angleterre, 1061
Notre dame d’Aparecida ( 1717)
Rome à Bruno Bernachiola
Pellevoisin, 1876
Knock, 1879
Syracuse, 1953
Les apparitions de Medjugorje en Bosnie Herzégovine ( 1981)
Chapître IV : les Messages de la Vierge
Le magistère de la vierge ; la vierge reconnaît les 4 dogmes ; le Rôle des apparitions ; Commentaire de synthèse sur les messages : commentaire détaillé sur les messages ; extraits des messages de la Vierge à Betania. Les messages reçus par Luz Amaro Cuevas.
Chapître V : le phénomène des Apparitions ( analyse comparée)
Toutes les apparitions ; bases de la comparaison ; les apparitions à travers le temps, les apparitions au XXème siècle, les pays des apparitions, le contexte historique, les éléments communs aux apparitions, les liens entre les apparitions, les éléments supra naturels des apparitions, l’emplacement des apparitions, la durée des phénomènes, la fréquence des manifestations, nature publique ou privée de la manifestation, récapitulatif des apparitions du XX ème siècle.
Chapître VI : les voyantes et voyants
Chapître VII : la personne de la Vierge à travers les apparitions
La personnalité de la Vierge ; les attitudes de la Vierge au fil des apparitions ; les différentes » apparences » de la Vierge.
Chapître IX : Marie inspiratrice
Les Assomptionistes ( 1845) ; les six Marie ; Poème à Marie ; Comédie musicale de Lourdes ; Louis Marie Grignion de Montfort ( 1673) ; Le Carmel ; Saint Dominique et le Rosaire ; Sainte Thérèse et la Vierge ( 1873) ; La Vierge à l’enfant ; Marguerite Bourgeois ( 1630) ;
Chapitre X – Miscellanée
Marie au cinéma ; les sanctuaires : nouveau souffle ; Marie et les « protestants ; Marie et l’Islam ; Martinique : la Vierge du grand retour ; Tu vas concevoir un fils ! ; Le Couronnement canonique ; Le culte du coeur de Jésus ; le Purgatoire : La Vierge à midi ; Marie sourit à Thérèse ; Prière mariale de saint Bernard ; Pourquoi prier Marie ? ; Une icône hodigitria ; Homélie du pape François ; Notre Dame de Buglore ;
Au cours des apparitions ( médaille miraculeuse de la rue du bac, vision de Tuy d’une des voyantes de Fatima, Estelle faguette à Pellevoisin) autant que dans les exercices de piété catholiques, il est souvent fait allusion au « cœur de Jésus ». Or, par deux reprises au moins, Jésus a manifesté l’importance de la dévotion à Son cœur, à Marguerite Alacoque et Faustine Kowalska.
I – Les visions de Jésus Christ de Marguerite Alacoque
Encerclé d’épines, figurant au revers de la médaille miraculeuse, le cœur de Jésus est porteur du symbole le plus fort du christianisme : la mort de Jésus par amour pour l’humanité. Marguerite Alacoque, en 1675, et Faustine Kowalska, le 21 Février 1931, seront les témoins privilégiées de la capacité d’amour et de miséricorde de ce cœur brûlant d’amour du Christ pour l’humanité.
Elle est la cinquième enfant de Claude Alacoque et Philiberte Lamyn, qui jouissent d’une bonne position sociale dans leur paroisse. Dès sa prime enfance, Marguerite fait preuve d’une dévotion particulière envers le Saint-Sacrement, et elle préfère le silence et la prière aux jeux de son âge. À cinq ans, lors d’un séjour chez sa marraine, dont la fille est religieuse, elle entend parler des vœux religieux et, à l’insu de tous, elle fait sa première consécration à la messe en prononçant ces mots : « Ô mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ».
Marguerite Marie Alacoque
À l’âge de neuf ans, après sa première communion, elle pratique en secret des mortifications sévères de son corps, avant que la paralysie ne la cloue au lit pendant quatre ans. À la fin de cette période, ayant fait le vœu à la Vierge de se consacrer à la vie religieuse, elle se serait retrouvée guérie sur-le-champ.
En reconnaissance, le jour de sa confirmation par MgrJean de Maupeou, elle ajoute le prénom « Marie » à son prénom de baptême. Devenue orpheline de père, elle est recueillie avec sa mère chez des parents qui les tourmentent, leur ôtant tout contrôle de leurs biens et de leurs actes. Marguerite-Marie trouve son réconfort dans la prière, et c’est alors qu’elle aurait ses premières visions de Jésus-Christ.
Il lui apparaissait d’habitude sur la croix ou lors de l’épisode de l’Ecce Homo – Ecce homo est une expression latine signifiant «voici l’homme ». C’est l’expression prêtée à Ponce Pilate dans la traduction de la Vulgate de l’Évangile selon Jean (19:5) lorsqu’il présente Jésus à la foule, battu et couronné d’épines -et elle ne s’en étonnait pas, pensant que d’autres recevaient aussi ces visions.
Quand elle a dix-sept ans, sa famille peut récupérer son bien et sa mère lui confie son désir de l’établir dans le monde. Alors, bien que régulièrement meurtrie par les pénitences qu’elle s’impose, elle commence à participer aux activités mondaines. Une nuit, alors qu’elle revient d’un bal, elle aurait une vision du Christ pendant la flagellation : il lui reproche son infidélité après qu’il lui a donné tant de preuves d’amour. Pendant le reste de sa vie, Marguerite-Marie pleura deux « fautes » qu’elle avait commises en ce temps-là : avoir porté quelques ornements et mis un masque au carnaval pour faire plaisir à ses frères.
La flagellation du Christ
Elle visite plusieurs couvents, et en entrant dans celui de la Visitation de Paray-le-Monial, elle affirme qu’une voix intérieure lui dit « C’est ici que je te veux ». Le 25 mai 1671, à l’âge de 24 ans, elle entre au monastère et, en novembre 1672, elle prononce ses vœux perpétuels. De santé fragile, elle n’en continue pas moins ses flagellations, ainsi que les lacérations les plus extrêmes, voire les plus répugnantes, qu’elle mentionne elle-même dans ses Mémoires.
Communauté monastique de la Visitation de Paray le Monial
Peu après son entrée au monastère, elle reçoit, d’après son propre témoignage, plusieurs apparitions privées du Christ. La plus célèbre de ces apparitions est celle de juin 1675 : Jésus lui montre son cœur en disant « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, […] jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart qu’ingratitude ». Une autre fois, il lui dit « Mon divin Cœur est […] passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier ».
Dès lors, Marguerite-Marie se dit investie par le Christ de la mission d’établir une dévotion particulière envers le Sacré-Cœur. Selon elle, Il lui confie une autre mission : le 17 juin 1689, il demande au roi de France Louis XIV, la « consécration de la France à son Sacré-Cœur et sa représentation sur les étendards du royaume« . (Tout comme la demande de consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie, cette demande est restée lettre morte.)
Certains auteurs- notamment l’abbé Émile Bougaud, dans son Histoire de la Bienheureuse Marguerite-Marie, Poussielgue, 1874, ou le Chanoine Crépin, dans un article du Bulletin de l’Œuvre du Sacré-Cœur de Montmartre, Octobre 1915– ont observé que c’est exactement 100 ans plus tard, le 17 juin 1789, que le Tiers état se proclame Assemblée nationale, créant ainsi la rupture avec la France de Clovis. À l’inverse, le cardinal Billot, dans Le Figaro du 4 mai 1918, tout en rappelant l’excellence de la dévotion au Sacré-Cœur, fait part de ses doutes sur l’authenticité de cette demande particulière adressée à Louis XIV et surtout expose les obstacles théologiques et pratiques qu’elle impliquerait selon lui.
Ces manifestations lui valurent d’être mal considérée par le reste des membres de la communauté, qui la traitaient de « visionnaire », au point que sa supérieure lui intima l’ordre de se plier à la vie commune. Cependant, son obéissance, son humilité et sa charité envers ceux qui la persécutaient finirent enfin par l’emporter et sa mission vint à être reconnue par ceux-là même qui lui avaient montré la plus forte opposition. Avec l’aide du père Claude La Colombière, son « vrai et parfait ami », Marguerite-Marie fera connaître le message que Jésus lui aurait adressé. C’est le début du culte du Sacré-Cœur.
Marguerite-Marie établit la pratique de l’Heure Sainte, qui pour elle consiste à prier, étendue par terre, le visage contre le sol depuis onze heures du soir jusqu’à minuit le premier jeudi de chaque mois, afin de partager la tristesse mortelle qu’avait supportée le Christ, quand il fut abandonné à son agonie par ses Apôtres (Gethsémani), puis à recevoir le lendemain la Communion. Selon elle, le Christ lui aurait confié désirer que soit célébrée une fête en l’honneur de son Cœur le vendredi qui suit l’octave de la fête de son Corps ; et il aurait appelé la religieuse « disciple bien-aimée du Cœur Sacré » et héritière de tous ses trésors. La pratique de la dévotion des neuf premiers vendredis du mois tient son origine de la « grande promesse de Jésus à sainte Marguerite Marie Alacoque » :
Jésus à Gethsémani
« Je te promets dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois consécutifs, la grâce de la pénitence finale, ne mourant point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, mon divin Cœur se rendant leur asile assuré à ce dernier moment. »
À une époque où la communion sacramentelle des fidèles était très rare, la pratique des neuf premiers vendredis du mois contribua d’une manière significative à la reprise de la pratique plus fréquente des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie. La dévotion des premiers vendredis du mois est censée apporter les fruits spirituels relatifs aux 12 promesses suivantes de Jésus-Christ :
1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.
2. Je mettrai la paix dans leur famille
3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
9. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposée et honorée.
10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, où il ne sera jamais effacé.
12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir leurs Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.
Par l’insertion intégrale de cette promesse dans la Bulle de canonisation de Sainte Marguerite-Marie, en date du 13 mai 1920, le pape Benoît XV a encouragé la pratique des communions réparatrices des neuf premiers vendredis du mois, en l’honneur du Sacré-Cœur.
Au cours de sa dernière maladie, elle refuse tout soulagement, ne cessant de répéter « Ce que j’ai dans le Ciel et ce que je désire sur la terre, c’est toi seul, ô mon Dieu » et elle meurt en prononçant le nom de Jésus.
L’ouverture de l’enquête diocésaine en vue d’une béatification a lieu le 15 octobre 1714 sous le pontificat du pape Clément XI. La discussion au sujet de la mission et des vertus de Marguerite-Marie se poursuit pendant des dizaines d’années. On soumet à l’examen la totalité de ses actions, de ses révélations, de ses maximes spirituelles et de son enseignement concernant la dévotion au Sacré-Cœur, qu’elle avait exposé et dont elle était l’apôtre.
À terme, la Sacrée congrégation des rites émet un vote favorable et le 30 mars 1824, cent trente-quatre ans après sa mort, le pape Léon XII la proclame « Vénérable« . Le 19 août 1864, à la suite de la reconnaissance par l’Église de trois miracles, le bref de béatification est signé sous le pontificat de Pie IX. La cérémonie de béatification a lieu le 18 septembre 1864 à Rome. Marguerite-Marie Alacoque est canonisée par Benoît XV le 13 mai 1920.
Marguerite-Marie Alacoque, visitandine à Paray-le-Monial inaugure la coutume de porter sur sa poitrine une image du Sacré-Cœur. L’origine du scapulaire du Sacré-Cœur est due à Estelle Faguette, qui aurait eu 15 apparitions de la Vierge à Pellevoisin ; c’est lors de la 9e apparition que la Vierge montre le scapulaire ; dans les visions suivantes, elle encourage la dévotion au scapulaire du Sacré-Cœur. (voir plus loin en Annexes )
Scapulaire du sacré coeur Par Michael Tav — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49918049
III – Les visions de Jésus Christ de Faustine Kowalska
Sœur Marie Faustine du Saint-Sacrement. Photographie de Faustine Kowalska Par http://www.marian.org/, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1972286
L’Église catholique lui reconnaît une « vie mystique d’une extrême richesse ». Béatifiée en 1993, canonisée en 2000, elle est fêtée le 5 octobre. Hélène Kowalska est née en 1905 dans le village de Głogowiec en Pologne, troisième des dix enfants d’une famille d’agriculteurs pauvres. Elle sent un appel à la vie religieuse dès l’âge de 7 ans (1912). À quinze ans, elle commence à travailler pour aider sa famille. À cette époque, elle sent la vocation et est persuadée que Dieu lui-même l’appelle à devenir religieuse. À cette époque, elle a une première apparition de Jésus, sous la forme du Christ souffrant. Hélène part pour Varsovie et tente d’être admise dans plusieurs couvents de la capitale, pour être à chaque fois refusée.
Finalement, elle est admise au couvent de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à l’âge de 20 ans, le 1eraoût 1925, sous le nom de sœur Marie Faustine. Elle y prononce ses vœux le 30 avril 1926, et prend le nom de sœur Marie Faustine du Saint-Sacrement. Pendant ses 13 années de religieuse, Faustine remplit les modestes charges de cuisinière, jardinière et sœur portière dans les différentes maisons de la congrégation (Varsovie,Płock,Vilnius,Cracovie). Comme beaucoup de saints, elle vécut la nuit de la foi, porta des stigmates invisibles et eut le don de bilocation*.
Saint–Sacrement est un nom donné à l’Eucharistie par l’Église catholique, et par extension à l’hostie consacrée. L’adoration du Saint–Sacrement est l’adoration de l’hostie consacrée, présentée dans un ostensoir ou un tabernacle.
À la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko, Sainte Faustine écrit le Petit Journal. Dans ce livre, elle décrit ses expériences mystiques et précise les demandes que le Christ lui transmet. Sœur Marie Faustine raconte qu’elle a vu, dans le Purgatoire, Jésus et Marie, à plusieurs reprises et qu’elle leur a parlé. Par la suite, la future sainte Faustine écrivit dans son journal que Jésus lui demanda de faire connaître au monde la profondeur de la miséricorde divine, et ce particulièrement à travers quatre dévotions qu’il recommanda de propager :
* On parle de bilocation(terme forgé par le poète et parapsychologue britannique Frederic W.H. Myers) lorsqu’une personne est aperçue ou prétend être présente simultanément en deux lieux distincts. Chez les métapsychistes ou les occultistes, on parle de « dédoublement fluidique »
1 – Réciter le chapelet de la Miséricorde :
D’après sainte Faustine, Jésus lui dit : « Cette prière sert à calmer ma colère. Tu la réciteras pendant neuf jours avec un chapelet du Rosaire de la façon suivante : d’abord tu réciteras « le Notre Père », le « Je Vous Salue Marie » et « le Credo ». Puis, sur les graines du Notre Père, tu diras les paroles suivantes : « Père Éternel, je vous offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de votre Fils bien Aimé et notre Seigneur Jésus Christ, en expiation de nos péchés et de ceux du monde entier ». Sur les grains des « Je Vous Salue Marie », tu réciteras les paroles suivantes : « pour sa douloureuse passion, ayez miséricorde de nous et du monde entier. Enfin, tu réciteras trois fois ces paroles : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, aie pitié de nous.» (Petit Journal, 474-476) « Ma miséricorde enveloppera les âmes qui réciteront ce chapelet pendant leur vie et surtout à l’heure de la mort »(P. J. 753) « A l’heure de la mort Je défends comme ma propre gloire chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d’autres le récitent près de l’agonisant – l’indulgence est la même. Quand on récite ce chapelet auprès de l’agonisant, la colère divine s’apaise, une miséricorde insondable s’empare de son âme » (P. J. 811). Même les pécheurs les plus endurcis, s’ils récitent ce chapelet une seule fois, obtiennent la grâce de mon infinie miséricorde. » (P. J. 687)
À Plock, le 22 février 1931, Jésus lui est apparu, portant un vêtement blanc, comme le « Roi de la Miséricorde divine ». Sa main droite se levant en signe de bénédiction et l’autre touchant le vêtement sur la poitrine. Dessous ses vêtements sortent deux grands rayons, l’un rouge, l’autre blanc. Se conformant aux ordres qu’elle dit avoir reçus du Christ, Faustine fait peindre une représentation de cette vision. Jésus promet à Faustine de défendre l’âme qui aura honoré cette image. « Mon regard sur cette image est le même que celui que j’avais sur la croix. » (P. J. 326)
Avec l’aide du Père Michel Sopocko, son confesseur, Faustine entreprend la mission confiée par Jésus lors de ses apparitions. Elle distribue à Cracovie et à Wilno, des images devant lesquelles les gens commencent à prier. Elle écrit ensuite un journal intime, malgré son peu d’instruction. Son journal devait être publié sous le titre Miséricorde divine dans mon âme : le journal de sainte Faustina. Elle tente vainement de trouver une « Congrégation qui proclamât la Miséricorde de Dieu envers le monde et l’obtînt pour le monde par ses prières », mais ne reçut jamais de son couvent la permission de le quitter.
Jésus Miséricordieux Tableau peint en présence de sainte Faustine (par E. Kazimirowski, Vilnius, 1934)
3 – Célébrer le Dimanche de la Miséricorde :
Jésus demanda : « Je désire que le premier dimanche après Pâques soit la Fête de la Miséricorde.»(P. J. 299) « Qui s’approchera, ce jour là, de la source de vie, obtiendra la rémission de ses fautes et de leurs châtiments. » (P. J. 300)
Jésus demanda à Faustine que l’on vénère l’heure de sa mort sur la Croix, soit 15 heures. D’après le Petit Journal, Jésus lui a dit « A trois heures, implore Ma Miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs. Et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans Ma Passion, en particulier au moment où j’ai été abandonné lors de Mon agonie ! C’est là une heure de grande Miséricorde pour le monde entier. Je te laisserai partager ma mortelle tristesse ; en cette heure, Je ne saurais rien refuser à l’âme qui prie par Ma Passion ». (P. J. 1319) C’est l’Heure de la Miséricorde.
Sœur Faustine Kowalska visita l’Enfer, introduite selon son témoignage par un ange. En 1936, Faustine tomba gravement malade, sans doute de la tuberculose, et fut transférée à l’hôpital de Pradnik. Elle passa beaucoup de temps en prière, récitant le chapelet de la Miséricorde divine, et priant pour la conversion des pécheurs. Elle passa les deux dernières années de sa vie à rédiger son journal. En juin 1938, elle ne fut plus capable d’écrire, et il devint évident qu’elle n’avait plus longtemps à vivre. Elle mourut le 5 octobre. Quand la supérieure fit nettoyer sa chambre, elle ouvrit le tiroir et trouva des peintures de la Miséricorde divine.
Saint-Sacrement est un nom donné à l’Eucharistie par l’Église catholique, et par extension à l’hostie consacrée. L’adoration du Saint-Sacrement est l’adoration de l’hostie consacrée, présentée dans un ostensoir ou un tabernacle – la basilique est le « sanctuaire de l’adoration eucharistique et de la miséricorde divine ». Depuis 1885, des fidèles – hommes, femmes et enfants de toutes conditions et de tous horizons- se relayent dans la basilique pour réciter une prière ininterrompue, de jour comme de nuit.
Cette prière est la mission que la basilique a reçu à sa consécration : une mission d’intercession constante pour l’Église et le monde. Charles de Foucauld passa une nuit de prière avec Louis Massignon en avril 1909 dans la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre ;
les statuts de son association du Sacré-Cœur furent tous déposés à Montmartre, et là les premiers Petits frères de Jésus de René Voillaume reçurent leur habit. Depuis 1995, la congrégation des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre assure, à la demande du cardinal Lustiger, archevêque de Paris, l’animation spirituelle et matérielle de la basilique.
Soeur bénédictine du Sacré coeur
À l’instigation de Monseigneur Charles, après Vatican II, Montmartre a pris progressivement une dimension nationale de réflexion et de formation afin d’apporter des réponses efficaces à la crise des années 1970. Différents mouvements d’évangélisation et de jeunesse, ainsi que des retraites spirituelles et conférences sont organisés par Mgr Charles. Une nouvelle impulsion au chemin de croix traditionnel est donnée, tandis que le pèlerinage de Chartres est relancé de manière consensuelle (à partir du noyau du centre Richelieu) ;
enfin, des cahiers théologiques vulgarisés sont diffusés, à l’exemple du père de Guérandel qui en fut un des auteurs. Dans le cadre de la redynamisation de la foi et en réponse aux hésitations des fidèles souvent influencés par des vagues médiatiques, les mouvements de la basilique s’efforcent de changer le regard vers les autres de toutes conditions et religions ; des carrefours de rencontres et approfondissement chez l’habitant sont dirigés par le père Morand et se disséminent dans la région parisienne, puis au-delà;
Monseigneur Maxime Charles (né à Ribérac (Dordogne) le 26mai1908 , mort à Saint-Raphaël (Var) le 29août1993 ), est un ecclésiastique français du xxe siècle. Il était prêtre du diocèse de Paris et prélat de Sa Sainteté. Mgr Charles fut le fondateur du centre Richelieu, puis recteur de la basilique de Montmartre, pendant trente ans.
Elles sont animés par des jeunes formés dans la basilique. Les fruits ont été visibles pendant la première partie du pontificat de Jean-Paul II. Ces initiatives évangélisatrices, perpétuées par les successeurs de monseigneur Charles (dont Mgr de Vorges), ont marqué le rayonnement permanent de la basilique. Depuis 1995, l’accompagnement se fait de manière différente et la basilique n’organise plus de pèlerinage à Chartres. De même la communion ne se fait plus à genoux, ce qui était une particularité de la basilique jusqu’en 1995.
La basilique du Sacré Coeur à Montmartre ( Paris) Par Tonchino — File:Le sacre coeur (paris – france).jpg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17108487
5 – Sainte Gertrude d’Helfta, une des initiatrices de la dévotion au Sacré Coeur.
Sainte Gertrude d’Helfta (ou Gertrude la Grande), née le 6 janvier 1256 et décédée le 17 novembre 1301 ou 1302 au monastère de Helfta (Allemagne), est une moniale cistercienne allemande. Gratifiée de grandes faveurs mystiques elle compte parmi les figures majeures de la Mystique rhénane et est considérée comme une des initiatrices de la dévotion au Sacré-Cœur. Liturgiquement, elle est commémorée le 16 novembre.
Chez Gertrude, dévotion au Saint-Sacrement et dévotion au Sacré-Cœur vont de pair Par Photo: Andreas Praefcke — Photographie personnelle, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6855450
6 – L’iconographiedu reversde la médaille miraculeuse
Médaille miraculeuse est le nom que la dévotion populaire catholique a donné à une médaille créée à la suite des événements de 1830, au 140 de la rue du Bac, à Paris où une novice d’origine Bourguignonne du couvent Parisien des sœurs de la charité de Saint Vincent de Paul nommée Catherine Labouré (en religion sœur Catherine de la Charité) raconta à son confesseur avoir vu la Vierge Marie. Selon la tradition catholique, cette médaille fut frappée à la demande expresse de la Mère de Dieu, faite au cours de la deuxième apparition (27 novembre 1830) comme un témoignage d’amour, gage de protection et source de grâce.
Les deux faces de la médaille miraculeuse Par Xhienne — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2169454
Sur le revers de la Médaille miraculeuse , la Vierge se révèle de façon univoque comme la Co-rédemptrice, et cela par le biais de quatre symboles, les plus forts que l’on puisse trouver dans l’Ecriture Sainte en rapport avec la Co-rédemption, à savoir : la croix, le “M” pour Marie, deux cœurs transpercés et les douze étoiles de la Femme de l’apocalypse.
– La croix exprime pleinement tout le mystère de la Rédemption. La barre et la Croix symbolisent l’épreuve. Au centre, la lettre ‘M’ pour Marie est surmontée par la croix et entrelace une barre transversale qui soutient le pied de la Croix. Les deux signes entrelacés montrent le rapport indissoluble qui lie le christ à sa mère ; Marie est associée à la mission du salut de l’humanité qu’accomplit son fils et participe par sa compassion (souffrir avec ) à l’acte même du sacrifice rédempteur du Christ. Ce symbolisme reflète la relation étroite de Marie et de Jésus dans l’histoire du Salut. La Dame d’Amsterdam revendiquera d’ailleurs que l’Eglise consacre ce rôle en reconnaissant dans un nouveau dogme sa qualité de « co-rédemptrice ».
– Les deux cœurs blessés l’un entouré d’épines et l’autre transpercé par un glaive, sont le plus beau symbole de l’amour rédempteur. Le cœur de Jésus* et le cœur de Marie sont représentés l’un à côté de l’autre ! A la question de sœur Catherine, qui demandait s’il fallait écrire un texte sur le revers de la Médaille, la Vierge Marie répondait : « Le “M” et les deux cœurs en disent assez. »De fait ! Aimer est le monogramme de Marie ! Ce cœur nous fait penser à celui montré par la Vierge à sœur Lucie, un des trois voyants de Fatima, dans la vision de Tuy* : alors que la Vierge se tient sous le bras droit de la croix,elle tient dans sa main droite un cœur « avec une couronne d’épines et des flammes… ». Voir l’apparition de Fatima.
– Les 12 étoiles sur la médaille indiquent la vocation universelle de la Vierge Marie en tant que Mère de tous les hommes. Les douze étoiles sont les douze tribus d’Israël et les douze apôtres. Il convient de noter que dans ce qu’elle a révélé, Catherine Labouré n’a jamais parlé d’étoiles (ni de leur nombre). Cette couronne d’étoiles nous rappelle immanquablement la Femme de l’Apocalypse**, revêtue de soleil et couronnée d’étoiles, qui crie de douleurs. C’est en tant que Co-rédemptrice du monde et de toute la création qu’elle souffre dans le travail de l’enfantement, afin que le Christ soit enfanté dans le cœur de chaque homme.Le créateur du drapeau européen***Arsène Heitz, a choisi les douze étoiles en invoquant le même symbole biblique que la Médaille. Elles ont été placées par le graveur au revers de la médaille, alors qu’elles auraient dû couronner la tête de la Sainte Vierge.
** La Femme de l’Apocalypse est un personnage biblique qui apparaît au chapitre 12 du livre de l’Apocalypse : « Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; 2- elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. 3- Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d’un diadème. 4- Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre.
En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s’apprête à dévorer son enfant aussitôt né. 5- Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu’auprès de Dieu et de son trône, 6- – tandis que la Femme s’enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu’elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. 7- Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges. 8- mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. […] 13- Se voyant rejeté sur la terre, le Dragon se lança à la poursuite de la Femme, la mère de l’Enfant mâle.
14- Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu’au refuge où, loin du Serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d’un temps. 15- Le Serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d’eau derrière la Femme pour l’entraîner dans ses flots. 16- Mais la terre vint au secours de la Femme : ouvrant la bouche, elle engloutit le fleuve vomi par la gueule du Dragon. 17- Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s’en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. 18- Et je me tins sur la grève de la mer. »
** En Octobre 2017 le parti politique français « Les insoumis » a soulevé une polémique en demandant la suppression du drapeau européen de l’hémicycle de l’Assemblée nationale en partie en raison de la suspicion tenant à son « origine chrétienne ». Il faisait allusion aux douze étoiles entourant le drapeau européen figurant déjà sur la médaille miraculeuse !
7 – La vision de Tuy du Jeudi 13 Juin 1929
Le 20 juillet 1926, sœur Lucie, l’un des trois voyants de Fatima et la seule survivante, quitte le couvent de Pontevedra pour entrer au noviciat des Dorothées, installé à Tuy, petite cité espagnole. Après sa prise d’habit le 2 octobre 1926, elle prononçait ses premiers vœux le 3 octobre 1928. En 1929, l’humble Maria das Dores poursuit à Tuy sa vie cachée, si bien cachée que la plupart de ses compagnes ignorent encore qu’elle est la voyante de Fatima.
Elle met en pratique le message de Notre-Dame, vivant sa règle à la perfection dans le don total aux saints Cœurs de Jésus et de Marie. La messagère était prête. Alors se réalisa la promesse du grand Secret : « Je viendrai demander la consécration de la Russie… ». Écoutons sœur Lucie raconter l’événement :
« (…) Ce fut à cette époque que Notre-Seigneur m’avertit que le moment était venu où il voulait que je fasse connaître à la sainte Église son désir de la consécration de la Russie et sa promesse de la convertir… La communication s’est produite ainsi :
« (13 / 6 / 1929). J’avais demandé et obtenu la permission de mes supérieures et de mon confesseur de faire une heure sainte de 11 heures à minuit, dans la nuit du jeudi au vendredi de chaque semaine. « Me trouvant seule une nuit, je m’agenouillai près de la balustrade, au milieu de la chapelle, pour réciter, prosternée, les prières de l’Ange. Me sentant fatiguée, je me relevai et continuai à les réciter les bras en croix. La seule lumière était celle de la lampe [du sanctuaire].
Soudain, toute la chapelle s’éclaira d’une lumière surnaturelle et, sur l’autel, apparut une croix de lumière qui s’élevait jusqu’au plafond. Dans une lumière plus claire, on voyait sur la partie supérieure de la croix, une face d’homme, avec un corps jusqu’à la ceinture ; sur sa poitrine une colombe, également lumineuse, et cloué à la croix, le corps d’un autre homme. Un peu en dessous de la ceinture (de celui-ci), suspendu en l’air, on voyait un calice et une grande hostie sur laquelle tombaient quelques gouttes de sang qui coulaient sur les joues du Crucifié et d’une blessure à la poitrine. Coulant sur l’Hostie, ces gouttes tombaient dans le Calice.
Sous le bras droit de la Croix se trouvait Notre-Dame avec son cœur Immaculé dans la main… C’était Notre-Dame de Fatima avec son Cœur Immaculé,… dans la main gauche… sans épée ni roses, mais avec une couronne d’épines et des flammes…
Sous le bras gauche [de la Croix], de grandes lettres, comme d’une eau cristalline qui aurait coulé au-dessus de l’autel, formaient ces mots : “ Grâce et Miséricorde ”. Je compris que m’était montré le mystère de la très Sainte Trinité, et je reçus sur ce mystère des lumières qu’il ne m’est pas permis de révéler.
La vision de la Trinité à Tuy
« Ensuite, Notre-Dame me dit : “ Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie. ”« Je rendis compte de cela à mon confesseur, qui m’ordonna d’écrire ce que Notre-Seigneur voulait que l’on fasse. »
Dans les deux lettres qu’elle adressa en mai 1930 au P. Gonçalves, son confesseur, la voyante exprima les demandes du Ciel en unissant étroitement la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis à la consécration de la Russie : « Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très saints Cœurs de Jésus et de Marie, et si Sa Sainteté promet, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice indiquée ci-dessus. »
Hélas, c’était peine perdue… aucun pape ne fera rien ! Voilà pourquoi, plus tard (en août 1931), le Seigneur se plaignant, dit : »Ils n’ont pas voulu écouter ma demande. Comme le roi de France, ils s’en repentiront, et ils le feront, mais ce sera tard !La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église : le Saint-Père aura beaucoup à souffrir ».(révélation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à Sœur Lucie, en août 1931, lors d’un séjour de convalescence à Rianjo, une petite ville proche de Pontevedra).
Pourquoi Notre Seigneur fait-il référence au roi de France ? Tout simplement parce qu’en 1689, Jésus-Christ se révéla à sainte Marguerite-Marie en ces termes : »Fait savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur (donc, au roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Cœur adorable.
Mon Cœur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Église. Mon Père veut se servir du roi pour l’exécution de Son dessein, qui est la construction d’un édifice public où serait placé le tableau de mon Cœur pour y recevoir les hommages de toute la France ».Notre Seigneur promettait donc à la France, Sa « fille aînée, comme Il l’appelait, sa toute puissante protection moyennant trois choses :
– Mettre Son Sacré Cœur sur les armes du roi et les étendards de la France ;
– Lui élever une Église nationale ;
– Que dans cette Église la France Lui soit solennellement consacrée par son souverain.
L’Église cathlique reconnaît le sanctuaire et le culte marial à Pellevoisin; reconnaît la guérison d’Estelle Faguette comme miraculeuse; ne reconnaît pas le caractère surnaturel des apparitions elles-mêmes
Notre-Dame de Pellevoisin est un vocable de la Vierge Marie telle qu’elle serait apparue à Estelle Faguette, jeune femme de 32 ans atteinte d’une maladie incurable, dans le village de Pellevoisin (Indre) à quinze reprises au cours de l’année 1876. Les apparitions portent essentiellement sur la prière et la dévotion au scapulaire du Sacré-Cœur.
La même année, Mgr de La Tour d’Auvergne, archevêque de Bourges autorise de placer une statue et de transformer en un petit oratoire privé le lieu des visions mais les apparitions en tant que telles n’ont jamais été reconnues.
Sanctuaire de Pellevoisin Par Majella1851 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=63395469
Estelle Faguette est née le 12 septembre 1843 à Saint-Memmie (Marne) d’une famille extrêmement pauvre. Très attirée par les pauvres et les malades, elle entre en 1860 au noviciat des Augustines hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Paris. En 1863, une grave chute dans un escalier l’oblige à renoncer à la vie religieuse. En 1865, elle entre au service de la comtesse de La Rochefoucauld. Dès lors, elle suivit les allées et venues de ses employeurs, de Paris au château de Montbel, à 3 km de Pellevoisin..
Tout au long de 1876, Notre-Dame de Pellevoisin apparaît quinze fois à Estelle Faguette, lui accorde la guérison et lui confie le scapulaire du Sacré-Cœur. Dès 1877, l’archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin.
En 1875, Estelle Faguette, qui a 32 ans, est atteinte d’une péritonite chronique devenue tuberculeuse ayant atteint l’estomac et les poumons. Le 29 août1875, le professeur Bucquoy, de la faculté de médecine de Paris, la déclare irrémédiablement perdue. Estelle écrit une lettre à la Vierge pour obtenir sa guérison et demande à une amie de la déposer à la petite réplique de la grotte de Notre-Dame de Lourdes que la famille de La Rochefoucauld a fait construire dans le parc du château de Montbel. L’état de santé d’Estelle devenant extrême, elle est ramenée auprès de ses parents dans une maison près de l’église de Pellevoisin. Le 14 février1876, le médecin déclare qu’elle n’en a plus que pour quelques heures.
Le lundi 14 février 1876, Estelle est dans un état proche de la mort. Tout à coup Estelle aperçoit au pied de son lit la face grimaçante du diable, mais immédiatement Marie apparaît de l’autre côté du lit et dit au diable : « Que fais-tu là ? Ne vois-tu pas qu’elle porte ma livrée et celle de mon Fils ? » le diable disparaît et la Vierge se tourne vers Estelle en disant : « Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille. Courage, prends patience, mon Fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours en l’honneur des cinq plaies de mon Fils. Samedi, tu seras morte ou guérie. Si mon Fils te rend la vie, je veux que tu publies ma gloire. »
Estelle demande comment faire et aussitôt, une plaque de marbre comme un ex-voto se dresse alors entre Marie et Estelle qui demande de nouveau : « Mais ma bonne Mère, où faudra-t-il le faire poser ? Est-ce à Notre-Dame des Victoires, à Paris ou à Pellevoi.. ? » L’apparition ne donne pas le temps d’achever le mot Pellevoisin. « À Notre-Dame des Victoires, ils ont bien assez de marques de ma puissance, alors qu’à Pellevoisin, il n’y a rien. Ils ont besoin de stimulant. » Estelle promet de faire ce qu’elle peut pour sa gloire. La vierge dit encore : « Courage, mais je veux que tu tiennes ta promesse. »
Le 15 février, toujours la nuit, le diable se manifeste de nouveau mais la Vierge apparaît presque en même temps que lui et dit à Estelle : « N’aie donc pas peur, je suis là. Cette fois, mon Fils s’est laissé attendrir, il te laisse la vie. Tu seras guérie samedi. »
L’expression » mon fils se laisse toucher » sera reprise par la Vierge lors de son Apparition aux enfants de Pontmain, en Mayenne ( France)
Estelle répond « Mais ma Bonne Mère, si j’avais le choix, j’aimerais mieux mourir pendant que je suis bien préparée. » Alors la Sainte Vierge dit en souriant : « Ingrate, si mon Fils te rend la vie, c’est que tu en as besoin. Qu’a-t-il donné à l’homme sur la terre de plus précieux que la vie ? En te rendant la vie, ne crois pas que tu seras exempte de souffrances ; non, tu souffriras et tu ne seras pas exempte de peines. C’est ce qui fait le mérite de la vie. Si mon fils s’est laissé toucher, c’est par ta grande résignation et ta patience. N’en perds pas le fruit par ton choix. Ne t’ai-je pas dit : S’il te rend la vie, tu publieras ma gloire ? Maintenant regardons le passé. » En disant cela son visage devient un peu plus triste, mais toujours doux puis elle disparaît sans rien dire.
Le mercredi matin 16 février, Estelle toujours malade, raconte à l’abbé Salmon qu’elle a reçu la visite de la Vierge et affirme qu’elle sera guérie le samedi suivant. Le curé ne la croit et pense que c’est la fièvre qui la trouble.
Nouvelle apparition de la Vierge pendant la nuit : « Allons, du courage mon enfant. Tout ceci est passé ; tu as, par ta résignation, racheté ces fautes. » puis « Je suis toute miséricordieuse et maîtresse de mon Fils. Ces quelques bonnes actions et quelques prières ferventes que tu m’as adressées ont touché mon cœur de mère, entre autres, cette petite lettre que tu m’as écrite, au mois de septembre. Ce qui m’a le plus touchée, c’est cette phrase : Voyez la douleur de mes parents, si je venais à leur manquer. Ils sont à la veille de mendier leur pain. Rappelez vous donc ce que vous avez souffert, quand Jésus votre fils fut étendu sur la Croix. J’ai montré cette lettre à mon fils ; tes parents ont besoin de toi. A l’avenir, tâche d’être fidèle. Ne perds pas les grâces qui te sont données, et publie ma gloire. »
Ex-voto dans l’église de Pellevoisin Par Estelle Faguette — http://www.pellevoisin.net/sites/default/files/images/accueil_et_divers/thumb_ex_voto.jpg, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34713102
Le 18 février 1876, l’apparition reste silencieuse, Estelle se remémore les visions antérieurs ; avant de partir la Vierge lui dit : « Tu publieras ma gloire. Fais tous tes efforts. »
Le 19 février, la Vierge ne reste pas au pied du lit mais s’approche au milieu des rideaux du lit, la plaque de marbre est toujours là mais n’est plus tout blanche; aux quatre coins se trouvent des boutons de roses d’or et en haut, un cœur d’or enflammé avec une couronne de roses transpercé d’un glaive, selon la représentation classique du Cœur immaculé de Marie avec les mots : « J’ai invoqué Marie au plus fort de ma misère. Elle m’a obtenu de son Fils ma guérison entière. »
Estelle réitère sa volonté de publier la gloire de la Vierge qui lui répond : « Si tu veux me servir, sois simple et que tes actions répondent à tes paroles. » Estelle demande si elle doit changer de position (devenir religieuse) pour la servir. La vision répond : « On peut se sauver dans toutes les conditions. Où tu es, tu peux faire beaucoup de bien et tu peux publier ma gloire ». puis devenant plus triste : « Ce qui m’afflige le plus, c’estle manque de respect qu’on a pour mon Fils dans la sainte communion, et l’attitude de prière que l’on prend, quand l’esprit est occupé d’autres choses. Je dis ceci pour les personnes qui prétendent être pieuses. », puis reprenant son sourire « Publie ma gloire. Mais avant d’en parler, tu attendras l’avis de ton confesseur et directeur. Tu auras des embûches. On te traitera de visionnaire, d’exaltée, de folle. Ne fais pas attention à tout cela. Sois moi fidèle, je t’aiderai. »
A plusieurs reprises, durant ses apparitions, la Vierge regrette que beaucoup de personnes se contentent de prier « du bout des lèvres », en pensant à autre chose, et déplore également le fait de communier sans prendre conscience de l’importance de ce geste !
Dès que la vision est parti, Estelle souffre terriblement en particulier au cœur et au ventre, puis après un moment, tout se termine et se sent guérie, sauf du bras droit qui reste paralysé.
Des souffrances multiples affectent les voyants au cours des Apparitions. Estelle n’en est pas exempte.
Le curé arrive dès l’aube car il craint de ne plus la retrouver vivante et la trouve guérie ; sur son ordre, elle fait le signe de croix avec l’ancien bras paralysé. Elle annonce sa guérison aux religieuses qui entrent dans sa chambre et demande à manger.
Le samedi 1er juillet, elle est en prière dans la chambre mais contrairement aux précédentes visions, elle n’est pas dans son lit et voit la Vierge de la tête au pied. L’apparition est habillée de blanc avec la robe serrée à la taille par un cordon, elle a les bras tendus vers le bas et de ses mains tombe comme de la pluie. Elle reste un moment silencieuse en souriant avant de dire : « Du calme, mon enfant, patience, tu auras des peines, mais je suis là. » puis après un autre moment : « Courage, je reviendrai. » avant de disparaître.
« Les bras tendus vers le bas » est une posture fréquente chez la Vierge ; ici elle s’en sert pour faire tomber la pluie. Rue du Bac à Paris, sur la représentation qu’elle a demandé à Catherine Labouré de l’image miraculeuse, ses mains envoient des rayons, symbolisant les grâces qu’elle accorde aux personnes qui les lui demandent.
Le 2 juillet, Estelle est à genoux dans sa chambre et commence à réciter le Je vous salue Marie, elle n’a pas le temps d’achever sa prière que l’apparition est devant elle, comme la veille, elle a une sorte de pluie qui tombe des mains, mais dans le fond qui l’environne se trouve une guirlande de roses qui forme comme une mandorle* . Elle reste un moment comme cela puis croise les mains sur sa poitrine : « Tu as déjà publié ma gloire. Continue. Mon fils a aussi quelques âmes plus attachées. Son cœur a tant d’amour pour le mien qu’Il ne peut refuser mes demandes. Par moi il touchera les cœurs les plus endurcis. »
Le 25 Septembre 1983, à San Nicolas de Los Arroyos, en Argentine, Gladys Quiroga de Motta a vu des rosaires illuminés (couronnes de roses offertes à la vierge Marie). Apparition reconnue.
Le mot mandorle vient de l’italien mandorla qui signifie amande. Il désigne une figure en forme d’ovale ou d’amande dans laquelle s’inscrivent des personnages sacrés : le plus souvent le Christ, mais aussi la Vierge Marie ou les saints.
Puis Estelle se rappelle qu’elle a vu dans la vision du 16 février, comme du papier et demande ce qu’il faut en faire. Elle reçoit comme réponse « qu’il servira à publier ces récits comme l’ont jugé plusieurs de mes serviteurs. Il y aura bien des contradictions, ne crains rien, sois calme. » Ensuite la voyante veut lui demander une marque de sa puissance et celle-ci répond : « Est-ce que ta guérison n’est pas une des plus grandes preuves de ma puissance ? Je suis venue particulièrement pour la conversion des pécheurs. »
Pendant que la Vierge parlait, Estelle réfléchissait à différentes manières de faire éclater sa puissance et l’apparition répondit : « On verra plus tard. » Elle reste encore un moment puis disparaît, la guirlande de roses reste après elle et la clarté s’éteint doucement
Le 3 juillet, Estelle voit l’apparition de nuit qui lui dit : « Je voudrais que tu sois encore plus calme. Je ne t’ai pas fixé l’heure à laquelle je devais revenir, ni le jour. Tu as besoin de te reposer, je ne resterai que quelques minutes. Je suis venue pour terminer la fête. »
Estelle ne comprend pas de quelle fête il s’agit ; elle demande le lendemain au curé qui lui répond que c’était le couronnement de la statue de Notre-Dame de Lourdes. aux sanctuaires de Lourdes. Après le 8 juillet, Estelle cesse d’habiter dans la chambre des apparitions et reprend son service de domestique au château de Poiriers. Elle revient prier dans la chambre où elle a eu sa vision quand elle le peut.
Le 9 septembre, Estelle finit de réciter son chapelet dans la chambre quand la Vierge apparaît et lui dit : « Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d’apprendre, et tout comprendre avant de savoir.Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J’attendais de toi cet acte de soumission et d’obéissance. »
Elle s’arrête de parler puis reprend : « Depuis longtemps les trésors de mon Fils sont ouverts. Qu’ils prient. » En disant ces mots, elle soulève une petite pièce de laine qu’elle porte sur la poitrine et Estelle aperçoit le Sacré-Cœur dessiné dessus et comprend qu’il s’agit d’un scapulaire. Elle dit en le soulevant : « J’aime cette dévotion. » Elle marque une pause puis reprend : « C’est ici que je serai honorée. » À partir de ce moment, la Vierge portera toujours le scapulaire dans les apparitions.
Détail du scapulaire du Sacré-Cœur Par Michael Tav — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49918049
Etonnant, cette remarque de la Vierge, à propos du caractère des français. La Vierge » connaît » bien les Français ; la France est le pays où elle s’est le plus manifestée.
Le choix du scapulaire signifiant l’amour et les souffrances du Christ constitue une constante dans les messages de la Vierge; en deux mots : » Reprenez vous ! Car mon Fils a souffert et est mort pour vous et j’espère qu’il n’est pas mort pour rien ! »
L’appellation » Notre Dame des douleurs » n’est pas usurpée car la Vierge, notamment à l’appui de sa revendication d’être reconnue comme co-rédemptrice à Amsterdam, invoque « sa » souffrance, avant, pendant et après la vie du Christ, comme une justification suffisante.
Le lendemain est le dimanche 10 septembre, fête du Saint Nom de Marie, fixée à cette époque le dimanche pendant l’octave de la Nativité de Marie le 8 septembre. L’apparition ne dure que quelques instants, elle dit tout de suite en joignant ses mains : « Qu’ils prient, je leur en montre l’exemple » puis elle disparaît.
Prier, prier encore et toujours, est un leitmotiv constant venant à la bouche de la Vierge, au cours de ses apparitions.
Le 15 septembre, fête de Notre-Dame des Douleurs, l’apparition a toujours les bras tendus vers le bas avec de la pluie qui tombe de ses mains. Elle reste longtemps sans rien dire et avant de parler, tourne les yeux de tout les côtés et s’adresse enfin à la voyante : « Je te tiendrai compte des efforts que tu as faits pour avoir le calme. Ce n’est pas seulement pour toi que je le demande, mais aussi pour l’Église et pour la France. Dans l’Église, il n’y a pas ce calme que je désire. »
Rappelons nous que la Vierge est la « patronne » de l’Eglise; à ce titre, elle ne se prive pas de faire de nombreux commentaires y compris, parfois, très sévères !
Elle soupire et remue la tête, en disant : « Il y a quelque chose. » Elle s’arrête sans dire ce qu’il y avait, mais Estelle comprit tout de suite qu’il y avait quelque discorde. Puis elle reprit lentement : « Qu’ils prient et qu’ils aient confiance en moi. » Ensuite la Vierge dit tristement : « Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant, encore, elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. La France souffrira. »
Elle s’arrête un instant et reprend : « Courage et confiance. » puis comme Estelle pense intérieurement qu’on ne la croirait pas, l’apparition répond : « J’ai payé d’avance ; tant pis pour ceux qui ne voudront pas te croire, ils reconnaîtront plus tard la vérité de mes paroles. »
Que signifie la Vierge par l’expression » La France souffrira….Je ne peux plus retenir mon fils ! » Elle fait sans doute allusion à la guerre de 1870 qui opposera la France à l’Allemagne ; elle fera d’ailleurs une apparition à Pontmain en 1871, et conséquence ou circonstance, l’offensive allemande sur Laval aurait été stoppée.
Quant à la phrase : » je ne peux retenir mon fils », elle sous-entend elle que la causalité des évènements de l’Histoire aurait un lien avec l’attitude d’un peuple à l’égard de Dieu ? Sans doute. Elle reprendra cette phrase lors de plusieurs apparitions.
Le Siège de Paris par Jean-Louis-Ernest Meissonier. Par Ernest Meissonier — Histoire par l’Image, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6827618
Le 1er novembre, fête de la Toussaint, pour la première fois l’apparition reste silencieuse, regarde de tous côtés puis fixe la voyante avec beaucoup de bonté et s’en va. Le curé se demande si c’est un signe de la fin des apparitions.
Le dimanche 5 novembre, Estelle se rend dans la chambre vers deux heures et demie de l’après-midi pour dire son chapelet, lorsqu’elle a fini sa récitation, la Vierge apparaît et comme Estelle pense qu’elle est indigne et que d’autres mériteraient plus de telles faveurs, l’apparition la regarde et sourit en disant : « Je t’ai choisie. » Elle s’arrête un moment et reprend : « Je choisis les petits et les faibles pour ma gloire. » puis avec un nouveau temps d’arrêt : « Courage, le temps de tes épreuves va commencer. » Après ses mots, elle croise les mains sur sa poitrine et part.
Le » choix » des petits et des faibles à qui elle apparaît est une constante forte des apparitions mariales. Des épreuves physiques leur sont souvent liées.
Le samedi 11 novembre, Estelle est dans la chapelle vers quatre heures de l’après-midi, elle dit son chapelet puis finit par un Souvenez-vous ; l’apparition se manifeste à ce moment et reste un bon moment sans parler puis dit : « Tu n’as pas perdu ton temps aujourd’hui. Tu as travaillé pour moi. » car Estelle avait fait un scapulaire. La Vierge sourit et ajoute : « Il faut en faire beaucoup d’autres. » Elle s’arrête assez longtemps et devient un peu triste en disant « Courage », puis part en croisant les mains sur sa poitrine.
L’image d’elle que donne la Vierge dans ses propos est celle d’une femme de caractère ; ce trait est constant dans les apparitions, bien loin de « l’image d’Epinal » que beaucoup de chrétiens se font d’elle : une femme soumise, timide et réservée !
Le 8 décembre, Estelle se rend à la chapelle après la messe de la fête de l’Immaculée Conception. La Vierge apparaît avec sa guirlande de roses comme au mois de juillet et reste sans rien dire comme les fois précédentes, puis commence à parler : « Ma fille, rappelle toi mes paroles. » Estelle se remémore tout ce qu’elle a entendu depuis février, et l’apparition continue : « Répète les souvent ; qu’elles te fortifient et te consolent dans tes épreuves. Tu ne me reverras plus. »
Estelle est attristée de cette parole et demande : « Qu’est ce que je vais devenir sans vous, ma bonne mère ? » et reçoit comme réponse : « Je serai invisiblement près de toi. » Estelle voit ensuite en vision comme des gens qui la menacent. En souriant la Vierge dit : « Tu n’as rien à craindre de ceux-ci. Je t’ai choisie pour publier ma gloire et répandre cette dévotion. » En disant cela, elle tient son scapulaire des deux mains. Estelle lui demande alors : « Ma bonne Mère, si vous vouliez me donner ce scapulaire ? » L’apparition lui dit en souriant : « Lève toi et baise le. » ce que la voyante s’empresse de faire.
Lorsque des voyants demandent à conserver un objet porté ou touché par la Vierge, elle refuse toujours. Sauf une fois ( de mémoire) à propos d’un foulard blanc.
La Vierge parle ensuite du scapulaire : « Tu iras toi-même trouver le prélat, et lui présenteras le modèle que tu as fait. Dis-lui qu’il t’aide de tout son pouvoir, et que rien ne me sera plus agréable que de voir cette livrée sur chacun de mes enfants, et qu’ils s’appliqueront tous à réparer les outrages que mon fils reçoit dans le sacrement de son amour. Vois les grâces que je répands sur ceux qui le porteront avec confiance et qui t’aideront à le propager. »
Les « outrages » dont parle la Vierge sont l’attitude des chrétiens au moment de la communion ( Eucharistie)
En disant cela, la Vierge étend les mains d’où il tombe une pluie abondante et dans chaque goutte, Estelle semble voir des mots comme piété, salut, confiance, conversion, santé. La vierge ajoute : « Ces grâces sont de mon Fils. Je les prends dans son Cœur. Il ne peut me refuser. » Alors Estelle lui dit : « Ma bonne Mère, que faudra-t-il mettre de l’autre côté de ce scapulaire ? » La sainte Vierge répond : « Je le réserve pour moi ; tu soumettras ma pensée, et l’Église décidera. » puis continue « Courage« . Si le prélat ne pouvait t’accorder tes demandes et qu’il s’offre des difficultés, tu irais plus loin. Ne crains rien, je t’aiderai.” Ensuite l’apparition fait le demi-tour de la chambre et disparaît.
Marie se présente comme notre intercesseur auprès du Fils ; en la priant, Marie intervient auprès du Fils » qui ne peut rien me refuser », pour obtenir des grâces de sa part. Rue du Bac, à Paris, à Catherine Labouré qui l’interrogeait à propos de rayons manquants, partant des mains de la Vierge en direction du monde, la Vierge répondit que » c’étaient les grâces qu’on ne lui demandait pas ! »
Le 10 mai 1876, Mgr de La Tour d’Auvergne, archevêque de Bourges autorise de placer une statue et de transformer la chambre d’Estelle en chapelle. Au printemps 1877, le pape Pie IX (1846–1878) approuve le projet d’une confrérie en l’honneur de Notre Dame de Pellevoisin. En 1893, les dominicaines construisent un couvent attenant à la maison des apparitions pour animer le sanctuaire.
En 1983, Mgr Paul Vignancour, archevêque de Bourges, reconnaît le caractère miraculeux de la guérison d’Estelle, suite à une enquête médicale et théologique. En 1998, les dominicaines confient le sanctuaire aux sœurs contemplatives de la Communauté Saint-Jean, les frères de cette communauté assurent le service liturgique.
Les apparitions en tant que telles n’ont encore jamais été reconnues.
Jean Giraudoux qui a fréquenté l’école de Pellevoisin quand il était jeune, parle d’Estelle Faguette dans les Provinciales. Un musée « Giraudoux-Bernanos-Estelle Faguette » occupe la maison de Menou, où le père de Jean Giraudoux fut percepteur.
Jean Giraudoux Par Anonyme — http://archiv.ucl.cas.cz/index.php?path=RozAvn/2.1926-1927/16-17/189.png, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8982067
Brillant étudiant et soldat décoré pendant la Première Guerre mondiale, il occupe des fonctions diplomatiques et administratives tout en écrivant des romans (Suzanne et le Pacifique en 1921, Siegfried et le Limousin en 1922) avant de se diriger vers le théâtre après sa rencontre avec le comédien Louis Jouvet qui mettra en scène et interprétera ses œuvres principales.
Il est aujourd’hui surtout connu pour son théâtre qui compte des pièces célèbres comme Amphitryon 38 (1929), La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935), Électre (1937), Ondine (1939), ou encore La Folle de Chaillot jouée en 1945 après sa mort. Germanophile et diplomate de carrière, il est commissaire général à l’information en 1939-1940 et pendant l’Occupation sa situation est complexe et son rôle est contrasté.
Jean Giraudoux meurt à Paris le 31 janvier 1944, à l’âge de soixante et un ans, à la suite d’une intoxication alimentaire ou, selon une autre théorie, d’une inflammation du pancréas.
Georges Bernanos a voulu être enterré dans une tombe proche de celle d’Estelle Faguette.
Georges Bernanos passe sa jeunesse à Fressin, en Artois, et cette région du Pas-de-Calais constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et y est plusieurs fois blessé, puis mène une vie matérielle difficile et instable en s’essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan, en 1926, et Journal d’un curé de campagne, en 1936.
Georges Bernanos Par Inconnu — http://www.citate-celebre-cogito.ro/20-februarie/, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19674994
Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l’âme de ses paroissiens perdus, ou encore par des personnages au destin tragique comme dans Nouvelle histoire de Mouchette.